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 I'm here for the story.

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MessageSujet: I'm here for the story.   Mar 3 Déc - 21:02

Freddie Lounds
&
Cedric Law
I'm here for the story.


Le ciel était bleu quand je l'avais appris, je roulais, seule sur une de ces longues routes droites qui n'existent que dans les films pourrait-on croire, et la radio diffusait ses informations d'un ton monocorde. La présentatrice avait annoncé cela sans même tiquer, peut être n'avait-elle pas réalisé ce qu'elle lisait, peut être que cela n'importait pas pour elle, la vie ou la mort d'un étranger qu'on n'a jamais rencontré, qu'on ne rencontrera jamais. Si j'avais du lire cela j'aurais laissé entendre de la détresse, de la compassion, une pointe de peur aussi peut être, comme si je réalisais soudain que cela pourrait m'arriver. Non que rien de cela soit vrai, entendons-nous bien, je ne suis pas ce genre de personne un peu gnangnan et sentimentales. Mais c'est ce que le public aurait aimé déceler, peut être même le désirait-il tellement qu'il l'a inventé dans le ton monocorde de la présentatrice. Parce que ces émotions transmises par le journaliste rendent l'information plus intéressante, plus croustillante, plus vivante et plus réelle, elles donnent envie de creuser l'affaire, d'en apprendre plus, et donc d'aller faire un tour sur la toile.

Oui, il faisait bleu ce jour là et en entendant la radio j'ai sourit.

C'est ignoble, je sais, de sourire en entendant la mort d'un homme, mais mon chagrin, feint ou réel, changera-t-il quoique ce soit pour lui ? N'est-ce pas hypocrite que de se prétendre triste de voir un être partir si jeune ? Certes il est malvenu de sourire mais qui pourrait m'en blâmer, dans le confort solitaire de ma voiture ? Et puis osez me dire que vous n'auriez pas sourit, vous aussi, en découvrant qu'une enquête intéressante se profilait sous votre nez, annoncée par la voix monotone d'une présentatrice à recycler ?

Car cette mort, sur laquelle, il faut l'avouer, elle donnait peu de détail, en présentait tout de même un d'intéressant. La présentatrice avait dit :

"Le jeune Edward Cullen a été retrouvé mort dans une déchetterie. Il était déclaré disparu depuis 72h. Il a été retrouvé vidé de son sang et enfermé dans un réfrigérateur."

Vous ne voyez toujours pas pourquoi je souris ? Je m'en doutais, vous n'avez pas lu le magnifique roman de Cedric Law ? Je les lis tous personnellement, j'aime beaucoup les romans policiers, c'est une façon pour moi de développer mes talents d'enquêtrice quand je n'ai rien à me mettre sous la dent, les assassins psychopathes semblent apparaitre par périodes et se faire discrets à d'autres. Et bien donc ce roman de Cedric Law conte une mort exactement semblable. Ma curiosité a été piquée au vif avant même que la commentatrice de change de sujet, tout cela semblait passionnant.


J'ai une excellente mémoire, je n'ai pas eu à relire le roman de Mr Law, j'ai lu par contre les archives des journaux, cherchant d'autres meurtres du même genre. Il se trouve que le nombre de monstres qui vident leurs victimes de leur sang est assez élevé en fait, une fascination morbide pour les vampires sans doute ? Bref j'ai pu voir plusieurs cas similaires. L’œuvre d'un serial killer ? Peut être, peut être pas, mais cela méritait que j'aille discuter avec ce Mr Law, savoir s'il avait fait les même recherches que moi et avait écrit en fonction ou si, peut être, le meurtrier avait, comme moi, apprécié ce roman.

Cela fait quelques jours que le ciel n'est plus bleu, les recherches m'ont pris 5 jours, prendre rendez-vous avec Mr Law et arranger mon voyage  m'en ont pris deux de plus, cela fait une semaine qu'il a été retrouvé ce jeune adolescent. J'ai vérifié auprès de ses amis, il semblerait que cela colle à l'histoire, le jeune homme aurait été vierge au moment de sa mort, comme le personnage du livre.

Un ordinateur portable sous le bras, un dictaphone dans mon sac, un autre plus visible dans ma main et un sourire amical sur mon visage de porcelaine. Tout est fin prêt, j'entre dans le café où il attend ma visite normalement, quoiqu'il en ignore le but, j'ai mentionné mon travail et ma passion pour ses romans, il doit s'attendre à une interview classique. GRâce à la Jacquette de ses livres je le repère sans peine dans un coin et tout en faisant signe au serveur de passer je m'avance et lui tendant une main assurée après avoir posé l'ordinateur et le dictaphone devant moi je me présente avant d'ajouter :

"J'espère ne pas vous avoir fait attendre, la circulation ici peut être imprévisible".

Une phrase anodine mais qui permet de ne pas attaquer bille en tête et de faire connaissance si l'interviewé le pense nécessaire, certains préfèrent, d'autres ont hâte d'en finir, tout dépend des gens.

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Cedric Law
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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 4 Déc - 21:20

"J'espère ne pas vous avoir fait attendre, la circulation ici peut être imprévisible".
 
Freddie Lounds.
Si Cedric avait affiché un sourire aimable et avait répondu à la main tendue de la jeune femme par un baisemain comme il avait l'habitude de le faire avec toutes les femmes, intérieurement ses pensées étaient tout autre. Oh ! Non pas qu'il détestait les journalistes, juste qu'il avait peur de gaffer. Quoiqu'avec les cours donnés par Takahiro les quelques fois que le jeune étudiant venait le voir, le jeune romancier parvenait à de mieux en mieux à dissimuler ce qu'il désirait. Ou presque. Parce que dans l'histoire, il y a toujours eu un "mais".
Disons que ses pensées en voyant la journaliste furent...hum...comment dire ? Il m'a un peu fallu dix minutes et plusieurs cachets d'aspirine - pour moi - et plusieurs coups de poings dans la tronche - pour lui - afin qu'il arrête de saigner du nez; c'est vous dire l'effet qu'elle lui fait... J'ai très sincèrement honte de ce personnage qui pourtant est tombé amoureux de sa belle et mystérieuse voisine de palier, Anna Curian. Ou alors dirait-on qu'il ait l'envie de devenir comme Kemuri, un Casanova.
Hum ? Qui est Kemuri ?...on aura le temps d'y revenir...
Bref...
 
Une chose est sûre, lorsque la jeune femme avait pris contact avec lui, mentionnant sa passion pour ses romans ainsi que son métier, c'est que Cedric ne s'attendait qu'à une banale interview. Pourquoi pas ? Ce devait être la cinquième de sa vie et il espérait que la jeune femme ne soit pas trop ennuyante contrairement aux autres; enfin, la deuxième interview de sa vie n'avait pas été ennuyante au contraire. Une jeune adolescente française d'origine asiatique - probablement Laos ou Vietnam - en séjour linguistique pour perfectionner son japonais l'avait interviewé dans le cadre d'un devoir à rendre. Elle était fan de ses bouquins mais était tellement timide qu'elle avait beaucoup bafouillé et s'était montré physiquement maladroite; elle s'était loupée en s'asseyant et était tombée, s'était prise la porte du café dans le nez, avait fait tombé ses lunettes et avait renversé son thé sur son pantalon. Il s'était pris de sympathie pour elle et l'avait finalement aidé et l'avait mise à l'aise; et elle était devenue un peu moins maladroite et bafouillait moins. Cedric avait même pris sur son temps à lui pour continuer à discuter avec elle et avait appris qu'elle aimait un jeune homme mais n'avait pas bien retenu son nom; Mathéo ou Matthew...ou Matt quelque chose...Il avait surtout retenu le fait qu'il écrivait des poèmes et qu'il aurait bien aimé lire ses écrits. Cedric avait finalement souhaité à l'adolescente, tout le bonheur du monde qu'il avait pu lui souhaité et lui avait laissé ses coordonnées au cas où; elle n'avait jamais rappelé.
Peut-être qu'un jour la reverrait-il, au bras de son petit ami, tous les deux heureux ?
Non, il ne s'était pas ennuyé, contrairement aux autres interviews données.
 
Non, Cedric Law ne savait rien du véritable but de cette Freddie Lounds. Il était arrivé il y a à peine quinze minutes et buvait son thé vert tranquillement. Malgré le ciel bleu, il avait encore son coupe-vent sur lui, il avait un peu froid.
 
Non je raconterai pas ce qui s'est passé avant cette rencontre, rien ne vous intéressera.
...quoi ? Vous êtes sûrs ? Soit...mais je vous en fais un rapide résumé, pas tout un pavé ! Allez, résumé en une phrase avant qu'il aille au café: Il a pris une douche, a glissé sur le carrelage de la salle-de-bains en croyant voir une flaque de sang sur le miroir, s'est fait mal à la hanche, s'est habillé et a filé au café en boitant.
Voilà, je vous l'avais dit, sa vie est pas intéressante, donc, passons à la suite !
 
Edward Cullen ? Vous voulez vraiment que je vous en parle en faisant le parallèle avec le mort du bouquin ?
 
Cedric manquait simplement de sang, il avait besoin de se refaire une réserve et il ne pouvait alors pas compter sur les Akumu. Par conséquent il était parti en chasse et était tombé, par chance, sur ce type qui correspondait parfaitement au sang qu'il lui fallait.
Jeune et vierge. Quant à sa beauté, il vous le dira sincèrement qu'il préfère son ancien amant Peter Le Saint - nom ironique quant à la nature véritable de ce monsieur...
Et cet Edward fut vidé de son sang et retrouvé dans une déchetterie. Cedric avait pris soin de cacher le corps dans un frigo et d'évidemment effacer toutes les traces pouvant le mener à lui. Sauf une.
Le fait de s'inspirer de ce nouveau meurtre pour son roman qu'il tentait désespérément de finir depuis un mois. Il ne manquait alors plus qu'un chapitre avec un mort et le bouquin était fini, plus qu'à l'envoyer à Douglas - son éditeur - et hop ! La publication avait été faite rapidement. Très rapidement.
Il y avait exactement tous les détails, comme si Cedric avait bénéficié de l'aide d'un expert au sujet de la mort de ce jeune homme, ou comme s'il avait fait lui-même les recherches.
Ou comme s'il avait été le tueur, ce qui expliquait la plupart des détails...étranges...Vous savez, le genre de détails qu'on obtient qu'après une minutieuse autopsie, et qu'on a donc pas du tout avant sauf si on est l'assassin ou le médecin légiste !
Et là, derrière votre écran, vous allez vous dire que c'est évident, qu'il est tombé dans le piège et que mademoiselle Lounds va pouvoir le confondre !
Déchantez un peu: Il a demandé à un médecin légiste, un certain Brian Zeller un peu bavard apparemment. Et puis...au pire, il y a toujours les Akumu qui veillent à surveiller que Cedric ne fasse pas trop de dérapages maintenant qu'ils sont là; et croyez-moi, vous ne voulez pas savoir ce qui se trame tout de suite, un peu de suspense que diable !
 
Bref...
 
Revenons à nos moutons...
 
Après le baisemain, Cedric avait entamé les banalités habituelles dans son langage dont il était coutumier:

 
-Bonjour charmante mademoiselle Lounds, comment allez-vous en cette magnifique journée ?
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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Jeu 5 Déc - 16:41



Il se lève, fait le baisemain, l'homme est étrange, d'aucune se pâmeraient, mais cela m'intrigue au contraire, c'est si rare que cela en devient étrange, non ?
Je l'observe en m'asseyant, il est comme le dit la photo et pourtant. De grands yeux marrons, un sourire charmeur et  des cheveux en bataille. Mais sous les cheveux en bataille un cerveau brillant, celui d'un des meilleurs écrivains de sa génération.  Derrière le sourire charmeur une pointe de raillerie, une once de moquerie à peine visible, un sourire charmeur mais qui ne se prend pas au sérieux en quelque sorte. Derrière les grands yeux marrons une étincelle de folie, folie créatrice à n'en pas douter, tous les génies sont un peu fous parait-il, les deux sont liés.

Je m'installe et sourit, il semble vouloir commencer par le bavardage, qu'à cela ne tienne, cela me convient parfaitement.

"Par des journées pareilles comment ne pas aller au mieux ? "

Le soleil brillait les oiseaux chantaient des enfants courraient et riaient dans la rue derrière la vitre, quelques nuages projetaient une ombre cotonneuse sur un arbre paresseux, l'image semblait telle une carte postale. Curieusement, malgré mon métier quelque peu...morbide et que je fais avec une passion sortant de l'ordinaire, j'ai toujours su apprécier les petits plaisirs de la vie. Aussi quand le serveur vint prendre ma commande demandais-je un café de qualité et un petit gâteau pour l'accompagner. J'aime la vie, quoiqu'en pensent mes lecteurs (qui ignorent que je suis une femme, c'est dire s'ils me connaissent mal) et j'aime tous ses aspects, la mort n'est pour moi qu'une partie de la vie qu'il nous faut accepter comme toute autre, qu'il nous faut savourer comme toute autre. Certes c'est triste et horrible et peu importe quels adjectifs vous utilisez, mais cela fait partie de la vie et pour cette raison cela mérite d'être vécu pleinement, totalement, d'être apprécié comme peut l'être la tempête qui vous terrorise la nuit mais dont les éclairs éblouissent le ciel d'une lueur unique.

Je ne retourne pas sa question, le serveur m'interrompt avant en apportant ma commande, Cédric ayant déjà son thé devant lui, fumant chaleureusement dans la pièce qui, agréable surprise, n'était pas surchauffée. Posant mes mains sur la tasse, comme pour les réchauffer je souris et continue, recentrant la conversation :

"Je vous remercie d'avoir accepté de me rencontrer, c'est un plaisir de pouvoir parler avec un écrivain tel que vous, vos romans sont mes livres de chevet savez-vous ?"

Je déguste une gorgée du café, chaud, puissant, parfumé, il est parfait. Je repose la tasse, laissant l'arôme me chatouiller les narines et j'allume l'ordinateur pour pouvoir prendre des notes. C'est un tout petit ordinateur qui ne me cache pas à mon interlocuteur. Beaucoup de journalistes le trouvent trop petit, mais j'aime voir à qui je parle, d'autant que je note principalement leurs expressions faciales, le dictaphone se chargeant des réponses en elles-même. Je ne l'allume pas tout de suite, l'interview n'a pas commencée, pas vraiment, pas encore.



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Cedric Law
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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Jeu 5 Déc - 21:31

"Par des journées pareilles comment ne pas aller au mieux ? "

Cedric aimait bien le son de sa voix, il aimait bien les longs cheveux roux de la jeune femme et son sourire. Et il trouvait que son regard était magnifique.
Certes, ça ne valait pas les cheveux noirs de jais, le ton sibyllin dans la voix d'Anna, ni son regard mystérieux dans lequel il pourrait se plonger des heures durant. Mais Freddie lui avait fait de cet effet, il la trouvait belle, un physique agréable à regarder, une voix qui lui plaisait bien.
Il gardait ce sourire qui se voulait charmeur mais qui n'était pas un instant sérieux. Peu de chances qu'il réussisse et de toute façon, elle ne l'intéressait pas. Il la trouvait juste belle. Point. Lui, il voulait réussir avec Anna et personne d'autre.
Mais ça, c'est une autre histoire.
 
Il la regarda la jolie rousse poser ses mains sur sa tasse de café qu'elle avait commandé avant de continuer la conversation:

 
"Je vous remercie d'avoir accepté de me rencontrer, c'est un plaisir de pouvoir parler avec un écrivain tel que vous, vos romans sont mes livres de chevet savez-vous ?"

-Maintenant je le sais, dit-il avec un sourire plus malicieux avant de prendre une gorgée de thé, répondant ainsi du tac-au-tac à la jeune femme.
 
Il la vit allumer son ordinateur en haussant un sourcil quelque peu étonné - un peu petit, pensait-il à propos de l'appareil.
Bon, l'interview n'avait pas commencé, et il attendait patiemment qu'elle lui pose sa première question.
 
Oui je sais je n'ai pas grand chose à raconter et le post paraît court au prime abord; du moins au moment où je l'écris.
(Cedric: Je vous l'avais dit, elle sert à rien cette narratrice !)
Tu sais même pas ce qui va se passer espèce d'idiot alors laisse-moi finir de raconter ce bout d'histoire !
 
Bon...j'en étais où ?
Ah oui ! Au fait qu'il la regardait allumer son portable qu'il trouvait petit et s'en étonnait, mais qu'il songeait que c'était probablement parce qu'elle voulait voir son interlocuteur. Allons bon, pourquoi pas ?
Et il pensa aussitôt au fait qu'il pourrait admirer ce joli minois et ce visage gracieux par la même occasion. Mais il ne voulait pas la draguer et ne pensait pas un seul instant comme n'importe quel homme pervers, à savoir essayer de se la faire pour éviter d'être trop vulgaire. Non, lui, il avait trop pris l'habitude de la compagnie des hommes; ce qui ne l'empêchait pas d'être déjà tombé amoureux de femmes, par trois fois. Juste pour en revenir un tout petit peu au médecin légiste, Cedric pensait qu'il était dommage qu'il soit hétéro, parce qu'il le trouvait fort sympathique et fort attirant ce Brian Zeller. Enfin qu'importe...
 
Instinctivement, comme pour se rassurer ou autre chose, il mit la main gauche de la poche extérieure gauche de son coupe-vent marron. A l'intérieur s'y trouvait la montre à gousset en or, offerte par son ancien et violent amant, un certain Peter Le Saint, dont les initiales étaient gravées sur la montre, avec celles de Cedric, dans un coeur. La montre y était toujours soigneusement rangée. Oh ! On avait déjà essayé de la lui voler. En vain.
Même volée, elle revenait toujours à son propriétaire, comme par enchantement.
Bon, en réalité, Cedric allait la récupérer lui-même, ou bien un Akumu, qui trucidait le voleur au passage. Point.
Puisqu'unique et en or, la montre à gousset valait chère, très chère. Sauf que pour Cedric, l'argent n'était plus vraiment un problème; et il la gardait vraiment comme un précieux trésor. Quelque chose de spécial y était rattaché, à cet objet. Non pas qu'il tienne à ce que Peter le retrouve, en fait s'il pouvait ne pas le retrouver, ça serait mieux. Juste que...cette montre...elle a quelque chose de bien spécial. Une sorte de secret bien gardé que l'auteur lui-même ne parvient pas à déchiffrer.
 
Un jeune homme blond à lunettes et un autre tout aussi jeune, aux cheveux châtains et à lunettes aussi, entrèrent dans le café.
Les deux étaient habillés en costume-cravate noir et chemise blanche.
Détail tout à fait anodin pour vous, je suppose.
Le blond avait un smartphone à la main tandis que l'autre avait un petit carnet à la couverture de cuir noire et semblait écrire quelque chose - en japonais - à l'encre rouge. Encore un détail anodin pour vous.
Les deux jeunes hommes - qui devaient bien avoir vingt-deux ans chacun - s'assirent au comptoir, tournés vers le jeune romancier et la journaliste, mais sans les regarder.
Vous voyez toujours pas où je veux en venir ?
Soudain, leur regard se posèrent sur Cedric et Freddie.
Là vous allez me hurler qu'il faut que je dise ce qui se passe, alors je vais vous le dire. Lisez la suite, vous allez vite comprendre...
 
Cedric sentit que quelqu'un le regardait. Ou alors peut-être la journaliste. Ou eux deux. Instinctivement il releva la tête et les vit.
Une expression de surprise passa sur son visage et comme la fois où il était avec Lyssandre et avait vu Takahiro, il faillit se casser la trogne par terre en reculant par instinct, comme si les deux jeunes hommes étaient des pestiférés ou bien des démons ou que sait-on encore ! Il déglutit et il eut un frisson étrange parcourant son être.
Non, pas maintenant !
Il espérait sincèrement qu'ils n'étaient pas là pour lui. Oh non...
Tenue de travail habituelle quand ils sont de sortie pour une mission. Il n'aimait pas ça du tout...Et il savait pertinemment comment les Akumu fonctionnaient.
Bon, au moins Juzo et Mikomi étaient les deux moins coriaces au niveau caractère. Ils étaient gentils et compréhensifs, mais pas très naïfs contrairement au prime abord.
Les deux se tournèrent alors, du côté comptoir lorsque le serveur vint leur demander ce qu'ils voulaient, et Cedric cessa de les regarder pour se reconcentrer sur la jeune journaliste.
Quant à savoir leur objectif et pourquoi Cedric n'aime pas du tout les voir là...ah ah !
Spoilers jusqu'au prochain post !
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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 11 Déc - 16:48



Je n'avais pas senti le regard des deux hommes, ou peut être que si mais j'y suis habituée, je suis belle, je dégage une impression de confiance, j'ai de longs cheveux flamboyants et ondulés comme des ressorts....Les hommes me regardent, les femmes aussi. Je ne dis pas cela avec arrogance, mais que l'on me trouve belle ou non il est évident que je suis remarquable, au sens premier du terme.

Mais je vis par contre le geste de Cédric qui porta sa main à la poche, je souris légèrement. Je mettais les gens mal à l'aise et la plupart d'entre eux avaient un porte bonheur sur eux, sans doute était-ce là la raison de son geste. Je n'allais pas chercher plus loin, pas que je ne sois pas curieuse, au contraire, mais il y a des domaines que même moi je parviens, encore, à considérer comme privés. Je haussais donc un sourcil intrigué en souriant à mon interlocuteur mais ce geste lui échappa car il regardait deux hommes, d'apparence banale, au comptoir. Sans doute en attendant que j'allume l'ordinateur avait-il laissé son regard dériver, peu importait finalement car le bip de l'ordinateur à son réveil ramena l'attention de Cédric sur ma personne.

J'aurais du, peut être, prêter plus attention à ce détail, après tout je suis la grande Freddie Lounds ! Mais vous l'apprendrez plus tard les détails n'ont, souvent, aucune importance, ce n'est qu'à la lumière d'autres détails qu'ils se révèlent intéressants. Et un geste machinal plus un regard vers deux étrangers cela ne faisait pas encore assez de détails pour m'intriguer. Je les avais notés, constatés, enregistrés, mais je ne pouvais encore en tirer la moindre conclusion donc je les avais archivés.

"Pouvons-nous commencer ? J'ai des questions assez simples pour commencer, pour vous situer, situer votre oeuvre, des questions pour le profane disons, et ensuite vous découvrirez en moi une lectrice passionnée et dans les questions des points plus approfondis.
"

J'esquisse un sourire et déguste une nouvelle gorgée de café, toujours aussi bon, puis je commence après avoir allumé le dictaphone :

"Commençons donc par la biographie si vous voulez bien. 33 ans, vous ne les faites pas si je peux me permettre et une histoire très secrète, vous ne vous révélez guère dans vos romans et les spéculations vont bon train. Ce que l'on sait, des archives londoniennes, c'est le décès de votre mère alors que vous étiez encore très jeune. Une scolarité brillante mais vos professeurs vous décrivent comme solitaire. Voilà ce que l'on lit, généralement, à votre sujet. Voilà ce qu'écrivent mes collègues. Mais je ne suis pas eux et j'aimerais en savoir plus. J'ai lu vos œuvres, j'y ai vu, ou imaginé, des indices sur votre vie, sur votre enfance...Mais je n'aime pas inventer, j'aimerais donc en apprendre davantage de votre bouche."


A la vérité j'avais lu et décortiqué ses ouvres, la plupart mentionnaient la violence familiale, pas forcément de façon très visible, c'était plus un sous-entendu, comme un climat que l'on ressentait. Etait-ce là un indice ? J'espérais qu'il pourrait m'en dire plus sans que j'ai à user de cette carte. Quant au fait que je n'aime pas inventer...léger mensonge de ma part, cela ne me dérange généralement pas mais j'apprécie vraiment le travail de Mr Law et je souhaite vraiment en savoir plus, quitte à broder, cacher, tricher ensuite dans mon article.

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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 11 Déc - 18:32

"Pouvons-nous commencer ? J'ai des questions assez simples pour commencer, pour vous situer, situer votre oeuvre, des questions pour le profane disons, et ensuite vous découvrirez en moi une lectrice passionnée et dans les questions des points plus approfondis. "

A sa question, Cedric acquiesça, en pensant que ça démarrait comme les quelques interviews passées. Bon...rester calme, sourire, tenter de répondre aux questions et si certaines étaient gênantes, ne pas y répondre ou de manière détournée.
Et toujours pour lui-même, le jeune romancier priait sincèrement pour que les deux jeunes Akumu ne soient pas venus pour lui. Sinon il était juste dans la merde. Mais jusqu'au cou.
(Cedric: Je déteste cette expression.)
La ferme, c'est pas toi qui écrit.

Bref...


"Commençons donc par la biographie si vous voulez bien. 33 ans, vous ne les faites pas si je peux me permettre et une histoire très secrète, vous ne vous révélez guère dans vos romans et les spéculations vont bon train. Ce que l'on sait, des archives londoniennes, c'est le décès de votre mère alors que vous étiez encore très jeune. Une scolarité brillante mais vos professeurs vous décrivent comme solitaire. Voilà ce que l'on lit, généralement, à votre sujet. Voilà ce qu'écrivent mes collègues. Mais je ne suis pas eux et j'aimerais en savoir plus. J'ai lu vos œuvres, j'y ai vu, ou imaginé, des indices sur votre vie, sur votre enfance...Mais je n'aime pas inventer, j'aimerais donc en apprendre davantage de votre bouche."

Par la...biographie...
Au moins ça a le mérite d'être original, parce que croyez-le ou non, avant, Cedric avait droit aux sempiternelles questions semblables. A part l'étudiante en voyage scolaire d'origine du Laos ou du Vietnam bien que de nationalité française, personne n'avait commencer par ça; ou plutôt, personne n'avait pensé à lui en parler. Ou du moins pas de cette manière.
Pas de questions à proprement parler, juste de quoi laisser le champ libre au jeune romancier pour s'exprimer. A lui de préciser ou non ou de rester vague et à elle de lui poser ultérieurement des questions plus précises.

Il sourit, amusé et flatté lorsqu'elle lui sortit qu'il ne faisait pas ses trente-trois ans. Mais il se demandait si elle pensait comme l'adolescente maladroite qui lui avait sorti "En fait vous paraissez plus vieux." avant que la jeune fille ne se mette à rougir ayant sorti ça instinctivement, et à s'excuser. Lui, il avait ri et lui avait dit que ça avait au moins le mérite d'être sincère, il ne lui en avait pas voulu.

Oui, il savait également pour les spéculations sur son compte. Les rumeurs et autres on-dit allaient bon train, que ce soit sur son enfance, son parcours scolaire, ses relations, ses activités, sa sexualité également.
Une histoire très secrète ? Oh que oui ! Elle n'imaginait pas à quel point tous ses secrets se devaient d'être bien gardés. Un ancien gigolo aux multiples amants qui était ensuite devenu fou, meurtrier puis romancier. Effectivement, ce n'était peut-être pas la chose qu'il allait sortir à la jeune journaliste.
Oui, sa mère était morte quand il était très jeune, oui il avait eu un excellent parcours scolaire, oui il avait été extrêmement solitaire - et battu aussi bien par ses camarades que son père, oui les précédents et ennuyeux journalistes ne tarissaient pas d'éloges sur la plupart de ses écrits - à part un qui n'avait pas aimé, mais Cedric et lui était quitte, après l'avoir fait disparaître; en somme, elle venait de résumer les interviews passées en un temps record et à la perfection.

Et maintenant, c'était à lui de répondre.


-Lorsque j'écris, je mets en scène des personnages et des intrigues inspirés de faits divers et de mon entourage, j'y mets trop peu de choses venant de mon passé. Ma vie d'avant n'est absolument pas intéressante. Ma mère est effectivement morte lorsque j'avais neuf ans; cancer. Elle s'appelait Hélène.

Il paraissait sincère et il l'était. Dans ces romans, il parlait trop peu de lui, juste deux ou trois indices lâchés quelques fois.
Son ton et son regard furent plus tristes lorsqu'il parla de sa défunte mère.

Il n'y avait peut-être que dans le premier bouquin qu'il avait écrit, que le personnage s'inspirait grandement de lui. Mais qui penserait que l'auteur lui-même avait vécu toutes ces atrocités écrites ?

In Hell - le titre, pour ceux du fond qui suivent pas.

Un jeune homme qui voit sa mère mourir alors qu'il était enfant, un enfant battu et torturé par un père alcoolique qui finit par décéder lorsque son fils entre à l'université après une overdose parce qu'il se droguait également. Des études brillantes, puis le départ pour le Japon. Et là, la rencontre avec un homme qui après l'avoir drogué, l'enlève, le viole puis l'oblige à se prostituer pendant un an, jusqu'à ce qu'il soit vendu au marché noir et racheté par une maison close où il enchaîne tortures, humiliations, viols. Il finit par accumuler de la rancœur, de la haine, de la folie, jusqu'au jour où il trouve une arme dans la poche d'un de ses clients et assassine son "propriétaire", le client et quelques employés du bordel avant de s'enfuir et d'être retrouvé par un yakuza qui au lieu de le tuer ou de le violer l'invite chez lui et à connaître sa famille. Là, le jeune homme - Erik au fait, histoire de le nommer - reprend goût doucement à la vie, dans les bras de la fille de ce chef yakuza, qui ira même jusqu'à demander à Erik d'épouser sa fille si les deux amoureux le souhaitent. Mais bien avant de donner sa réponse définitive, l'ancien gigolo découvre une vérité bien plus effrayante sur cette famille et veut s'enfuir; ce qu'il fait, tellement horrifié et terrorisé par ce que faisait le yakuza sur des cobayes humains.
Après d'autres péripéties où Erik tombe toujours de Charybde en Scylla, le roman se termine sur la disparition du héros, après qu'il est revu une dernière fois celle qu'il avait aimé dans les bras d'un autre et enceinte; il finit une bouteille de saké avant de s'ouvrir les veines et de se laisser mourir dans la rue. En réalité, il a été par la suite sauvé in extremis et est resté longtemps dans un coma profond, mais c'est une chose que l'on sait ensuite dans le deuxième roman.

Bien sûr une grande partie de ce premier bouquin est une grande partie de l'histoire de Cedric. Parce que oui, pour survivre, il a dû se prostituer, mais c'était de son plein gré qu'il s'était rendu dans une maison close et n'y a jamais été obligé. En revanche, il a réellement perdu sa virginité en se faisant violer par le patron - sexy - du bordel et quelques employés après qu'ils l'ait attaché; dont je ne donnerai pas de détails dans ce post...

Cedric regarda de nouveau la jeune femme, faisant disparaître avec peine ce regard triste, avant de reprendre.


-Mais il me plairait d'entendre ce que vous avez imaginé; qui sait ? Peut-être que vous n'étiez pas si loin de la vérité ?
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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 11 Déc - 20:12


J'esquisse un sourire malicieux comme il m'envoie dans les cordes.

"Vous vous moquez, vous m'en avez dit encore moins qu'à mes prédécesseurs, et cela ne fait pas beaucoup."

Je déguste une nouvelle gorgée de café puis je souris à nouveau.

"Faisons plutôt un marché, j'ai écrit ce que j'ai cru deviner de votre vie sur cet ordinateur, vous me racontez ce que je souhaite savoir et je vous le montre. Ainsi vous saurez si j'avais vu juste ou non. Mais je ne vais pas dévoiler mes cartes quand les vôtres sont scellée dans un coffre fort."


Je tourne légèrement l'écran de l'ordinateur, un des fichiers du bureau s'intitule "recherches sur Cedric Law, Hell" le suivant est identique mais avec le titre de son second livre, il y en a un pour presque chaque livre, du moins chaque livre mentionnant la violence familiale, deux ou trois sont donc épargnés.

Je reprends l'ordinateur et attends sa réponse à ma question tout en tapant sur l'ordinateur mes impressions sur ces premiers mots que nous échangeons.

Je note en abrégé pour l'instant mais globalement, je vous traduis l'idée générale, cela donnerait quelque chose comme

"Le romancier semble désireux de garder sa vie privée privée, ce que l'on peut sentir à travers ses romans qui s'inspirent davantage de faits divers ou de relations de Mr Law que de sa propre vie. Sous son sourire malicieux et son regard charmeur se cachent peut être de profondes blessures, c'est du moins ce qu'il m'a semblé détecter. Il semble quelque peu nerveux depuis le début de l'interview....Non, pas nerveux, disons, sur ses gardes, voilà une expression qui convient mieux. Mais c'est une réaction commune face à quelqu'un qui cherche à s'introduire dans votre vie, votre passé, votre psyché même. Reste à déterminer ce qu'il cherche à cacher avec tant de soin.
Aborder le sujet de sa mère décédé du cancer alors qu'il avait à peine 9 ans a apporté sur son regard un voile de tristesse qu'il s'est empressé de cacher derrière un sourire. Nul doute qu'il ait été plus profondément affecté qu'il ne le laisse voir, qu'il ne le croit lui-même peut être.

Les études ont prouvé que la perte d'une mère est, pour un garçon, une perte supérieure à toute autre, le complexe d'Oedipe n'est, à 9 ans, pas encore totalement résolu et le lien mère/fils encore très fort. Une telle perte peut donc, selon les psychologues, entrainer un retard dans le développement affectif et/ou cognitif. La scolarité de Mr Law et sa solitude avérée semblent prouver que le développement affectif a été mis à mal par la maladie maternelle."


Bien sur j'avais déjà fait mes recherches su ce sujet, le fait étant connu de tous, et bien sur l'article serait étayé de quelques références pompeuses, mais l'idée générale était là.

Tout en tapant ces observations,d e manière bien plus abrégée que ce que je viens de vous écrire pour que cela soit compréhensible par tous, j'attendais la réponse de mon interlocuteur. Allait-il encore botter en touche ou se prendrait-il au jeu ?


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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 11 Déc - 22:00

"Faisons plutôt un marché, j'ai écrit ce que j'ai cru deviner de votre vie sur cet ordinateur, vous me racontez ce que je souhaite savoir et je vous le montre. Ainsi vous saurez si j'avais vu juste ou non. Mais je ne vais pas dévoiler mes cartes quand les vôtres sont scellée dans un coffre fort."

Cedric finit par céder, le marché lui allait et le signifia par un sourire et un hochement de tête, sans se douter de ce qu'il lirait et de ce qu'il allait dire par la suite. Et encore moins sans savoir les conséquences que ça risquait d'engendrer.
Lorsque la journaliste tourna légèrement l'écran de son ordinateur, le jeune romancier sembla captivé par cet écran, son regard fixant les mots écrits.
En lisant ce qu'elle avait écrit en abrégé, il acquiesça et finit par annoncer:


-Soit, je vais honorer ma part du marché.

Il prit comme son inspiration avant de continuer.

-J'ai beaucoup aimé ma mère, comme n'importe quel jeune enfant de cet âge-ci. Le fait qu'elle ait disparue brutalement m'a affecté au point de me rendre triste, mais ce n'est pas sa mort qui m'a le plus affecté.

Chaque mot semblait lui enfoncer une lame de poignard dans le coeur et son regard se faisait de plus en plus triste, désespéré.

-Ce qui m'a le plus affecté, c'est la haine de mon père. Je n'ai jamais compris pourquoi il s'évertuait à m'insulter, me cracher dessus et me frapper tous les soirs, dès qu'il le pouvait, après avoir finit une bouteille de son maudit alcool. Après la mort de ma mère, il a commencé à se droguer et me frappait de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'un soir je rentre et le découvre raide mort. J'ignorais si j'étais triste ou heureux, mais d'une certaine manière j'étais soulagé de savoir que plus jamais je n'aurais à supporter ses coups et ses reproches blessants et incessants, tout en étant malheureux du fait que je serai seul.

Il releva doucement les manches de sa chemise, révélant de profondes entailles sur ses bras et étaient visibles au niveau des veines, d'horribles séquelles d'une tentative de suicide avortée, grâce au secours d'une âme généreuse dont je ne dévoilerai pas l'identité tout de suite.

-Une fois mon père a pris un couteau pour me faire ça. J'en ai encore plus, des cicatrices, dans le dos, sur tout le reste du corps mais je ne vous les montrerai pas. Quant au fait que mes professeurs ont indiqué ma solitude c'est parce que mes camarades m'excluaient et me battaient également; pour eux il semblait tout naturel de frapper quelqu'un qui n'était pas aimé par son père. Et je reste sur mes gardes parce que...

Un des jeunes hommes de tout à l'heure sursauta si violemment que le jeune romancier s'interrompit et tourna son regard vers le jeune homme blond - Juzo. Ce dernier regardait son smartphone en semblant crier des "C'est pas possible ! Pas maintenant ! Non ! Pas lui !", avant de poser son regard sur Cedric et de se jeter sur lui.
Instinctivement, Cedric recula, mais tomba de sa chaise. Et il se retrouva avec Juzo, les jambes écartées, assis sur son torse. Le jeune homme blond se pencha si près que leurs deux visages pouvaient presque se toucher, notamment les lèvres; chose qui fit écarquiller les yeux de Cedric, de surprise, tandis qu'il rougissait un peu.


-Il est revenu. On avait perdu sa trace mais on l'a retrouvé. Il est revenu. Pour toi.

Et Juzo se releva, en lui volant un baiser langoureux au passage qui fit frissonner Cedric de plaisir, laissant ses joues rouges. Le jeune homme blond sortit quelque chose de sa poche et le balança entre les mains du jeune romancier qui peinait à se relever ayant tout de même un pris un coup en heurtant le sol avec sa tête.

-Ta clef, love !

Et il sortit, laissant l'autre jeune homme châtain payer leurs consommations avant que lui-même ne sorte à son tour, saluant les deux personnes au passage.

Ne me demandez pas le pourquoi de cette situation, je vous répondrai toujours spoilers !

Cedric finit par se relever et se rasseoir sur sa chaise, en face de la journaliste, le regard un peu perdu - et les joues toujours rouges - tripotant dans sa main droite, la petite clef d'or en forme de huit couché, symbole de l'infini, un rubis incrusté dedans avec le chiffre 2 gravé au-dedans.
Il était revenu ? Ok, il était dans la merde.
Ils étaient TOUS dans la merde.

Il ? Oh pas grand chose pour le moment, pas un danger imminent mais tellement important pour l'intrigue qui se trame doucement, là où toutes les pièces du puzzle sont éparpillées mais où le puzzle se forme peu à peu pour former ce gigantesque jeu dans lequel on finit par se retrouver, lorsqu'enfin la dernière pièce du puzzle est placée.
Il ? Un homme de grande taille marchant dans l'aéroport de Baltimore, cherchant la sortie.
Il ? Un homme svelte et dégageant un de ces charismes, toutes les femmes et certains hommes se retournaient à son passage.
Il ? Un homme aux cheveux courts et châtains foncés, regard de braise, matant les jolies filles et les jolis garçons.
Il ? Un homme tout vêtu de noir et portant un long manteau de cuir noir et une simple et fine chemise blanche où l'on pouvait deviner la fine musculature et un corps bien entretenu, une peau douce sentant le miel.
Il ? Vous le connaissez, je vous en ai déjà parlé avant, dans un autre sujet, souvenez-vous de cette montre à gousset en or que garde toujours Cedric avec lui.
Souvenez-vous de Peter Le Saint.


-Où en étions-nous déjà ? dit-il en déglutissant, d'une voix troublée, le regard perdu et regardant dans le vide, sans voir la journaliste, plongé dans ses pensées et ses souvenirs d'antan passés avec cet homme.



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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 18 Déc - 19:03



J'écoute en silence, je compatis (si si j'en suis capable......oui bon d'accord en fait je suis en train de me dire que c'est l exclusivité du siècle et de me demander comment je vais rédiger ça sans faire trop chacal en même temps...Bref sans montrer à quel point cela me ravit d'avoir été celle qui l'a découvert. Et une part de moi est vraiment contente de voir que mes hypothèses étaient vérifiées. Mais, quand même, une part de moi, celle qui se montre à l'extérieur en société, compatit vraiment et sincèrement, je vous assure.)
Je hoche la tête d'un air grave en voyant les cicatrices, je ne dis rien, de peur de briser ce lien qui vient de se créer, de peur de le voir se taire....Cela dit ce n'est pas moi qui l'interrompt mais un jeune homme propre sur lui en costume qui hurla, littéralement, en recevant un sms, du moins je crois vu qu'il regardait son smartphone avec un air abasourdi. Cédric sursaute, sort-il de la transe de ses souvenirs ? Non, il semble connaitre l'homme car son regard exprime une curiosité trop grande pour un simple inconnu.
Un mouvement de recul le fit tomber de sa chaise tandis que je recule également, de surprise, conservant toutefois plus de dignité, me voilà donc debout observant l'inconnu qui se jette sur Cédric, l'embrasse à pleine bouche (chanceux) et parle de façon un peu incohérente à mon gout mais Cédric semble le comprendre lui et prend la clef que lui tend l'inconnu.

Se relevant il remet sa chaise d’aplomb, arrange sa tenue d'un air dégagé et reprend, comme si de rien n'était.

Où en étions-nous déjà ?

Euh....attends, je gère le surplus d'informations là....Il est revenu, qui donc ? la bisexualité de Cédric Law est un secret de polichinelle donc le baiser, admettons, la clef...bon, pourquoi pas, c'est étrange mais pourquoi deux hommes, qui est revenu ?

Je prends un instant pour me rassoir moi aussi et esquisse un sourire léger :

"Vous n'espérez pas passer cela sous silence comme si de rien n'était ? Je suis journaliste, la curiosité me tuerait !"

Je n'ai pas oublié ma part du marché, mais là tout de suite je suis rongée de curiosité, et je déteste cela, j'ajoute donc, pressante, le regard brillant :

"Qui était ce jeune blondinet ? Charmant au demeurant, qui est revenu ? Pourquoi avoir eu un tel mouvement de recul quand il est venu vers vous ? Et le jeune homme qui l'accompagnait ? "

Je me tais, les joues légèrement rouges, je pourrais poser des questions ou échaffauder des hypothèses durant des heures mais peut être devrais-je le laisser en placer une, ça peut aider.


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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Jeu 19 Déc - 19:21

La jeune femme se rassis avant de sourire; ce qui sembla déplaire au jeune romancier qui se dit qu'il allait avoir droit à quelques questions - légitimes:

"Vous n'espérez pas passer cela sous silence comme si de rien n'était ? Je suis journaliste, la curiosité me tuerait !"


Votre curiosité vous tuerait ? Vous n'imaginez pas à quel point elle pourrait un jour vous être fatale si vous cherchez trop la vérité alors que vous n'y êtes pas invitée... pensa t-il.
 
Pressante, la journaliste ajouta plusieurs questions, d'un coup, auxquelles Cedric aurait du mal à répondre; il aurait beaucoup aimé garder quelques trucs secrets.
C'était sa vie privée tout de même !


"Qui était ce jeune blondinet ? Charmant au demeurant, qui est revenu ? Pourquoi avoir eu un tel mouvement de recul quand il est venu vers vous ? Et le jeune homme qui l'accompagnait ? "

Elle finit par se taire, enfin. Bon...voyons les choses dans l'ordre. Comment pourrait-il lui répondre de manière aisée, sans trop y répondre sur certaines.
 
Cedric inspira un grand coup; qu'est-ce que ça allait être une belle partie de plaisir - cette phrase est ironique.

 
-Shin s'est brutalement jeté sur moi, donc instinctivement je me suis reculé, en vain. Et ce dénommé Shin et son ami Danny sont deux vieilles connaissances.
 
Restait plus qu'à trouver un moyen de ne pas répondre à la question "Qui est revenu ?". Ou alors...
 
-Il y ait des personnes qu'on préférerait ne jamais plus recroiser, hors cette personne est une connaissance commune. Et je souhaite ne pas en parler.
 
Il souhaitait sincèrement qu'elle ne lui pose pas plus de questions sur Peter. Après tout, son ancien amant, bien que sexy au demeurant, n'en restait pas moins celui qui l'avait fait souffrir.
Cet homme l'avait rendu fou, l'avait violé et humilié plusieurs fois par jour, battu, avait vendu son corps contre des services ou de l'argent.
Cedric avait été sa propriété, son jouet, son esclave. Un docile animal effrayé.
Mais malgré ça, ils avaient réussi à s'aimer, ou du moins le jeune romancier l'avait aimé parce que l'autre l'avait protégé; mais comment avait-il pu ?
Et il était maintenant normal que Cedric veuille ne plus retrouver cet homme sur son chemin. Il en avait peur, il le craignait et dans quelques uns de ses cauchemars, Peter le retrouvait pour en faire de nouveau ce qu'il souhaitait.
Quant à la famille Akumu, elle avait ses raisons de le haïr. Toutes les meilleures raisons au monde de vouloir le voir mort et brûlé.
 
Cedric avait mis la main dans sa poche. Paradoxalement, il avait gardé la montre à gousset que ce monstre lui avait offert jadis, et la savoir près de lui le rassurait, comme maintenant. Il était devenu nerveux, presque agacé des questions de la journaliste mais sans être impoli. Il y avait des choses qu'il ne valait mieux pas remuer, venant de son passé douloureux.
Sans s'en apercevoir il sortit la montre à gousset qu'il garda bien dans sa main, main posée sur son genoux, sous la table.
Montre à gousset unique et en or, valant très chère. Les initiales P.L.S. et C.L. réunies dans un coeur. Machinalement ses doigts touchaient l'or, faisant presque le tour du coeur. Malgré tout ce qu'il avait subi, il continuait en partie à l'aimer, ce qui était une bien mauvaise idée.
 
En parallèle, Peter avait quitté l'aéroport. L'homme avait le sourire aux lèvres et ses yeux pétillaient d'une lueur démente.

 
-Taxi ! J'aimerais me rendre à une certaine adresse, faire une petite surprise à un vieil ami...
 
Et...
Spoilers jusqu'au prochain post !
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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Jeu 2 Jan - 11:16



Il a des amis étranges ce jeune homme...Mais le presser de questions n'y changera rien, il ne m'en dira pas plus, je crois que d'une certaine façon je peux déjà m'estimer heureuse d'avoir eu celles là. Quoi ? Vous croyez vraiment que parce que je ne vais pas le presser de questions je vais le laisser en paix et laisser tomber cette histoire ? C'est bien mal me connaitre ! Non, je vais le suivre quand notre entretien sera fini, et s'il ne va pas directement quelque part et bien...Une filature peut durer plusieurs jours. Et puis je compte bien me renseigner sur ce Shin, c'est un prénom peu commun, ou un surnom, avec un peu de chance je trouverais une information sur lui.... Sauf si Cédric a menti sur son nom, mais même cela pourrait se révéler une information intéressante. Bref je ne vais pas le harceler de questions de peur de le voir se fermer comme une huitre récalcitrante mais je n'abandonne pas la partie pour autant. Un bref et discret coup d'oeil à la clef m'a prouvé qu'elle n'était pas ordinaire, dorée, un rubis ou un substitut moins cher mais cela ne semble pas le genre, elle donne une impression de richesse, allez comprendre, un symbole de l'infini et un deux. Tout cela est enregistré dans ma mémoire, je ferais des recherches dès que l'entretien sera fini.

Pour l'instant je souris et secoue mes boucles rousses avant de répondre à la dernière phrase de Cédric :

"Bien...bien...Désolée je ne vous embête plus avec cela, revenons à vos romans, surtout le dernier en date."

Je le sors de mon sac à main, un gros volume, tout neuf et pourtant on peut voir qu'il a été lu et, probablement, relu, quelques pages sont cornées là où j'ai interrompu ma lecture, la couverture prouve qu'il a été manipulé souvent et, si on l'ouvrait, on découvrirait quelques notes en marge de certaines pages.

"Vous m'excuserez, je n'en doute pas, de dire que je l'ai trouvé légèrement moins inspiré que les autres, il n'avait pas cette...."

Je cherche le mot, je visualise très bien ce que je veux dire amis le mot exact n'existe pas, lequel se rapprocherait le plus de l'image que j'ai en tête.

"...fluidité, dans l'histoire, dans l'écriture, dans la lecture aussi. Il vous a posé souci à écrire ?"

Le syndrome de la page blanche touche même les meilleurs écrivains, même moi parfois, c'est dire.


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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Ven 3 Jan - 16:23

"Bien...bien...Désolée je ne vous embête plus avec cela, revenons à vos romans, surtout le dernier en date."

Juste avant de continuer, je précise que je donnerai de plus amples informations concernant Shin et Danny plus tard.
Là, concentrons-nous sur le dernier roman en date, écrit par notre romancier protagoniste...
La jeune femme venait de sortir un bouquin de son sac à main et les yeux de Cedric se posèrent dessus. La première chose qu'il avait remarqué était qu'au moins, son livre avait été bien lu et relu. Et il se demandait si elle n'aurait pas pris des notes au passage; pourquoi pas...c'est généralement ce que font les gens comme elle...


"Vous m'excuserez, je n'en doute pas, de dire que je l'ai trouvé légèrement moins inspiré que les autres, il n'avait pas cette...."

Il laissa la journaliste chercher son mot.

"...fluidité, dans l'histoire, dans l'écriture, dans la lecture aussi. Il vous a posé souci à écrire ?"

Le syndrome de la page blanche ? Très peu pour lui.
A dire vrai il avait juste eu beaucoup de mal à le finir à cause de plusieurs détails manquants. Si seulement son éditeur lui avait permis plus de temps pour se renseigner plus auprès de la famille Akumu.
Eh oui, encore eux !
Car il n'y avait qu'eux pour lui dire qui était vraiment le Leviathan.

Leviathan.

Voilà quel était le titre du roman et racontait une histoire. Tout comme celle du Marionnettiste, celle d'un criminel bien particulier.

Le Leviathan, dangereux sociopathe dont la particularité sont les énigmes qu'il pose à ses victimes avant de les faire exploser avec une bombe dans un bâtiment quelconque ou bien précis. D'ailleurs, il valait mieux se méfier de lui car s'il dit qu'il a posé une bombe quelque part, traduisez simplement par "En fait, j'ai posé douze bombes quelque part !".
Ce mec est fou.
Ceinture noire de judo et de karaté, connaît plusieurs prises de jiu-jitsu et se bat avec des poignards.
Le Leviathan, Phobos Piper de sa véritable identité, était un criminel connu au Japon pour avoir fait sauter et tuer plusieurs personnes sans jamais être arrêté et sans que personne ne le perce à jour. Il avait juste fait une erreur qui lui a coûté beaucoup: Tomber amoureux. Son amour l'a perdu car celui qu'il a aimé a été enlevé par une famille mafieuse - les Akumu - et il a tenté d'aller le délivrer seul. Le tout s'est soldé par le coma de son fiancé et l'arrestation de Phobos.
En gros voilà ce que racontait le bouquin. Sauf que Cedric aurait aimé raconter l'enfance de Phobos Piper, se renseigner mieux sur lui mais il n'en avait pas eu le temps. Et il n'avait pas pu expliquer pourquoi et comment ce criminel connu au Japon où il sévissait - alors qu'il était d'origine anglaise - était devenu un être froid, méchant et cynique. Tout ce qui faisait le sel habituel des romans de Cedric dans chacun de ses thrillers; les méchants ne sont pas des méchants et ils ont toujours une bonne raison, voire même, ce ne sont pas toujours eux les criminels véritables dans l'histoire.

Et là vous allez me dire: Oui mais le dernier en date, il parlait pas d'un Edward machin chose saigné à blanc et retrouvé dans un frigo ?
On se calme !
Lui, ce n'est qu'une victime comme une autre, un détail "inutile" du bouquin, rien d'autre !
Le Leviathan est juste le sujet principal, les victimes on s'en fout en fait...


-Mon éditeur a eu la merveilleuse idée de m'empêcher de me renseigner mieux avant d'écrire ce livre; j'ai dû me dépêcher d'écrire sans savoir vraiment ce que j'aurais dû savoir. Il me semble pourtant l'avoir déjà dit sur Tweeter et FaceBook...

Cedric entendit le vibreur de son portable auquel il jeta un rapide coup d'œil après avoir lancé un "désolé" à la journaliste, gêné.

-...merde...

Ce fut dit à faible voix mais Freddie Lounds a certainement dû entendre.

"Chéri, j'espère que tu te souviens de moi ! Tes charmantes voisines m'ont dit où je pourrais te trouver, j'arrive. J'espère que la journaliste te fait pas chier, sinon je peux nous en débarrasser !

Voilà ce qu'il venait de recevoir.
Bon, juste le temps que Cedric s'en remette, je vous propose d'aller voir les fiches PNJs "Des cauchemars débarquent" en ce qui concerne les informations sur Shin et Danny; alias Juzo et Mikomi...
Ce serait assez drôle que Freddie Lounds cherche à savoir quelque chose sur eux; ce qu'elle trouverait ? Des certificats de décès à leur nom. Shin aurait été massacré avec le reste de sa famille alors qu'il avait quatre ans, bien que son cadavre n'a jamais été retrouvé contrairement au reste de sa famille atrocement mutilée. Danny aurait disparu après la mort de sa mère - son mari l'ayant tuée - et le suicide de son père; son père aurait enlevé son propre fils et aurait fait des expériences sur lui. Le gamin serait mort à quatre ans, des mauvais traitements infligés.
La question est juste: Pourquoi ?
Quels sont les secrets que cachent la famille Akumu ?

Bref...revenons à Cedric et son terrible sms.

La terreur se lisait sur le visage du romancier tandis que les souvenirs refaisaient surface.


-...est-ce que...

La porte du café s'ouvrit à la volée, laissant apparaître une silhouette masculine vêtue d'un pantalon moulant noir, d'une fine chemise blanche et d'un long manteau de cuir noir. Des cheveux châtains foncés et courts, un regard de braise.
Instinctivement Cedric leva la tête pour le regarder avant de baisser le regard.
L'homme svelte marcha dans leur direction, sourire aux lèvres. Cedric aurait bien aimé disparaître à l'instant mais il ne pouvait pas.
Peter le fit se lever d'un coup en l'attrapant sans ménagement par le col de son vêtement, afin de l'embrasser à pleine bouche; décidément ça fait la deuxième fois dans ce sujet.


-Toi, je t'ai enfin retrouvé !

-Merde...

-...ah et...bonjour mademoiselle, je m'appelle Peter.

Cedric tenta de se dégager de l'emprise de Peter; ce dernier le lâcha et le romancier se retrouva par terre, sur les fesses et se releva bien vite, tentant de rassembler ses affaires pour vite partir.

Spoilers...

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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Mer 12 Fév - 14:55



Les éditeurs et leurs dead-line toujours prématurée, aucun respect pour l'artiste derrière son clavier. Je pouvais comprendre cet argument, même si au final j'étais déçue de recevoir la même réponse que les tweeters et les facebookiens de base, réponse qui, j'en avais l'impression en tout cas, cachait quelque chose. Cela dit j'ai un léger coté parano, tout cache toujours quelque chose, et c'est comme les poupées russes, ou les oignons, il faut oter bien des couches de mensonge pour arriver à la vérité.

J'étais partie pour poser la question qui m'intéressait sur ces meurtres similaires mais le regard de mon interlocuteur m'en empêcha. Il semblait bouleversé, il venait de recevoir un texto et un "merde" léger mais bien audible lui échappa.

Son visage se décomposa rapidement et un second merde lui échappa quand un homme vint se joindre à notre conversation.

Il semblait charmant mais l'effroi de mon interlocuteur était communicatif, ou alors était-ce mon habituelle méfiance ? Toujours est-il que, du coup, il ne m'inspirait pas confiance finalement. Sans aucune raison valable, je le sentais dans mes tripes. Mais il faut avouer que je ressentais cela pour énormément de gens dont certains s'avéraient être des gens très bien (enfin certains....La plupart en fait).

"Enchantée...Peter, je suis Freddie."

Puisqu'il ne me donnait que son prénom je n'allais pas en donner plus, après tout inutile d'être plus royaliste que le roi, une expression française que je trouvais amusante.

Je détaillais le visage de ce fameux Peter, le regard effaré, effrayé de Cédric Law et si j'avais eu une once de bon sens j'aurais certainement prétexté un rendez-vous pour m'enfuir. Mais j'ai moins de bon sens que de curiosité et je restais donc, au mépris du respect de leur intimité au demeurant, afin de voir ce qui allait se passer. Après tout Peter s'était présenté il ne s'attendait donc pas à ce que je les laisse seuls.

Toute cette histoire devenait passionnante, quoique je n'étais pas sure de pouvoir en faire un article. Enfin...si, j'avais juste encore du mal à voir sous quel angle l'aborder, mais je trouverai, je trouve toujours.

Cédric semblait moins passionné, après s'être levé il semblait prêt à partir. J'avais du mal à suivre, Cédric avait un regard bien trop effrayé pour quelqu'un qui croise juste un ex, il y avait donc autre chose. Il avait, manifestement, la chance d'avoir une vie sexuelle et amoureuse bien remplie, puisqu'en moins de 5 minutes 2 personnes venaient de l'embrasser à pleine bouche -et je les comprenais, je le trouvais moi-même charmant avec ses cheveux en bataille et son regard pétillant - et pourtant il n'avait guère semblé heureux de voir ces personnes.

Tout cela était mystérieux, et j'aime le mystère, tout comme mes lecteurs.

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MessageSujet: Re: I'm here for the story.   Sam 15 Fév - 12:05

Histoire de mettre tout le monde d'accord, Cedric n'avait rien caché concernant le manque d'inspiration de son dernier bouquin en date. La réponse avait déjà été donnée sur FaceBook et Tweeter, aussi s'était-il contenté de fournir la même réponse déjà fournie puisqu'il n'allait pas mentir et répondre autre chose que la vérité qu'il avait déjà confié.
Mais chacun était libre de croire ce qu'il voulait. Il n'avait pas dit que le criminel existait vraiment et qu'il l'avait violé; non, cela assurément pas. D'ailleurs pourquoi le dirait-il ?
 
Bon, maintenant penchons-nous sur le reste de l'histoire.
 
Peter grimaça intérieurement; il aurait bien aimé savoir l'identité complète de la magnifique créature en face de lui. Il aurait dû dire son nom complet. Mais il semblait au premier coup d'œil, s'agir d'une journaliste. Et Peter savait que les journalistes aimaient à fouiner un peu partout pour la plupart d'entre eux, parfois faire de gros excès de zèle qui pouvaient leur être fatal s'ils fouinaient trop. Alors non, il n'allait pas finir de donner son nom complet, car si jamais elle faisait des recherches sur lui...
Outch, tout ce qu'elle pourrait trouver à son sujet...
 
En effet, quelques explications de ce qu'elle pouvait trouver s'impose alors:
Il suffisait de taper Peter Le Saint sur Internet pour ainsi trouver des informations le concernant, du moins en partie et avec un peu de jugeote, faire un lien simple et rapide afin de mieux comprendre que l'on avait à faire à un tueur professionnel.
Un article de presse datant de plusieurs années de cela racontait la mort tragique du couple Le Saint et de l'oncle de l'enfant dont ce dernier disparut de la circulation; supposition logique: l'enfant était encore en vie mais le tueur a certainement dû l'emmener avec lui ce soir tragique.
Plusieurs articles de presse mentionnaient un assassin mystérieux que l'on surnommait Hokuai - l'Œil du Faucon en japonais; vu qu'il ne sévissait qu'au Japon...- et qui parfois se faisait tantôt surnommer le Bretteur de l'Ombre ou bien l'Assassin Silencieux, et les articles parlaient surtout des meurtres sanglants et atroces qu'il commettait chaque fois. La police locale l'avait identifié comme étant Peter Le Saint, et ce dernier ne s'en cachait pas. Cependant ils n'étaient pas sûrs d'avoir les preuves nécessaires.
Et là, je sens la question légitime poindre: Mais si on sait que c'est Peter Le Saint le tueur, pourquoi n'a t-il pas été arrêté, même si les preuves ne sont pas en grand nombre, il y a des preuves contre lui ?!
La réponse ? Parce que la police sait exactement que c'est lui, mais celui-ci a toujours réussi à s'en sortir grâce aux familles mafieuses et ses clients le protégeant; puisqu'il était un tueur à gages. Mais aussi parce qu'on lui fournissait toujours un alibi.
Alors...que faire ? Pour l'instant, peu de choses, se contenter d'assister à sa chute serait une bonne chose n'est-ce pas ?
Hélas sa chute finale n'est pas pour tout de suite...
 
Mais revenons à Cedric, puisqu'il s'agit de lui, mais aussi de la journaliste qui à juste titre doit se poser moult questions. Ce qui est en somme toute logique.
 
Non pas que l'arrivée de Juzo lui ait déplu, juste qu'il savait très bien que si la famille Akumu était dans le coin, c'était parce que quelque chose se profilait à l'horizon. Quelque chose de sombre qui ne tarderait pas à éclater.
Il le savait, pour avoir déjà écouté. Il comprenait parfaitement mais aurait préféré rester à l'écart.
Bientôt il y aurait une guerre entre les Akumu et les Taniguchi. Et l'une des deux familles se relèverait triomphante après cinq siècles d'une guerre impitoyable entre elles deux, sur le sang, les ruines, les cendres de celle qui aurait perdue.
Et Cedric savait qu'il était placé dans le camp des Akumu et son propriétaire dans le camp adverse.
 
Il venait de finir de rassembler ses affaires, jetant un regard désespéré du genre "Au secours !" à la journaliste.

 
-...je...suis désolé...j'ai quelque chose à faire...urgent...je...peut-être une autre fois...ou...plus tard dans...la...journée...je suis désolé je...
 
-Tu paniques Honey-kun ? Je ne savais pas que tu étais si pressé de...
 
Le regard effrayé qu'avait Cedric coupa l'autre dans son élan. Peter comprit qu'il le mettait dans une situation assez embarrassante et il fit signe qu'il était désolé lui-même avant de s'en aller. Et en indiquant qu'il attendrait dehors.
Et il sortit.
Cedric jeta un énième regard terrifié, prêt à partir.

 
-Je ne peux...pas...rester...mais...cherchez sur Internet...Peter Le Saint...méfiez-vous de lui...
 
Dans sa voix, n'importe qui comprendrait la peur que Cedric éprouvait pour cet homme mystérieux qui venait tout juste de débarquer pourtant.
Il sortit également.
A travers les vitres du lieu, on pouvait voir que ledit Peter avait pris sans ménagement le bras de Cedric et l'avait entraîné avec lui, l'obligeant à marcher tout près de lui et...était-ce la pointe d'une arme blanche que l'on devinait dans la manche de cet homme dont le romancier avait peur et qui certainement pouvait le menacer ?
 
Plusieurs choix s'offraient à la journaliste Freddie Lounds.
Elle pouvait toujours les suivre, mais ce qu'elle verrait par la suite changerait totalement son regard sur le romancier et confirmerait le fait qu'elle doive se méfier pour de bon de ce Peter Le Saint. Pourquoi me direz-vous ? Le fait que Peter traîne Cedric vers une ruelle sombre, bien qu'il fasse jour et qu'il veuille se le faire peut-être ? Et le fait qu'une personne les surprenne - autre que Freddie Lounds - et que cette personne se fasse froidement tuée par l'assassin ? Cela répond t-il à votre question ?
A moins qu'autre chose ne se produise.
Il y a tellement de choix possibles...
 
Spoilers...
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