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 Blondies want to talk...

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Bedelia Du Maurier
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MessageSujet: Blondies want to talk...   Sam 14 Déc - 17:49


Hello.
Ce visage en furie. Ces yeux exorbités. Je le revoyais encore. Cet homme, ce patient. En sursaut, à bout de souffle, je me redressais dans mon lit. Entre mes deux mains, je tenais mon front brûlant. Pourtant, je n’étais pas malade. Les battements de mon cœur ne pouvaient pas me tromper. Ce n’était pas de la fièvre, mais bien de l’angoisse. Je déglutis, avant de frissonner, à la fois de froid et d’adrénaline. Essayant de reprendre mes esprits, j’allumai ma lampe de chevet et regardai l’heure affichée sur mon petit radioréveil : il n’était que six heures du matin. Pourtant, je savais que je ne pourrais pas me rendormir, malgré le nombre de somnifères que je pourrais prendre ; Alors je me levai, n’ayant pas d’autre choix que de trouver une occupation.

La tête encore un peu embrumée, je me dirigeai automatiquement en direction de ma cuisine et préparai un café machinalement. Je n’avais pas vraiment envie de réfléchir dans l’état où j’étais. Ma boisson prête, je la bus rapidement, comme si je pensais que ses effets allaient se répandre plus vite dans mon corps ainsi. Enroulée dans mon peignoir immaculé, ma tasse vide mais chaude toujours dans ma main, j’allai dans le salon regarder par ma baie vitrée. Il faisait encore nuit, mais malgré tout, les flocons de neige se devinaient à travers la lueur de l’astre lunaire. L’hiver était là, sans aucun doute. Bientôt, l’heure de Noël arrivera et avec elle guirlandes, sapins et autres cadeaux ou repas de famille. Passer les fêtes de fin d’année seule ne me gênait pas le moins du monde, même si j’aurais préféré avoir quelqu’un avec qui partager une bonne bouteille de premier cru sélectionnée par mes soins avec un joli petit repas.

En attendant, il me restait des choses à faire. Entre autres, s’occuper jusqu’à mon rendez-vous. Qui, pour une fois, n’avait rien à voir avec les séances du Dr Lecter. En effet, je devais passer un moment avec Aleera, la fille de l’une de mes anciennes patientes, Mme McPherson. Au début, ce n’était qu’un sujet comme un autre, mais après l’avoir rencontré au Baltimore Museum et avoir discuté avec elle, je m’étais aperçu que nous partagions quelques intérêts communs, comme l’art ou l’œnologie. Hier, elle m’avait passé un coup de fil pour me prévenir de sa visite. Charmante attention ; Si seulement tout le monde pouvait être aussi poli, le monde ne s’en porterait que mieux.

Une heure plus tard, je fus fin prête. D’habitude, je ne prends pas tout ce temps, mais justement, aujourd’hui, j’avais du temps à perdre. Assise au creux de ma chaise de bureau, en plein cœur de mon cocon de connaissance, appelé aussi bibliothèque, j’allumai mon ordinateur portable. Je ne suis pas ce que l’on peut appeler une ‘geek’, mais Internet était si vaste qu’il arrivait à m’apprendre des nouvelles choses, notamment des nouveaux faits divers. Et justement, cette nuit, une jeune fille avait été retrouvée empalée sur des cornes de cerf. Présentée comme une œuvre d’art. Cela pourrait paraître étrange à quelqu’un qui ne serait pas dans ma tête, mais je trouvais cela à la fois fascinant et élégant. Bien sûr, il s’agissait de l’avis d’une psychanalyste, et non pas d’un membre des forces de l’ordre. Mais tout de même, on aurait dit un tableau digne de Goya.

Soudain, interrompant ma lecture, j’entendis quelqu’un frapper à ma porte. Qui cela pouvait-il être ? Aleera serait bien en avance s’il s’agissait bien d’elle. Je jetai un œil à ma montre fine : huit heures. Oh. Le temps était passé à une vitesse impressionnante. Ouvrant la porte, je découvris qu’en effet, il s’agissait bien là de Mlle McPherson.  

« Bonjour Aleera. Entrez, je vous en prie » Lançai-je, souriante.

« Voulez-vous un verre de vin avant de sortir en ville ? Ou peut-être avez-vous changé d’avis...» Ajoutai-je dès qu’elle fut à l’intérieur.

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Aleera McPherson
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 14 Déc - 22:11







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Encore un dernier coup de pinceau et... ça y est, elle avait terminé. Aleera avait passé les dernières heures dans le laboratoire à restaurer partiellement l’un des derniers tableaux qu’avait reçu le musée. Un Delacroix. Elle avait livré bataille plusieurs semaines contre la Galerie Nationale de Londres et le Musée du Prado pour mettre la main dessus, mais grâce à de nouveaux investisseurs dont elle avait réussit à charmer lors de plusieurs vernissages des derniers mois, elle avait enfin réussi à mettre la main dessus. Comme quoi avec quelques sourires et compliments, on pouvait tout obtenir.

La jeune femme jeta un dernier coup d’œil au tableau, un fin sourire aux lèvres, fière de son travail, avant de remarquer l’heure, il était 5h du matin. Elle avait quasiment passer une nuit blanche au musée. Ça ne la gênait pas temps que cela étant donné sa routine peu orthodoxe quand il s’agissait de son sommeil. Aleera ne dormait que deux à trois heures par nuit maximum et faisait de petites siestes d’une demi-heure maximum, deux à trois par jour et cela lui permettait de fonctionner de fonction optimal. Elle avait prit cette habitude étrange lorsqu’elle n’était qu’encore qu’étudiante à Paris et depuis, elle n’arrivait pas à faire autrement. Le peu de fois où la blonde avait parlé de ce fait avec quelques connaissances, celles-ci avaient eu une mine légèrement horrifiée et avaient tenté de lui expliquer à quel point ce n’était pas bon pour son corps et surtout son esprit. Et bien en attendant, elle faisait ça depuis des années et elle se portait très bien. Peut être que la jeune femme devrait en toucher un mot à Bedelia.

Bedelia, l’ancienne thérapeute de sa mère. En y repensant, leur rencontre avait été au début étrange, après tout quel psychiatre rencontrait l’enfant de sa patiente. Mais après quelques échanges verbal, Aleera avait remarqué que leurs centres d’intérêts se rejoignaient quelques fois. Il fallait avoué que Bedelia était une femme charmante, et il était facile de parler et de s’ouvrir avec elle. Et pour ne rien gâcher, les conversations qu’elles entretenaient lui permettait réellement de devenir meilleure pour cerner les personnes autour d’elle. Et c’était pour cela qu’elle avait appelé Bedelia, lui disant qu’elle passerait lui rendre visite.

Devant la magnifique demeure, Aleera toqua doucement à la porte massive de celle-ci, une bouteille de vin légèrement caché derrière son dos malgré l’heure matinale : quand on appréciait le vin, qu’importe l’heure.

« Bonjour Bedelia » Répondit la jeune femme en entrant avant de tendre le présent qu’elle avait apporté à son hôte. « J’ai pensé qu’au vue de notre passion commune pour le vin, je ne pouvais décemment pas ouvrir et déguster cette bouteille de Pétrus 1962 toute seule.»

Cette bouteille valait réellement son pesant d’or, elle était d’une année rare, c’était un cadeau de riche homme d’affaire Russe avec lequel elle avait dîner quelques jours auparavant et qui lui avait demandé de vérifier quelques grands tableaux de maîtres qu’il avait acquis.

Aleera ne lui demanda pas comment elle allait. La blonde savait que son amie avait été agressé plus ou moins violemment par un de ses patients et au vue de l’heure matinale qu’il était et la tenue, maquillage, coiffure parfaite de son interlocutrice, Bedelia avait dû se lever très tôt sûrement réveillée par des cauchemars. Elle même en faisant encore après l’altercation qu’elle avait eu avec un de ses amis lors de son adolescence et qui avait fini par la mort de celui-ci. Et la dernière chose qu’elle avait voulu à cette époque là, c’était que les gens lui demandent comment elle allait, alors elle n’allait pas le faire à son tour. Elle espérait que Bedelia avait remarqué sa... délicatesse.

Elle alla prendre place dans l’un des fauteuils dans le salon, croisa ses jambes avant de commencer la conversation.

« Je suis vraiment désolée d’avoir prit autant de temps avant de vous contacter de nouveau après notre dernière entrevue d’il y a deux mois. J’avoue avoir eu énormément de travail, j’espère que mon présent sera suffisant pour me faire pardonner »
Oui, Aleera vouvoyait Bedelia. Elle pensait que la femme en face d’elle était quelqu’un qui méritait le respect et c’était ainsi que la blonde l’exprimait. « Et si ça peut plaidé ma cause, j’ai failli annulé ma venue au dernier moment, je ne me suis pas couchée depuis la nuit dernière, mais cela aurait été très impoli de ma part »

Subtilement, elle essayait de pencher la conversation sur son manque de sommeil qui était devenu commun entre elles. Même si les deux femmes semblaient pimpantes et reposées, on pouvait reconnaître les signes quand on faisait partie de ce groupe. Et puis il fallait avoué aussi qu’elle était de nature curieuse, et voulait savoir ce que pensait Bedelia concernant son agression, mais elle n’allait pas non plus la pousser.


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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Mar 17 Déc - 22:03


Delight.
Je laissai Aleera prendre place dans mon humble demeure, tandis que j’ouvrai la bouteille de vin qu’elle avait apporté en cadeau. Un Pétrus, et de 1962 en plus. Elle ne se moquait pas de moi, cela était certain. Apporter un millésime exceptionnel comme celui-là était rare, très rare, surtout au vu du prix d’une telle bouteille. Je devais être une hôte très importante pour elle, et je devais m’avouer être impressionnée par une telle intention.

« Un tel millésime… Je suis flattée. » Dis-je tout en me dirigeant vers elle dans le salon, deux verres à la main.

Je les posai sur la table basse près des fauteuils, puis versai le précieux liquide à l’intérieur. Cette robe pourpre, cette odeur caractéristique… J’en avais des frissons avant même de l’avoir goûté. Servant mon invitée en premier comme je l’avais appris à la pension des Ladies il y a bien longtemps, je pris la liberté de me servir un verre également, puis m’assis dans le fauteuil en face de celui de Melle McPherson.
Elle arborait des traits fatigués, et ce malgré l’anticerne que nous portions toutes les deux. Malgré nos minimes différences, je pouvais facilement me retrouver en Aleera. Blonde, férue d’art et de vin, bourreaux de travail, au dépit de la santé. Oui, vraiment, mis à part nos passés radicalement différents, nous nous rejoignons sur quelques points.

Un sourire aux lèvres, je remarquais la politesse de la jeune femme : elle savait que je n’avais pas passé non plus une nuit parfaite, et n’avait pas dédaigné me demander comment j’allais. Quelle délicate attention. Cette femme était étonnante, je ne pouvais dire le contraire. Elle possédait un certain sens de l’observation et de l’analyse comportemental, qui s’améliorait de plus en plus au fil de nos rendez-vous. Je me sentais fière d’avoir une ‘élève’ si douée, si l’on peut appeler la blonde ainsi. Non pas que j’étais son maître ; Disons plutôt que cette éducation ressemblait plus à celle de Socrate à Platon dans la Grèce antique qu’à une éducation moderne dans une salle de classe traditionnelle.

« Il n’y a aucun problème, Melle McPherson. Vous n’avez pas à vous excuser d’un comportement si professionnel. » Lui répondis-je d’un ton sympathique.

Je devais admettre instaurer une limite entre moi et les autres en général. Une sorte de déformation professionnelle en quelque sorte. Ou de la misanthropie peut-être. Assez-t-il tout étant, amis ou patients, je vouvoyais tous les êtres humains, quels qu’ils soient. La jeune femme avait beau attirer ma sympathie et ma bienveillance, je n’en reste pas moins la précédente psychiatre de sa mère.
Celle-ci m’avait confié bon nombre de choses, aussi bien sur sa fille que sur sa situation matrimoniale. Tout ce qu’elle avait envie de me dire m’aidait précieusement à dresser son portrait psychologique ; Pour être tout à fait honnête, à travers cette femme, je pouvais être capable d’établir deux situations psychologiques. Mais tout cela restait dans ma tête bien évidemment, étant tenue au secret professionnel le plus confidentiel. En se confiant à moi, mes patients savent que personne d’autre ne seraient au courant. Savaient. Bien sûr, ce n’était pas obligatoirement des affaires palpitantes, des sortes de polars sanglants que je pouvais avoir grâce aux récits de Ms Lounds sur son blog, complétés par les confidences de mon confrère Hannibal. C’était comme une sorte de feuilleton que je suivais assidument. Néanmoins, parfois les histoires les plus ordinaires parviennent à comprendre jusqu’aux choses les plus enfouies au plus profond de l’Inconscient du patient ou de la patiente. Je me souviens avoir été jusqu’à écrire, quand j’étais plus jeune, une thèse qui reliait l’une des théories freudiennes les plus célèbres à la vie de tous les jours, à ce que je comprenais par procuration, à travers la vie de mes clients.

« Oui, je sais. Disons que nous avons toutes deux eu une mauvaise nuit… » Lançai-je d’un calme olympien.

« Avez-vous de nouvelles pièces ? Cela fait un certain temps que je n’ai pas visité le Baltimore Museum, à mon grand regret. » Ajoutai-je avant de boire une gorgée du précieux alcool qu’Aleera avait apporté.

Un parfum exquis, une explosion de saveurs dans ma bouche. Il s’agissait là de l’un des meilleurs vins que je n’avais jamais bu auparavant. Une véritable petite perle. Subtilement, je gratifiais le bon goût de la jeune femme d’un sourire large et satisfait, tout en levant le regard vers elle ; L’occasion pour redécouvrir la contraction de ces muscles si peu utilisés pour cette occasion.

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Aleera McPherson
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Mer 18 Déc - 1:08







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« Je sais qu’au moins cette bouteille sera appréciée à sa juste valeur.» Répondit Aleera en souriant sincèrement, prenant délicatement le verre tendu par Bedelia. « Merci.»

La dernière fois qu’elle avait voulu partagé un tel trésor, c’était avec un chef d’entreprise qu’elle avait rencontré à un gala et qui disait s’y connaître en vin de prestige. Elle avait presque failli en venir à la violence en le voyant descendre d’un seul trait son verre de Château Lafite Rothschild 1982 qu’elle avait eu du mal à se procurer en pensant faire plaisir au palais soit disant connaisseur de son hôte. Bien entendu, elle n’avait plus donné de nouvelle. En plus d’avoir menti, et d’avoir un coté alcoolique, il avait été plutôt impoli et graveleux.

« J’ai passé la nuit précédente à finir la restauration d’un magnifique Delacroix dont l’acquisition n’a pas été aisée. Mais au vue du résultat, cela valait bien le manque de sommeil et les nombreux cris que j’ai reçu au téléphone des autres Musées qui n’avaient pas réussi à le récupérer.» Expliqua-t-elle avec une moue amusée.

La période romantique était celle préférée de la jeune femme, que ce soit en littérature ou en peinture et cela se vérifiait dans la galerie dont elle s’occupait. On y retrouvait l’atmosphère propice au rêve, on se mettait à se questionner sur l’idéal, au mystère, les sentiments humains plutôt qu’à la monotonie de la vie de tous les jours. Et lorsque le peintre était assez doué pour exprimer cela, le rendu était exquis. Aleera pouvait passé des heures à fixer les couleurs, les lignes, les effets de lumière... Elle pourrait en parler des journées entières aussi. Le fait qu’elle ai écrasé des musées prestigieux pour l’obtenir la rendait encore plus heureuse. C’était très valorisant et cela flatter l’égo de pouvoir mieux convaincre que les autres, des spécialistes de lui confier ces toiles en plus des nombreux investisseurs qu’elle avait dans sa poche depuis des années.

« Je me demande quelle serait leurs réactions si j’arrivais à leur chiper le Klimt qui va être mit aux enchères bientôt...» Commenta-t-elle dans un petit rire. « Sinon je n’ai eu peu de tableaux de maître hormis un Renoir et un Cézanne, mais pas mal d’artistes encore peu connu dont le talent devrait se bonifier avec le temps, j’en suis certaine. Passer me voir à l’occasion, j’aurai toujours le temps pour vous faire une visite privée.»

Aleera porta doucement son verre de vin à ses lèvres avant de goûter une petite gorgée et de fermer les yeux de délice. Bedelia semblait appréciée elle aussi puisqu’elle arborait un rare sourire contrastant nettement avec les demi-rictus polis qu’elle avait l’habitude de donner. Mission accomplie. La blonde adorait faire plaisir aux personnes autour d’elle. Enfin les personnes qui le mérite.

Si on était dans une séance avec un psychiatre, on lui ferait sûrement remarquer que cela venait de l’absence de présence de sa mère dans son enfance, qu’elle essayait d’obtenir de l’attention auprès d’autres personnes pour combler ce vide et ce désir d’être apprécier à sa juste valeur. Et par la suite, la conversation aurait autour de sa mère. Elle n’avait pas besoin qu’on lui donne ce genre de conseils, Aleera était parfaitement consciente de tous les défauts et qualités sa psyché. De plus elle n’était pas du genre à partager ses pensées - déjà qu’elle ne le faisait pas avec ses amis les plus proches, elle n’allait pas le faire avec un inconnu qu’elle devait payé et qui ferait sûrement un moins bon diagnostique qu’elle ne l’avait déjà fait - et surtout pas à propos de sa génitrice. D’ailleurs ce sujet n’était jamais apparu dans les conversations des deux femmes, et il n’arriverait jamais pour des raisons évidentes. Malgré sa curiosité de savoir ce que sa mère avait bien pût confié, ce serait bien peu délicat de demander de but en blanc, ce n’était pas son genre. Et Aleera aimait résoudre elle même les mystères qu’elle rencontrait sinon ce serait bien trop facile et peu gratifiant.

La blonde pencha la tête sur le coté, semblant dans ses pensées quelques instants.

« Puis-je vous poser une question d’ordre personnelle ?» S’enquit-elle subitement avant d’ajouter rapidement. « Ne vous inquiétez pas cela n’a rien avoir vous, mais avec moi.»

Aleera semblait réfléchir au meilleur moyen de formuler sa question. D’un coté la jeune femme n’était pas du tout du genre à s’étaler sur sa vie privée mais d’un autre coté elle était avide de savoir ce que penserait un spécialiste de sa véritable personnalité. Étant plutôt du genre narcissique, elle n’aimait pas qu’on la juge. La blonde regarda quelques instants Bedelia ; devait-elle continué ? Aleera savait que son hôte la laissait prendre son temps - déformation professionnelle oblige, elle savait que Bedelia devait être douée dans son ancien métier sinon sa mère ne serait pas venue à elle -  mais elle ne voulait brisé son masque de gentille et charmante jeune femme accomplie qu’elle avait créer avec brio pour le troquer contre celui d’une jeune femme qui savait usé de toute son intelligence et ses charmes pour arriver à ses fins - qu’ils soient honorables comme pour se procurer des toiles d’exceptions ou des mécènes dans son travail, ou beaucoup moins ; quand il s’agissait de produire une copie d’une œuvre d’art avant de la voler ou passer une personne à faire des choses insensées rien qu’en lui parlant juste parce qu’il s’agissait d’un défi personnel et que cela était divertissant.

« Vous avez noté que je suis de nature à ne pas partager ce que je considère comme ma vie privée...» Commença-t-elle doucement comme si elle réfléchissait encore à ce qu’elle allait dire. « Nous n’avons jamais parlé de ce genre de chose entre nous, que ce soit de vous ou de moi, ce qui est très bien comme cela, inutile de partager d’expériences sentimentales pour apprécier la compagnie de l’autre.»

Devait-elle essayé de manipuler Bedelia comme elle le faisait avec les autres ? Non, elle ne serait pas aussi facile à berner que les autres, mais on pouvait bien joué un peu. Après tout c’est ce qu’on faisait avec les personnes qu’on apprécie n’est ce pas ?

D’un air légèrement gêné - qu’elle n’était pas - elle se gratta doucement l’oreille avant de continuer, la voix toute de même calme et posé.

« Comment est-il possible de faire assez confiance à quelqu’un et de confier ses plus noirs secrets sans que l’on ne soit jugé ? »


Silence. Une gorgée de vin. Aleera garda les yeux fixés à son interlocutrice sans pour autant être inquisitrice.

« Vous et moi êtes similaire à plusieurs niveaux, vous l’avez remarqué n’est ce pas ?» Déjà au niveau physique, mais aussi au niveau intellectuel, comportemental... « Alors je me demandais, à qui vous confiriez-vous si vous devez avouer votre plus grand secret ? »




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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 21 Déc - 17:05


Confess...?
Un Delacroix ? Ce n’était certes pas mon peintre préféré, mais cela ne m’empêchait pas d’apprécier les couleurs et les sujets représentés. Déformation professionnelle sans doute, je m’intéressais plus aux personnes qui figuraient que sur la technique du pinceau. Leur regard, leurs habits, leur rang social et leur position avaient beaucoup d’importance et pouvaient révéler de grandes choses sur l’opinion subjective de l’artiste, ou encore sur sa perception du monde réel en fonction du contexte géoculturel de mon époque. Loin d’être experte en la matière, je ne possède que des connaissances de base mais je dois avouer avoir une certaine préférence pour Vincent Van Gogh, donc la vision irréelle me fascinait. Les peintures sont, au même titre que les dessins d’enfants, assez révélateurs de l’état d’esprit et de l’imagination de l’artiste. Après tout, les peintures sont des lunettes à travers lesquels le spectateur peut apercevoir l’esprit du peintre.

« Eh bien, mes félicitations ! »
Lançai-je d’un ton bienveillant.

Je pouvais comprendre la fierté de la jeune femme à avoir réussi à obtenir et restaurer une telle œuvre. Elle avait ce regard que possédaient les mères lorsqu’elles annonçaient leur grossesse à leur famille. Ce nouveau petit bébé allait rejoindre ses frères et sœurs à la galerie, du Baltimore Museum. Je fréquentai beaucoup cet endroit quand il m’arrivait d’avoir des heures de libre après mes cours à l’université de médecine, il y a de cela bien longtemps. Parfois, je me dis que mon passé sociable est loin déjà, et que je devrais sortir plus souvent ; Pour être honnête, j’entends les gens me décrire comme une « hermite », ou une « ancienne psychiatre associable », mais cela ne m’intéresse guère.

A vrai dire, chaque fois que je mets les pieds dehors, ou dans un milieu que je n’ai pas pour habitude de fréquenter, je me mets à me méfier de tout le monde. Le moindre vendeur, la moindre ménagère qui voulait faire ses courses devenait dans mon esprit capable de m’attaquer, de s’en prendre à moi comme mon patient l’avait fait. Mes collègues devaient penser que je suis en proie à un traumatisme paranoïaque, mais je ne peux pas m’en empêcher. Malgré tout, je n’en laisse jamais rien paraître, ayant forgé au fil des ans et de mon expérience mon fameux masque de glace, capable de repousser les moindres soupçons. Après tout, comment une psychiatre de renom comme le Dr Du Maurier pourraient tomber dans des psychoses comme celles-ci ?


« Vous avez raison. Même les plus célèbres artistes ont été anonymes un jour ou un autre. Je passerais dès que j’en aurais le temps. » Répondis-je à Aleera.

Qui sait, peut-être trouverais-je une toile qui me plaira, ou bien un peintre qui m’intéressera à travers son style… Je possède également assez d’argent pour devenir mécène si cela me plait vraiment. Mais pour cela, il faut que je sois si fascinée que j’en attraperais des frissons. Et cela est bien rare, surtout en ces temps-là ; En plein boom de l’art contemporain dont j’ai une sainte horreur. Voyez-vous, malgré tout ce que les amateurs de ce style peuvent plaider en sa faveur, je ne considère pas faire un carré bleu sur un fond orange comme étant un chef-d’œuvre. On ne peut même pas en déduire un sujet, ou l’état d’esprit du peintre. Alors autant laisser faire faire ses choses-là par des enfants. Au moins, nous serions sûrs que cela ait une explication.

« N’ayez aucune inquiétude sur le Klimt ; Après tout, je suis certaine qu’une femme comme vous possède quelques atouts dans les manches. » Dis-je avant de boire une gorgée du délicieux nectar qu’avait apporté mon invitée.

Mon invitée qui avait subitement décidé de se confier à moi. Ce fauteuil dans lequel elle s’était assise était-il magique ? Il n’a jamais été question de psychologie entre nous. Le fait qu’elle s’interroge ainsi sur elle-même m’intrigua. Elle n’allait tout de même pas me demander mes impressions sur les récits de sa mère ; De toute façon, je suis dans l’obligeance de ne rien dire. Mon pacte de confidentialité est le pilier de mon métier, et n’importe quel psychologue ou psychiatre était obligé de ne rien révéler, et ceci sous aucun prétexte. Quand Aleera me demanda s’il était possible de se confier à quelqu’un sans être jugé, je ne tiquai pas. D’une voix calme et posée, je remis discrètement ma casquette de psychiatre en formulant une réponse :

« Je ne suis pas quelqu’un. Je suis une psychiatre. Un psychiatre n’est qu’un miroir. »


Un objet froid, lisse, sans aucune personnalité ou défaut apparent. Un reflet qui s’adaptait au patient, qui lui montrait la réalité telle qu’elle est vraiment, objectivement. Un miroir n’a aucune pensée envers qui que ce soit. Il ne réfléchit que le monde extérieur. Impassible, il ne montre aucun sentiment ou émotion qui lui appartient. C’était cela, la conception que j’avais de mon métier. Je n’étais pas là pour juger les personnes qui venaient consulter ; Il y a d’autres êtres beaucoup plus aptes à le faire que moi. Et malgré le nombre de points communs que je partageais avec la jeune femme, j’étais plus un miroir qu’un être humain. Pour tous mes patients, pour tous mes collègues, je n’étais qu’un miroir. Mes sentiments, mes pensées, ou mon passé ne regardait que moi. Alors il est vrai que quand la blonde me demandait à qui serais-je capable de confier mon plus grand secret, je ne pus que répliquer :

« Pour être honnête avec vous, je ne me confierais pas. Je n’en ai pas besoin. Dites-moi, Melle McPherson, y-a-t-il quelque chose dont vous voudriez me parler ? »

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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Jeu 2 Jan - 20:39







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« Je ne suis pas quelqu’un. Je suis une psychiatre. Un psychiatre n’est qu’un miroir. »

Aleera s’empêcha au dernier moment de lever les yeux au ciel en entendant le dernier commentaire de Bedelia. Évidemment, elle devait se doutait qu’une personne telle que la blonde en face d’elle ne pouvait sans doute pas se distancer de sa formation professionnelle quand on commençait à attaquer ce genre de sujet. Cela devait être devenu automatique. La conservatrice pensa qu’il s’agissait aussi d’un mécanisme de défense contre les personnes trop curieuses. Mécanisme qui marchait à merveille quand on savait s’en servir. Il fallait bien évidemment avec une certaine facilité avec les mots, et un certain charisme sinon cela n’aurait jamais l’effet voulu. Aleera en avait usé plus d’une fois, et malheureusement cela n’avait pas été glorieux au début. On apprenait de ses erreurs passées n’est ce pas ?

« Un psychiatre n’est qu’un miroir ? Est ce que cela veut dire qu’il ne renvoie que notre propre image ? Ou est ce qu’il nous renvoie l’image que l’on pense ou que l’on voudrait renvoyé ? »

Tellement de questions. Tellement de réponses possibles.

Bedelia finit par avouer qu’elle ne confierait pas. Intéressant, elle aurait très bien pu mentir, et sans vouloir offenser son hôte, Aleera était certaine que la psychiatre devait être une excellente menteuse. Les personnes les plus charismatiques, les plus énigmatiques et les plus appréciées étaient généralement les meilleurs menteurs. Ils avaient le don de savoir quoi dire et à qui. La blonde était cependant ravie que Bedelia était assez à l’aise avec elle pour lui fournir la vérité.

« Non Bedelia... Il n’y a rien. » Finit-elle par répondre après une gorgée de vin avant de crisper ses mains imperceptiblement et d’afficher un petit sourire.

Phase un. Attirer son attention sur un sujet qui semble sensible et qui attise la curiosité. Quand cela devenait personnelle, c’était simple. Quand il s’agissait d’un secret personnelle qu’on n’osait dire - surtout quand il s’agissait de personne semblant bien sous tout rapport - c’était encore plus attrayant pour découvrir de quoi il s’agit. Il n’y avait qu’à regarder les médias et les différentes célébrités ou politiciens pour s’en rendre compte.

Phase deux. Feindre un malaise suite à la question posée. Feindre. Ce n’était pas si facile que cela surtout pour des personnes très observatrice comme le sont les psychiatres. Et encore plus pour les excellents psychiatre comme son interlocutrice. Il ne fallait pas trop en faire, sinon cela devait évident. Un petit geste, des yeux qui se baissent, un léger tic nerveux, un crispement des mains, un faux léger sourire, avaler sa salive un peu plus rapidement que d’habitude... Il fallait choisir le bon pour qu’elle le remarque mais aussi pour que cela paraisse crédible pour quelqu’un comme Aleera. La blonde ne laissait pas souvent ses véritables émotions montaient à la surface, son masque était presque parfait - masque qu’elle avait peaufiné au fil du temps - alors il fallait laissé filtrer quelque chose en accord avec sa personnalité. Crispation des mains : Inconfort et en colère contre elle-même pour avoir dit ce qu’elle avait dit. Petit sourire : Toujours polie et excuse. Parfait.

« Je suis désolée, je ne sais pas ce qu’il m’a prit, juste une pensée qui a traversé mon esprit et qui est sorti de mes lèvres sans filtrage. La fatigue sûrement. »

Phase trois. Écarter le sujet comme s’il importait peu. Les personnes curieuse verra ici le moment idéal pour essayer tout de même de savoir. Surtout quand ce n’était pas voulu.

Pourquoi Aleera faisait cela déjà ? Oh oui c’est vrai, elle voulait savoir où sa confiance en Bedelia arrivait et parce qu’elle s’ennuyait. Et puis, la blonde était certaine que la psychiatre pourrait prendre goût à ce petit jeu.






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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Mer 22 Jan - 21:47


What about a game...?
« Pas du tout. Un miroir n’a aucune influence sur la réalité. Il ne fait que réfléchir. »

Pour être honnête envers moi-même, ma réponse me semblait assez ouverte philosophiquement parlant…Mais assez. Nous ne sommes pas là pour parler philosophie. La jeune femme devant moi était différente aujourd’hui. Ce n’était pas à cause du vin puisque j’en avais bu aussi. La fatigue peut-être ? Non. Cela peut modifier le comportement mais généralement, cela met plus en valeur le côté irrité et désagréable des personnes. Je remarquai que quelque chose clochait. A quel jeu jouait-elle ? Et surtout quand elle se donne en spectacle ainsi devant une psychiatre telle que moi… Je ne dis pas être la meilleure psychanalyste du pays, ni un être extralucide qui lit dans l’Inconscient ou dans les pensées. Mais il faut dire que je possède quelques années d’expérience derrière moi. Je connais mon métier après tout ; Et je connais Aleera. Je sais que la blonde aime manipuler : elle le prouve en obtenant ses précieux tableaux grâce à ses multiples talents.
Cela tombait bien, je ne savais pas quoi faire aujourd’hui, autant s’amuser un peu… Cachant l’esquisse d’un sourire qui se dessinait lentement sur mon visage derrière mon verre, je lançais avant de boire une gorgée :

« Vous savez qu’il est très mauvais de refouler des sentiments. Cela peut mener à une multitude de psychoses, pour la plupart assez désagréables. »

Ce vin était vraiment délicieux. Ces arômes de fruits des bois étaient bien présents en bouche, c’était vraiment un grand cru, sans aucun doute. Assez rêvassé, Bedelia. Je dois avouer que le manque de sommeil me rend plus songeuse que d’ordinaire. Mais il faut que je reste concentrée voyons ! Les échanges de regards entre la conservatrice ressemblaient à s’y méprendre à un duel entre deux cowboys – tout cela amicalement bien sûr. Il n’y avait aucune compétition entre nous : ni perdante, ni gagnante, juste deux femmes fatiguées qui voulaient simplement se divertir avec un verre d’un merveilleux nectar et un petit jeu psychologique. Déviant le regard en direction de ses mains, je les voyais crispées autour du verre. Ne laissant rien paraître, je penchai la tête sur le côté, comme j’ai la fâcheuse habitude de le faire pendant mes consultations. Malgré sa tentative de dissuasion, je répondis toujours de mon calme olympien :

« Si je peux vous aider, je le ferais. »

Même si je savais que tout cela n’était qu’un jeu, je pouvais toujours l’aider, d’une façon ou d’une autre. Après tout, il est pratique d’avoir un psychiatre sous la main quelques fois ; Pour des problèmes de santé psychique ou simplement pour des conseils. Il est vrai que je pourrais l’aider à me tromper grâce à un masque parfait – même si, entre nous, ceci est strictement impossible. Un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, le masque finit par se fissurer, voire à se briser.

Mais si on surmonte cette fissure, qu’on la comble et la cache, seuls les meilleurs observateurs la remarque. Très souvent, il s’agit d’une personne proche, qui vous connait bien, ou au moins connait votre histoire ; Ou encore mieux, qui était présent au moment fatidique… Malheureusement pour moi, ce n’est pas réciproque. Je veux dire, je suis partagée entre deux sentiments envers le Dr Lecter : je voudrais à la fois découvrir sa véritable nature, mais en même temps, j’ai peur de réussir et de ne plus le voir comme un patient ou un collègue… Néanmoins, mon confrère était extrêmement doué quand il s’agissait de rendre son voile totalement opaque ; Ce qui n’était pas vraiment le cas de mon interlocutrice. Mais je dois avouer qu’il est assez plaisant de jouer avec elle. Elle a du potentiel, il est vrai. Je continuai donc à jouer le jeu, et espérait qu’il allait me divertir un peu plus.
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Dim 2 Fév - 21:17


 
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« Pas du tout. Un miroir n’a aucune influence sur la réalité. Il ne fait que réfléchir. »

Aleera ne tenta même pas de masquer son léger sourire face à cette réponse. Si elle avait pû oublier que Bedelia était psychiatre de formation et savait comment tourner les phrases à son avantages pour lui donner toujours raison, maintenant elle ne risquait plus de l’oublier. La blonde était peut être douée pour comprendre certains comportements humains et déceler beaucoup de choses chez les individus avec lesquels elle interagissait mais c’était quelque chose de plus instinctifs. La femme en face d’elle l’avait étudier dans tous les sens, devait connaître toutes les combines pour mettre à l’aise son interlocuteur et le faire parler de ce qu’il ne voulait sûrement pas partager. Et c’était pour cela que la conservatrice avait toujours autant de plaisir à converser avec le docteur, en plus de ne pas s’ennuyer, elle apprenait des choses qu’elle n’aurait pas pu apprendre autre part. Et le fait qu’elle partage ses goûts dans beaucoup de choses étaient un bonus non négligeable.

« Vous savez qu’il est très mauvais de refouler des sentiments. Cela peut mener à une multitude de psychoses, pour la plupart assez désagréables. »

Aleera eut de nouveau un léger sourire sachant pertinemment que Bedelia avait deviné son intention. Il était relativement claire pour la jeune femme qu’elle ne pourrait pas aussi facilement manipuler, ou mentir à la psychiatre en face d’elle pour une seule raison. Bien que la psychiatre soit doué dans son domaine, Aleera l’était aussi. Seulement voilà Bedelia connaissait pratiquement tous les comportements et la façon dont elle exprimait ses humeurs puisqu’elle l’avait rencontré à de multiples reprises durant son adolescence. L’unique raison pour laquelle elle se ferait démasquer était celle-là : Bedelia avait une base de référence. S’il s’agissait d’une inconnue, elle aurait eut toutes ses chances sans aucun doute possible.

« Vous comme moi savons très bien qu’il est rare pour moi de montrer mes véritables sentiments. » Fit-elle remarquer en haussant un sourcil en sa direction. « Dois-je en conclure qu’il se pourrait que je possèdes déjà de nombreuses psychoses dont je ne serai pas au courant ? »

Aleera sirota doucement la fin de son verre de vin, toujours en extase devant ce millésime exceptionnel. Elle pensa rapidement à son passé en parlant de cacher ses sentiments. Sa mère était dans la politique et la diplomatie, depuis sa naissance, elle n’avait pas arrêter de lui répéter de cacher ce qu’elle pensait réellement. Au début la blonde pensait que c’était pour ne pas lui faire honte lors de soirées où elle était obliger d’apparaître avec sa famille. Par la suite elle s’était rendu compte qu’Helen était une femme  stricte qui voulait seulement d’une fille à son image. Et c’était peut être pour cela que les deux femmes ne se parlaient pratiquement plus depuis qu’elle avait choisi une direction dans ses études qui ne lui avait pas plût. Sa génitrice avait été ‘déçue’ et relativement méprisante devant son choix de carrière, arguant qu’elle n’arriverait pas à vivre dans le monde de l’art et qu’il ne fallait pas qu’elle compte sur elle pour payer des études dans ce domaine. Ça n’avait pas décourager Aleera, et elle était même partie à l’étranger pour obtenir son doctorat. Bon elle n’irait pas non plus crier sur tous les toits que pour payer son cursus au début, elle avait poser pour quelques publicités obscures qui n’était sortie qu’en Asie, et que par la suite c’était l’argent provenant de vol et de son talent pour falsifier de nombreuses toiles. Mais elle était en arriver là toute seule, de ses propres moyens.

« Si je peux vous aider, je le ferais. »

La blonde n’en douta pas une seconde. Bedelia était plutôt de nature réservée, il avait fallu plusieurs mois, voir années à Aleera pour rentrer peu à peu dans les bonnes grâces de la psychiatre. Et elle n'allait sûrement pas mentir en disant qu’elles étaient devenues de bonnes amies. Enfin autant qu’on pouvait l’être en connaissant les caractères des deux femmes.

« Allons-nous avoir une séance ensemble Docteur ? Je croyais pourtant que vous aviez pris votre retraite. »

Oui, elle évitait de manière peu subtil la discussion la concernant. C’était juste le temps qu’elle essaie de mettre au clair ses pensées avant de les exprimer.


 

 
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 1 Mar - 20:52


Tell me...What's in your mind?
« Vous comme moi savons très bien qu’il est rare pour moi de montrer mes véritables sentiments. Dois-je en conclure qu’il se pourrait que je possède déjà de nombreuses psychoses dont je ne serai pas au courant ? »

Alors qu’elle me demandait cela, je posai mon verre sur la petite table basse à côté de mon fauteuil, tout près du bouquet de fleurs blanches et jaunes.  Ma casquette de psychiatre bien ancrée au sommet de ma tête, je commençai à me délecter de notre jeu psychologique, bien que le commun des mortels considérerait notre comportement comme malsain. Heureusement, nous ne sommes pas le commun des mortels, et je supposais que mon interlocutrice avait autant de plaisir que moi quant à cette distraction subtile.

« Je ne peux pas le savoir, à moins que vous ne me révéliez le fond de votre Inconscient. Ce que vous ne pourrez pas faire...consciemment. »

Il est vrai que la jeune femme était une excellente manipulatrice, ainsi qu’une grande menteuse. Rares sont, à ma connaissance, les personnes qui lui arrivent à la cheville. Même la plupart des psychiatres de cette ville ne savent pas comment m’extirper un véritable sourire, alors que la blonde réussit en seulement quelques années. Elle sait comment régir son monde dans le sens où elle l’entend, et je me doutais que c’était cela son secret pour s’emparer de ces œuvres si exceptionnelles que celle du Museum. Bon nombre de ses fournisseurs doivent être à ses pieds, et cela était bénéfique à la fois aux visiteurs du musée, mais aussi à l’égo de la jeune femme.

« Allons-nous avoir une séance ensemble Docteur ? Je croyais pourtant que vous aviez pris votre retraite. »

Aleera avait décidemment pris la fâcheuse habitude d’oublier qui j’étais, à savoir une psychiatre qui, de plus, avait eu sa mère en consultation et donc possède un bon nombre d’informations à son propos ; Et, plus important, à propos de son passé, son histoire. Sigmund Freud disait que les premières années d’un enfant étaient capitales. Il ne se doutait pas à quel point il avait raison, particulièrement dans le cas de la jeune femme assise en face de moi. J’avais déjà quelques théories concernant la jeune McPherson grâce aux propos de sa mère, mais aussi à ce que celle-ci avait passé sous silence. C’est ce que j’aimais le plus dans mon métier : découvrir ce que le patient cherche à me cacher, tout en gardant ce recul caractéristique du psychiatre.

« Je pense pouvoir faire une exception dans votre cas, Ms McPherson. Après tout, même à la retraite, je reste une psychiatre. » Répliquai-je, une lueur de curiosité dans le regard.

Même après toutes ces années d’expérience, j’aimais toujours autant creuser à l’intérieur de la tête de mes patients, y trouver le dessous de l’iceberg, dévoiler leur véritable nature. C’est fou ce que l’on peut refouler dans son Inconscient durant son existence. Un chien qui boit dans un verre d’eau, et un traumatisme est né. Parfois, le moindre détail est l’origine d’une psychose qui peut détruire une vie entière en faisant basculer le sujet dans une paranoïa plus ou moins exacerbée. Alors la présence imposante de la figure maternelle dans l’enfance d’Aleera l’a forcément affectée, j’en suis certaine. Je ne peux pas croire le contraire. Une recherche permanente d’attention, un anticonformisme dont la jeune femme est fière… Tous les critères étaient là, juste sous mes yeux ; Ou plutôt, dans ma tête. Je me souvenais du caractère de Mrs McPherson. Obligée de rester bien sous tout soupçon en permanence, elle me disait souvent que nos séances étaient nécessaires pour son équilibre mental, et cela était parfaitement lucide de sa part. Paraître, faire semblant, cela ne pouvait pas former un être stable ; Pour être honnête, sans thérapie, Helen McPherson aurait fini mythomane, ou pire encore. Sans soupape, une cocotte-minute exploserait à chaque pression. Je savais que le comportement de sa mère avait des répercutions sur la vie actuelle de la jeune Aleera, et de son caractère également. Je voulais être la soupape qui l’empêcherait d’imploser. Je voulais l’aider comme j’avais aidé sa mère…

« Je ne vous impose rien. Ne parler que si vous le souhaitez. Si cela vous fait du bien. »

…bien que je me doutais que la blonde allait être plus passionnante que sa mère, grâce à son caractère qui se rapprochait du mien, par quelques aspects.

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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Mar 4 Mar - 18:29



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« Je ne peux pas le savoir, à moins que vous ne me révéliez le fond de votre Inconscient. Ce que vous ne pourrez pas faire... consciemment. »

Aleera savait parfaitement que Bedelia avait raison. Depuis qu’elle était une enfant, on lui avait appris à faire attention à tout ce qu’elle pourrait bien dire à voix haute. Sa mère lui avait inculquée à réfléchir aux conséquences qui pourraient arriver à chaque mots ou propos qu’elle tenaient en public. C’était peut être pour cela qu’aujourd’hui encore, la blonde n’ouvrait la bouche que lorsqu’il était nécessaire. Elle devait se forcer pour essayer d’avoir une conversation mondaine et banale bien que cela ne se voyait pas forcément. Les seules choses qui pourraient la trahir aujourd’hui c’était les expressions non verbales qu’elle dégageait bien qu’elle réussissait à en cacher quelques unes. C’était toujours plus compliquée de se forcer à ne pas réagir, ne pas froncer les sourcils ou lever les yeux au ciel quand quelque chose ne lui plaisait pas, sourire devant un personnage qu’on trouvait odieux... La conservatrice était douée pour se faire passer pour une jeune femme charmante bien qu’elle ne l’était pas forcément. L’hypocrisie était devenu presque permanence à son plus désarroi et seul quelques personnes triaient sur le volet pouvait se sentir chanceux de connaître la vraie Aleera McPherson.

« Je pense pouvoir faire une exception dans votre cas, Ms McPherson. Après tout, même à la retraite, je reste une psychiatre. »

La jeune femme ne fit aucune remarque. Elle avait toujours pensé qu'elle serait toujours dans le monde de l'art qu'importe l'âge qu'elle aurait atteint - même si elle se doutait qu'avec la vie mouvementée qu'elle menait, elle n'allait sûrement pas finir ses jours de manière très naturelle. Aleera ne pensait pas qu'elle arrêterait un jour de voler les merveilles qui lui tendaient les bras, ou falsifier des peintures... ou même juste aider à planifier un quelconque casse. C'était devenu quelque chose de vital. Cette sensation de danger, de peur de se faire prendre, mais ensuite la fierté d’y avoir réussi. Non décidément elle n’arrêterait que lorsqu’elle sera six pieds sous terre. La monotonie était aujourd’hui sa définition de l’enfer.

« Je ne vous impose rien. Ne parler que si vous le souhaitez. Si cela vous fait du bien. »

« Je doute que quiconque puisse m’imposer quoi que ce soit... »
Fit-elle simplement remarquer en déposant à son terre son verre de vin maintenant fini sur la table devant elle avant de poser son regard sur la psychiatre un léger sourire aux lèvres. « Mais pourquoi pas après tout, je n’ai pas grand chose à perdre. »

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« Je suppose qu’il va falloir qu’on commence par discuter de ma génitrice. Commencer au commencement pour savoir de quels traumatismes je suis assujetti. Comme vous avez pu le remarquer Helen est une femme stricte, à tendance tyrannique, qui aime se montrer au monde comme quelqu’un de bien sous tout rapport. Elle aime contrôler, tout, tout le temps.» La blonde marqua un temps d’arrêt, son regard de jade toujours portait sur celui de la psychiatre avant d’arquer un sourcil presque amusé. « Va-t-on en déduire maintenant que je l’ai prise en exemple pour construire les relations que j’ai avec les gens autour de moi parce que je n’avais que cela en référence, ou que j’ai montré ma rébellion face aux projets qu’elle avait pour sa magnifique et unique fille quand j’ai décidé de ne plus faire semblant de l’écouter et que je suis partie à l’étranger, Docteur ? »

Aleera avait bien pris soin de ne pas dire le mot ‘mère’ comme voulant montrer une certaine rancune. Ce titre n’allait bien évidemment pas à Mrs McPherson, une mère était quelqu’un qui choyait son enfant, lui apprenait les choses de la vie, voulait aider à tout prix quelque soit les choses de son bébé. Et si la jeune femme n’avait manquer de rien au niveau matériel, le niveau affectif était presque nul. C’était sûrement pour cela qu’au niveau ‘sentiments’ la blonde pouvait paraître handicapé. Comment montrer une émotion qu’on avait jamais vraiment ressenti. Mais cela lui était égal, il s’agissait même d’un point fort dans son travail.

La conservatrice passa aussi sous silence l’incident concernant Daniel, qui l’avait vraiment poussé à partir du domicile familiale. Aleera était presque certaine qu’Helen savait parfaitement ce qui s’était passé sous son toit cette soirée là, mais elle n’avait aucune idée de ce qu’elle aurait bien pu en dire à son psychiatre. Ou avait-elle passer cet incident sous silence ?

Qu’allait donc déduire Bedelia ?



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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Mar 4 Mar - 22:01


Tell me about your mother.
« Je doute que quiconque puisse m’imposer quoi que ce soit... Mais pourquoi pas après tout, je n’ai pas grand-chose à perdre. »

Je ne doutais pas du tout de la détermination et du caractère bien trempé de la jeune femme. Je connaissais déjà celui de sa mère et, sur ce point, je dois avouer que la blonde possédait certaines similitudes avec Mrs McPherson.

« Je suppose qu’il va falloir qu’on commence par discuter de ma génitrice. Commencer au commencement pour savoir de quels traumatismes je suis assujetti. Comme vous avez pu le remarquer Helen est une femme stricte, à tendance tyrannique, qui aime se montrer au monde comme quelqu’un de bien sous tous rapports. Elle aime contrôler, tout, tout le temps.»

Oui. Ce n’est pas tout à fait ce que j’avais conclus sur l’état psychique d’Helen McPherson. En effet, j’ignorais si mon ancienne patiente avait parlé du pourquoi de nos séances à sa fille, même si j’en doutais fortement, étant donné son caractère digne et fier. Se cachant derrière un masque de femme forte et stricte, ma patiente était atteinte d’un trouble maniaco-dépressif. Aleera n’avait pas l’air de connaitre la bipolarité de sa mère, malgré la posologie que je lui avais prescrit ; Et qu’elle devait prendre à l’abri des regards. Elle me parlait souvent des difficultés qu’elle avait à gérer sa pathologie d’un côté, et sa vie à la fois politique mais aussi de famille. A force de vouloir se contrôler elle-même, elle commençait à contrôler le monde autour d’elle, son image de femme et de mère, au dépit de l’équilibre psychologique de sa fille.

« Va-t-on en déduire maintenant que je l’ai prise en exemple pour construire les relations que j’ai avec les gens autour de moi parce que je n’avais que cela en référence, ou que j’ai montré ma rébellion face aux projets qu’elle avait pour sa magnifique et unique fille quand j’ai décidé de ne plus faire semblant de l’écouter et que je suis partie à l’étranger, Docteur ? »

Oh, il est vrai que la jeune femme n’est pas dépourvue d’un certain talent pour la psychologie. Si elle aurait été consulté un autre psychiatre qui avait aucune connaissance quant à la figure maternelle de la blonde, il y aurait eu des chances pour que ce constat eut été fait. Néanmoins, il se trouvait que j’étais au courant de la maladie psychiatrique d’Helen. Ayant quelques éléments en mémoire à propos de ce que m’avait confié Mrs McPherson sur le comportement rebelle de sa fille, je pris un ton posé et lançai :

« Pas du tout. Je pense que vous vous êtes construite en toute indépendance, et en reniant une certaine figure maternelle. Celle-ci représente tout ce que vous ne voulez pas devenir, dans une solidité et une rigidité d’esprit qui vous est repoussante. En partant à l’étranger, vous avez voulu montrer cette indépendance et par conséquence briser ce monde trop droit que votre mère s’était construit. Vous avez voulu vous détacher de l’image trop présente de votre mère et ainsi, vivre votre propre existence à votre tour, sans être dans l’ombre de Mrs McPherson. »

Je marquai une pause afin de voir comment la jeune femme réagissait. Elle semblait se rendre compte la répétition du terme de ‘mère’, après tout le mal qu’elle s’était donné afin d’éviter toute utilisation d’un tel mot, trahissant pour Helen un blocage affectif dont, j’en étais persuadée, la jeune artiste était pleinement consciente. Car, qu’elle le veuille ou non, Helen McPherson était à l’origine de son existence, et j’étais certaine que la fille avait souffert de la pathologie de sa mère autant que cette dernière elle-même.

« Mais inconsciemment, vous possédez quelques similitudes avec votre mère. »

Je savais que je touchais un point extrêmement sensible vis-à-vis de la jeune femme. Et ceci était parfaitement voulu. Je voulais voir comment elle réagissait, si elle se braquait, décidait de claquer la porte et ne revenait jamais ; Ou bien si elle continuait à jouer le jeu, SON jeu, et pareil que sa mère, allait dissimuler son aigreur, la refouler derrière un visage contrôlé jusqu’au moindre plissement de peau. Après quelques secondes de silence, je décidai de me munir de la précieuse bouteille de rouge et la soulevai d’une main en proposant, d’un sourire, de remplir son verre posé sur la table basse à nouveau.

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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Ven 7 Mar - 22:21



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« Pas du tout. Je pense que vous vous êtes construite en toute indépendance, et en reniant une certaine figure maternelle. Celle-ci représente tout ce que vous ne voulez pas devenir, dans une solidité et une rigidité d’esprit qui vous est repoussante. En partant à l’étranger, vous avez voulu montrer cette indépendance et par conséquence briser ce monde trop droit que votre mère s’était construit. Vous avez voulu vous détacher de l’image trop présente de votre mère et ainsi, vivre votre propre existence à votre tour, sans être dans l’ombre de Mrs McPherson. »

Aleera prit quelques secondes pour réfléchir aux paroles prononcées par Bedelia. Elle avait raison, en partie seulement. Il était vrai que la jeune femme n’avait jamais été proche de sa mère, et le fait qu’elle n’ai eu aucun père dans sa vie n’avait rien arrangé. La blonde trouvait que sa génitrice était une personne... exécrable. Et ce n’était pas faute d’avoir essayé d’arranger les choses. En essayant d’être présente auprès d’elle lorsque la diplomate revenait enfin à la maison. Mais le seul confort qu’elle avait reçu venait de ses baby-sitters - au moins, elle était tombé sur des jeunes femmes plutôt patiente et compréhensives avec elle, et c’était même l’une d’elle qui l’avait initié à l’art dans toutes ses formes. Sa rigidité, son respect des règles... la conservatrice ne l’avait pas supporté. Passer une vie où tout était calculé, ou chaque moment avait été prévu, ce n’était pas pour elle. Elle aimait la spontanéité, la liberté de faire ce qui lui plaisait quand elle le désirait. Alors forcément, elle s’était rebellé. La blonde était juste parti à l’étranger pour éviter de paraître suspicieuse avec ce qui s’était passé avec Daniel.

« Mais inconsciemment, vous possédez quelques similitudes avec votre mère. »

Aleera fixa son regard sur la psychiatre à la suite de cette simple phrase. La blonde savait que Bedelia voulait voir sa réaction. Elle savait très bien qu’elle prendrait ceci comme une insulte. Le fait de la comparer à sa mère l’avait toujours mis un peu en colère. Heureusement pour la psychiatre, elle n’était pas du genre à devenir violente quand elle était contrariée. C’était peut être ce qui était arrivé pour qu’un de ces clients en viennent au main. Doit-on en déduire que la Bedelia avait perdu la main dans son domaine de prédilection ?

« Je vous ai connu plus subtile que cela Bedelia. » Répondit-elle dans un léger sourire forcé, les yeux légèrement froncés, lui faisant comprendre qu’elle avait compris où elle voulait en venir. « Mais je ne suis pas étonnée que vous me le faites remarquer. Il semblerait qu’elle et moi avons tendance à être extrêmement bornées, être capable de charmer son entourage avec quelques mots et un sourire, d’avoir au final tout ce que l’on veut qu’importe la façon dont on l’obtient, d’être un brin narcissique aussi... La liste est longue.»

La conservatrice n’avait aucun mal à faire part de ses qualités mais aussi de ses défauts. Et ils étaient nombreux. Mais elle les cachés tellement bien qu’on pouvait facilement passer à coté, mais pas avec des personnes comme Bedelia. Et puis il était rare qu’elle mentait quand elle avait la possibilité de dire a vérité. Même dans son second travail. Ces œuvres mentaient, les mots sortant de sa bouche, jamais. Elle prenait le temps de tourner les phrases, les mots en sa faveur.

« Maintenant ces similitudes sont-elles de nature psychologique ? Je ne pense pas qu’Helen suivait un psychiatre deux fois par semaine par pure curiosité. Vais-je devoir aller en voir un à mon tour ? »

Aleera savait très bien que me docteur n’allait pas lui dire le pourquoi des séances de ses mère. Mais on ne sait jamais, elle pourrait laissé quelques indices dans ses réponses. La blonde hocha la tête avec un signe de main vers son verre vide, voulant un autre verre. Et elle en avait vraiment besoin avec la direction dans laquelle allait la conversation...



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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Ven 14 Mar - 16:11


Tell me about you, then.
« Je vous ai connu plus subtile que cela Bedelia. Mais je ne suis pas étonnée que vous me le faites remarquer. Il semblerait qu’elle et moi avons tendance à être extrêmement bornées, être capable de charmer son entourage avec quelques mots et un sourire, d’avoir au final tout ce que l’on veut qu’importe la façon dont on l’obtient, d’être un brin narcissique aussi... La liste est longue. »

Je savais qu’en lui parlant en ces termes, la jeune femme serait contrariée, et j’avais compris qu’elle connaissait parfaitement le but de ma réplique. Les moindres traits de son visage étaient contrôlés, de sorte que je reçoive le message de manière optimale. Je trouvais cela honnête de sa part qu’elle liste ses défauts de la sorte, et ne pus m’empêcher de réfréner un semblant de mimique amusée. Ce que ma jeune interlocutrice ignorait, c’était que, il y a de cela quelques années, j’avais usé du même stratagème avec Mrs McPherson. Je me souviens très bien de l’air indigné qu’elle avait pris alors.

‘Cela se voit que vous ne l’avez pas tous les jours à la maison ! Elle se fait un devoir de me faire devenir folle ! Mais je ne le suis pas, vous savez ! J’ai beaucoup de défauts, mais pas ça !’


Elle ne voulait pas toucher mot de sa pathologie à sa fille. Je pensais que c’était pour ne pas l’inquiéter, mais je me souviendrais toujours de sa réponse :

‘Si elle voit que je suis faible, elle me détruira ! Et elle ne sera pas la seule ! Je travaille dans un milieu dans lequel l’échec n’est pas une option !’

Le syndrome de bipolarité est plus répandu dans les milieux huppés que ce que la plupart des gens pensent. La pression, le stress, et les attentes toujours plus hautes n’aident pas à la stabilité psychologique, et encore moins dans le cas de Mrs McPherson. Elle ne devait rien refouler, ou cela pourrait s’avérer dangereux à la fois pour elle-même mais aussi pour sa famille. A tout moment, elle pouvait être le sujet de crises la rendant totalement incontrôlable, ce qui était un inconvénient de taille pour quiconque ayant une vie médiatique comme la sienne.

« Maintenant ces similitudes sont-elles de nature psychologique ? Je ne pense pas qu’Helen suivait un psychiatre deux fois par semaine par pure curiosité. Vais-je devoir aller en voir un à mon tour ? »

Servant la conservatrice du Museum avant de reposer la bouteille de rouge sur la table la plus proche, je me rassis au creux de mon fauteuil habituel. Confortablement installée, un verre de nectar divin en main, que demander de plus ? Une vie intéressante à écouter, et ainsi peut-être une jeune femme à aider. Une jeune femme qui, de plus, s’avère avoir quelques similarités avec la psychiatre que je suis.

« Je ne l’espère pas. »

Je bus une gorgée du rouge que je tenais au creux de mes doigts et savourai son goût exquis avant d’ajouter un ton posé :

« Je suis tenue par une clause de confidentialité entre psychiatre et patient. Si tel est votre souhait, je peux vous aider. La question est : souhaitez-vous mon aide ? »

Le caractère bien trempé de la jeune blonde et son habilité à manipuler quiconque essayant de la décrypter n’était plus à prouver. Néanmoins, même sa génitrice tenait à garder une certaine fierté pendant la durée de nos séances – tout du moins au début, car elle réalisa rapidement que je n’étais pas là pour la juger mais bien pour la libérer. Elle m’avoua un jour que nos séances étaient de l’air dans l’espace. J’appréciais cette métaphore : une lumière dans l’infinité de l’Inconscient. Nul doute que la fille ait hérité du sens des mots, nul doute.

Espérons que celle-ci s’ouvre plus facilement, même si j’en doutais sérieusement. Ce n’était pas du genre à se livrer comme cela, et encore moins à une psychiatre comme moi. Mais j’espérais qu’elle ne souffre pas du mal de sa mère. Je savais à quel point cette pathologie était contraignante pour la vie sociale, et qu’une fois déclenchée, la seule solution se trouvait dans un petit étui orange rempli de cachets à prendre tous les matins. Et je n’avais pas vraiment envie d’être celle qui allait changer la vie d’Aleera, particulièrement dans ce sens-là.

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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Lun 17 Mar - 19:37



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" Never tell the truth to people who are not worthy of it. "
― Mark Twain





« Je ne l’espère pas. »


Aleera retint un petit rire à cette réponse, se contentant de prendre une gorgée de vin dans son verre maintenant redevenu plein. La blonde ne l’espérait pas aussi malgré le fait qu’elle savait qu’un psychiatre aurait du travail avec elle. Rien que le fait de manipuler son entourage à tout va peut être un signe d’une quelque conque pathologie. La manipulation, le mensonge, l’envie de tout contrôler, un narcissisme exacerbé, bref elle en avait des bagages qui ferait la joie d’un psychiatre à n’en pas douter.

Le fait le plus inquiétant à ce moment la concernant était sûrement le fait qu’elle appréciait le danger. De part sa volonté d’acquérir illégalement tout sorte d’objets, peintures, bibelots, bijoux... lors de son second travail tout d’abord. La jeune femme  pouvait très bien à présent acheter ce dont elle avait besoin si l’envie lui en prenait, mais elle était tellement habituée à avoir dû faire diverses plans pour pouvoir obtenir cela, qu’il s’agissait maintenant d’un besoin autant que l’objet en lui même. C’était devenu un tout. La façon de l’obtenir, et sa récompense quand tout se passer comme prévu.

La conservatrice avait aussi remarqué que ces derniers temps, elle semblait être attirer d’une manière irrémédiable par des personnes dangereuses. Des personnes qui paraissaient normales en apparence, mais dont elle était devenue bien curieuse malgré elle. Tout ça pour découvrir leur véritable nature. Tout d’abord un écrivain, qui semblait attirer les ennuis, des personnes violentes et dont elle devait sauver l’intégrité physique plus d’une fois pour être dans les bonnes grâces de l’une de ses seules amies. Ensuite un ancien chirurgien urgentiste habillé d'un costume sur mesure qu’elle a prit en flagrant délit, les mains dans le cadavre d’une jeune femme. Et Camille... Enfin Gabriel... Non Camille. Bref, lui, dont elle ne savait pas encore la véritable nature mais qui avait besoin d’une couverture en tant que timide professeur de sociologie à l’université. Enfin de compte, sa vie dernièrement avait été plus mouvementée. Peut être que c’était pour cela qu’Aleera était venue rendre visite à Bedelia. Une volonté de normalité.

« Je suis tenue par une clause de confidentialité entre psychiatre et patient. Si tel est votre souhait, je peux vous aider. La question est : souhaitez-vous mon aide ? »

« Cette confidentialité est toujours de mise même si vous n’exercez plus de manière officielle ? Il me semble que si vous n’avez pas votre statut officiel de psychiatre, vous pourrez à votre guise répéter tout ce qui se passerait entre nous.»
Fit-elle remarquer en haussant un sourcil avant d’avoir un léger sourire. « Bien que j’ai une certaine confiance en vous Bedelia, pour ne pas être une commère, vous pouvez comprendre ma réticence à partager des choses personnelles. »

Peut être que la blonde pourrait lui avouer ce qui s’était cette nuit là. Elle n’avait parler à personne de ce qui s’était réellement passé, pas même sa mère, même si elle savait qu’Helen avait un doute concernant sa culpabilité. Si Aleera avait des secrets, celui-ci était le plus caché. Et peut être le plus terrifiant. Bedelia devait en avoir vu d’autres mais la conservatrice serait extrêmement déçue si elle partageait cela avec la psychiatre et que celle-ci aille tout raconter. Même avec un délai de prescription, et le fait qu’elle n’avait pas tirer sur la gâchette, si le public avait vends de cela, elle pouvait dire au-revoir à sa réputation de gentille femme pimpante et charmante.

« Les secrets... On aime les garder, même s'ils nous écorchent...»

Elle avait dit cette phrase à voix basse, le regard fixé sur son hôte, le visage inexpressif, quelque chose de plutôt rare chez elle. Aleera voulait lui faire passer ce message. Elle avait un secret, et la possibilité de le dire lui coûtait étant donné qu’elle n’avait réellement confiance qu’en elle-même.



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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 22 Mar - 19:11


I'll give you some adresses.
« Cette confidentialité est toujours de mise même si vous n’exercez plus de manière officielle ? Il me semble que si vous n’avez pas votre statut officiel de psychiatre, vous pourrez à votre guise répéter tout ce qui se passerait entre nous. »

Oui, je le pourrais, effectivement. J’ai, dans mes fréquentations, des anciens collègues si peu scrupuleux qu’ils seraient capable – et c’est d’ailleurs ce qu’ils font au sein du cercle psychiatrique – de divulguer les confidences de leurs clients les plus huppés, espérant ainsi s’attirer l’attention des autres professionnels voire des médias pour les plus avides d’entre eux. Malheureusement, les ‘sources anonymes’ sont quelques fois des psychiatres qui échangent leur intégrité contre un peu d’argent. Mais personnellement, je me suis toujours rattaché à la clause de confidentialité. Depuis toujours, je garde un certain talent à propos des secrets à ne surtout pas révéler. Et cela au péril de ma vie parfois.

« Bien que j’ai une certaine confiance en vous Bedelia, pour ne pas être une commère, vous pouvez comprendre ma réticence à partager des choses personnelles. »

Les choses personnelles…Révéler le fond de leur pensée, leurs interrogations les plus profondes, avouer des choses inavouables… Ce sont les principales difficultés pour un patient, particulièrement au cours de leur première session. Ils craignent le jugement, et le regard que nous, psychiatres, porterons sur eux. Pour rassurer mes patients les plus réticents, j’ai l’habitude de les rassurer en leur déclarant que je ne suis là que pour leur bien et non pas pour porter un jugement sur leurs actes ou leurs fantasmes. Ce qui était vrai, et ce qui le sera jusqu’à la fin de ma vie. Mais je connaissais la jeune blonde, et je savais parfaitement qu’elle me ressemblait bien plus que ce que je voulais bien admettre.

« Je suis une psychiatre, et le resterais jusqu’à mon dernier souffle. Le serment de confidentialité s’éteindra avec moi. » Dis-je avant de boire une gorgée de vin. « Et je peux également comprendre que vous ne vouliez pas vous dévoiler devant moi. »

Après tout, elle me connait. Elle sait que j’ai été la psychiatre de sa mère pendant un certain laps de temps, bien qu’elle ignore le pourquoi de nos séances. D’ailleurs, c’est une preuve que je reste professionnelle envers tout le monde, ça, non ? Mais il est vrai que moi-même, plus tôt, j’avais avoué me confier à personne, même si je ne suis pas tout à fait dans le même cas que la conservatrice.

« Les secrets... On aime les garder, même s'ils nous écorchent...»

Le visage et le ton qu’elle avait employés tout en disant cette réplique m’avaient frappé. Il s’agissait de la première fois que je distinguais une brèche dans le masque quasi-parfait de la blonde. Fine, à peine visible, voire impossible à distinguer pour le commun des mortels dans sa vie de tous les jours, mais présente à l’instant.

« En effet. » Lançai-je en plongeant le regard dans l’alcool pourpre qui occupait mon verre.

Tout cela me faisait étrangement penser à ce qui m’était arrivé. Ce qui avait provoqué mon retrait simple et définitif de la profession, alors que je croulais sous les clients. Absolument personne n’était au courant de ce qui s’était réellement passé, excepté le Dr Lecter, évidemment. Je ne dis pas que l’idée de commencer une thérapie ne m’avait pas traversé l’esprit à ce moment-là, mais le problème était que je connaissais tous les collègues de Baltimore. Je ne faisais confiance à aucun d’entre eux. Pour moi, ils étaient tous trop bavards, et je n’avais pas vraiment envie que ma névrose obsessionnelle soit criée sur tous les toits de Virginie, voire du monde – avec Internet, rien ne reste bien longtemps confiné. Ceux qui restaient silencieux ? Ils connaissaient Hannibal, ou du moins l’homme tel qu’il voulait bien se montrer. Ils ne me croiront jamais et je risquerais de terminer en centre spécialisé, chose que je ne supporterais pas, et je finirais par me suicider. Donc solution à bannir.

« Je comprends que vous confiez à la psychiatre de votre mère peut être difficile. Je peux vous donner quelques adresses de psychiatres compétents, si tel est votre souhait. »


Eques, Never-Utopia.


Dernière édition par Bedelia Du Maurier le Sam 29 Mar - 21:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Ven 28 Mar - 2:04



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Once upon a time...




« Je suis une psychiatre, et le resterais jusqu’à mon dernier souffle. Le serment de confidentialité s’éteindra avec moi. Et je peux également comprendre que vous ne vouliez pas vous dévoiler devant moi. »

Jusqu’à son dernier souffle. Elle garderait le secret. C’était joliment dit, et c’était normalement la règle a adopté. Seulement voilà dans la vie réelle, ce genre de code n’était jamais vraiment suivi. Aleera savait parfaitement comment obtenir les secrets des autres, dans son travail la quête d’informations étaient vitales, et se les procurer étaient un domaine dans lequel elle excellait. Chacun, un jour ou l’autre était à même de dévoiler ses secrets les plus inavouables - ou les secrets des autres - si l’on jouait bien ses cartes. Bien évidemment, la blonde n’utilisait que techniques ‘douces’ mais dans les moments de véritables dangers, si le partage d’un secret pouvait sauver votre vie... vous n’hésiterez pas à tout dire, sans se restreindre.

« Je comprends que vous confiez à la psychiatre de votre mère peut être difficile. Je peux vous donner quelques adresses de psychiatres compétents, si tel est votre souhait. »

« Ce n’est pas parce qu’il s’agit du fait que vous êtes psychiatre, que vous êtes la psychiatre de ma mère ou même le fait que ce soit vous Bedelia qui me restreint à partager mes pensées les plus intimes. C’est le fait de les dire en général qui me pose problème. » Répondit-elle simplement dans un soupir.

Son interlocutrice devait maintenant savoir qu’elle était réellement fatiguée. De quoi ? D’un peu de tout probablement. Ces heures à rallonge au Musée bien qu’elle apprécie toujours autant son métier et les lieux dans lesquels elle évolue nuit et jours. Toutes ces soirées à bavarder, charmer de possibles investisseurs, à boire coupe de champagne après coupe de champagne, faisant bonne impression. Toutes ces longues planifications de vols et cambriolages pour divers clients fortunés. Ces soirées à s’introduire en catimini dans tel manoir pour remplacer tel œuvre par un de ses faux. Aleera n’avait plus vraiment de moment à elle. A vrai dire, elle n’avait plus de moment où elle ne portait pas un masque, et c’était peut être cela qui l’éreinté le plus. Sans compter le souvenir de cette fameuse soirée qui la hantait au moment où elle s’en attendait le moins.

L’idée même de partager ce genre de chose avec une personne totalement inconnue était hors de question bien que cela pouvait être amusant. Seulement voilà, ça ne l’était plus vraiment à ce moment. Si au début la blonde avait aiguillé la conversation vers ce sujet pour jouer avec Bedelia, maintenant qu’elle y pensait peut être que ça lui soulagerait d’un poids d’en parler avec une connaissance. Une connaissance qu’elle appréciait et qui connaissait surtout son histoire. Une personne qui ne la jugerait pas forcément. Après tout, quand on est à l’aise avec quelqu’un, qu’on l’apprécie, après tant d’années de bons moments... on ne pouvait décemment pas se faire une mauvaise idée d’elle, malgré ce qu’elle aurait pu faire dans son passé. Et ce n’était pas comme si elle avait assassiné quelqu’un. Enfin, cela dépendait du point de vue apparemment.

« L’idée de me faire juger pour mes actes m’est insupportable...» Avoua-t-elle dans un souffle en buvant d’un trait son verre de vin comme pour se donner une petite dose de courage malgré l’air posé qu’elle arborait. « Parce que, quoi qu’ils puissent dire, quoi qu’ils puissent penser, quelque soit la façon dont eux auraient réagit, au final, ils ne peuvent qu’imaginer la situation sans vraiment ressentir les dangers ou l’impact émotionnel à ce moment. Vous voyez ce que je veux dire ? »

Aleera faisait bien entendu référence à sa propre histoire mais aussi à ce que Bedelia aurait pu avoir vécue avec son propre patient qui l’avait fait prendre sa retraite. C’était peut être un coup de bas de faire appel à ce genre d’émotions pour que la psychiatre puisse partager son point de vue, mais la conservatrice pensait que c’était nécessaire.

Prenant une grande inspiration, la blonde se décida enfin à en venir au véritable sujet. « Imaginer que vous avez 17 ans. Vous êtes tranquillement dans votre cuisine en train de vous servir un encas après une bonne après midi à étudier pour vos examens du lendemain. Et tout à coup, la porte d’entrée s’ouvre à la volée pour laisser entrer une connaissance à vous. Une connaissance qui a sa chemise en sang et une arme à feu dans sa main. Une connaissance qui tremblant de tout son corps, ayant des propos incohérents avant de vous prendre comme responsable pour un geste impardonnable que lui aurait commis. Cette connaissance qui maintenant pointe cette arme à feu sur vous. Qu’auriez-vous fait Bedelia ? »

Sa voix avait été calme et posé bien qu’un peu sombre, semblant raconté une histoire tragique. En revanche son visage s’était fait un peu plus froid, comme pour se protéger mais surtout la défier par la suite quand elle lui raconterait ce qu’elle, Aleera, avait fait pour se sortir de cette situation. Fini la charmante conversation. Fini la pimpante conservatrice. Son masque était tombée comme le voulait Bedelia. Allait-elle regretter sa demande maintenant qu'elle voyait son 'amie' sous son vrai jour ?



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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 29 Mar - 21:31


An unusual secret.
« Ce n’est pas parce qu’il s’agit du fait que vous êtes psychiatre, que vous êtes la psychiatre de ma mère ou même le fait que ce soit vous Bedelia qui me restreint à partager mes pensées les plus intimes. C’est le fait de les dire en général qui me pose problème. »

Je connaissais parfaitement bien son problème étant donné que je le partageais également. Les secrets sont des choses que l’on s’efforce à garder confidentiels, jusqu’à les emporter avec soi dans l’au-delà. J’ai connu des personnes qui, au contraire, ne pouvaient pas se retenir de débiter toutes les confidences de leurs amis, ou elles en faisaient des cauchemars par excès d’empathie. Elles se prenaient pour cette personne et revivaient la scène qui leur était contée, ce qui entrainait pour le plupart d’entre elles une culpabilité profonde d’avoir dévoilé un secret aussi important.

« L’idée de me faire juger pour mes actes m’est insupportable. Parce que, quoi qu’ils puissent dire, quoi qu’ils puissent penser, quelle que soit la façon dont eux auraient réagi, au final, ils ne peuvent qu’imaginer la situation sans vraiment ressentir les dangers ou l’impact émotionnel à ce moment. Vous voyez ce que je veux dire ? »

Regardant attentivement le langage corporel de la jeune femme, j’analysais ses moindres micro-expressions. Le jeu était fini. Il ne s’agissait plus de savoir qui, de l’une ou de l’autre, allait s’amuser, mais il y avait quelque chose de plus profond. Quelque chose qui nécessitait de boire son verre rempli d’un vin hors de prix d’une traite. Je commençais à penser que je pouvais réellement l’aider, à la condition qu’elle retire son masque d’elle-même. Et à vrai dire, je comprenais très bien sa réticence à aller consulter un autre psychiatre. Moi-même j’avais essayé, suite à mon attaque. Je m’étais dit que quelqu’un avec un point de vue extérieur avait le recul nécessaire afin de m’aider à surmonter mon traumatisme. Je devais être bien naïve pour en arriver à cette conclusion.

« Parfaitement bien. » Lançai-je, d’une voix monocorde.

Il n’y avait qu’un seul homme qui aurait pu m’aider. Lui savait ce qu’il s’était réellement passé durant cette séance. Malheureusement, cet homme était le Dr Lecter, et je préférais mourir plutôt que me confier à lui comme à un psychiatre sensé se montrer le plus neutre possible. Au moins, cette aventure m’avait permis de distinguer la créature qui se cachait derrière ce voile d’être humain, mais elle m’aura également banni toute sorte de rêves idylliques de mon esprit, et surtout de mes nuits.

« Imaginer que vous avez 17 ans. Vous êtes tranquillement dans votre cuisine en train de vous servir un encas après une bonne après-midi à étudier pour vos examens du lendemain. Et tout à coup, la porte d’entrée s’ouvre à la volée pour laisser entrer une connaissance à vous. Une connaissance qui a sa chemise en sang et une arme à feu dans sa main. Une connaissance qui tremblant de tout son corps, ayant des propos incohérents avant de vous prendre comme responsable pour un geste impardonnable que lui aurait commis. Cette connaissance qui maintenant pointe cette arme à feu sur vous. Qu’auriez-vous fait Bedelia ? »

Une bonne stratégie que dévoilait là Aleera. Me mettre dans la situation dans laquelle elle se trouvait au moment fatidique qui l’avait traumatisé. Tout cela afin de me permettre de me glisser dans sa peau et ainsi ressentir les émotions, les idées qu’elle aurait pu avoir, jouant sur nos ressemblances. Pas de doute, la conservatrice savait y mettre les formes. Alors, exauçant ses vœux, je fis marcher mon imagination. Bien que je n’ai pas le don exceptionnel de Will Graham, je me voyais, encore adolescente, dans ma cuisine d’antan, en train de cuisiner. Soudain, la porte s’ouvrait. Il s’agissait d’Hannibal. J’ignorais encore pourquoi, mais l’homme à la chemise en sang portait le visage de mon unique patient. Bref, il était armé, et me menaçait avec une arme de poing, qui luisait sous la lumière légère de la pièce. Son corps tremblait, il semblait déconnecté de toute notion de réalité. A la fois surprise et effrayée, j’eus le réflexe que quiconque dans une situation comme celle-ci aurait eu : je me reculais de quelques pas. Mettant ma rêverie en pause, je répondis à la blonde :

« J’aurais tenté de le raisonner. » Posais-je comme si c’était naturel.

Reprenant le film qui se déroulait dans ma tête là où je l’avais mis en pause, l’adolescente blonde que j’étais alors tendait son bras devant elle, et dit à l’homme :

« Calmez-vous Monsieur. Je ne vous veux aucun mal, quoi que j’aie pu faire. Posez cette arme, maintenant. Je vous en prie. »

J’espérais que la stratégie de la diplomatie avait fonctionné dans la situation de la conservatrice. Mais je me doutais au fond de moi que cela n’avait pas été le cas. Après tout, si l’histoire avait une fin heureuse, elle n’aurait pas autant hésité avant de se confier à moi. Alors j’imaginais l’homme en train d’enlever le cran de sécurité du révolver avant de me fixer droit dans les yeux. Il avait des yeux rouges et un regard malveillant ; Nul doute qu’il allait tirer. La question qu’il se posait n’était que l’endroit où il allait tirer en premier. Le cœur, pour m’épargner la douleur ? Ou bien encore le foie, et je saignerais pendant des heures avant de succomber. Alors je jetais des regards désespérés autour de moi, m’accrochant au seul espoir qu’il me restait : survivre. M’attendant sagement sur mon plan de travail, la lame qui me servait à couper le poulet que je venais de préparer se trouvait encore à portée de ma main. Je m’en saisis avant de couper mon imagination dans son élan et revint à la réalité, le temps d’ajouter à Ms McPherson :

« Si cela n’aurait pas fonctionné… Cela aurait été de la légitime défense. » Je relevai les yeux en direction de la blonde, tout en ayant une petite idée quant à sa réponse. « C’était de la légitime défense, n’est-ce pas Aleera ? »



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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Lun 31 Mar - 0:02


Blondies want to talk

Ft. Bedelia Du Maurier & Aleera J. McPherson



Are you ready to hear the truth about me ?


La blonde fixa ses yeux de jade sur Bedelia, la regardant fermer les yeux pour mieux se mettre dans la situation énoncée. Malgré que ce ne soit pas réellement le moment, Aleera eut un sourire, semblant honorée que la psychiatre soit assez confortable en sa présence pour la quitter du regard et baisser ses défenses en sa présence. Toutes deux semblaient décidés à tomber les masques pour mieux se comprendre.

« J’aurais tenté de le raisonner. »

Aleera ne pût empêcher un léger reniflement dédain suivit d’un léger sourire en coin face à cette réponse tellement protocolaire. Tenter de raisonner quelqu’un qui venait de tuer quelqu’un et qui tenait des propos incohérents, était bien évidemment la chose à faire sur le papier. Seulement en réalité, la seule chose que l’on désire, c’est vivre, d’où le fait de devoir faire entendre raison un forcené. Et même si à l’époque, la blonde était déjà un érudit dans le domaine de la manipulation, et dans le choix de ses mots, le fait d’avoir 17 ans et de ne pas avoir d’expérience sur ce type de violence ne l’avait pas aidé.


Flashback
- Non, c'est là que tu ne comprends pas. Tu m'as ouvert les yeux et permis de m'épanouir à un point dont je n'osais même pas imaginé. Il déposa délicatement une main sur sa joue, l'autre tenant toujours l'arme. Tu es celle qui me faut pour que cela continue.

Aleera resta telle une statue pendant quelques secondes devant cette confession avant de froncer les sourcils, semblant pensive avant de faire ‘non' de la tête.

- Daniel, arrêtes, tu sais que tu aimes Lauren. Lauren est la femme de ta vie, celle qui te rend heureux. Lauren est la femme que tu as toujours voulu et que tu as désormais.



La seule chose qui lui était venue à l’esprit à l’époque était le fait que si elle avait réussit à transformer un adolescent ordinaire en assassin, obsédé par le désir d’être avec elle - bien que tout ceci n’avait pas était le but initial - elle s’était dit que si elle choisissait les bons mots pour que lui même mette fin à ses jours, elle n’aurait plus rien à craindre. La blonde n’aurait plus à craindre pour sa vie, ou aux conséquences de son amusement avec Daniel puisque celui-ci ne serait plus présent pour raconter tout ce qu’il s’était passé. A présent encore, Aleera se demandait si le stratagème qu’elle avait employé n’avait pas fonctionné. Aurait-elle eu le courage de se salir les mains ? La jeune femme s’était posé la question tellement de fois sans trouver de réponse convenable.

« Si cela n’aurait pas fonctionné… Cela aurait été de la légitime défense. C’était de la légitime défense, n’est-ce pas Aleera ? »

« Cela sous-entends que j’ai tué quelqu’un, Bedelia. »Répondit-il calmement, ses mâchoires se crispant le temps d’une seconde après avoir énoncé ce fait. Selon le point de vue, on pouvait effectivement interprété ses agissements comme un meurtre. « Helen a du vous parlez de cela. Un jour, un adolescent est entré chez nous, bien évidemment Helen était à l’ambassade...» Le ton prit en parlant de sa mère semblait rancunier, comme si le fait qu’elle soit absente dans ce moment de détresse intense n’avait pas arrangé les choses. « Daniel. Il s’appelait Daniel. Lui et moi étions dans la même classe, il m’arrivait quelques fois de lui parler, pour le rassurer et motiver dans ses études et dans la vie en général...» Entre autre chose. «... Vous savez comment sont les adolescents, ils veulent être les rois du monde, sans pour autant bouger le petit doigt. Et lui voulait tellement être populaire... et que Lauren, la chef des cheerleaders le remarque enfin. Alors je l’ai aidé, à savoir se montrer charmant, à avoir de la conversation, à se faire apprécier par son entourage... et pour finir il a obtenu ce qu’il a voulu.»Aleera laissa le silence s’installer quelques secondes avant qu’un sourire maladif ne vienne se dessiner sur ses lèvres roses. « Apparemment ce... changement de personnalité l’a un peu trop chamboulé, et il ne semblait plus très bien savoir ce qu’il voulait. Cela ne m’étonne pas, après avoir passé toute sa vie dans l’ombre de ses condisciples, devenir celui qui était leur roi peut faire tourner la tête...»

Ce dernier commentaire n’était peut être pas nécessaire, mais quitte à pouvoir enfin tout dire à voix haute après autant d’années de silence, le fond de ses pensées face aux évènements ressortirait forcément à un moment ou un autre. Elle espérait juste que Bedelia comprenne cela pour ça et non juste un manque de politesse ou de civilité.

« Finalement, il s’est mis en tête que ce n’était pas Lauren qu’il voulait mais moi. Et donc en suivant cette logique, Lauren n’était plus indispensable. Inutile que je continue sur ce sujet, je pense que vous avez saisi ce qui est arrivé à Lauren...»

Sa voix n’avait pas contenue d’émotion en parlant de la jeune fille qui avait été assassiné alors qu’elle n’était même pas majeure. Aleera n’avait pas un cœur de glace, mais elle était la première à savoir que les adolescents pouvaient être cruels entre eux. Et bien que la blonde était douée pour se cacher dans l’ombre, parfois ça ne suffisait pas. Et le cliché des cheerleaders bêtes, méchantes et ne sachant que bougeaient leurs fesses avait été confirmer.

« Alors, sachant qu’il n’aurait pas peur de commettre un autre meurtre en cas de rejet, j’ai trouvé la seule échappatoire qui me semblait être la meilleure... J’ai pensé à Roméo et Juliette...» Le regard que lança à la blonde à Bedelia semblait vouloir tout dire.

Deux personnes s’aimant envers et contre tous. Deux amants prêt à tout pour être ensemble. L’une se suicidant en voyant la mort de l’autre. C’était d’une simplicité telle, qu’il semblait impossible de le mettre en pratique ou même de forcer quelqu’un à cela. Mais Aleera n’avait jamais été n’importe qui et les mots si beaux et mélodieux qui pouvaient sortir de sa bouche, pouvaient aussi être empoissonnés. Et elle avait réussit avec quelques mots, quelques caresses et doux baiser rempli de promesse à s’ôter lui même la vie.

« Que pensez-vous de cela Bedelia ? Ma solution n’était-elle pas la plus plausible ? Cela fait-il de moi quelqu’un d’horrible d’avoir été soulager de le voir se prendre lui même la vie, pour que je puisse vivre ? » Demanda-t-elle d’une voix dure, comme pour montrer qu’elle ne regrettait pas son choix.

La conservatrice attendait surtout de voir la réaction de la psychiatre face à ce fait qui briser en éclat son masque de gentille jeune femme avenante, pimpante et charmante.

 
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 12 Avr - 16:17


Would you be my patient?
La diplomatie ne fonctionnait pas. En tout cas, pas en ce qui concernait l’homme qui m’attaquait. Au contraire, le visage du Dr Lecter se changeait lentement avec celui du patient qui s’en était pris à moi quelques années auparavant. Il était totalement hors de contrôle. J’avais peur pour ma vie, et le sang qui gisait sur sa chemise ne me rassurait pas du tout. Il s’avançait d’un pas lourd, et plus la distance entre nous se réduisait, plus je sentais ma respiration saccadée qui devenait de plus en plus profonde, comme si je tentais vainement de faire en sorte de ralentir les battements de mon cœur. Dans un tremblement, je réussis à me saisir d’un couteau qui traînait à côté du poulet. Je n’avais aucune intention de m’en prendre à lui physiquement, mais si jamais il se jetait à ma gorge… Il n’y avait personne pour prendre ma défense, il fallait donc je survive, peu importe les moyens.

« Cela sous-entends que j’ai tué quelqu’un, Bedelia. »

La voix de Ms McPherson me fit redescendre dans la réalité. Ce secret avait l’air de la mettre extrêmement mal à l’aise, et quoi qu’elle ait pu faire – ou ne pas faire d’ailleurs, semblait lui être honteux. Elle avait finalement assez confiance en moi pour se dévoiler complétement, et j’admirais sincèrement ses efforts que je ne serais probablement pas capable de reproduire.

« Helen a du vous parlez de cela. Un jour, un adolescent est entré chez nous, bien évidemment Helen était à l’ambassade...Daniel. Il s’appelait Daniel. Lui et moi étions dans la même classe, il m’arrivait quelques fois de lui parler, pour le rassurer et motiver dans ses études et dans la vie en général... Vous savez comment sont les adolescents, ils veulent être les rois du monde, sans pour autant bouger le petit doigt. Et lui voulait tellement être populaire... et que Lauren, la chef des cheerleaders le remarque enfin. Alors je l’ai aidé, à savoir se montrer charmant, à avoir de la conversation, à se faire apprécier par son entourage... et pour finir il a obtenu ce qu’il a voulu. Apparemment ce... changement de personnalité l’a un peu trop chamboulé, et il ne semblait plus très bien savoir ce qu’il voulait. Cela ne m’étonne pas, après avoir passé toute sa vie dans l’ombre de ses condisciples, devenir celui qui était leur roi peut faire tourner la tête...»

Mrs McPherson ne m’avait touché mot de tout cela. Elle ne connaissait de cette histoire que la partie objective de ce qu’il s’était réellement passé. Et ce qui m’intéressait personnellement, c’était le point de vue d’Aleera. Après tout, elle connaissait mieux à la fois l’adolescent mais aussi le fin mot de l’histoire. Une part de moi se demandait la part de responsabilité de la jeune femme dans cet évènement tragique, mais cela était beaucoup trop impoli pour poser une telle question. L’adolescent était influençable, et j’étais bien placée pour connaitre la grande habileté de la conservatrice en ce qui concerne la manipulation. D’après ses confessions, elle l’aurait à la fois convaincu par l’esprit et persuadé par le cœur. Cela traduisait déjà une impressionnante facilité manipulatrice, particulièrement à un âge aussi jeune. Elle continua :

« Finalement, il s’est mis en tête que ce n’était pas Lauren qu’il voulait mais moi. Et donc en suivant cette logique, Lauren n’était plus indispensable. Inutile que je continue sur ce sujet, je pense que vous avez saisi ce qui est arrivé à Lauren...»

La victime précédente de ce Daniel était la jeune fille qu’il convoitait depuis tant d’années. C’était assez poétique quand on y pensait. Avec du recul, l’ironie était parfaite dans cette histoire, pourtant traumatisante à plusieurs points je veux volontiers l’admettre. De plus, la blonde n’avait pas du tout l’air d’apprécier cette cheerleader, donc je me demandais si elle n’avait pas manipulé avec ce jeune Daniel dans le but – entre autres – de cette finalité mortifère. Cela contrastait avec son masque accueillant et courtois pour sûr, mais au diable les apparences. La fille McPherson semblait encore plus fascinante que sa mère, d’un point de vue psychiatrique et humain. Je laissais la jeune femme poursuivre son raisonnement :

« Alors, sachant qu’il n’aurait pas peur de commettre un autre meurtre en cas de rejet, j’ai trouvé la seule échappatoire qui me semblait être la meilleure... J’ai pensé à Roméo et Juliette...»

Je devinais alors ce qu’il s’était passé à travers le regard subtile mais clair qu’elle me lançait. Ce Daniel en question avait mis fin à ses jours, si je comprenais bien. Il s’agissait de la première personne qui passait dans mon cabinet et qui avait réussi cette technique de persuasion si puissante qu’elle mène à la mort. Dans une telle situation d’urgence, et si jeune en plus… Elle était forte, c’était le moins que l’on puisse dire. Forte d’esprit, mais je reconnaissais dans son récit quelque chose de bien plus inquiétant que la mort de deux adolescents. Quelque chose qui manquait. Quelque chose confirmée par le ton que la conservatrice employait alors :

« Que pensez-vous de cela Bedelia ? Ma solution n’était-elle pas la plus plausible ? Cela fait-il de moi quelqu’un d’horrible d’avoir été soulagée de le voir se prendre lui-même la vie, pour que je puisse vivre ? »

La majorité des symptômes étaient là, bien présents malgré le brouillard de l’intelligence de la blonde. J’étais persuadée qu’elle cachait son comportement antisocial grâce à la fois à son charme mais aussi à son intelligence. Elle apparaissait comme une femme au contraire naturellement sociable tout en dissimulant sa véritable nature.

« Je pense… que vous êtes ce que l’on appelle une psychopathe. Mais ne vous inquiétez pas, cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir à travers les films. On pourrait appeler votre pathologie comme une ‘psychopathie intelligente’. » Voyant de la curiosité dans son regard, je poursuivis. « Vous… ne semblez pas avoir de culpabilité envers ce qui s’est passé cette nuit-là. Vous racontez cette histoire comme si la mort de ces deux individus ne vous importait peu. Mais ce qui fait de vous une ‘psychopathe intelligente’, c’est le fait que vous cachiez votre anti-sociabilité derrière un masque parfaitement bien travaillé, et que tous ceux que vous rencontrez soient bernés par votre charme et votre raffinement. »

Je laissais quelques secondes à la jeune femme pour digérer une telle quantité d’informations et espérais que la conservatrice ne parte pas en claquant la porte.

« Mais ne vous inquiétez pas. Cela n’est pas incurable. Je peux vous proposer mes services, si vous acceptez de devenir ma patiente. »

J’ajoutais même après l’avoir regardé dans le blanc des yeux :

« Etant donné que je suis retirée de la profession, je n’exigerais aucune rémunération de votre part, bien sûr. »



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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Dim 13 Avr - 0:58


Blondies want to talk

Ft. Bedelia Du Maurier & Aleera J. McPherson



I'm a Psychopath ? Really ?


C’était la première fois qu’elle avait avouée à voix haute ce qui s’était réellement passé ce soir là. Lors de toute sa confession, les yeux de jades d’Aleera n’avait pas quitter le visage de la psychiatre, observant la moindre de ses réactions face à son récit quelque peu macabre. Bien évidemment Bedelia avait dû en entendre d’autres de ce genre, mais c’était toujours différents quand il s’agissait de quelqu’un que l’on connait depuis l’enfance. Le fait de savoir que quelqu’un d’assez proche de soit, ai pu cacher quelque chose d’aussi gros pouvait rendre aussi mal à l’aise, presque autant qu’Aleera l’était en ce moment. Imaginer sur quoi d’autre la blonde avait bien pu mentir au cours de sa vie, pouvait faire ressentir à Bedelia le besoin de s’éloigner d’elle, malgré le fait que la conservatrice n’avait jamais été de nature violente. Son coté manipulatrice, la facilité qu’elle avait à jouer avec les mots, à atteindre les autres avec, avaient toujours été les meilleures armes qu’elle possédaient. Tout du moins, pour la jeune femme. Elle les avait aiguisé au fil du temps pour éviter de refaire la même erreur qu’auparavant.

Aleera avait bien discerner dans l’expression de son hôte une certaine pointe d’intérêt sur la façon dont elle avait géré la situation. Elle savait que le fait qu’elle ait réussit à faire se suicider quelqu’un avec seulement quelques mots doux et un baiser bien empoisonné avait été un tour de force à l’époque, mais en prenant maintenant du recul, elle se rendait compte que si on avait déjà pu lire cela dans un quelconque livre policier ou thriller, c’était presque impensable en réalité. Semblant prudente, elle attendit le verdict de Bedelia qui ne tarda pas.

« Je pense… que vous êtes ce que l’on appelle une psychopathe. Mais ne vous inquiétez pas, cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir à travers les films. On pourrait appeler votre pathologie comme une ‘psychopathie intelligente’. »

C’était la première fois qu’on l’appelait psychopathe. Narcissique oui, elle ne pouvait pas dire le contraire, elle passait la plupart de son argent à se mettre en valeur physiquement et mentalement, mais la connotation négatif du terme psychopathe ne lui plaisait pas vraiment. Quand elle entendait cela, Aleera ne pouvait pensé qu’à un petit malfrat de bas étage incapable de se contrôler et violent.

« Vous… ne semblez pas avoir de culpabilité envers ce qui s’est passé cette nuit-là. Vous racontez cette histoire comme si la mort de ces deux individus ne vous importait peu. Mais ce qui fait de vous une ‘psychopathe intelligente’, c’est le fait que vous cachiez votre anti-sociabilité derrière un masque parfaitement bien travaillé, et que tous ceux que vous rencontrez soient bernés par votre charme et votre raffinement. »

Culpabilité ? Si elle en avait. Un peu. Lauren n’avait été qu’une connaissance, le nombre de fois où elle lui avait adressé la parole se compter sur les doigts d’une main. Et puis ce n’était pas comme si elle avait vu celle-ci morte. Daniel en revanche... Elle ne s’était pas attendu à cela quand elle avait essayé de le ‘formater’ comme il le voulait. Le retour du bâton avait été un véritable électrochoc pour l’adolescente qu’elle était. Son absence de culpabilité à ce moment était peut être dû au fait qu’elle était juste contente d’être en vie et débarrasser de celui qui la menacer. Il n’avait fallu qu’une seconde pour qu’elle se choisisse elle, plutôt que lui. Oui, elle portait des masques travaillés, oui, elle savait trouvé les mots justes pour séduire. La conservatrice eut une petite grimace semblant se rappeler les signes de la psychopathie qu’elle devait avoir lu quelques part, il y a longtemps. Cela faisait-il d’elle une psychopathe pour autant ?

« Était-ce seulement les quelques indications de ma psychopathie ou vous en voyez d’autres ?»

Tant qu’à y être autant savoir comment la psychiatre la percevait. Elle se doutait bien que la blonde en face d'elle la psychanalysait depuis leur première rencontre. Déformation professionnelle oblige.

« Mais ne vous inquiétez pas. Cela n’est pas incurable. Je peux vous proposer mes services, si vous acceptez de devenir ma patiente. Étant donné que je suis retirée de la profession, je n’exigerais aucune rémunération de votre part, bien sûr. »

Aleera haussa un sourcil, semblant presque amusée par les propos de son ‘amie’. Oui, elle la considérait maintenant ainsi, étant donné que le plus gros secret qu’elle pouvait avoir lui avait été dévoilé.

« Ne voyez pas là un rejet à votre offre Bedelia, mais j’ai toujours été ainsi, et je m’en porte très bien. Étant donné les circonstances. Je ne vois pas la nécessité de ‘guérir’ ma ‘psychopathie intelligente’ comme vous l’avez si bien formulé. A quoi cela me servirait ? Je n’ai jamais été violente, et contrairement à ce que vous pensez, je suis loin d’être anti-sociable, bien au contraire. » Répondit-elle calmement, un léger sourire commençant à se former au creux de ses lèvres.

Il n’y avait rien à rectifier dans sa façon d’être selon elle. Elle ne faisait de mal à personne. Bien évidemment, elle manipulait toujours les autres. Plus ou moins, mais il s’agissait de quelque chose de parfaitement normal dans le milieu où elle évoluait. Il s’agissait juste de trouver les choses les plus satisfaisantes à offrir pour récupérer ce que l’on convoitait. Cela fonctionnait pour le musée, mais aussi dans sa vie personnelle. Séduire. Il ne s’agissait au final que d’une question de séduction.

« Néanmoins je serais heureuse que l’on se voit plus souvent pour discuter. Suis-je votre seule patiente non officielle ? » Demanda-t-elle sous un ton taquin mais tout de même curieux. « Et toute rémunération n’ai pas forcément de l’argent. Croyez moi quand je vous dit que je ne viendrais jamais vous voir les mains vides. Même s’il ne s’agirait peut être pas d’une telle bouteille de vin à l’avenir. » Finit-elle en laissant son regard glisser vers la dite bouteille.

Peut être qu’il fallait qu’elle continue à discuter avec Bedelia en laissant tomber son masque. Il était cependant difficile pour la blonde de le laisser tomber étant donné qu’elle le portait depuis son adolescence. Au coin de son esprit, la conservatrice se demanda comment réagirait Bedelia si elle avouait encore plus sa véritable nature. Enfin, sa véritable profession de cambrioleuse et faussaire. Vu ce qu’elle avait dit avant, cela ferait beaucoup moins d’effet, cela était certain.

Tiens, prendre des risques n'était-il pas un signe de psychopathie ?


 
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MessageSujet: Re: Blondies want to talk...   Sam 19 Avr - 20:29


I'm glad you accepted.
Je me demandais comment la jeune femme allait réagir face à la théorie que j’émettais à son sujet. Allait-elle se replier sur elle-même ? Non, ce n’était pas vraiment du genre de la conservatrice. J’étais persuadée qu’elle allait au contraire s’en amuser, voire à vouloir me manipuler afin que je doute moi-même. Mais malgré le talent certain de la blonde, j’avais l’habitude des mots et je ne finirais pas comme ce fameux Daniel. Aleera avait l’air de n’avoir pas vraiment aimé mon diagnostic, et répliqua :

« Était-ce seulement les quelques indications de ma psychopathie ou vous en voyez d’autres ?»

Elle n’avait pas l’air convaincue, et je la comprenais parfaitement bien. La jeune femme et moi-même partageons de nombreux points communs, et si un psychiatre m’avait annoncé que je possédais une pathologie aussi importante que la psychopathie, je lui aurais volontiers ris au nez. Mais la manière dont la conservatrice s’était comporté envers cet adolescent était typique, et l’absence de remords également. Pourtant, il était vrai que je l’avais connue il y a bien longtemps de cela. Il n’y avait pas eu de signes avant-coureurs… Pour être honnête, c’était moi qui avais souhaité faire sa rencontre, chose qui attisa la curiosité de sa mère à l’époque. Il fallait que je vérifie que l’adolescente n’était pas atteinte du même trouble que sa mère. Fort heureusement, cela n’était pas le cas et je fus rassurée en constatant qu’il ne s’agissait que d’une jeune fille ordinaire, d’un point de vue psychiatrique en tout cas. Mon seul souhait eut été qu’elle reste ainsi. J’ignorais la suite des évènements…

« Vous êtes une jeune femme intelligente, Aleera. Vous savez diriger votre monde, et vous possédez un charme indéniable. Néanmoins, vous avez été marquée par l’absence de votre mère et vous aimez posséder le contrôle absolu sur le déroulé des choses qui entrent et sortent de votre vie. Vous êtes quelqu’un de complexe, Ms McPherson. Complexe et fascinante. »

Elle déclina poliment mon offre de devenir ma patiente et renia sa pathologie présumée :

« Ne voyez pas là un rejet à votre offre Bedelia, mais j’ai toujours été ainsi, et je m’en porte très bien. Étant donné les circonstances. Je ne vois pas la nécessité de ‘guérir’ ma ‘psychopathie intelligente’ comme vous l’avez si bien formulé. A quoi cela me servirait ? Je n’ai jamais été violente, et contrairement à ce que vous pensez, je suis loin d’être antisociable, bien au contraire. »

Son visage était serein, voire légèrement amusé par mes propos. Évidemment. Cela correspondait exactement à sa personnalité. Elle ne faisait pas de mal à personne selon elle. Elle ne faisait que charmer et manipuler les individus avec lesquels elle interagissait. Elle était maline, et je savais qu’elle n’était pas consciente du mal qu’elle pouvait faire en jouant avec les êtres comme elle le faisait si souvent. Elle finirait par comprendre qu’il existait un mot pour désigner son comportement, et que cela n’était pas si négatif que l’image que les films et autres faits divers pouvaient véhiculer. Les psychopathes étaient les patients les plus intéressants selon moi. J’espérais simplement que la jeune conservatrice n’allait pas perdre le contrôle des évènements comme durant cet épisode de sa jeunesse qui l’a visiblement marquée.

« Néanmoins je serais heureuse que l’on se voit plus souvent pour discuter. Suis-je votre seule patiente non officielle ? »

Une flamme se raviva à travers l’éclat de mon regard. Je fixais la fille McPherson dans les yeux tout en esquissant un sourire. Elle acceptait mon offre finalement. J’étais réellement ravie de pouvoir interagir avec elle de nouveau. Je savais qu’il resterait encore de l’ambigüité vis-à-vis de sa mère, que la jeune femme voudrait connaître la raison des séances que Mrs McPherson et moi entretenions, tout en sachant pertinemment que je n’avais pas le droit de me confier à propos de mes patients. J’étais persuadée qu’elle allait essayer quand même, n’ayant que faire de la confidentialité entre psychiatre et patient. Ce n’est pas pour cela que j’allais la dissuader, bien au contraire. La thérapie de sa génitrice était terminée, alors que la sienne ne venait à peine de débuter.

« Non. » Répondis-je simplement, ne m’éternisant pas plus sur le sujet.

Peu de personnes au sein de la ville de Baltimore savaient que je prenais des patients officieux, même si la rumeur courrait toujours au fil des conversations professionnelles. On ne peut pas empêcher les psychiatres de colporter des rumeurs de toute façon.

« Et toute rémunération n’ai pas forcément de l’argent. Croyez-moi quand je vous dis que je ne viendrais jamais vous voir les mains vides. Même s’il ne s’agirait peut-être pas d’une telle bouteille de vin à l’avenir. »

Mon visage affichait l’un des rares sourires sincères que j’avais en stock. Elle connaissait ma passion pour le bon vin, et également que je ne pouvais pas m’empêcher de partager un verre à la fin de chaque séance. Cela était une sorte de point final, le moment pendant lequel je cessais de devenir le Dr Du Maurier, mais simplement Bedelia.

« Je n’en demande pas tant, ne vous en faites pas. Un bon vin fera amplement l’affaire, chère Aleera. »

Tout à coup, une sonnerie résonna dans la pièce. Je me retirai poliment avant d’ouvrir la porte d’entrée. Il s’agissait de mon estimé collègue, le docteur Lecter. Il arborait son visage habituel, avec néanmoins un sourire particulier. Je jetai un œil à ma montre : il était bien l’heure de notre séance. Je devais avouer n’avoir pas vu le temps passé en compagnie d’Aleera. Avec un peu de gêne, je fis entrer mon patient officieux dans ma cuisine et le pria de bien vouloir patienter un instant. Pendant ce temps, je lançai à Ms McPherson :

« Je suis vraiment navrée, mais je dois vous laisser à présent. Si vous voulez bien me suivre… »

J’espérais que la jeune conservatrice n’allait pas prendre tout ceci pour une mal politesse, mais je n’avais pas le choix. Nous nous sommes arrangées afin d’organiser une séance puis elle se retira tranquillement.

~ THE END ~
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