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 La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]

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Cedric Law
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MessageSujet: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Lun 2 Déc - 20:55

- Ce soir, 21 Erdman avenue à 18h, ça vous irait ? Au fait, merci pour le cadeau…je suis très touchée.
 
Niveau introduction de sujet, je suis rarement douée, donc je vous aurais prévenue; ne venez pas vous plaindre si vous trouvez ce post court.
 
Donc...on se remémore les évènements antérieurs ? - parce que je sais que vous êtes tous des poissons rouges derrière votre écran ! Si, si, je sais de quoi je parle.
(Perkins: Prends pas ton cas pour une généralité...)
Perkins, la ferme, merci.
 
Bref...
 
Une journée comme une autre, un après-midi banal durant lequel le protagoniste masculin de ce bout d'histoire avait rencontré une charmante jeune adolescente répondant au doux nom de Lyssandre. Et quelle rencontre !
Il ne s'y serait même pas attendu...
Une jeune fille qui voyait son premier mort et lui semblait - à lui en tous cas - qu'ils étaient devenus proches grâce à cet évènement. Et il lui avait payé un milkshake, alors qu'elle aurait dû savoir qu'il ne fallait surtout pas suivre les inconnus.
Lui, c'est Cedric Law. Oui, c'est le beau gosse là, aux cheveux bruns et coupe-vent marron, et des yeux noisette; romancier et célibataire endurci de son état.
Une discussion avait débuté et ils s'étaient apparemment vite compris. La jeune fille s'était avérée être une personne qui semblait comprendre Cedric, chose inespérée pour lui. Une sorte de miracle ou bien un signe du destin de son point de vue.
Le jeune romancier lui avait fait la promesse de lui montrer un de ces jours la collection de marionnettes de chair du Marionnettiste, un psychopathe interné à New York. Et il lui avait également demandé le nom de son lycée pour punir le personnel de l'établissement qui était coupable de traîtrise envers sa jeune personne. D'où l'expression de "cadeau". Bien que Cedric eut un peu de mal à comprendre à quoi elle faisait référence.
 
Bien, après ce...bref...résumé...nous retrouvons le protagoniste masculin de ce bout d'histoire, j'ai nommé le séduisant Cedric Law ! ...qui...est en pyjama...c'est-à-dire qu'il est torse nu avec seulement un caleçon...et une robe de chambre...
(Perkins: On est en train de perdre la narratrice là, c'est pas bon du tout !)
 
Ahem...Cedric, file t'habiller s'il te plaît, qu'est-ce que tu fous encore en pyjama à cette heure-ci ?
(Cedric: Je sors de ma sieste ! J'ai besoin de sommeil après mon insomnie, tu le sais bien ça !...et...tu saignes du nez...)
 
Bref...
 
Ahem...après cette interruption technique, nous retrouvons Cedric Law, vêtu convenablement d'un costume-cravate noir avec une belle cravate grise unie et son coupe-vent marron. Et une écharpe marron également. Une très longue écharpe marron. Aussi longue que celle de Fourth... - les néophytes qui connaissent pas Doctor Who, merci d'aller voir ailleurs si j'y suis.
(Perkins: Elle déconne, elle sait pas ce qu'elle dit. Elle a perdu beaucoup de sang  et c'est le soir. Et faudrait qu'elle arrête les tisanes aussi...)
 
Qu'avait dit Lyssandre Dawn déjà ? Ah oui...
Dix-huit heures au 21 de l'avenue Erdman. Soit. Il y serait. Et il était pile poil à l'heure prévue au bon endroit.
Et avec lui, une petite surprise.
Lestat avait communiqué à Takahiro le lieu où se trouvait actuellement toute sa collection de marionnettes et avait confié la clé de ce lieu afin que Cedric puisse la donner à Lyssandre. Enfin, une des nombreuses clés mettant sur la piste du lieu où se trouvaient réellement les marionnettes.
Mais là-dessus je ne dirai trop rien, un peu de suspense que diable !
 
(Cedric: C'est tout ?)
Quoi c'est tout ?
(Cedric: C'est tout ?! C'est un post d'introduction que tu fais là, non ?)
Euh...oui...
(Cedric: C'est court.)
T'as qu'à t'y coller !
(Cedric: Je ne suis pas le narrateur.)
Alors pas la peine de m'engueuler là-dessus !
(Cedric: T'es nulle, tu sers à rien, va te pendre, je te hais !)
...Cedric ?
(Cedric: Qu'est-ce que t'as la nullité ?!)
Tu sais que je suis en train d'écrire un post spécial sur ta relation entre Shitsuji et toi, en parallèle du sujet précédent avec Lyssandre Dawn; tu veux vraiment en baver, c'est ça ?
(Cedric:.....C'était pour plaisanter ! Je m'excuse ! Je...je...suis vraiment désolé ! Je le referais plus promis !)
Ahem...
(Perkins: Cette narratrice devrait vraiment arrêter la tisane...Surtout que je suis pas sûr que ça intéresse beaucoup les lecteurs derrière leur écran, votre dispute...ok je sors.)
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Lun 2 Déc - 21:16

Il commençait à faire froid dehors. Lyssandre soufflait de la buée, en piétinant sur place. Comme toutes les adolescentes, elle avait pris l’habitude de ne pas se mettre grand chose sur le dos, et ce qu’importe la température. Un haut, une veste, jeans et basta. C’était peut être assez quand on passait son temps enfermé entre quatre murs, mais autre chose quand le soleil se glissait derrière l’horizon et qu’on se retrouvait sur une grande avenue. Des badauds lui jetèrent un regard curieux quand elle exécuta une petite danse d’indien pour se réchauffer. Mais ils en avaient vu d’autre, on était en Amérique, il y avait bien plus curieux qu’une ado qui sautillait sur place.
18 heures pétantes. Une silhouette apparut au coin de la rue. Coupe vent marron et une démarche familière. Lyssandre lui fit de grands signes de la main en le voyant approcher, un sourire radieux sur le visage.
Ses professeurs auraient été profondément choqués de la voir si épanouie….si vous saviez quel tête elle tirait en cours….

- Vous êtes venu ! s’exclama-t-elle à deux doigts de lui sauter au cou.

Mais elle se retint. Si elle était très démonstrative avec les personnes qu’elle aimait, elle ignorait si Cédric serait ou non gêné de ces embrassades. Pour cacher un peu son élan, elle se mit à tripoter la lanière de son sac. Elle ne savait plus très bien par quoi commencer. Elle n’était pas du genre à dire « comment ça va ? » cette question si idiote à ses yeux. Elle pouvait parfaitement voir que ça allait bien. Il était vivant, non ? Quelque fois les humains posaient des questions totalement inutiles…

Elle vérifia que personne ne les écoutait avant de sortir son téléphone et d’y trouver une photo. C’est qu’elle n’avait pas chômé en cours….elle aurait été incapable de dire ce qu’ils avaient fait en classe, mais elle avait pris le soin de chercher des informations sur le meurtre de son directeur et du pauvre surveillant. Elle avait souvent pioché dans les dossiers de la police en petite hackeu-se qu’elle était. Mais là elle n’avait pas eu besoin. Bénie soit Freddie Lounds, qui arrivait à avoir toutes les informations des meurtres les plus affreux avant tout le monde. Il y avait deux belles photos mis en parallèle représentant les victimes. Quand Lyssandre l’avait vue la première fois, elle n’avait pas sourcillé. Et là, un demi sourire taquin éclaira son visage :

- Je me trompe, où vous avez mis votre petite touche à l’emballage? souffla-t-elle, perpétuant sa métaphore avec le cadeau.

On aurait pu croire qu’elle parlait d’un sujet totalement insignifiant. Puis elle rangea son téléphone, calmement, posément. Elle regardait fixement l’écrivain, cherchant toujours à lire dans ses traits, sans pourtant le percer à jour. Et à vrai dire, elle ne désirait pas le percer à jour. Elle se contentait de l’aimer comme elle aimait son frère, acceptant tant défauts comme qualités.

- Mon frère est de garde jusqu’à demain matin. Alors que faisons nous de beau ce soir ? demanda-t-elle.

Elle avait bien assez d’énergie pour conquérir le monde entier en une seule soirée.
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Cedric Law
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Mar 3 Déc - 19:20

- Vous êtes venu !
 
Rêvait-il ou bien elle se serait vraiment jetée à son cou ou quelque chose du genre ?!
Décidément, cette jeune fille était pleine de vie; un peu tout le contraire du jeune romancier qui lui avait perdu foi en beaucoup de choses, et n'était plus ni optimiste ni enjoué. Ni quoi que ce soit en fait. Mais s'il pouvait rendre heureux quelqu'un, il pensait qu'il aurait au moins réussi quelque chose de sa misérable vie de solitude, afin d'éviter de blesser quelqu'un; un accident est trop vite arrivé à cause de ses pulsions sanglantes et de ses horribles hallucinations.
 
La jeune fille sembla vérifier que personne n'écoutait, sortit son téléphone et montra une photo à Cedric. Ce dernier haussa un sourcil surpris.
Deux photos mises en parallèle représentant les cadavres des victimes. Le coeur arraché et des fourchettes et couteaux dans la colonne vertébrale. Oui, il savait comment ils étaient morts. Ils n'avaient également plus de ce liquide vermeil dans leurs corps refroidis.
Un sourire taquin éclaira le visage de l'adolescente, auquel Cedric répondit par un visage neutre et non souriant pour le moment.

 
 - Je me trompe, où vous avez mis votre petite touche à l’emballage?

Et maintenant elle regardait celui de l'écrivain. Cherchait-elle à découvrir ce qu'il était vraiment ? Cedric pourrait bien le lui dévoiler, mais voudrait-elle entendre la vérité ?
Il était un meurtrier indigne de confiance qui entendait des Murmures chuchotant de tuer des gens, parfois au hasard dans la rue. Mais il pouvait encore changer. Il tentait de s'en persuader. Ne plus tuer...
Mais c'était plus fort que lui...


- Mon frère est de garde jusqu’à demain matin. Alors que faisons nous de beau ce soir ?
 
Cedric se contenta de la regarder, affichant une expression neutre et ne souriant toujours pas.
 
-Ma petite touche à l'emballage ?! Allons, comme si j'étais doué pour emballer un cadeau; j'ose seulement espérer que ledit présent vous ai fait plaisir... ajouta t-il avec cette fois-ci un sourire malicieux et un clin d'œil complice comme pour dire "Bien sûr, personne ne sera au courant à part nous deux, n'est-ce pas ?".
 
Sincèrement, il ne savait pas ce qu'ils allaient faire ce soir-là. A dire vrai il n'y avait pas réfléchi; il avait juste reçu un coup de fil et il y était allé, au rendez-vous, c'est tout. Que faire par la suite, il n'en savait trop rien.
Ah si...

 
-Jusqu'à demain matin, hum ? Ce qui nous laisse un peu de temps pour une chasse au trésor...
 
Il sourit tout à fait, sortant de sa poche une clé. Une petite clé d'un de ces casiers qu'on trouve dans les gares.
Takahiro lui avait bien dit la dernière fois, en lui donnant la petite clé: "Lestat est d'accord pour indiquer l'endroit où il a gardé son théâtre de marionnettes de chair, mais il n'a pas envie de rendre les choses faciles. C'est une chasse au trésor que vous devrez effectuer si vous voulez les trouver."
Et le jeune étudiant japonais était parti.

 
-Lestat ne jamais que les choses soient trop faciles. Il a pourtant accepté votre requête, mais souhaite que vous trouviez vous-même l'endroit où se trouvent ses marionnettes.
 
Il lui tendit la clé, et il pensa que ça permettrait de faire patienter un peu la jeune fille et de lui donner encore plus l'envie de voir les créations du Marionnettiste; qui d'après Takahiro, a été très flatté de savoir que quelqu'un s'intéressait à ses marionnettes adorées.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Mer 4 Déc - 18:29

Lyssandre découvrit le visage neutre de son nouvel ami-d’office-qui-n’avait-pas-son-mot-à dire-là-dessus. Une fraction de seconde, elle eut l’impression qu’elle s’était trompée, qu’il n’avait rien à voir avec le meurtre de ces deux membres du personnel du lycée. Puis son sourire et ce clin d’œil lui démonta le contraire. Ils étaient sur la même longueur. Elle répondit à sa question par une œillade complice et un hochement de tête. Quelque fois le non verbal disait bien plus que des centaines de mots. Elle ne dirait jamais rien qui pourrait nuire à Cédric. Elle savait très bien garder les secrets.

Le regard de l’adolescente s’éclaira à l’entente du mot « chasse au trésor ». Un jeu ? Quelle bonne idée…elle adorait les casse tête en tout genre. Elle n’était jamais fichue de trouver des réponses cohérentes, parce que son mode de pensée ressemblait furieusement à la chanson des « trois petits chats »…on se retrouvait avec marabou et bout de ficelle, ce qui pouvait paraître très logique dans cette comptine mais dans la vie, cela ne fonctionnait que rarement.

Il lui tendit une clé et elle la prit avec délicatesse. Puis vivement, elle la fit voler dans les airs avant de la rattraper habilement comme pour tester son poids, et se mit à l’examiner.

- Alors comme ça Lestat veut jouer…commenta-t-elle, hummm….

Elle était surexcitée. Ce petit jeu allait la sortir de son train train ordinaire, train train qui s’était déjà complexifié après le cadeau de Cédric.

- Clé…clé… clé…répéta-t-elle rapidement, ça ouvre des trucs…des tas de choses…

Elle essaya de voir si une inscription n’était pas cachée quelque part. Une idée lui venant, elle claqua subitement des doigts.

- Une gare ! Cette clé peut ouvrir les trucs là…Euh vous savez ces machins où on met les valises…ah oui les casiers, c’est le mot !

Elle rangea la clé précipitamment. De façon instinctive, elle attrapa le bras de Cédric pour l’entraîner avec elle, et se mit à trottiner jusqu’à l’arrêt de bus le plus proche.

- Ne perdons pas de temps ! Il faut commencer par la gare de Baltimore ? Ou alors…une gare qui a de l’importance pour lui ?? Alala j’avais fait des recherches en plus, il faut absolument que je recoupe les infos…

Elle se mit à pianoter sur son téléphone portable de se main libre. Elle était en réseau avec son ordinateur et elle n’eut aucun mal de retrouver une biographie approximative de Lestat, qui regroupait des infos de la police criminelle.
Un sourire flottait sur ses lèvres. Qu’est ce qu’elle adorait ça, revoir les informations qu’elle avait piraté à même le compte de la police. Pour des infos, elles avaient le mérite d’être précises….

- Vous avez des suggestions, docteur Watson ? s’enquit-elle en regardant Cédric comme si elle avait Sherlock Holmes.
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Cedric Law
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Mer 4 Déc - 21:54

Cedric souriait. La jeune fille avait très vite tout compris.
Il ne savait pourquoi mais il appréciait vraiment cette adolescente - apprécier dans le sens sympathie, voire amitié.
Le jeune romancier secoua la tête mentalement. Non. Il n'avait pas d'amis à proprement parler. Les Akumu étaient des êtres terrifiants avec qui il préférait ne pas négocier quoique ce soit, bien qu'il savait qu'il y serait forcé par les évènements et le temps. Il n'avait jamais eu d'amis, que des ennuis et beaucoup d'ennemis. Et surtout beaucoup de clients.
Il se demandait si certains n'habitaient pas Baltimore par hasard. Si jamais il retombait sur l'un d'entre eux...il était mal.
Mais il se passait quelque chose d'étrange dans son coeur, dans tout son être. Un énorme vide s'était toujours fait à la place de son coeur, mais...c'est comme s'il le sentait battre de nouveau. Une joie infinie s'installait en lui chaque fois qu'il regardait l'adolescente. Ce devait être elle. Elle était si charmante, si pleine de vie, joviale et insouciante.
Pouvait-il seulement la compter comme une amie ?...ce mot lui faisait bizarre à prononcer même mentalement, ou du moins le penser. Non, jamais il n'avait eu de véritables amis. Jamais. Il raya cette pensée de son esprit, se concentrant sur le moment présent.
Carpe diem. Sa nouvelle philosophie, ou presque. Ok, aucun rapport avec le sujet et vous vous en fichez...
 
Lui, il se contentait d'écouter ce que disait l'adolescente en souriant. Il la trouvait plutôt intelligente, vive d'esprit. Une personne intéressante.
Soudainement, elle lui attrapa le bras pour l'emmener avec elle et se mirent tous deux à trottiner jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche. Sincèrement ? Au moment où elle lui avait attrapé le bras, il en avait été déstabilisé car il ne s'y attendait pas; et avait au passage failli chuter et se manger le béton dans le menton.
Outch.

 
- Ne perdons pas de temps ! Il faut commencer par la gare de Baltimore ? Ou alors…une gare qui a de l’importance pour lui ?? Alala j’avais fait des recherches en plus, il faut absolument que je recoupe les infos…

Enfin quelqu'un de suffisamment intelligent pour aller chercher des informations sur la personne qui pouvait l'intéresser !
Alors...des informations sur Lestat hein ?
 
Lestat Addison, dont je ne répéterai pas l'histoire car elle est en parallèle avec le personnage du Marionnettiste dans son roman - à part qu'au lieu de mourir, il était interné - avait caché quelque chose dans un casier de la gare de Baltimore. Ou du moins l'avait fait caché par un de ses acolytes.
Sur la clé était gravé "Bal." pour Baltimore. Casier numéro quatre, ça, Cedric en était certain; car le Marionnettiste savait que pour les Akumu, le quatre était leur chiffre symbolique comme beaucoup d'autre, mais le quatre représentait quelque chose en particulier - spoilers.

 
- Vous avez des suggestions, docteur Watson ?
 
Cedric se tourna vers elle, le sourire aux lèvres. Docteur Watson ? Et elle serait Sherlock Holmes ? Pas sûr qu'il aime ce surnom. A moins d'en trouver un qui lui convienne mieux...
 
-Juste le Docteur, ce devrait suffire. dit-il en riant.
 
Petite référence à la série de science-fiction que regardait la nounou Wynona Atkins. Cette pauvre jeune femme bientôt mère et complètement hystérique et folle, pensant que le Docteur existait bel et bien et que c'était lui, le jeune romancier assassin.
Mais il devait bien avouer que ressembler à cet être de fiction était quelque peu amusant, au moins pour les cosplays il n'avait pas trop à se casser la tête. D'ailleurs, il sortit un tournevis sonique de sa poche, celui de Tenth, en plastique bien évidemment - ce n'est pas le vrai vous vous en doutez bien.

 
-Allons-y ! s'exclama t-il alors que le bus arrivait et que lui, sortait de quoi payer la place de la jeune fille et la sienne. Quant à savoir si j'ai des suggestions: eh bien...je propose le casier numéro quatre lorsque nous arriverons à destination, d'après ce que m'a dit le jeune homme de la dernière fois; vous devez vous en souvenir n'est-ce pas mademoiselle Pond ?...enfin...Dawn...
 
Il s'était rattrapé, ignorant si elle saurait d'où proviennent ses références à lui. Il ne manquait plus que le T.A.R.D.I.S. et il aurait vraiment pu se prendre pour le Docteur.
 
(Cedric: Veuillez excuser les divagations de soirée de la narratrice, toujours aussi folle; moi, regarder Doctor Who ? Pfft !...Et souvenez-vous toujours du fait que ceci n'est qu'une référence à la série parmi tant d'autres !)
Je crois qu'ils ont compris tu sais. Les gens, derrière leur écran ne sont pas des idiots contrairement à toi. Tu devrais le savoir depuis !
(Cedric: Hey !)
(Perkins: On se calme les filles...)
(Cedric: Je ne suis pas une fille !)
(Perkins: Expression idiot ! Tu devrais le savoir !)
Stop ! Vous battez pas !
 
Sur ce...et si nous passions à la suite, tandis que ces deux messieurs se crêpent le chignon ?
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Sam 7 Déc - 18:37

Lyssandre se retourna vers son ami quand il lui demande de l’appeler simplement « Docteur ». Pendant l’espace de quelques secondes, aucune réaction. Elle ne suivait pas beaucoup les séries, pour sa défense, alors elle n’avait aucune référence pour comprendre ce surnom et encore moins le « Mlle Pond » qui allait venir plus tard. Innocemment, elle lâcha :

- Doctor….doctor…who ?

Il devait bien y avoir un nom accolé à ce titre, non ? Enfin, qu’importe ! L’esprit de l’adolescente était déjà sur autre chose. Ils grimpèrent tous les deux dans le bus. Lyssandre sauta littéralement dedans, faisant un clin d’œil au chauffeur. Elle remarqua le tournevis de Cédric qu’elle trouvait tordant, et également la monnaie qu’il donnait au conducteur qui les regardait avec de grands yeux. De l’argent ? Pour quoi faire ? Ah oui acheter des tickets. L’idée ne lui avait même pas effleuré l’esprit à vrai dire…Cela ne rentrait pas dans sa logique, elle aurait voyagé sans titre de transport sans s’inquiéter. Heureusement que Cédric était là…

Elle se mit à tripoter la clé qu’elle avait dans sa poche. La gare de Baltimore, oui c’était là que se cachait l’indice, elle en était sure…Elle en aurait mis sa main à couper. Son cerveau n’avait pas fait le lien entre le « BAL » inscrit sur la clé et le Baltimore, mais il avait synthétisé l’information si rapidement qu’elle avait l’impression que c’était une révélation. On lui aurait demandé pourquoi elle était arrivée à cette conclusion ,elle en aurait été incapable. De même quand Cédric parla du casier numéro quatre, elle hocha la tête vigoureusement :

- Quatre ! Oui, c’est logique, ça ne peut pas être autrement que ce casier ci.

Le trajet jusque la gare fut rapide. Lyssandre n’arrêtait pas de faire les cent pas dans le bus, tout autour de l’écrivain, se confrontant à un véritable jeu d’équilibre quand le bus freinait. Elle ne remarquait même pas qu’elle se donnait en spectacle, et que les autres passagers la regardait comme le divertissement de la soirée. Quand les portières du véhicule s’ouvrirent pour les laisser descendre à l’arrêt de la gare, elle bondit littéralement, atterrissant souplement sur la chaussée. Avec un sourire enthousiaste et une posture théâtrale, elle lança à Cédric :

- Allons y Docteur ! Ne perdons pas de temps !

Et aussitôt, elle se mit à courir comme si le diable était à ses trousses. Elle se faufilait dans la foule, car à cette heure ci la gare était bondée. Elle perdit son élastique dans son élan, et ses longs cheveux roux se mirent à voler à l’air libre. Elle ne le remarqua même pas : un seul objectif en têt : le casier.
Quand elle arriva devant la rangée de toutes ces boites métalliques, elle freina brusquement, ses baskets de toiles crissèrent sur le sol, et elle dérapa, se retrouvant sur les fesses.
Mais cela n’eut pas l’air d’affecter sa bonne humeur, se redressant, elle plongea la clé dans la serrure du casier numéro quatre. Jetant un regard complice à Cédric, le cœur battant, elle tourna la clé et ouvrit. Le temps semble figé tandis que les deux compagnons découvrent ce qu’il s’y cache à l’intérieur.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Mar 10 Déc - 19:04

Histoire d'éviter la paraphrase, je propose de faire un bref récapitulatif des pensées de Cedric avant d'embrayer sur la scène se déroulant à la gare.
C'est bon, jusque là vous suivez ? Ok, c'est parti...
 
Lorsque la jeune fille avait innocemment demander "Doctor Who ?", Cedric s'était contenté de lui sourire de façon mystérieuse, avant de lui répondre "Juste le Docteur." - comme dans la série à laquelle il se plaisait de faire référence même s'il ne l'appréciait pas pour autant; on parle de la série là.
 
Dans le bus, les deux compagnons étaient debout et si la jeune fille faisait les cents pas, le jeune romancier commençait juste à presque avoir le tournis; pourvu qu'ils arrivent vite.
Il y a des fois où Cedric regrettait vraiment de ne pas avoir gardé son agilité d'antan, surtout lorsqu'il vit la jeune fille bondir littéralement dehors, atterrissant avec une de ces souplesses sur la chaussée, tandis que lui se fit bousculer par un homme qui sortait en même temps que lui du transport en commun, homme grossier qui invectiva Cedric avant de s'éloigner - le romancier le fixa d'un regard mauvais brièvement, inscrivant ses traits dans sa mémoire; il le retrouverait plus tard et lui ferait payer son manque de politesse.
Enfin, Cedric sortit tout à fait, faisant face à un sourire enthousiaste et une figure pleine de vie, adoptant une posture théâtrale.

 
- Allons-y Docteur ! Ne perdons pas de temps !

Cette petiote ne manque vraiment pas de vie.
C'est ce que pensait Cedric lorsqu'elle se mit à courir, se faufilant dans la foule. Il la regarda faire avant de se rendre compte qu'il ferait mieux de la suivre avant de perdre sa trace, ce qui serait très problématique; un peu de nerf Cedrinouchet !
(Cedric: Excusez-la, elle a eu deux heures de philo aujourd'hui, elle a pété un câble.)
Au passage, le jeune romancier ramassa l'élastique que la jeune fille avait perdu dans sa course tandis que lui tentait de la rattraper, bousculé maintes fois par beaucoup de monde. Et même piétiné à un moment donné par un homme apparemment pressé et sans manières.
Décidément c'était pas sa journée.
Il se releva rapidement et finit par retrouver l'adolescente devant le casier. D'ailleurs elle venait  de tomber et de se retrouver sur les fesses. Elle s'était rapidement redressée alors que Cedric était prêt à l'aider. Au regard complice lancé par l'adolescente, le jeune romancier répondit par un clin d'œil.
Et les deux amis semblaient avides de découvrir ce qu'il y avait à l'intérieur. Logique.
(Cedric: T'as dit que tu ferais pas de paraphrase, idiote !)
Je fais ce que je peux !
(Cedric: Tu sers à rien, va te pendre !)
Mais !
(Cedric: Je te déteste !)
Tu sais que j'ai encore une scène yaoi à écrire sur toi et que je l'ai pas finie ? Je ne l'ai pas encore postée et je peux encore la modifier et t'y faire souffrir.
(Cedric: T'oserais pas ?!)
Si.
(Cedric:...ok, je retire tout ce que j'ai dit !)
Merci bien !
 
Ahem...bref...
 
Revenons à ce mystérieux casier et son intéressant contenu.
Mais juste avant...FLASH BACK ! - mwahaha ! Que je suis sadique ! Mwahahaha !!!!
(Cedric:...je vous l'avais dit qu'elle avait pété un câble...)
 

****

 
Takahiro ressortait de l'asile, le coeur bien lourd. Lestat lui avait confié la clé et presque tout le reste de chacun de ses secrets dans ce carnet dont il avait refusé d'y lire le contenu, et toutes les instructions données, il allait lui suivre.
Mais dans quel état il avait retrouvé son ami.
De grandes cernes sous les yeux, des sillons de larmes sur un visage plus pâle que l'ordinaire, des bleus sur les mains et les joues rouges de honte de ce qu'on lui a fait subir, mal rasé, tellement fatigué et désespéré, des cheveux en bataille et une barbe mal rasée. Lestat était devenu plus fou dans cet endroit maudit qu'avant. Et de longues cicatrices horribles avaient fait leur apparition sur les poignets de son vieil ami.
Takahiro en avait le coeur lourd. Il ne savait combien de temps il allait tenir ainsi. Et c'était presque le cas pour les trois autres compagnons du Marionnettiste. Eux aussi étaient désespérés.
L'héritier des Akumu s'était rendu à la gare de Baltimore, avait ouvert le casier et y avait laissé ce carnet, jetant un bref coup d'œil dans la boîte rouge qui s'y trouvait déjà dans le casier. Ce qu'il y avait vu, l'avait surpris, se demandant pourquoi Lestat avait gardé ça avant de comprendre. Et il espérait que pour cette fameuse chasse au trésor à laquelle le Marionnettiste conviait Lyssandre et Cedric, les deux compagnons comprennent.
Puis le jeune japonais avait confié la clé au jeune romancier et était parti.
Il espérait sincèrement qu'il ne leur arrive rien, car la chasse au trésor du Marionnettiste est une chose. Mais les pistes sur lesquelles Lestat allait les mener sont sûrement à éviter. Cependant, le voilà le jeu terrible du meurtrier, pourtant flatté qu'une jeune fille daigne s'intéresser à ses créations. Mais si jamais s'y mêlent les trois autres compagnons de Lestat...
Takahiro préféra ne pas y penser. Ils sauraient bien se débrouiller. Apparemment la jeune fille n'aurait en fait rien à craindre, seul Cedric aurait à craindre pour beaucoup de choses et de raisons.
L'héritier des Akumu, rentré chez lui, alluma de l'encens pour le jeune romancier. Les choses allaient se compliquer.
 

****

 
Un carnet à couverture de cuir rouge et une boîte de la même couleur se trouvaient dans le casier.
Un étrange carnet, petit carnet dont la première page indiquait "Lestat Addison" en bleu, suivi de la mention "Le Marionnettiste" en rouge sang - et si c'était vraiment du sang d'ailleurs ?
Le petit carnet était en fait un journal intime où se mêlaient pensées et sentiments, bouts d'histoire que voulait bien raconter Lestat, ainsi que les renseignements sur ses victimes; leur prénom, nom, adresse, description, etc. Et il y avait même des photos avant/après; avant leur mort et après leur mort, victimes habillées, coiffées, maquillées, hommes ou femmes. De longs fils aux bras, jambes, cou et taille, semblant les raccrocher au plafond ou autre chose sur chacune des photos. Marionnettes de chair.
Dans la boîte, ils ne le savaient pas encore, mais Cedric reconnaîtrait très facilement les symboles: Une petite marionnette de bois représentant finement Lestat - comme si c'était une personne miniature en bois - portant une camisole de force, indiquant que le Marionnettiste était interné; une pièce d'échec en bois d'ébène représentant un roi, sous laquelle était gravée quatre lettres "coma", indiquant l'état actuel de la personne; la photo d'une gravure d'un gigantesque serpent de mer semblant être le Leviathan derrière lequel était dessiné un personnage derrière des barreaux; enfin, une petite sculpture en bois également, une colonne et trois femmes adossées dessus, une des différentes représentations de la déesse infernale Hécate, sur laquelle "free" était gravé.
Il n'était pas bien dur de comprendre la signification des mots, mais restait à savoir qui ils étaient. Lyssandre n'en avait aucune idée mais Cedric si. La tête qu'il ferait en voyant ces symboles. Un mélange de surprise et de panique, qui lui ferait perdre son sourire et le replongerait dans de désagréables souvenirs effrayants, sanglants, et honteux.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Ven 17 Jan - 18:17

Lyssandre s’attendait à ce qu’une lumière divine jaillise du casier. Mais non, rien. Pas de flux lumineux anormal, ni de musique théatrale. Ce n’était qu’un « simple » casier. Sauf que des petites choses un peu plus complexes se trouvaient à l’intérieur. L’adolescente ne perdit pas de temps. Elle saisit les deux objets simultanément et inspecta tout d’abord le petit carnet à la couverture rouge. Elle l’associa immédiatement au feu du crépuscule, et affectueusement, elle le surnomma intérieurement « Rubis ». Elle le feuilleta rapidement, consulta la première page avec empressement. Le « Lestat Addison » paraphé lui donna un petit sursaut de contentement. Ils étaient sur la bonne voie !

- De nouveaux indices ! s’exclama-t-elle enthousiaste.

Lyssandre s’assit en tailleur à même le sol pour inspecter un peu plus le carnet. Des photos de marionnettes, des informations sur les victimes….tout cela lui paraissait terriblement familier. Peut être un peu trop…elle avait une impression de déjà vu….encore plus déroutée par le fait qu’elle n’éprouve aucun dégoût, aucune peur, mais cette sensation d’être un peu comme….à la maison. Quand elle le réalisa, elle ferma brusquement le carnet, le visage plus pâle et elle ouvrit la boîte. La boîte de couleur si rouge, si simple, si innocente….pour Lyssandre, elle n’aspirait pas à évoquer le sang. Elle s’apparentait à une véritable boîte de Pandore. Qui savait quels fléaux allaient en jaillir ? Ou quelles merveilles ?

Les objets entreposés plongèrent l’adolescente dans une profonde perplexité. Elle les fixa longuement, dans un silence absolu. Son cerveau ne pensait pas à grand chose, se contentant d’associer inconsciemment les informations pour en tirer une synthèse qui allait probablement sonner fantaisiste.
Puis elle leva les yeux pour découvrir l’expression de Cédric. Des yeux grands ouverts, une légère crispation des lèvres…que cela signifiait-il déjà quand le visage se tordait de cette manière ? La peur…. ? Ou la surprise… ? Un mélange des deux peut être….Lyssandre maudit son manque d’empathie pour comprendre ce que son acolyte devait éprouver en cet instant.

- Tu sais ce que tout ça veut dire…pas vrai ?

Elle saisit précautionneusement la miniature de Lestat en le pouce et l’index –tous les deux deux impeccablement vernis- et se mit à l’agiter comme s’il était vivant. Prenant une voix plus grave que la sienne, elle singea Lestat telle qu’elle l’imaginait :

- « Je suis celui qui mène la danse. Nous sommes les quatres, mon Roi est au royaume de Morphée, et mon Jormungand emprisonné…seule la déesse Hécate éclaire le monde de sa lune noire ! »

C’était une plaisanterie, un petit délire théatral. Elle finit par soupirer. Elle n’arrivait pas à comprendre la logique de tout ça.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Ven 17 Jan - 19:12

- De nouveaux indices !

Elle semblait tellement enthousiaste. Cedric en sourit. Un petit sourire faible et sympathique; lui, il savait que ce qui les attendait par la suite allait être compliqué. Il savait ce que ces quatre-là avaient fait. Il avait déjà été confronté à eux. Il avait déjà failli mourir ! Et face au Leviathan et au Roi Sombre...il aurait préféré mourir, mais cela avait été tellement...oh il en avait honte de le penser. Il avait tellement aimé...
Cedric chassa ce souvenir qu'il jugeait honteux de son esprit pour ne penser qu'à leur objectif actuel. Lyssandre ignorait tout de ces quatre personnages et découvrirait très certainement leur véritable nature, sans risquer sa vie. Seul le romancier serait l'unique victime si jamais il devait se passer quelque chose. Il espérait alors qu'ils tomberaient sur Hécate, mais par pitié, pas sur le Leviathan ! Pas lui ! Cedric avait déjà assez donné.
 
Il regarda la jeune fille s'installer sur le sol, en tailleur, afin d'observer le carnet, puis la boîte. En l'ouvrant il afficha une mine perplexe, perdant son sourire. Puis...puis il perdit vraiment son sourire et il se mit à avoir peur.
Maintenant il était sûr et certain que cela finirait par lui retomber dessus tôt ou tard et qu'il rencontrerait inévitablement le Leviathan qui probablement lui ferait encore...des...choses...Ou bien le tuerait peut-être. Il valait mieux qu'il choisisse de le tuer. D'une balle dans le crâne de préférence. A moins qu'il ne choisisse une méthode plus...sadique...plus lente...plus humiliante, afin que Cedric le supplie de l'achever mais qu'il refuse et libère le romancier totalement humilié; encore.
 
La jeune fille venait de lever la tête et avait vu l'expression faciale du romancier. Sa voix le ramena brusquement à la réalité.


- Tu sais ce que tout ça veut dire…pas vrai ?

Il acquiesça en la regardant saisir délicatement la miniature du Marionnettiste.

- « Je suis celui qui mène la danse. Nous sommes les quatre, mon Roi est au royaume de Morphée, et mon Jormungand emprisonné…seule la déesse Hécate éclaire le monde de sa lune noire ! »

Elle se moquait légèrement de lui, mais pas méchamment. Il songea que si Lestat était là, il aurait probablement ri. Cedric lui-même cessa d'afficher une mine quelque peu effrayée à l'idée de ce qui allait se passer pour rire. Franchement.
Cette fille avait le don de le faire rire dans les moments où il en avait vraiment besoin à cause de divers évènements. Mais elle soupira. Elle ne devait pas comprendre ce qui se passait et il cessa de rire.

 
 -Eh bien...
 
Il s'assit également en tailleur près de la jeune fille - sous le regard curieux des passants plus ou moins pressés - et la regarda droit dans les yeux et lui montra les différents objets.
 
-Le Marionnettiste semble avoir voulu, par ce carnet, se dévoiler à vo...toi. En partie. Te donner un avant-goût de ce que tu trouveras.
 
Il avait failli la vouvoyer encore alors qu'elle le tutoyait depuis peu. N'étaient-ils pas amis maintenant ? Il ne savait comment s'y prendre correctement. Manque d'habitude.
 
-Le Marionnettiste avait trois autres compagnons avec lui, ses amis. Hécate, le Leviathan et le Roi Sombre. Je les ai connus et je puis affirmer à quel point ils sont imprévisibles et dangereux, mais il ne me semble pas logique qu'il ait voulu nous mettre sur leur piste, vu leur état. A part peut-être celle d'Hécate, mais on ignore où elle est. Il n'a souhaité que très certainement nous faire part qu'il n'était pas seul et qu'il avait eu des compagnons.
 
Il regarda au fond de la boîte, il devait peut-être y avoir quelque chose n'importe quoi mais non. Puis lui vint une idée. Il se saisit doucement de la figurine de Lestat et...dévissa tout simplement la tête. Un petit bout de papier tomba sur le sol.
Dessus, un numéro de téléphone était écrit, avec un nom. Margaret Cooper. La vendeuse amoureuse de Lestat, et travaillant pour lui, dans sa petite boutique de Londres. Et elle avait reçu des consignes si jamais Lyssandre appelait. Encore un autre indice, une piste qui la mènera droit vers les marionnettes de chair du Marionnettiste, mais qui risque de coûter cher à Cedric.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Sam 18 Jan - 18:39

Lyssandre écouta attentivement les explications de son acolyte. Elle hochait la tête à chaque fin de ses phrases mécaniquement, tandis que son cerveau fonctionnait à vive allure pour comprendre où classer le Roi Sombre, le Léviathan et Hécate dans son répertoire personnel. Personne fréquentables, alliés ou ennemis ? Incapable de le définir pour l’instant. Mais la logique de tout ça commençait à se frayer dans son cerveau :

- Ce sont eux qui vont nous permettre de retrouver les Marionnettes.

Quand Cédric prit la figurine de Lestat, Lyssandre crut d’abord qu’il voulait continuer à jouer et à lui faire dire des phrases amusantes. Mais ce ne fut pas le cas du tout. Il dévissa la tête du petit bonhomme. L’adolescente se mordit la lèvre inférieure, persuadée qu’il allait l’abimer plutôt qu’autre chose. Mais quand elle aperçut le petit bout de papier, un cri aigu s’échappa de ses lèvres, et elle sauta sur ses pieds.

- Tu as trouvé !!!! Donne, donne ! s’exclama-t-elle en tendant la main tremblant presque de surexcitation.

Elle se mit à sautiller sur place, tellement cette chasse au trésor lui donnait l’impression de vivre quelque chose d’extraordinaire. Elle se saisit du bout de papier et lu à haute voix les chiffres inscrits. Elle ne mit pas longtemps à diagnostiquer.

- Un numéro de téléphone !

Aux curieux qui passaient et qui se demandaient bien ce que fichaient une ado, et un adulte avec une boite et des figurines, elle fit un clin d’œil joyeux. Sans perdre de temps, elle sortit son téléphone et composa le numéro.

- Bonjour ! s’exclama-t-elle quand quelqu’un décrocha sans prendre la peine de savoir qui c’était, nous vous avons trouvé dans la tête de Lestat, c’est quoi la prochaine étape du jeu ?!

Elle avait mis le téléphone en haut parleur pour que Cédric puisse entendre également.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Sam 18 Jan - 20:43

- Un numéro de téléphone !

Cedric se sentait tellement bien. La jeune fille pétillait de cette joie de vivre et était si enthousiaste. Non il n'avait assurément pas l'envie de la voir malheureuse. Elle devait pour toujours garder ce sourire sur ses lèvres et cette lueur vivante dans ses yeux. Toujours.
Les passants étaient tellement surpris de les voir, mais le jeune homme s'en fichait éperdument. Il les ignora et regarda la jeune fille composer le numéro et le mettre sur haut-parleur. Elle n'avait pas perdu de temps.


- Bonjour ! Nous vous avons trouvé dans la tête de Lestat, c’est quoi la prochaine étape du jeu ?!

Cedric faillit hurler de rire. Il imaginait la pauvre Margaret Cooper en décrochant le combiné. La jeune femme allait être larguée.
Quoique...

 
- Qui est là ?! Qui êtes-vous ?!...vous m'avez trouvé dans quoi ?!
 
Le ton paniqué de la jeune femme parlait pour elle. Cedric savait.
Elle croyait qu'on avait décapité son patron pour récupérer son numéro de téléphone ou un truc du genre; elle avait tellement été habituée au gore avec lui...
Mais non. Soudainement elle se souvenait...Et soudain, tout un tas d'autres souvenirs lui revinrent en mémoire...
 
****

 
Margaret était une fille banale et sans emploi, qui avait déjà été serveuse dans un bar, mais avait été virée après avoir refusé les avances de son employeur; elle lui avait même craché au visage. Sa mère était morte en couches et son père s'était remarié à une fleuriste. Puis les deux avaient divorcé quand Margaret avait douze ans car sa belle-mère avait cédé aux avances d'un riche homme d'affaires, et son père était devenu alcoolique et la battait.
De plus, la jeune fille n'avait jamais été très bonne élève à l'école. Un échec scolaire en somme. Elle ne s'en sortait que dans le sport et dans les langues. Elle savait parler couramment - en plus de l'anglais, sa langue natale; elle est née à Cardiff - le français, l'espagnol, l'italien et le chinois et connaissait quelques mots de japonais et de coréen. Elle avait pour ambition d'apprendre en plus le portugais et l'allemand et de connaître les langues antiques dont au moins le grec et le latin; un petit génie des langues en fait ! Elle aurait pu devenir une parfaite interprète ou traductrice, ou bien même professeur ! Mais son père disait qu'une fille faisant des études était un fléau. Alors elle n'a jamais pu accéder aux grandes études. Après le lycée, fini. Et Margaret dû abandonner ses projets et chercher du boulot pour gagner un maigre salaire que son père dépensait dans les femmes et la bouteille. La jeune fille en avait marre.
 
Et puis un beau jour elle claqua la porte de l'appartement avec ses affaires. Elle avait trouvé un job chez un vendeur de poupées et marionnettes anciennes, et son patron avait proposé de la loger. Elle n'aurait strictement rien à payer, même pas les factures d'eau, d'électricité et de gaz, et recevrait un salaire convenable. Elle devrait juste se débrouiller seule pour le ménage et la bouffe; logique. Lestat Addison était son sauveur. Un jeune homme timide un peu bizarre qui avait une obsession pour les poupées. Elle en était devenue folle amoureuse. Et puis elle avait découvert son secret. Mais au lieu de subir un sort épouvantable, elle avait alors avoué tout son amour pour lui promettant qu'elle ne trahirait jamais son secret et avait même l'air ravie de voir les marionnettes de chair. Lestat lui laissa alors la vie sauve et l'embrassa. Ils étaient amants et heureux. Mais la police avait flairé une piste chez lui et il avait dû quitter le pays, enseignant à Margaret comment faire les marionnettes de chair. Elle avait alors enlevé et assassiné son ancien employeur, le patron du bar et l'avait transformé en marionnette.
 
Comme Lestat était parti et qu'une marionnette avait été retrouvée, on ne put le soupçonner et la police laissa tomber. Mais Margaret ne s'arrêta pas là. Lestat parti, elle se devait de continuer. Son chéri serait fière d'elle.
Et elle tua son père. Froidement.
 
Récemment elle avait appris l'internement de son amoureux et en fut si attristée qu'elle ferma la boutique et pleura au moins deux jours avant de se dire que son comportement était indigne. Lestat n'agirait certainement pas de cette manière et elle rouvrit, plus en forme que jamais et encore plus souriante; la boutique avait un peu plus de clients. La vendeuse était pas si mal et puis les poupées étaient très belles.
Elle avait aussi reçu un coup de fil venant de l'asile où était enfermé Lestat. Elle était tellement émue de l'entendre au téléphone qu'il dût lui dire doucement mais fermement de se reprendre. Il allait bien et ne souffrait pas trop - du moins essayait-il de lui cacher chaque jour qu'elle lui manquait et qu'il était malheureux sans elle. Il lui avait donné des instructions précises et elle avait dû tout prendre en note dans un carnet pour bien réussir la mission confiée par son Lestat adoré. Mais elle aurait bien du mal, car elle ne se serait pas attendu à une adolescente lui lançant directement à la tronche ce qu'elle venait de dire.
 
****

 
-Ah...pardon...vous devez être mademoiselle Dawn n'est-ce pas ? Dites-moi, est-ce que c'est avec votre portable que vous téléphonez ? Si oui raccrochez et frappez Cedric de ma part, c'est à lui de téléphoner ! Vous appelez un autre pays mademoiselle, la facture risque d'être lourde. Cedric je sais que tu es là, dis à ta jeune amie de raccrocher sinon la prochaine fois qu'on se voit je te jette dans la Tamise avec une pierre autour du cou !
 
Margaret avait l'air en colère contre Cedric. Lyssandre pourrait toujours demander pourquoi elle était en colère contre lui et il aurait du mal à répondre car sincèrement c'était...compliqué...mais il s'y forcerait.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Sam 25 Jan - 11:08

Après les bips sonores du téléphone, une voix féminine répondit. Sa voix avait un timbre assez resserré et des intonations plutôt aiguës surtout à la fin de ses phrases. Lyssandre comprit au bout de quelques temps que cela était annonciateur de stress et que visiblement, elle avait dit quelque chose qui avait rendu son interlocutrice assez tendue. Le souci, c’est qu’elle ne voyait aucune anomalie dans sa dernière phrase et qu’elle ne voyait pas pourquoi elle  paniquait autant. Elle finit par se dire que cette femme était juste craintive de nature. Il y eut une petite pause, un silence court, puis la femme du téléphone sembla comprendre pourquoi ils lui téléphonaient.
L’adolescente ne put s’empêcher d’être surprise quand elle entendit son patronyme de la voix de cette inconnue. Mais elle ne moufta pas. Quand elle lui demanda de frapper Cédric à cause de la facture du téléphone, elle trouva cela tellement drôle, qu’elle lâcha un rire joyeux. Elle trouvait cela tellement improbable et hors de propos de frapper quelqu’un juste pour quelques dollars. C’est que Lyssandre n’avait pas grande conscience de la valeur de l’argent…

- D’accord madame, Cédric vous rappelera, à tout de suite.

Et elle raccrocha sans plus de blabla. Se tournant vers l’écrivain, elle ne put s’empêcher d’essayer de lui pincer la joue.

- Je viens d’appeler quel pays ? demanda-t-elle les yeux pétillants de malice.

Elle rangea son téléphone dans sa poche. Elle n’avait jamais quitté les USA, parler d’autres pays, c’était synonyme d’elle d’un monde inconnu, fantastique et complètement irréel. Un paradis imaginé mais qu’on ne s’attend jamais à voir un jour. Lyssandre passa une main rapide dans ses cheveux. Elle avait senti que cette femme s’adressait à Cédric avec une certaine familiarité. Ils se connaissaient sans aucun doute.

- Cette femme….C’est une amie à toi ? demanda-t-elle sans plus de précaution rhétorique, on dirait que vous êtes…bien complices…

Serait ce une expression de jalousie de la part de Lyssandre ? Après tout, elle avait un caractère possessif assez bien ancré dans sa personnalité.

- Il faut qu'elle nous dise quelle est la prochaine étape ! ajouta-t-elle
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Dim 26 Jan - 14:41

- D’accord madame, Cedric vous rappellera, à tout de suite.

Le jeune romancier la regarda raccrocher, se tourner vers lui et tenter de lui pincer la joue. Il se laissa faire en souriant.
D'une certaine manière, Margaret n'avait pas tort - j'ai failli écrire Magret...oui je sors. En effet, cela coûtait cher de téléphoner avec son portable de jeune adolescente, des Etats-Unis jusqu'au Royaume-Uni; de Baltimore jusque Londres. Oui, très chère. La facture serait salée.


- Je viens d’appeler quel pays ?

Cedric admirait cette joie de vivre qu'il voyait dans les yeux pétillants de malice de Lyssandre. Je dirai que c'est probablement grâce à elle qu'il risque de devenir moins fou par la suite; mais chut ! Spoilers...
 
-...Le Royaume-Uni...Londres...
 
Il venait de répondre, quelque peu gêné. C'était de sa faute, il aurait dû l'empêcher d'appeler. Il la regarda ranger son téléphone; il sortit le sien: un smartphone noir. Il composa le mot de passe alambiqué et s'apprêta à composer le numéro - qu'il connaissait presque par coeur soi-dit en passant.

- Cette femme….C’est une amie à toi ? On dirait que vous êtes…bien complices…

Il la regarda avec surprise. Oulà ! Ami avec elle ? Lui ?
Il remarqua que la jeune fille semblait avoir une certaine marque de...hum...jalousie ? Si cela pouvait la rassurer, la réponse était non. Il n'est en aucun cas un ami de Margaret Cooper ! De cette cinglée...


- Il faut qu'elle nous dise quelle est la prochaine étape !
 
Il appela et en attendant, répondit à Lyssandre:
 
-Vague connaissance en réalité; on ne s'apprécie pas trop: elle a essayé de me tuer. Et...je n'ai pas vraiment apprécié donc on s'est un peu...hum...battus ?
 
-Eh comment qu'on s'est battus espèce d'enflure !
 
-...salut Margaret...
 
-La prochaine fois tu ne t'en tireras pas grâce à ce satané majordome aux yeux de thé ! Je t'ouvrirai les veines et te foutrai du plomb dans le ventre et dans le crâne !
 
-Et si tu nous indiquait la prochaine étape ma chère Maggy ?
 
-NE M'APPELLE PAS MAGGY ! SEUL LESTAT PEUT M'APPELER MAGGY !
 
Des passants tournèrent la tête vers le smartphone de Cedric, surpris, mais ne s'arrêtèrent pas.
 
-Très bien, si tu veux.
 
-Souvenez-vous bien tous les deux que chaque apparence est trompeuse et que même si vous vous trouvez en face de ce qui semble être une maison abandonnée, gardez-vous bien de le croire car elle est en réalité habitée; et dans ses entrailles vous trouverez ce que vous êtes venus chercher: mais cependant attention et prenez garde au gardien qui vous posera une question; si la mauvaise réponse vous donnez, de ses propres mains vous périrez.
 
"What the fuck ?!" fut la pensée de Cedric à ce moment-ci. Expression qui était tout aussi lisible sur sa tête d'ailleurs.
 
-C'est ce que Lestat m'a dit de vous dire. Maintenant je dois raccrocher: j'ai oublié de vous dire qu'à partir de maintenant vous avez une journée pour trouver; autrement la maison va faire boooouuum ! Et hop ! Plus de marionnettes de chair ! Vous ne voudriez pas perdre du temps à m'écouter parler, pas vrai ?
 
Elle se mit à rire; un espèce de rire ridicule, on aurait dit une poule qui glousse. Cedric répondit par un très simple, neutre mais poli:
 
-Merci beaucoup de ton aide; Maggy.
 
Il raccrocha au moment où elle commençait à l'engueuler. Une journée pour trouver la maison ? Ok, pourquoi pas. Il savait déjà où se rendre, il savait où était la maison; il ne savait juste pas de quel gardien Margaret avait pu faire mention.
 
-Je propose que l'on y aille maintenant; je sais où elle se trouve. On y sera d'ici quoi ? Pas très longtemps, une demi-heure à pied peut-être, et moins en bus.
 
Il s'était relevé et avait tendu la main vers Lyssandre pour l'aider à se relever, comme le ferait élégamment Kemuri ou Shiroi, en tant que galants hommes qu'ils étaient.
 
-Prête Lyssandre ?
 
Il souriait, il se sentait bien. Et heureux.
Cette fille lui avait fait oublié quelques instants tous ses problèmes et tous ceux qu'il pourrait rencontrer par la suite.
Une amie en somme...il la considérait maintenant comme telle; mais il l'ignorait encore. Peut-être après, qui sait ?
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Dim 26 Jan - 19:10

Lyssandre fit une petite moue quand elle apprit qu’elle avait appelé le Royaume Uni. Oula…quelque chose qui n’allait pas plaire à son frère quand il verrait la facture de téléphone. Elle avait un tout petit forfait qu’elle tâchait de ne pas dépasser et elle y arrivait très bien en temps normal, vue qu’elle n’avait pas beaucoup d’amis avec lesquels papoter par sms. Enfin, si elle devait réellement se soucier de tout ce que dirait son frère pour cette escapade elle aurait pu tenir une liste entière. C’était la première fois qu’elle faisait cela, mais elle ne se sentait pas vraiment coupable. Non, elle était trop surexcitée pour cela. Apparemment, elle s’était trompée sur Margaret. Ce n’était pas une amie de Cédric. Elle était soulagée et en même temps, confuse de ne jamais comprendre ce que ses interlocuteurs pouvaient ressentir. Elle écouta leur conversation avec attention, manqua d’éclater de rire quand Margaret se mit à injurier et menacer Cédric. Oui, elle trouvait cela drôle….parce que ces mots étaient inoffensifs…ils ne signifiaient rien vu les kilomètres de distance qui les séparaient. Même si ouvrir les veines c’était un peu fort. Elle ne voulait pas que cela se produise. Cédric ne le méritait pas à ses yeux. Quand la femme s’énerva un peu, elle fronça les sourcils. Elle n’aimait pas qu’on crie. Et puis Maggy , c’était un surnom tout à fait ravissant, pas la peine de vociférer comme une harpie infernale. L’adolescente émit un léger sifflement comme pour chasser ce son désagréable. Elle fit un petit signe de la main aux passants pour leur dire que ce n’était rien. Pourquoi faisaient-ils des têtes de poisson chat ? Il n’y avait vraiment rien à voir…Elle se rapprocha un peu de Cédric pour lui signifier son soutien moral face à la Furie qui lui parlait.
Elle écouta soigneusement son discours étrange et ténébreux. Pendant un instant ,elle eut exactement la même expression de visage que son acolyte, du genre : « Quoi…mais QUOI ? hein Quoi ? »

Ca n’avait aucun sens. Enfin si les mots juxtaposés signifiaient quelque chose mais c’est vraiment alambiqué et tiré par les cheveux. Et puis faire exploser une maison juste pour un jeu, cela paraisait énorme pour Lyssandre. Un léger sourire arqua ses lèvres.

C’était juste génial. Dans ces moments, elle appréciait juste la vie, et elle remerciait le ciel, dieu, le diable, la pâquerette, n’importe qui de lui avoir donné la chance de vivre ces instants.

- Prête ? tu rigoles, mieux que ça ! Allons y vite, il n’y a pas de temps à perdre.

Elle avait saisi sa main sans hésiter pour se relever. Débordante d’énergie à son habitude, elle récupéra les figurines qu’elle mit dans son sac ainsi que le carnet de Lestat.

- Geronimooooo ! s’écria-t-elle en se remettant à courir vers la sortie.

Elle se sentait pousser des ailles. C’est alors qu’un détail la fit stopper net. Des petits mots innocents, mais qui avaient fini par se frayer un chemin :

- Dis…Cédric…est ce qu’il faut vraiment s’inquiéter pour le gardien ? C’est genre un sphinx qui vous dévore si vous dites une bêtise ?
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Dim 26 Jan - 20:56

- Prête ? tu rigoles, mieux que ça ! Allons y vite, il n’y a pas de temps à perdre.

Cedric était ravi de la vivacité de sa jeune amie qui avait saisi sans hésiter sa main pour se relever. Elle débordait d'énergie et cela redonnait à Cedric son sourire et il retrouvait plus ou moins goût à la vie, cette vie qui ne lui a jamais trop souri et l'a surtout plongé dans un tas de misère.
Les mains dans les poches il la regarda prendre les figurines et le carnet pour les fourrer dans son sac, puis il referma le casier. Les passants les regardaient toujours d'un œil curieux.


- Geronimooooo !

Elle courut vers la sortie, suivie de Cedric qui courrait derrière en riant; les passants les regardaient vraiment bizarrement, mais tant pis !
Cedric s'en fichait bien ! Il se sentait si bien en sa compagnie.
Soudain elle se stoppa net, et lui pour éviter de lui rentrer dedans, dû freiner brutalement; et il se prit le mur d'à côté dans la tronche. Aïe, fut ce qu'il pensait. Bien qu'on entendit surtout un gémissement de douleur.


- Dis…Cédric…est ce qu’il faut vraiment s’inquiéter pour le gardien ? C’est genre un sphinx qui vous dévore si vous dites une bêtise ?

 
Il voyait des étoiles mais tout allait bien. Il se frotta le nez qui ne saignait pas fort heureusement et vérifia qu'il n'avait pas de bosse. Non, tout allait bien.
Il finit par répondre en sortant de la gare.

 
-Un sphinx ? Non ! Par contre il mord très fort...
 
Ils prirent le bus pour s'y rendre plus aisément. Baltimore était une ville tout à fait charmante au demeurant. Cedric en profita pour regarder le paysage, les maisons et les commerces défilant sous ses yeux, les gens aussi.
Machinalement il tripotait dans sa poche la montre à gousset en or que Peter lui avait offerte jadis. D'une certaine manière, son bourreau lui manquait, paradoxalement. Il ressentait comme un certain manque...
Il raya cette pensée de son esprit. Il avait trop souvent souffert des maltraitances de tous les clients du bordel et de leurs problèmes de libido, de sa vente au marché noir et de son achat par Peter; il n'avait jamais pu se remettre d'avoir été vendu et acheté comme une vulgaire marchandise. Il n'était qu'un simple objet de consommation, un esclave au service d'un mercenaire dangereux et étant l'un des meilleurs au Japon. Il était son jouet, son esclave sexuel.
La présence de Lyssandre Dawn lui faisait oublier ce passé, et toutes ces fois par la suite où il a tué sans pitié, pour se repaître de sang. De sang humain...
Mais au moins une chose était sûre, il n'avait pas peur de montrer son véritable visage à Lyssandre, d'ailleurs elle le voyait déjà son vrai visage, sans masque. Avec elle, Cedric pouvait enfin être celui qu'il était vraiment. Et il se sentait vivre. Il était si bien, si heureux ! Si joyeux qu'il en souriait.
 
Quelques minutes plus tard, ils étaient devant la maison abandonnée, soi-disant. Les autres habitations aux alentours étaient mieux entretenues bien sûr, mais il n'y avait pas un chat dehors. Toutes les demeures semblaient vides de leurs occupants.
Cedric sonna à la porte, faisant signe à Lyssandre de ne pas faire de bruit; savait-on jamais. Bien lui en prit, la porte s'ouvrit d'un seul coup sur un homme à la carrure imposante passablement énervé et tenant un flingue. Le romancier s'était automatiquement placé devant la jeune fille et il se retrouvait maintenant avec le canon de l'arme entre les deux yeux; l'autre pourrait tirer à bout portant. Et si jamais il le faisait, la cervelle de Cedric serait répandue au sol, avec du sang et des morceaux de son crâne, de cheveux et de chair. Et il serait mort sur le coup.

 
-Qui êtes-vous ?
 
-Lyssandre Dawn et Cedric Law, tu nous laisses entrer Gérald ?
 
Ledit Gérald rangea son arme et les laissa entrer en bougonnant. L'intérieur de la maison était mieux entretenue que l'extérieur, mais seulement à peine. L'imposant homme était grand, une sorte de géant de deux mètres environ, musclé et à la tête vraiment peu amicale. Il avait une cicatrice barrant son visage et lui faisant fermer l'œil gauche. D'une seule main il pouvait recouvrir la tête de la jeune fille et l'étouffer, d'une seule main il pouvait étrangler Cedric. Il avait un teint basané et un accent bizarre.
Il attendit qu'ils soient dans le couloir pour les inviter dans le salon. Il désigna une porte au fond du couloir menant à la cave, là où se trouvaient les marionnettes de chair. Le salon était petit et les murs étaient sales. Le parquet grinçait sous leurs pas. Et la première chose qu'il fit lorsque Cedric allait pour s'asseoir, fut de le rattraper par le bras, de lui foutre une claque et de le jeter par terre avant de l'immobiliser en s'asseyant sur lui, les jambes écartées, sur le torse du romancier. Il lui écrasait d'ailleurs les côtes et empêchait sa respiration.

 
-Maintenant, petite, tu peux aller voir les marionnettes. Mais en contrepartie, je le tue.
 
Cedric manquait vraiment d'air. Il aurait pu mourir. S'il n'avait pas eu le réflexe de lever le bras droit vers le géant et d'actionner le mécanisme dans sa manche.
La lame alla se planter à la base du cou de son agresseur qui se releva et tomba sous le coup de la surprise mais pas de la douleur. Cedric en profita pour prendre un grand bol d'air et se relever.

 
-LYSSANDRE ! COURS !
 
Ce furent à peu près les derniers mots que Cedric réussit à lui dire avant que le géant ne le frappe si violemment au ventre, aux jambes puis à la tête et ne le laisse divagant dans le salon tandis qu'il se tournait vers Lyssandre. Dans son regard brillait une lueur mortelle. Il les tuerait tous les deux.
Elle n'avait plus qu'à courir.
Mais Cedric tuerait Gérald, un peu plus tard. Dans le prochain post sûrement.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Lun 27 Jan - 19:49

Un petit pli d’anxiété se plaça sur le front de Lyssandre à la réponse de Cédric. Quoi que fût le sphinx, celui ci devait redoutable. Les deux acolytes prirent de nouveau le bus. Un moyen de locomotion comme un autre. L’adolescente ne parla pas pendant tout le trajet, essayant d’imaginer l’énigme du gardien. Elle espérait simplement qu’il ne lui demanderait pas de réciter sa leçon de maths. Sinon ils étaient bien mal partis…Elle ne remarqua pas que son nouvel ami souriait. Elle ne le regardait pas vraiment, mais sa présence le rassurait. Chose bizarre, Lyssandre était très attachée au non verbal. Elle n’avait pas besoin de voir, d’écouter Cédric pour sentir qu’ils étaient ensemble, en symbiose, dans la même énergie. Elle appréciait sa présence, juste par le fait qu’il était là avec elle.
Une fois arrivés devant la maison, l’adolescente pila nette pour l’observer un instant. Les marionnettes étaient elles vraiment là ? Etaient ils proches du but ? Elle l’espérait ardemment. Cédric sonna à la porte, lui faisant signe de se taire. Lyssandre hocha la tête, soudain un géant ouvrit la porte, et braqua une arme sur l’écrivain avant même que l’adolescente eut le temps de réagir. Cédric s’était mis devant elle pour la protéger. Son corps se tendit automatiquement, même si le danger ne s’adressait pas à elle personnellement. Elle ne savait pas qui était cet homme –le gardien probablement- mais elle ne l’aimait pas, chose certaine. Ils entrèrent à l’intérieur. Le dénommé « Gérard » comme l’avait appelé Cédric ne semblait pas heureux de les voir. Lyssandre rentra à petit pas dans la maison, regardant autour d’elle soigneusement. Ce fut ce moment d’inattention qu’elle ne vit pas comment Cédric se retrouva coincé par le mastodonte en deux temps trois mouvements. Une flamme farouche éclaira les yeux de Lyssandre quand elle le vit maîtrisé ainsi. Ce n’était pas de la peur –la peur n’avait pas beaucoup de place chez elle- mais une colère sourde.

- Espèce d’australopithèque décérébré, vous n’avez même pas posé de question !

Elle trouvait cela cruellement injuste de menacer Cédric ainsi, alors qu’ils n’avaient même pas eu une chance de gagner le jeu. Et pire de dire qu’il allait le tuer si elle voulait voir les marionnettes. Qu’il aille au diable ! Ce jeu, ils l’avaient fait à deux, il était hors de question de continuer sans Cédric. Le problème c’est que le gros Barraqué semblait ne rien vouloir savoir. Quand son ami lui cria de courir, elle n’eut aucune réaction pendant quelques secondes, inconsciente du danger. Puis son corps répondit et elle tourna les talons avant de courir. Non pas vers la cave, mais vers les escaliers qui menaient à l’étage. Lyssandre voulait voir les marionnettes certe,s mais elle tenait tout d’abord à ce que Cédric reste en vie. Montant les escaliers quatre à quatre, elle se retrouva dans un couloir :

- Quelque chose, marmotta –t-elle, il me faut quelque chose pour..
- Pour quoi…t’as l’air de t’être mis dans un sacré pétrin, dit une voix à l’intérieure de sa tête. C’est quoi ta soluce ?
- Ctrl z…et d’abord t’es qui ?
- Je suis toi Lys, tu blablates parce que tu es flippée.
- Même pas vrai !
- Ok pas pour toi mais pour lui en tout cas…

Lyssandre décida d’ignorer la voix agacante, et essaya d’ouvrir sans succès toutes les portes du couloir. Il devait bien y avoir une arme dans cette maison, on était aux Etats Unis, bon sang, il y avait toujours une arme cachée quelque part !
Elle se mit à fouiller dans une commode, cherchant comme une folle, foutant tout partout, mais il n’y avait rien à part des bouts de papier !! Elle se remit à courir, passa devant une armoire….minute une armoire….reviens en arrière Lys…
Une armoire vitrée…avec des fusils de chasse à l’intérieur…mais pas uniquement …un revolver. Elle n’hésita pas, shoota dans la vitre, ignorant la vive douleur quand du verre brisé se ficha dan sa jambe. Saisissant l’arme, elle rebroussa chemin vérifiant qu’il était bien chargé. Ce Gérard, il ne perdait rien pour attendre. Thomas lui avait appris à viser…
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Lun 27 Jan - 21:02

Bon, je ne redirai pas ce qui a déjà été dit, je vais directement passer à la narration de ce qui se passe directement après les faits relatés par Lyssandre.
 
Gérald courrait après la jeune fille. Bien sûr elle avait cet avantage d'être jeune et agile. Et rapide surtout. Ce qui faisait que le grand gaillard avait du mal à suivre le rythme et était légèrement en retard. Mais il rattrapa ce retard lorsqu'elle revint en arrière chercher une arme. Le problème des armes dans cette maison était tout bête cependant: aucune n'avait de balles ou de cartouches. Aucune n'était chargée. Le géant eut un sourire mauvais, un horrible sourire mauvais - qui était surtout un rictus hideux déformant son visage déjà laid.
Il regardait la gamine. Par rapport à lui elle était petite et fragile. Et mignonne. Il se passa la langue sur ses lèvres épaisses et je ne raconterai certainement pas en détail ses pensées ignobles du moment. Tout ce que je puis vous dire c'est que ce...hum...connard - et ce mot est bien faible je vous l'assure ! - allait bientôt mourir.
L'escalier craqua sous les pas de Cedric. Le géant savait pour les armes non chargées - il avait lui-même déchargé chacune d'entre elles. L'écrivain n'était pas mort ? Soit, il s'occuperait de la gamine plus tard. Il se contenta de s'approcher d'elle rapidement pour l'assommer. Une lame se ficha dans l'arrière de son genou droit le retint. Il n'avait pas mal mais il ne pourrait certainement pas bouger la jambe correctement. Il sentit qu'on retirait la lame qui venait de simplement sectionner une grande partie des muscles de cette jambe. Il n'en mourrait pas mais ne pourrait pas se déplacer. La lame se ficha dans sa colonne vertébrale. Il se sentit mourir.
Ses yeux se révulsèrent et il finit par mourir après que Cedric lui ait lancé sa lame dans la nuque. Le romancier recula très vite pour éviter de se faire écraser par l'énorme masse de muscles qui retombait sans vie, expirant son dernier souffle en une menace inutile à l'égard de l'écrivain. Cedric récupéra sa lame et regarda Lyssandre.

 
-Tout va bien ?...ta jambe...tu es blessée ?! Que s'est-il passé ?
 
Sa voix n'était nullement apeurée bien que l'on sentait poindre une légère inquiétude. Au vu de la blessure il savait que c'était pas grave, mais il ne fallait juste pas que cela s'infecte. Le jeune homme était décoiffé - mais alors complètement - et il avait mal partout. Surtout au visage et au bras. Il avait un bleu sur le bas de sa mâchoire, mais il ne fit vraiment pas attention à ce détail.
La douleur ne l'avait jamais tellement terrassé. Il en avait vu d'autres. Mais alors vraiment vu d'autres.
 
La maison était maintenant sans gardien. La voie était libre. Les marionnettes de chair leur tendaient les bras; si je puis dire...
Dans la cave, la luminosité permettait de mieux apprécier le tableau qu'avait tenu à offrir Lestat Addison à la jeune Lyssandre. Une sorte de mini-théâtre avait été reproduit; une scène, des rideaux, un mini-décor qui représentait un manoir. Les marionnettes étaient partout dans la pièce. Certaines étaient disposées comme si elles étaient un public et étaient confortablement assisses sur des chaises avec des coussins. Leurs fils étaient accrochés au plafond. Elles n'étaient que cinq dans le public, trois hommes et deux femmes, dont une adolescente brune au visage de porcelaine. Celles sur scène avaient une tenue traditionnelle victorienne. Entre autre on pouvait y voir un homme vêtu comme un aristocrate, il était blond et était mort lors de ses vingt ans. Son majordome était un homme plus vieux, et plus petit; peut-être soixante ans ? Il avait des cheveux grisonnants. Il y avait également une bonne d'à peine quinze ans, portant des lunettes, ses cheveux étaient châtains. En face des trois personnages se tenait la marionnette de chair d'un homme de trente ans aux cheveux blonds également, dans un costume de démon.
Cedric ne dit rien à ce spectacle, il laissa la jeune fille admirer le travail du Marionnettiste. Il regarda une marionnette dont le visage lui était familier puis recula soudainement lorsqu'elle bougea. Surpris il en tomba au sol. La jeune femme - qui portait une robe noire - se leva et défit les fils avec une telle facilité. Elle sourit et aida Cedric à se relever.

 
-Alors, surpris de me voir de nouveau Cedric ?
 
Elle avait un petit sourire moqueur. Elle se tourna vers Lyssandre à qui elle fit la bise.
 
-Tu dois être Lyssandre, pas vrai ? Je m'appelle Artemis Hope. Ou Amber. Ou Amb', comme tu veux ! Ou...Hécate...Toutes les œuvres de Lestat ne sont pas présentes, certaines ont dû être gardées en un autre lieu. Ceci n'est qu'un simple avant-goût. Il a tenu à te montrer quelques unes de ces anciennes créations. J'espère que cela te plaît; il est rare que l'on veuille voir son travail, il a tenu à tout ce que soit parfait pour la mise en scène. Si quelque chose ne va pas, n'hésite pas à me le dire, je lui transmettrai. Il souhaite que pour la prochaine représentation, tout soit absolument parfait pour toi.
 
Cedric ne dit absolument rien. Il était silencieux. Il ne mettrait pas la vie de Lyssandre en danger, il réglerait ses problèmes avec Artemis plus tard - Artemis, comme Cedric, sans accent; c'est la version anglaise de leur prénom, merci.
Le romancier n'aimait pas Hécate; cela se voyait à la froideur de son regard lorsqu'il posait les yeux sur elle. Mais elle dégageait une telle sympathique. La veuve noire jouait assez bien son coup, mais son but n'était pas de les piéger ou de faire du mal à la jeune fille. Si elle avait pu se débarrasser du romancier en un autre temps elle l'aurait fait, mais elle ne le ferait pas maintenant. Plus tard. Là, le temps et le lieu ne s'y prêtaient absolument pas.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Sam 1 Fév - 18:46

Le mastodonte l’avait suivie ! Lyssandre le réalisa au moment où elle découvrit le chargeur vide du revolver. Deux informations qui confirmaient l’approche de très gros ennuis. Elle ne savait pas se battre. Elle savait tirer avec une arme à feu, mais le karaté très peu pour elle. L’adolescente se figea puis soudain tout se passa très vite. L’éclat d’une lame, le sang qui jaillit et Cédric qui recula vivement quand le diplodocus s’effondra sur le sol. Il récupéra son arme. Lyssandre ne bougeait toujours pas, une expression horrifiée sur le visage. Ses yeux ne quittaient pas le visage de Cédric, et elle porta la main à sa bouche comme pour s’empêcher de crier. C’était scandaleux…inadmissible….odieux ! Non mais voyait-il dans quel état étaient SES CHEVEUX ?!!!
Sous le choc, elle recula d’un pas. C’était catastrophique, il était ébouriffé comme tout, et il ne se rendait même pas compte.

- OH MON DIEU ! s’écria-t-elle le dévisageant comme s’il était devenu un gnome crasseux.

Elle se fichait comme d’une guigne de sa jambe ! C’était lui qui avait besoin d’aide au plus vite.
- Mais regarde un peu TES CHEVEUX ! C’est un désastre…cet imbécile de mastodonte belliqueux…je lui en foutrais des poursuites ! il a ruiné ta coiffure !

Elle se précipita vers lui aussitôt et tenta de le recoiffer, tant bien que mal.

- Ne bouge pas, j’arrange ça.

Quand elle jugea le résultat convenable, ils gagnèrent la salle aux marionnettes. Là, Lyssandre devint soudainement muette. C’était comme dans un rêve…elle se déplaça lentement, son cerveau enregistra une multitude de détails qu’elle recueillit sur les cadavres inanimés. Ils n’étaient pas comme ceux de son frère. Certes, la couleur de leur peau, la manière dont ils étaient placés, tout cela requérait le même soin….mais le choix des humains avaient été différent. Thomas prenait toujours des gens jeunes, souvent des femmes…belles et fragiles un peu comme sa sœur. Il y avait quelque chose de très romantique dans sa façon de les habiller. Ce n’était pas le cas ici. Non, là, c’était comme une science….une reconstitution historique. Qui avait cependant un charme fou. L’adolescente se sentait émue…émue et triste en même temps. C’était le tableau d’une époque révolue…Un chef d’œuvre.

Soudain, une voix inconnue la tira de sa contemplation. Confuse, quand la jeune femme dissimulée parmi les marionnettes lui fit la bise, Lyssandre se tendit instinctivement. D’autant plus quand elle vit le regard de Cédric. Ce n’était pas une amie….

- Quand la prochaine représentation aura-t-elle lieu ? demanda-t-elle de façon pragmatique ne quittant pas Artemis des yeux.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Sam 15 Fév - 11:18

Dire que Cedric avait été surpris de la réaction de Lyssandre quant à ses cheveux décoiffés, était quelque chose de bien faible concernant son expression.
 
Attends...elle est blessée et elle s'inquiète...pour mes cheveux ?!...
 
Petit plantage mental.
 
Mais bon, cela c'était juste pour résumer un peu son état d'esprit à ce moment-ci bien que nous sommes passés à un autre moment de l'histoire, donc ne tergiversons point et passons de suite à l'action actuelle du rp; à savoir la rencontre avec Artemis Amber Hope, alias Hécate.

 
- Quand la prochaine représentation aura-t-elle lieu ?
 
La jeune fille rousse avait eu un ton pragmatique et ne quittait pas la jeune femme des yeux. Artemis sentit qu'elle se méfiait d'elle tout comme Cedric ne l'aimait pas; il y avait donc bel et bien un courant qui passaient entre les deux personnes, Hécate n'en avait jamais été sûre, mais maintenant elle savait: ils étaient donc amis.
 
Tu viens encore de me prouver que tu n'es pas un sociopathe comme tu te dis l'être, et par-là même tu viens de me confier un nouveau point faible. Encore. Espèce d'idiot, bientôt j'aurai ta peau, j'arracherai ton coeur et t'obligerai à le bouffer sale con !
 
Ainsi étaient les pensées de la veuve noire qui avait jadis tenté de le tuer à maintes reprises.
 
Elle affichait toujours un sourire et un regard qui se voulaient rassurants et amicaux, comme pour montrer à Lyssandre qu'elle ne serait pas dangereuse pour elle. Mais seulement pour elle et non pas pour Cedric.

 
-Lorsque Lestat sortira bien sûr.
 
-Attends...tu veux dire que cet homme va sortir de l'asile ?
 
-Dorian est sorti du coma et Phobos va sortir de prison; comme nous l'avions déjà dit.
 
A son ton, on sentait qu'Hécate était contente de se délecter de cette expression sur le visage de Cedric. Si en parlant de Lestat il avait affiché un visage seulement inquiet, c'est en faisant mention du Leviathan et du Roi Sombre que son expression faciale affichait l'horreur et la peur.
Il se souvenait de ses anciens bourreaux et il avait honte de ce qui s'était passé, mais il n'avait pas pu en parler. A quoi bon porter plainte contre eux ? Il ne voulait pas qu'on le voit et qu'on le désigne comme ce qu'il avait jadis été; un gigolo, un jouet, un esclave.
Lorsque qu'Artemis s'avança vers Cedric, lui, il recula.

 
-Ne me dis pas que cette nouvelle ne te réjouit pas. Et dire qu'ils sont si heureux à l'idée de te revoir ! Oh...et Peter, peut-être l'as-tu déjà revu ?!
 
-Quoi ?! Lui aussi il va venir ?!
 
Artemis haussa les épaules, passa devant Cedric et sortit de la pièce.
 
-N'oubliez pas de refermer la porte avant de partir.
 
On entendit le son de ses pas s'éloigner; elle était sortie de la maison. Sans même dire au revoir.
 
-Sa manière de dire qu'on se reverra bientôt...
 
Cedric s'assit sur une chaise, il semblait effrayé rien qu'à l'évocation des noms.
Et il y avait de quoi.

 
-Méfie-toi de cette femme Lyssandre; elle a déjà tué et pourrait très bien recommencer. Elle a déjà essayé de m'assassiner. Ce n'est pas une amie mais bien tout l'inverse.
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MessageSujet: Re: La clef qui mène aux marionnettes... [Lyssandre Dawn]   Ven 28 Fév - 10:42

Décidément Lyssandre ne l’aimait pas cette femme. Elle avait quelque chose de sinistre, et sa manière de s’adresser à Cédric déplaisait à l’adolescente. Il y avait une sorte de mépris qu’elle percevait, un mépris qui n’avait pas lieu d’être selon Lys. Pendant toute la conversation entre les deux adultes, elle était restée silencieuse. Elle ne connaissait pas la moitié des noms que ces deux là utilisaient mais quelque chose lui dit que c’était grave. Puis un détail sur une marionnette attira son attention, et elle ne la quitta pas des yeux. Une boutonnière dorée, très riche, qui luisait sous la lumière. On aurait dit une étoile brillant dans les cieux. C’était ce genre de détails qui pouvaient faire complètement perdre pied à la jeune fille. Elle trouvait cela tellement beau et émouvant qu’elle ne bougeait plus, elle n’avait pas envie de toucher pour savoir la texture, mais elle avait l’impression que cette boutonnière devenait partie intégrante d’elle. C’était une étrange sensation, ma foi très agréable.

Elle se désintéressait totalement d’Artemis. Pour elle, elle n’avait plus d’intérêt. Ses menaces ne la touchaient pas bizarrement. Elle s’en foutait royalement ! Ce qu’elle était venu voir c’était les marionnettes. Et cette femme parasitait tout. Elle ne pouvait pas simplement se taire ? Elle finit par prendre congé, et Lyssandre en fut heureuse. Elle se tourna alors vers Cédric avec un sourire. Son cerveau avait énormément de mal à se connecter aux émotions d’autrui. Si il y avait bien une sociopathe dans la salle, cela devait être elle, mais peut être à un peu plus faible degré que certains. C’est pour cette raison qu’elle mit du temps à comprendre que quelque chose n’allait pas, et qu’il n’était plus question de jeu. Le visage de Cédric était sombre, apeuré, très tendu. Elle le voyait mais au début, elle ne comprit pas que cela signifiait quelque chose. Puis elle regroupa les paroles qu’elle avait entendu. Parce que même si elle n’en avait pas eu l’air, elle avait parfaitement mémorisé les paroles de la femme même si elle contemplait la magnifique boutonnière.

Cédric s’assit, et Lyssandre réfréna son envie première de lui sauter sur les genoux. Il la mit en garde contre Artemis. Lentement, l’adolescente s’avança vers lui et se pencha, posant doucement sa paume contre sa joue. C’était une manière de le réconforter car les révélations de la femme semblaient l’avoir bouleversé.

- Je suis désolée, c’est de ma faute…dit elle réalisant dans quelle situation elle avait mis Cédric, si je ne t’avais pas demandé de voir ces marionnettes, rien de tout cela ne se serait passé.

Elle se redressa, se mordit la lèvre inférieure.

- J’aimerais pouvoir tout réparer.

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