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 Humans are born to die (feat Cedric Law)

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MessageSujet: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Ven 15 Nov - 10:27

Un après-midi comme un autre, frais avec un de légers rayons de soleil qui perçaient à travers les nuages. Lyssandre marchait dans les rues de Baltimore depuis bien une heure. Elle déambulait sans but, sans s’inquiéter du fait qu’elle était en train de complètement se perdre dans cette vaste ville. Son blouson de peau la protégeait mal du vent qui soufflait et elle frissonnait. Elle n’aurait pas du se trouver là. Elle aurait du être assise à sa place en cours d’anglais, tout près de la fenêtre et écouter le verbiage incessant de M. Madison. Mais elle n’en avait pas eu le courage. Et elle avait opté pour l’école buissonnière. Elle s’était tout d’abord installée dans un parc, puis, comme elle ne connaissait pas encore bien Baltimore, elle s’était prise au jeu de la découvrir. Et elle avait pris un itinéraire au hasard.

Ses pensées vagabondaient. Elle n’arrivait pas à se fixer sur une idée claire et nette. Elle se remémorait le dossier qu’elle avait consulté hier. Miranda Lord.
Le visage plein d’une jeune femme vint éclipser le décor du quartier résidentiel où elle était. Les cheveux châtains clairs, des yeux clairs. 22 ans. 1m64, 52 kilos. Originaire de la grande pomme. Elle étudiait la chimie à l’Université. Pas énormément d’amis sur son compte facebook, pas de club sportif connu. Elle était le prototype même de l’étudiante sage et anonyme au sein de sa fac. Elle avait été hospitalisée une fois en 2009 pour une appendicite. Allergique à la fraise.

Lyssandre se demandait si cette Miranda allait mourir. Elle connaissait bien son frère pour comprendre que s’il lui avait demandé de faire autant de recherches sur cette fille, ce n’était pas pour l’inviter à dîner et lui faire la cours. Non…l’instinct de l’adolescente lui soufflait que c’était pour tout autre chose. Elle s’arrêta prêt d’un arrêt de bus pour regarder le ciel qui se couvrait de plus en plus. Elle n’arrivait pas à ressentir de l’angoisse, ou de l’inquiétude pour cette fille. Elle rejoindrait sûrement la collection de pantins de son frère, ces êtres empaillés grotesques, outrageusement maquillés et habillés avec soin. Oui, elle mourrait sans aucun doute. Comme des milliers de personnes dans le monde à chaque seconde de son existence. C’était le devenir des humains : la mort. Lyssandre elle même savait qu’elle n’échapperait pas à ce destin, de se flétrir puis de disparaître totalement. Alors mourir jeune ou des dizaines d’années plus tard, qu’est ce que cela changeait réellement ? C’était pour cette raison, qu’elle ne voyait rien de mal dans les actions de son frère. Il en avait besoin. Il avait besoin de faire ces choses là, de prendre la vie, de vider les êtres de leur substance interne pour ensuite conserver leurs cadavres soigneusement comme des œuvres d’art. Il était doué pour cela, appliqué. Et puis, il semblait tellement heureux quand il revenait de ses petites affaires. Une partie de Lyssandre n’arrivait pas à trouver cela mal ,et une autre paradoxalement éprouvait de la compassion pour Miranda. Pauvre petit chose qui n’allait bientôt plus retrouver les bancs de la fac.

Elle reprit sa route, accélérant le pas. Il se faisait tard, si elle ne rentrait pas à la maison à l’heure, son frère comprendrait qu’elle ne s’était pas rendue au lycée. Quelle heure était-il ? 16h ? 17h ? Combien de kilomètres la séparaient de la maison ? Elle fouilla dans sa poche pour trouver son téléphone, quand un bruit de verre cassé attira son attention. Elle entendit des coups de feu. Elle tourna la tête en direction d’une petite boutique de quartier très simple. Deux hommes cagoulés sortirent précipitamment du commerce. Lyssandre pensa très rationnellement : un braquage. Elle ne bougea pas d’où elle était. Une voiture approchait à toute vitesse. Le premier braqueur entra à toute trombe dans le véhicule, mais le deuxième n’eut pas cette chance. Il y eut un BANG sonore. Il s’écroula, tandis que ses complices prirent la fuite. Lyssandre regarde la grosse tâche rouge qui se formait sur sa poitrine, le sang qui se déversait sur la chaussée. Elle n’était pas horrifiée, plutôt fascinée. Une mer de sang calme, un rouge pur, comme sur une toile d’un grand maître. Le propriétaire du magasin était l’auteur de cet acte. Mais il ne l’intéressait pas, à la porte de sa boutique. Elle s’approcha de l’homme agonisant. Ses yeux –la seule partie visible de son visage hormis sa bouche- s’agitaient. Il tentait vainement de dire quelque chose. La jeune fille s’agenouilla auprès de lui et lui retira sa cagoule.

- Ca va aller, dit-elle doucement.

Mais elle savait que c’était faux.
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Cedric Law
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Ven 15 Nov - 20:07

Imaginez une petite pièce plongé dans le noir, avec seulement quelques rayons de l'astre lunaire passant par les planches de bois qui condamnait plus ou moins mal la seule et unique minuscule lucarne de la pièce. Les murs sont noirs de crasse, le sol également, mais était surtout tâché de sang, çà et là.
Au centre de la pièce, quelqu'un semblait recroquevillé sur-lui même, roulé en boule. Il sanglotait et ne semblait pas s'arrêter. Des bruits de pas se rapprochent, ce quelqu'un s'arrête de pleurer quelques instants, son souffle est court, il a peur. Une clé tourne dans la serrure et la lumière s'allume. Alors ce quelqu'un se lève précipitamment pour tenter de s'enfuir de là, mais l'homme qui venait d'ouvrir l'en empêche, lui barre la route. Il gifle ce quelqu'un violemment avant de lui intimer de se taire, que ces pleurs et jérémiades l'empêche de dormir tranquillement. L'homme à la face cruelle éteint de nouveau la lumière.

 
-Pitié, laissez-moi sortir. J'ai peur...elles m'observent...
 
L'homme ricane et referme la porte à clé. Ce quelqu'un tambourine à la porte et l'homme traite ce quelqu'un de bâtard avant de s'en aller.
Ce quelqu'un fini par se recroqueviller sur lui-même.
 
Ce quelqu'un était un jeune homme, peut-être la trentaine. Des cheveux courts et bruns, des yeux noisette. Il était torse nu, vêtu seulement d'un jean rapiécé. Son dos était couvert de zébrures récentes et sanguinolentes.
 
Il avait faim, froid et avait peur.
Il sanglota doucement, contemplant le noir autour de lui. Les Ombres étaient là, l'observant. Il les entendaient ricaner et se moquer de lui.
Quelque chose lui agrippa la jambe, il paniqua car il n'y avait pourtant rien dans la pièce à part lui...Il sentit une main dans son dos. Une main glacée dont les ongles s'enfonçaient dans son dos et lui arrachait des lambeaux de peau. Il hurla.
D'autres mains se saisirent de lui alors qu'il tentait de s'en protéger, et il sentit d'autres morceaux de sa peau partir tandis qu'il hurlait à en cracher du sang.
 

****

 
Le réveil sonna vers huit heures et demie du matin, réveillant d'un seul coup le romancier qui resta là assis dans son lit, en sueurs. Son cauchemar le laissa terrorisé pendant plusieurs minutes qui lui parurent une éternité. Son coeur battait bien vite et il eut du mal à se calmer. Il finit par éteindre le réveil avant de se rallonger quelques instants sous les couvertures chaudes.
Il finit par se résoudre à se lever et se dirigea lentement vers la cuisine pour préparer son petit-déjeuner - à savoir un bol de céréales chocapics (ok, ça, on s'en fout) et un verre de lait (détail dont on se fiche complètement) - avant d'aller se doucher et de faire sa toilette. Et après d'être habillé il alla automatiquement devant son ordinateur pour tenter de finir un chapitre de son bouquin, puis n'ayant aucune inspiration, se mit à rédiger un post pour un forum RP quelconque avant de se remettre à écrire pour son livre. Et ce jusque midi où il prit son déjeuner devant la télévision et finit par se remettre devant l'ordinateur pour écrire de nouveau.
Ce ne fut que dans l'après-midi qu'il finit par sortir de chez lui, affublé d'un coupe-vent marron.
 
Oui je sais, vie tout à fait passionnante et il m'a fallu tout ça pour introduire mon personnage dans ce sujet.
(Cedric: En fait elle était en manque d'inspiration et moi j'avais la flemme de l'aider...)
En même temps t'es un personnage qui sert à rien...
(Cedric: Pardon ?)
Bé ouais ! J'aurais dû reprendre Kagi en personnage, il est plus passionnant et plus déconnant.
(Cedric: Mais je suis plus intéressant !)
Ce que tu as d'intéressant, c'est ce que tu as juste l'avatar d'un acteur sexy.
(Cedric:...je te hais.)
Moi non plus !
(Perkins: Bon, euh...les filles, on se calme ! Je suis pas censé intervenir mais là...)
(Cedric: Toi dégage le libraire !)
(Perkins: Nan mais tu sais ce qu'il te dit le libraire ?!)
(Cedric: Ouais et je m'en fous !)
...Les filles, calmez-vous...
(Cedric et Perkins: Les filles ?!)
*soupire et les vire du post tous les deux*
Je suis sincèrement désolée pour ce contretemps. Donc...où en étions-nous ?...ah oui !
 
Un après-midi comme tant d'autres, il faisait légèrement frais et quelques rayons de soleil passaient au travers des nuages, de temps en temps.
Cedric déambulait dans les rues de Baltimore, sans aucun but, sifflotant un petit air qu'il avait déjà entendu auprès des Akumu, comme ça, les mains dans les poches, en observant les gens et le paysage urbain qui s'offrait à sa vue.

 
-Binkusu no sake wo...
 
Il continua ainsi sa petite promenade sans but précis, sans but aucun, regardant parfois quelques vitrines de magasins de vêtements, ou bien la devanture des librairies, regardant avec satisfaction celles où se trouvait parfois l'un de ses romans, dans un coin ou pas.
Il regardait maintenant la vitrine d'une boutique de vêtements lorsque plus loin il entendit un coup de feu. Des curieux partaient dans cette direction, et d'autres badauds plus sages s'éloignaient. Lui, il opta pour jouer les curieux. Il sifflotait toujours son petit air.
Quand il arriva, il y avait un homme à terre et une flaque de sang. Ce liquide si merveilleux à ses yeux...
 
Quel gâchis, ça aurait pu me servir.
 
Puis ses yeux se portèrent sur celui qui avait tiré, un commerçant.
Ah d'accord, un braquage à main armé qui s'est mal tourné pour l'un des bandits. Soit, ce sont des choses qui arrivent.
Enfin son regard noisette se porta sur la jeune fille auprès de l'agonisant, car Cedric savait que cet homme se mourrait, ça se voyait et il le pressentait. La jeune fille aux cheveux flamboyants semblait avoir une lueur fascinée par le sang dans la prunelle de ses yeux, et n'était pas horrifiée. C'était bien là tout l'inverse.
Il l'entendit dire doucement au mourant quelque chose.


- Ca va aller.

Mais n'importe qui savait que c'était faux. L'homme allait mourir.
Quelqu'un près de lui appelait une ambulance. Cedric se tourna vers cette personne.

 
-Appelez plutôt la morgue, ce type va mourir et ne s'en sortira pas. A priori un organe vital a été durement touché, même les meilleurs médecins au monde ne pourraient rien faire pour lui s'ils étaient là; sinon il n'y aurait pas autant de sang.
 
Il se pencha vers l'homme.
 
-Je suis sincèrement désolé, il ne vous reste plus que...approximativement...trois minutes ou quatre peut-être si vous êtes endurant...
 
(Perkins: Moi j'en aurai dit deux.)
(Peter: Et moi cinq.)
(Perkins: T'es qui toi ?)
(Peter: Spoilers.)
Oh ! On se calme avec les intrusions intempestives ! Bon...le temps que je règle ça avec mes personnages, je vous propose de passer à la suite !...Bonne lecture !
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 16 Nov - 11:35

Lyssandre regardait l’homme suffoquer devant elle. Elle percevait la frayeur, la douleur dans ses yeux. Mais elle ne pouvait rien faire pour l’atténuer. Et elle savait que c’était inutile de s’activer en tout sens pour peur de résultat. C’est pour cela, qu’après avoir retiré la cagoule, elle la roula en boule et se redressa un peu. En s’étant approchée de lui, elle avait marché dans le sang qui s’écoulait. Super…ses bottines étaient foutues à présent. Elle avait lu quelque part que les traces de sang ne s’effaçaient jamais, malgré tout le nettoyant qu’on pouvait passer par dessus.

Des passants commencèrent à s’approcher. Certains affolés. Quelqu’un composa rapidement le numéro des urgences. C’est là qu’un homme brun fit la remarque que tout cela ne servait à rien puisque le gars allait mourir. Les yeux noisettes de l’adolescente balayèrent le visage de l’inconnu. Il ne tentait pas de rassurer la victime, il disait les choses simplement et honnêtement. La vérité pure. Rare pour un adulte, estima Lyssandre et elle mémorisa son visage rapidement. En général, elle ne s’intéressait pas aux autres humains. Les remarques paniquées et révoltées des autres passants, elle ne prenait même pas le temps de les écouter, rien que par leur ton inutilement stressé. Mais l’homme à côté d’elle était calme et impassible, comme elle. Et elle eut l’impression de se reconnaître.

Si les mots de l’homme brun apaisèrent l’adolescente –car savoir que tout était fini lui semblait plus rassurant qu’une éventuelle chance de survie emplie de souffrance et de doute – le braqueur s’agita en l’entendant.

- Non…je ne veux pas mourir, hoqueta-t-il.

Malgré sa blessure, il essayait de se relever. Sa main ensanglantée empoigna l’avant-bras de Lyssandre avec une force surprenante pour un agonisant. Déstabilisée, la jeune fille mit genou à terre, essayant par réflexe de se dégager. Aucune peur ne se lisait sur son visage, mais intérieurement elle râlait : il allait ruiner toute sa tenue ! D’ailleurs, elle n’était pas la seule à être salie à présent, des gouttes de sang avaient volé un peu partout, certains avaient du être arrosés. L’odeur rouillée lui fit froncer le nez. Elle trouvait cette odeur étrange et cela lui prenait à la gorge.

Et c’est à cet instant qu’elle le vit partir. Un dernier soupir s’échappa de ses lèvres pâles et il lui relâcha le bras. Il y eut un brusque silence. Cela ne dura qu’une fraction de secondes mais il était saisissant. Lyssandre arrêta de respirer également. C’était la première fois qu’elle voyait quelqu’un mourir. Et cela réveillait quelque chose chez elle. Elle se releva, recula de quelques pas. D’un seul coup,elle se sentait étrangère à toute la scène, comme si tout se passait derrière un écran. Elle avait l’impression que quelque chose lui coulait sur la joue et elle l’essuya d’un revers de main, se badigeonnant de sang sans même s’en rendre compte. Elle se sentait survoltée, excitée, plus vivante que jamais. Voir cet homme mourir c’était la révélation !

- Vous auriez un mouchoir ? demanda-t-elle à l’homme brun.

Elle comprenait à présent. Elle comprenait tout. Les crises existentielles humaines, toute leur agitation continuelle…pour échapper à ça. A cet instant où son souffle se fige, où on disparaît à jamais. Au loin, elle entendait les sirènes de la police et des pompiers. Elles se rapprochèrent, devenant assourdissantes.
Et aussi improbable que cela puisse être, elle se mit à rire. C’était une drôle de sensation, de rire et de pas s’entendre, de juste sentir une vibration dans sa poitrine.
Elle se sentit tirée en arrière. Elle ne savait plus vraiment ce qu’il se passait, tout était si agité. Subitement, elle se trouva loin du cadavre. Elle regarda le ciel. Elle se sentait dix fois plus vivante qu’avant. Elle avait envie de faire mille choses et n’importe quoi : danser, courir, sauter partout, ou juste profiter du ciel et de sa vision. On lui aurait proposé n’importe quoi, elle aurait accepté de le faire. Vivre pleinement car elle venait de comprendre à quel point une existence pouvait être fragile
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Cedric Law
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 16 Nov - 14:08

Cedric haussa les épaules aux personnes qui commençaient maintenant à lui faire des remarques déplaisantes parce qu'il venait de dire qu'il n'y avait plus rien à faire.
Un homme dans la foule de badauds qui assistaient à la scène lui lança une insulte à laquelle l'auteur impassible répondit en ces termes.

 
-C'est un braqueur, s'il n'avait pas braqué ce petit commerce rien ne lui serait arrivé et il ne serait pas en train de mourir. C'est de sa faute.
 
La compassion et l'empathie, Cedric ne ressentait jamais ce genre d'émotions. La vie, on en a qu'une seule; si on la fout en l'air, tant pis pour nous. Et il se fichait bien de ce qu'on pouvait penser de lui désormais. Il se pensait sociopathe, antisocial et antipathique; tant mieux, personne ne viendrait lui parler et il pourrait tuer moins de gens ainsi.
 
- Non…je ne veux pas mourir.

L'agonisant avait attrapé l'avant-bras de la jeune fille qui fut déstabilisée et mit un genou à terre, peut-être dans le sang de cet homme, dont l'auteur lui-même venait de mettre les pieds; pas bien grave, il avait l'habitude. Il observa du coin de l'œil le visage de l'adolescente sur lequel aucune peur ne se lisait; bien étrange jeune fille au visage tout aussi impassible que le sien.
Puis finalement le bandit mourut.
 
Il en aura mis du temps, ce con.
 
Dirait-on que la jeune fille voyait pour la première fois quelqu'un mourir sous ses yeux. C'est une si étrange sensation de voir son premier mort ainsi. Qui sait, peut-être qu'elle deviendrait une criminelle elle aussi ? Quelque fois ça rend les gens cinglés.
Cedric restait près du cadavre tandis qu'il regardait maintenant tout à fait la jeune fille se relever, puis se reculer, de seulement quelques pas.

 
- Vous auriez un mouchoir ?
 
Elle venait de se mettre du sang sur le visage en voulant s'essuyer. Instinctivement, Cedric se releva lui aussi, sortant un mouchoir de soie blanche qu'il tendit à la jeune fille.
 
-Inutile de me le rendre, gardez-le.
 
Les sirènes des pompiers et des flics retentissaient dans le lointain et se rapprochaient bien vite. Il allait s'éloigner, car il n'avait rien à faire là. Il commença d'ailleurs à s'éloigner, se désintéressant de tout ce qui l'entourait, mais quelque chose le retint.
Un rire. La jeune fille ria, sans raison apparente.
Il se retourna et vit quelqu'un la tirer en arrière. On pensait qu'elle était devenue folle, qu'une jeune fille semblant aussi innocente voyant son premier mort était devenue cinglée, ou bien qu'elle était seulement choquée; c'est ce que comprit Cedric en tous cas, car là, il était comme dans un état second. Il soupira intérieurement, les gens ne comprenaient rien. Lui, il savait, il avait compris car il avait déjà ressenti ça auparavant, en voyant son premier mort, sa première flaque de sang.
Elle venait de comprendre qu'il fallait vivre pleinement la vie car l'existence était si fragile, qu'il était vain de se battre pour une vie éternelle et de tenter d'échapper à la mort par tous les moyens.
 
En voilà une jeune fille intelligente et intéressante.
 
Il se gifla mentalement pour se réveiller. Les flics et les pompiers étaient déjà là, incitant les gens qui n'avaient rien à faire là de partir.
Lui, il resta près de la jeune fille tandis que ceux qui l'avaient tiré en arrière étaient forcés de s'en aller. Il resta là et chuchota doucement, pour qu'elle seule entende.

 
-Alors, qu'est-ce ça fait de voir son premier mort ?
 
Il n'attendit pas la réponse. Il se contenta de faire mine de s'en aller lui aussi. Il voulait qu'il la suive, l'intrigante adolescente, pour qu'ils se retrouvent loin de tout ce monde; il fallait qu'ils discutent ailleurs, histoire de ne pas être dérangés par des passants qui avaient vu la scène.
Et puis, si elle le suivait, il se dit qu'il pourrait toujours lui payer quelque chose à boire en attendant; c'était mieux de parler autour d'un verre que dans la rue - sans connotation aucune, lui, quand il paie un verre à un homme ou une femme, c'est pas pour draguer la personne, alors commencez pas à vous dire qu'il s'intéresse à la gamine dans ce sens-là, merci bien ! Je préfère prévenir au cas où quelque chose de malsain vous viendrait à l'esprit, namého ! C'est déjà un assassin qui est persuadé qu'il restera physiquement jeune en se baignant dans du sang humain, alors on se calme !
Bon, et sur ce, on passe à la suite. Je me demande si Lyssandre va le suivre ou pas, pas vous ?...
Et puis...qui sait ce qu'ils pourraient se dire.
 
Dans la foule de badauds qui se dispersait désormais, un jeune homme aux longs cheveux bruns et aux traits japonais détourna le regard de la mare de sang qui l'hypnotisait, son regard se portant sur la jeune fille puis sur le romancier qu'il avait connu autrefois. Il remonta ses lunettes à fines montures noires et éteignit la cigarette qu'il avait aux lèvres.
Il semblait quelque peu vexé que l'auteur ne l'ait pas reconnu, car il était pourtant une personne que l'on n'oublie pas. Il finit par hausser les épaules et partir en chantonnant "Binkusu no sake wo" avec un fort accent japonais.
Qui était-ce donc ?
Un petit indice ?
Spoilers...
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 16 Nov - 16:12

Lyssandre regardait le mouchoir de soie que l’inconnu lui avait donné. Il avait été d’un blanc immaculé, à présent écarlate, elle eut l’impression de se retrouver face à une rose tristement déchue. Elle l’observa longuement, lui trouvant à présent une valeur poétique. Rose rouge et blanche mêlée…elle eut la vision d’un jardin enchanté. Puis elle se reprit et le roula en boule pour le mettre dans la poche de son jean.

Alors qu’est ce que cela fait de voir son premier mort ?

Cette interrogation résonna aux oreilles de l’adolescente comme auréolé d’un écho. Ce n’était qu’une question chuchotée mais elle avait plus d’ampleur que tout le vacarme et l’hystérie qui l’entourait. Mais elle ne bougea pas, ne répondit rien. Elle se contentait de le regarder, le voyant s’éloigner au loin. Elle avait l’impression d’être comme dans un rêve. Tout semblait si flou et en même temps si distinct. Quelque fois elle était bousculée de ça et de là, mais rien ne la tirait de sa petite bulle. Alors, elle se mit à le suivre.

Tout d’abord, elle crut l’avoir perdu. Il y avait tellement de monde dans cette rue ! Elle dut se frayer un chemin, se faufilant, évitant les secours qui se déplaçaient dans le sens inverse. Son sentiment de plénitude fut empiété par cette masse grouillante d’humains. Elle ne supportait pas la foule.

Un rayon de soleil vint l’éblouir, inondant la scène de lumière blanche. Lyssandre cligna des yeux, aveuglée. Où était-il passé ? Elle se mit à courir. Et c’est là qu’au tournant, elle l’aperçut de dos, marchant tranquillement. Sans hésiter, elle le rattrapa et se mit à marcher à son rythme. Tout autour d’elle lui semblait magnifié. Comme si le paysage avait pris plus d’ampleur, s’infiltrait dans tous ses sens pour effacer toute pensée rationnelle. Elle n’était plus Lyssandre Dawn, elle était à la fois le vent frais, les nuages, le soleil, les pavés de la rue, et les murs des maisons. Cette sensation était si prenante, qu’elle s’exclama joyeusement :

- Tout a l’air si…magique à présent !

Elle souriait, rayonnante d’une joie intérieure toute simple. Cela pouvait paraître choquant de réagir ainsi après avoir vu un massacre. Elle aurait du pleurer, avoir peur, mais non, Lyssandre voyait les choses autrement. Elle avait saisi que la mort était inévitable, qu’elle était naturelle, et qu’elle pouvait apporter une paix que la vie n’était pas en mesure d’offrir. Elle avait compris que vivre pleinement prenait tout son sens quand on voyait sa fin approcher. Et surtout, elle avait compris que l’homme à côté d’elle avait compris qu’elle avait compris.

- Je n’ai plus peur de rien désormais, déclara-t-elle avant de tourner sur elle même comme si elle valsait.

Elle avait envie de faire tellement de choses ! Elle ne savait même pas par quoi elle avait envie de commencer ! Discuter avec cet homme ? Danser ? Partir en roadtrip sans un regard en arrière ? essayer tout ce qu’elle n’avait jamais fait de sa jeune vie ? Lyssandre était d’humeur dangereusement hyperactive à ce moment précis, et aucun doute, si elle avait voulu changer le monde, elle aurait pu rien que par sa volonté farouche.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 16 Nov - 18:06

Quelle jeune fille prometteuse.
Voilà ce que pensait le romancier.
Elle était différente de tous les adolescents qu'il avait croisé jusqu'ici. Les autres auraient réagi bien différemment face à un agonisant. Inquiétude, frayeur, panique, peur, terreur, horreur, tristesse, pitié...
Elle fut la seule autre personne impassible et la seule personne aujourd'hui à avoir un peu de valeur aux yeux de l'assassin.
Il marchait toujours, attendant patiemment qu'elle le rejoigne, d'un pas tranquille. Il finit par remarquer qu'elle l'avait rattrapé et qu'elle marchait à son rythme, mais il fit comme s'il ne l'avait pas vu. Elle avait l'air heureuse, elle avait dû avoir la révélation.

 
- Tout a l’air si…magique à présent !

Magique. C'était bien le mot.
Chez la plupart des personnes, après avoir vu un mort, comme ça, tout était étrangement beau et magique. La réalité n'est plus perçue de la même façon.
Une sorte de plongeon vers la folie, bien que ça ne soit pas perçu comme tel pour les gens dans cet état.
Un sourire éclaira le visage de la jeune fille. Elle voyait désormais les choses autrement. Cedric se souvenait de sa première fois, son premier mort. La réalité lui était apparue d'une autre manière, tout était beau et le sang l'avait fasciné jusqu'à ce qu'il en devienne obsédé.


- Je n’ai plus peur de rien désormais.
 
Elle avait déclarer ça, ainsi, en tournoyant comme si elle valsait. Sa vie ne serait plus la même. Cedric la regarda enfin, souriant lui aussi.
 
-La première fois, c'est toujours quelque chose d'étrangement fascinant n'est-ce pas ?
 
Lui, il se souvenait que son premier mort, c'était son père. Il l'avait tué.
Un père violent et alcoolique qui le battait et l'insultait, lui avait même une fois ou deux craché dessus. Cedric en avait gardé des cicatrices physiques sur les jambes, les bras et le dos, et des blessures profondes dans son coeur et dans son âme, et en avait même perdu la raison. C'est ainsi qu'avait débuté sa folie meurtrière et sa fascination pour le sang.
 
Son premier mort l'avait rendu fou, mais plus fort. Mais sa première goutte de sang, ça avait été une femme qu'il avait éventré, et recevant une giclée de sang sur le visage, après avoir nettoyé, s'était rendu compte que sa peau était plus fraîche à ces endroits où le sang avait giclé. D'où son obsession pour le sang.
Il savait qu'il mourrait un jour, mais n'avait pas envie de vieillir. Il s'était renseigné, il ne serait pas le premier à croire que le sang lui garantirait un peu plus de temps. Quitte à mourir, autant rester jeune et beau en continuant de vieillir intérieurement. Alors il s'était mis continuellement à tuer de jeunes gens, hommes comme femmes, pour prendre leur sang. Coupables de préférence. Coupables d'impolitesse, coupables de meurtres sans raison aucune que leur avarice ou que savait-il encore, coupables d'une quelconque faute qui était répréhensible de faire du mal à un innocent; bien qu'en réalité, aucune personne ne trouvait grâce aux yeux de l'auteur sociopathe, à part une poignée d'hommes et de femmes.
Lyssandre Dawn faisait partie des personnes qu'il ne tuerait pas, qu'importe ce qui se passerait dans sa tête.

 
-La vie et la mort vont de paire, mais la mort a toujours eu un côté plus intéressant que la vie; car cette dernière apporte généralement plus de souffrances aux êtres humains tandis que la mort offre une douce paix à laquelle je n'ai pas encore eu le loisir d'y goûter. Chacun à son heure.
 
Il s'arrêta devant la porte d'un café.
 
-On a toujours envie de faire plein de choses juste après notre premier mort, n'est-ce pas ? Moi j'avais eu envie de prendre l'avion et de partir très loin, c'est ce que j'ai d'ailleurs fait.
 
Il ouvrit la porte du café et regarda la jeune fille.
 
-Vous voulez en discuter ? Je vous paie ce qui vous fait plaisir si vous le voulez. Au fait, je m'appelle Cedric Law.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 16 Nov - 19:20

Lyssandre n’en revenait pas d’avoir rencontré quelqu’un d’aussi merveilleux ! Ce Cédric Law était tout simplement si connectée à ce qu’elle pensait ! Il formulait toutes les pensées qui lui étaient passées par la tête, avec une aisance qui l’émerveillait. Elle avait l’impression de s’entendre elle même, et pour elle, adolescente asociale qui passait tout son temps à être incomprise et rejetée, c’était énorme. Personne n’avait jamais été sur la même longueur d’onde qu’elle –hormis son frère mais Thomas ne comptait pas aux yeux de Lyssandre, c’était comme si lui et elle ne formaient qu’un-, et voilà qu’elle rencontrait un homme par pur hasard qui parlait la même langue qu’elle. La mort…la vie, elle avait exactement le même opinion que lui. Elle le regardait avec de grands yeux admirateurs et ravis à la fois. Elle se sentait tellement….heureuse qu’elle avait envie de crier, de hurler pour extérioriser cette émotion.

Mais elle se contenta de sautiller sur place, surexcité, faisant voler ses cheveux roux autour de son visage, comme une petite fée lutine, quand il lui proposa de le suivre au café. Un verre ? Un verre ! Excellente idée ! Charmante et délicieuse idée ! Elle le suivit sans aucune hésitation. Il lui aurait proposé n’importe quoi ,elle l’aurait suivi. Lyssandre n’avait plus rien de rationnel en ce moment, cet homme l’intriguait et elle voulait absolument en savoir plus sur lui. Elle avait oublié l’heure, oublié qu’on ne devait JAMAIS suivre les inconnus ainsi , que son frère l’attendait à la maison…Elle planait littéralement dans un état d’euphorie contagieux.

Elle sauta littéralement sur sa chaise, et s’empara de la carte avec grand enthousiasme.

- Alors..alors…

Même la carte du café semblait plus belle qu’avant. Elle brillait sous sa couverture de plastique. Elle la consulta rapidement. Elle ne savait pas quoi choisir ! Un café ? Non, elle était déjà assez excitée comme ça. Un chocolat ? Non. Un soda ? Hum….elle réfléchit quelques secondes. Eliminé. Quelque chose l’attira. Un mot avec une belle sonorité, elle adorait prononcer ses syllabes. Le serveur arriva pour prendre leur commande.

- Milkshake…milkshake…milkshake ! babilla-t-elle. Un milkhake à la fraise…

Elle fit tournoyer la carte deux ou trois fois avant de la rendre au serveur qui faisait de son mieux pour ne pas paraître atterré. Une fois qu’il fut parti, Lyssandre plaque ses coudes sur la table et mit son visage dans ses mains tout en observant son « homme extraordinaire ».

- Moi c’est Lyssandre Dawn, en fait. Comment vous avez fait ça pour dire exactement ce que j’ai dans la tête ? Vous êtes la première au personne au MONDE qui est arrivé à faire ça !

La voix de l’adolescente était très expressive. Ses yeux noisettes pétillaient d’une énergie folle. Elle prit soudain une autre pose mélodramatique et dit d’une voix grave et théatrale, comme si elle incarnait le Destin lui même :

- Cédric Law, vous devez être quelqu’un d’unique.

Puis elle enchaîna aussitôt, reprenant une attitude plus naturelle :

- Je n’arrive pas à me fixer, c’est normal ? Je veux dire : j’ai envie de courir sous la pluie, de boire des litres de liquide jusqu’à ne plus pouvoir, partir à la découverte de Yellow Stone, reprogrammer mon ordinateur entièrement, danser le tango, tout ça à la fois voire en même temps !

Elle parlait très vite et avec animation. Heureusement qu’il n’y avait foule dans le café parce que sinon, ils auraient été le centre d’attraction.

- Mais vous savez ce que c’est ….les autres ne comprennent pas mais….c’était comment votre première mort ?
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 17 Nov - 13:45

Elle l'avait finalement suivi sans même se soucier de ce qui pourrait éventuellement lui arriver. Ou bien elle était trop euphorique pour se soucier des conséquences, ou bien elle était naïve, ou bien autre chose - et loin de moi l'idée de dire qu'elle était idiote et loin de Cedric, l'idée de penser ça.
Une adolescente jovialement euphorique, il n'avait jamais vu ça chez les autres; pas après qu'ils aient vus un mort, bien sûr.
Il la voyait, heureuse, si heureuse qu'elle pourrait comme lui, hurler pour exprimer son émotion. Après tout, c'était ce qu'il avait fait la première fois.
Il la regarda commander son milkshake à la fraise tandis que lui commandait un thé. Il avait besoin de se réchauffer, et le thé avait un goût qui lui était particulièrement doux et agréable. Un thé vert qui même si ce n'était qu'en sachet, lui rappelait les doux instants passés à Kyoto en compagnie des Akumu; même s'il n'avouera jamais qu'il avait passé de bons moments avec eux, principalement dans le lit d'un des deux majordomes de Kagi sama.
 
La jeune fille venait de plaquer ses coudes sur la table, mettant son visage dans ses mains et observant le romancier.

 
- Moi c’est Lyssandre Dawn, en fait. Comment vous avez fait ça pour dire exactement ce que j’ai dans la tête ? Vous êtes la première au personne au MONDE qui est arrivé à faire ça !

Il pressentait qu'elle n'arrêterait pas de parler tout de suite et qu'il ne pourrait pas lui répondre maintenant par conséquent.
Elle prit une autre pose mélodramatique avant d'ajouter:


- Cedric Law, vous devez être quelqu’un d’unique.

Et elle finit par prendre une pose plus naturelle en enchaînant:

- Je n’arrive pas à me fixer, c’est normal ? Je veux dire : j’ai envie de courir sous la pluie, de boire des litres de liquide jusqu’à ne plus pouvoir, partir à la découverte de Yellow Stone, reprogrammer mon ordinateur entièrement, danser le tango, tout ça à la fois voire en même temps !

Elle parlait vraiment vite et Cedric dût se concentrer pour ne pas louper un seul de ses mots. Ah ! La fougue de la jeunesse... - non je ne suis pas en train de citer Gaï senseï...bon ok, juste un peu...
Il remarqua qu'il n'y avait pas grand monde dans le café; fort heureusement autrement tout le monde les regarderaient plus ou moins bizarrement.
Cedric lui sourit sincèrement - whouah ! Quel progrès ! C'est un petit pas pour cet homme, un grand pas pour son humanité...et je vais arrêter de déblatérer autant de conneries à la seconde, sinon Cedric va me trucider.
(Cedric: T'imagine pas à quel point je te trouve conne...)
Mais !
 
Bref...
 
(Cedric: Nan, mais je te trouve vraiment stupide à sortir autant de conneries à la seconde. T'as pris quoi ce matin ? T'as piqué les joints de Kagi ?
Kagi: Mais je fume pas de joints !
Perkins: C'est moi qui en fume...
Cedric: On s'en tape !)
Euh...Vous foutez quoi tous les deux dans ce post ?! Vous êtes pas invités, allez virez de là ! Maintenant ! - ahem...excusez-moi...
 
Donc, Cedric se mit à sourire sincèrement à Lyssandre, prêt à lui répondre, lorsqu'elle lui posa la question à laquelle il risquait d'avoir un peu de mal à répondre...
(Cedric: Euh...je peux répondre dans l'ordre ?)
Arrête d'intervenir comme ça dans le post, sinon je te ligote, te bâillonne et te laisse moisir toi et ta folie dans une faille du Silence.
 
Bref...

 
- Mais vous savez ce que c’est ….les autres ne comprennent pas mais….c’était comment votre première mort ?
 
-Je vais d'abord répondre à vos questions dans l'ordre. Si je suis parvenu à dire exactement ce qui était dans ta tête, c'est parce que j'ai vécu la même chose lorsque j'étais plus jeune. Ensuite, tout le monde est unique. Et il est tout à fait normal d'avoir envie de faire plein de choses en même temps; c'est une étape tout à fait banale dont les effets s'estomperont petit à petit au fil du temps.
 
Il marqua cependant une certaine hésitation à répondre à la dernière question.
Parce que lui expliquer ce qui se passait très généralement dans la tête des gens comme Lyssandre et lui après leur premier mort, ok, ça, ça le dérangeait pas du tout. En revanche, lui que son père avait été son premier mort, mais surtout son premier meurtre...euh...
Comment dire ça sans le dire à une adolescente qui devait avoir bien dans les dix-sept ans ? Ou tout simplement ne pas le dire...

 
-Mon alcoolique et drogué de père. Overdose.
 
Et c'est moi qui l'ait tué, mais ça, je te le dirai pas... pensa t-il.
 
-Au fait, vous ne devriez pas être sur les bancs du lycée à cette heure-ci ? demanda t-il en haussant les sourcils, se rendant compte de l'horaire.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 17 Nov - 19:23

Les propos de Cédric rassurèrent Lyssandre sur le fait que cet état émotionnel ne durerait pas. Tant mieux ! Elle se sentait tellement électrique, et c’était dans ces moments là que les adolescents faisaient leurs plus grosses bêtises. Ils en oubliaient le danger et les conséquences. La jeune fille buvait les paroles de son interlocuteur qui lui paraissent pour une fois lisses. Elle n’avait pas –contrairement à d’habitude- besoin de se concentrer et de comparer tous les paramètres pour comprendre ce qu’il disait. C’était comme si elle se retrouvait face à son frère –avec quelqu’un différence près-, c’était lisse comme du cristal.

Quand il lui dit que son père avait été son premier « mort », elle n’eut pas l’air chagrinée ou gênée. Elle ne prit même pas la peine de dire le banal et commun « toutes mes condoléances », car pour elle ces mots n’avaient aucun sens. La mort n’était pas un mal. Et la souffrance des autres…ce n’était pas son problème. Elle ne pouvait pas la ressentir. Elle aurait bien voulu pour s’aligner un peu plus sur les autres, mais elle ne pouvait pas. Et elle n’allait pas se torturer à cause de cela.

- Mon père aussi est alcoolique, lâcha-t-elle simplement sans marquer d’intonation particulière.

Elle parlait avec détachement de son géniteur. Il n’avait plus prise sur sa vie, il était parti, après avoir fait pas mal de dégâts. Il l’avait battue quelque fois mais il s’était surtout acharné sur son frère Thomas. Et Lyssandre lui en voulait pour ça. Ce n’était pas une haine tenace, une envie de vengeance, simplement, pour elle, il était déjà mort même s’il vivait quelque part dans le monde.

Elle se mordit la lèvre inférieure, quand Cédric lui fit remarquer qu’elle aurait du être au lycée. Elle chercha des yeux une pendule, une horloge, une montre, n’importe quoi pour savoir l’heure qu’il était. Elle avait oublié ce détail important ! 16h30. Oui, elle aurait du être en cours.

- En cours de mathématiques pour être précise, répondit-elle, mais je ne rate rien, de toute façon je suis stupide, aller en cours ou pas j’aurai toujours zéro au test final.

Elle sirota son milkshake, pas gênée pour un sous d’avoir dit ça. Après tout c’était la vérité. Il n’y avait pas de honte à dire ça. A l’humble d’avis de Lyssandre, avant la fin de l’année, elle serait envoyé dans un centre spécialisé pour jeunes en échec scolaire. Elle serait alors avec des petits délinquants, des jeunes en correctionnelle qui ne correspondaient pas du tout à son profil, mais c’était la logique du système éducatif. Elle avait redoublé deux fois, ses résultats frôlaient la nullité, c’était sans espoir….elle ne pouvait pas s’adapter au lycée.
L’adolescente appréciait le milkshake, son goût sucré allumait des étincelles dans son regard. Elle joua un peu avec sa paille en continuant :

- Vous n’allez pas me faire la morale, j’espère ? Ce serait vraiment dommage parce que je commençais à penser que je vous aimais bien.

Elle le regarda un peu inquiète à l’idée que cette petite bulle idyllique puisse se briser. Cédric n’avait pas l’air d’être un de ces adultes rébarbatifs, qui ne jurait que par les lois, les règlements et les fais pas ci fais pas ça, mais on ne savait jamais. Lyssandre se trompait souvent sur les gens…
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 17 Nov - 21:29

Seize heures et trente minutes, voilà ce qu'indiquait la montre à gousset d'argent du romancier qu'il venait de sortir de la poche de sa veste. Une montre à gousset qui paraissait ancienne sur laquelle était gravée ses initiales, un coeur et d'autres initiales.
P.L.S.
Machinalement, il caressa les autres initiales avant de ranger rapidement sa montre à gousset.


- En cours de mathématiques pour être précise, mais je ne rate rien, de toute façon je suis stupide, aller en cours ou pas j’aurai toujours zéro au test final.

Il se tourne vers l'adolescente pour lui répliquer qu'elle n'était pas stupide avant qu'elle n'enchaîne.
 
- Vous n’allez pas me faire la morale, j’espère ? Ce serait vraiment dommage parce que je commençais à penser que je vous aimais bien.

Pour toute réponse, il se mit à rire.
 
-A commencer, vous n'êtes pas stupide mais réaliste; les maths, c'est le mal, je parle en connaissance de cause, car c'est bien pour ça que je suis devenu littéraire. Et puis, il me semble que c'est votre problème, pas le mien, n'est-ce pas ? Je pourrais bien vous faire la morale, mais ce n'est ni le lieu ni le moment...et je déteste la faire sauf à moi-même; je parle tout seul des fois, et je me tape souvent sur les nerfs...
 
Il attrapa sa tasse de thé et but quelques gorgées avant de rajouter.
 
-Et généralement, les gens préfèrent me frapper, m'insulter ou me cracher dessus plutôt que de m'aimer.
 
Et certains de me voir dans leur lit...
(Perkins: Et c'est qu'une gamine, alors préserve son innocence s'il te plaît, merci.
Cedric: C'est pour ça que je le pense au lieu de le dire !)
Pour une fois Perkins, tu fais pas le con...
(Perkins: Je te dirai bien quelque chose là, mais ça risque de choquer des gens derrière leur écran, donc je te le dirai après le post.)
...bref...
 
Il mit la main dans la poche de sa veste où il avait rangé sa montre à gousset. Oui, des gens il en avait vu énormément et il était allé dans beaucoup de lits. Surtout ceux d'hommes. Et il avait amassé pas mal, juste pour pouvoir survivre.
Et l'un d'eux était revenu plusieurs fois le voir et avait fini par lui donner cette montre à gousset avant de s'en aller de la ville. Un français, de grande taille et svelte, un regard de braise et un sourire charmeur. Cedric se souvenait du goût de ses lèvres, la passion de leurs baisers et...euh...bon, je veux bien donner les détails sanglants de ses meurtres, mais sur ce terrain-là, je vais éviter de trop m'y aventurer.
(Cedric: Pourquoi ?)
Euh...parce que c'est pas un forum fait pour...surtout que je peux aller loin dans le détail.
(Cedric: Dommage...)
T'as pas ton mot à dire.
 
Bref...
 
J'en étais où ? Ah oui...
Bon, en bref, Cedric était en train de repenser à un de ses anciens amants - assez séduisant si je puis dire...'fin, vous verrez plus tard...surveillez les fiches de PNJs que j'ai encore oublié de mettre à jour, bref...
 
Il but une autre gorgée de thé, en repensant aux doux instants passés avec lui, l'odeur enivrante de son parfum et de son corps et...j'avais pas dit que j'arrêtais les détails pour éviter de basculer dans d'autres détails plus...euh...bref...
 
(Cedric: Avoue que tu sais pas quoi dire maintenant.)
Je suis la narratrice je raconte; donc s'il y a pas d'évènements, je... Attendez, je le connais lui !...enfin...comment dire ?!
 
Souvenez-vous de ce jeune homme fumant sa cigarette tout à l'heure. Le voilà qui entre dans le café.
Machinalement, il s'assit près de Cedric, commanda du thé également, sortit ce qui s'apparentait à un bouquin de cours et l'ouvrit.
Le romancier ne s'en soucia pas et regarda de nouveau l'adolescente, ne reconnaissant pas le jeune homme à côté de lui qui pourtant le regardait avec insistance.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Jeu 28 Nov - 16:59

Cédric se mit à rire. Lyssandre haussa un sourcil. Elle ne voyait pas en quoi elle avait été drôle ! Elle avait beau se redire intérieurement ses paroles, elle ne trouvait qu’aucun mot de sa part n’avait été particulièrement humoristique. Le rire. Quel son merveilleux et gracieux ! Elle avait à présent envie de rire aussi juste pour imiter. C’était un réflexe d’enfant, comme lors qu’il acquiert les mimiques de ses parents.
Par contre ce que dit l’écrivain amusa follement l’adolescente. Lui, il était drôle. Très drôle, même. Elle souriait, buvant littéralement ses paroles. Elle avait encore envie de rire, cette fois ci mais elle ne le fit pas, seuls ses yeux noisettes pétillaient d’une joie éclatante. Les maths, le mal ? Cette assimilation était juste totalement tordante…Lyssandre n’avait jamais rien compris au bien au mal, c’était un concept bien trop vague et compliqué pour son cerveau qui sautait du coq à l’âne. Et à vrai dire, elle divisait plutôt les choses en deux groupes : celles qui la faisaient souffrir, et celles qui lui faisaient plaisir. Les maths, comme toutes les autres matières appartenaient à la première catégorie. Les mots comme les chiffres étaient sa hantise du moment où il lui fallait produire un résultat cohérent et argumenté. Mais elle ne préféra pas le préciser à son interlocuteur. Il ne la trouvait pas stupide, mais pour Lys il se trompait. Elle avait vraiment une mauvaise estime d’elle même.
La suite lui arracha une exclamation de surprise, accompagné d’un regard soucieux :

- Je n’arrive pas à croire que personne ne puisse vous aimer…vous êtes si…drôle et puis …vrai aussi !

Elle n’arrivait pas à trouver les bons mots pour exprimer sa sympathie. Elle se mit à rire pour de vrai cette fois ci. Un rire frais, pas moqueur, mais vivant, elle exprimait purement sa joie de vivre et la communiquait à Cédric.
Elle l’observait. Elle était assez femme pour reconnaître qu’il avait un charme indéniable, et que beaucoup devaient être captivée comme elle l’était à présent. Même si ce n’était pas une attraction sexuelle. Lyssandre avait très peu d’expérience à ce sujet, et elle n’avait jamais rien compris à l’accouplement humain. Oui, « accouplement », parce que c’était ainsi qu’elle le considérait. Elle avait assez baroudé sur internet pour tout savoir sur la question mais finalement, elle n’en avait jamais compris le véritable sens. Du coup, elle regardait souvent les jeunes de son lycée flirter, et les comparait aussitôt aux parades amoureuses des pigeons. Elle avait déjà cru sentir une attirance, mais elle n’en était pas sure…Et si ça avait été vraiment le cas, ce n’était pas socialement approuvable. L’amour….l’amitié…le désir…encore des notions qu’elle mélangeait.

- Je suis sure que vous avez une partenaire sex…euh …une fiancée ! continua-t-elle en se rattrapant, se disant que sa conception animale de l’amour prêtait souvent à confusion.

C’est là qu’un homme s’assit près d’eux. A vrai dire, Lyssandre ne le vit tout simplement pas au début, trop occupée à babiller. Ce ne fut qu’en sirotant son milshake pour le finir qu’elle le vit. Elle huma l’odeur du thé, elle l’observa franchement sans se cacher puis se pencha vers son nouvel ami. Car oui elle avait décidé qu’il aurait ce statut et que quoi qu’il arrive il deviendrait son ami, même s’il ne le voulait pas, elle finirait par le faire craquer ! Elle se sentait trop en symbiose avec lui pour le laisser filer, en gosse capricieuse qu’elle était. Doucement, elle chuchota :

- Je crois que l’homme d’à côté essaie d’attirer votre attention.

Puis elle croisa les jambes, levant le bras comme à l’école pour appeler le serveur.

- Monsieur, un verre d’eau s’il vous plait !

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Jeu 28 Nov - 19:11

- Je n’arrive pas à croire que personne ne puisse vous aimer…vous êtes si…drôle et puis …vrai aussi !

Le regard de l'adolescente s'était fait soucieux et sa phrase exprimait sa surprise.
Le coeur de Cedric sembla s'arrêter un instant avant de repartir; comment pouvait-on lui dire ça ?! Personne ne le trouvait drôle et vrai; jusqu'ici on trouvait surtout amusant de le martyriser de quelque manière que ce soit, et ensuite il cachait toujours sa véritable nature de meurtrier.
 
Ne dis pas ce que tu ne connais pas, jeune fille; je ne suis ni drôle ni vrai. Je ne cesse de mentir à moi-même pour renier ma véritable nature, celle d'un tueur lâche qui tue pour se venger de la société qui l'a toujours rejetée...Personne ne peut réellement m'aimer, personne; et ça me rend complètement cinglé.
 
Le rire de l'adolescente lui mit soudain du baume au coeur, semblant cicatriser chacune de ses plaies mentales. Elle tentait d'être sympathique, son rire n'était pas railleur, seulement un vrai rire exprimant joie, sympathie; la joie de vivre.
Cedric souriait, sa douleur s'apaisait peu à peu; bien qu'elle ressortirait plus tard. Il en souffrirait de rejeter l'insupportable peine maintenant, mais il se sentait bien. Lyssandre lui faisait presque tout oublier, tous ses problèmes passés, toute cette affliction qu'il avait en lui depuis si longtemps, depuis trop longtemps...

 
- Je suis sure que vous avez une partenaire sex…euh …une fiancée !
 
Cedric haussa un sourcil amusé devant la gaffe qu'avait failli faire la demoiselle; oh rien de bien méchant et elle aurait pu le dire, cela n'aurait en rien trop gêné le romancier. Il était vrai qu'il avait eu quelques partenaires sexy, il ne pouvait le nier; c'était juste les circonstances qui le gênaient plus particulièrement, après tout, ça restait l'époque où il se prostituait encore.
Et non, il n'avait pas de fiancée, ni de fiancé.
Il avait tué Hélène, avait renoncé à aimer Jade pour leur éviter des ennuis à tous les deux, était tombé amoureux d'Anna, sa belle voisine de palier...Peu de femmes l'avaient attiré en fait. Il avait l'habitude des hommes, comme il avait l'habitude de la violence. Toutes ses relations jusqu'ici avaient été violentes à un moment ou un autre.
 
Et puis...retour au présent maintenant.
Il est temps d'introduire ce personnage intriguant qui venait de s'asseoir près d'eux, tentant d'attirer l'attention de Cedric.
La jeune fille avait chuchoté, doucement:


- Je crois que l’homme d’à côté essaie d’attirer votre attention.

Puis elle appela le serveur:

- Monsieur, un verre d’eau s’il vous plait !
 
Intrigué, le romancier se retourna et recula sous le coup de la surprise; ce qui eut surtout pour effet de le faire quitter son siège, le déséquilibrer et de le faire tomber. Enfin...en partie seulement, car l'autre jeune homme le rattrapa avant qu'il ne chute et ne se fasse mal, l'aidant ensuite à se remettre sur le siège.
 
-Dans mes souvenirs Cedric-kun, tu tenais toujours debout et tu ne perdais que rarement l'équilibre; tu as l'air surpris de me revoir.
 
L'autre jeune homme était un japonais âgé que d'une vingtaine d'années. Il remonta ses fines montures sur son nez, en souriant; bien que dans son ton se ressentait la déception que l'autre ne l'ait pas reconnu.
 
-Qu'est-ce que tu fais ici ?!
 
-Je me suis lassé de New York, Baltimore est une ville qui me convient un peu mieux; et je t'avoue que notre cher ami Marionnettiste commençait un peu à m'agacer avec ses marionnettes de chair. J'aime bien cet endroit, l'ambiance y est agréable et mystérieuse à la fois...Il y a dans l'air une odeur de sang qui me convient et je pressens d'autres choses bien plus intéressantes que de stupides disparitions à New York; au moins ici on retrouve facilement les cadavres...ou presque.
 
Marionnettiste ? Spoilers.
Marionnettes de chair ? Spoilers.
Odeur de sang ? Spoilers.
Stupides disparitions à New York ? Spoilers.
 
Le jeune japonais regarda enfin l'autre jeune fille et lui sourit, un sourire aimable quoiqu'un peu timide.

 
-Watashi no namae wa Takahiro Akumu desu.
 
-Takahiro est une vieille connaissance.
 
Cedric lâcha cette phrase sur un ton de "Vieille connaissance que j'apprécie bien mais dont la présence n'amène généralement rien de bon parce que d'autres vont arriver, et ce sont ces autres que je ne veux pas voir débarquer dans ma vie, encore !".
Parce que, qui dit Takahiro dit Akumu, qui dit arrivée imminente de Kagi à Baltimore.
 
Comme si sa vie n'était pas assez compliquée ainsi.

 
-Mon père arrivera d'ici quelques jours...
 
-...pardon ?...Il a enfin arrêté de croire que les avions étaient des oiseaux géants et a arrêté de les nourrir avec du pain ?!
 
Takahiro acquiesça avec un sourire victorieux; parce qu'oui, c'était une victoire en soi d'avoir réussi à convaincre Kagi que les oiseaux n'étaient pas des pigeons qu'on nourrissait avec du pain.
Oui, ce mec est cinglé.
Oui, ce mec est un parrain yakuza très dangereux...
 
Bref...
 
L'attention du romancier se reporta sur l'adolescente qui lui semblait bien plus intéressante que son ancien camarade et "ami", chose que comprit rapidement le japonais qui les salua, paya sa consommation, rangea ses affaires et sortit en lançant une dernière phrase à l'attention de Cedric.

 
-Souviens-toi que jamais Kagi ne réclamera ton trésor, mais méfie-toi, le Serpent d'Obsidienne et la Dame des Flammes se sont libérés et veulent se venger.
 
Tandis que Takahiro s'en allait et était certainement maintenant hors de vue, le sourire de Cedric se figea et disparut, tout comme l'étincelle de joie dans son regard.
 
Et ça y était, il allait être dans la merde.
Ils allaient tous être dans la merde.
 
Hum ? Pardon ? Qui sont ces gens ?
Ah mais spoilers mes chers amis ! Oh ! Un peu de suspense que diable !
Je sais, je dis toujours ça, mais il faut bien que je garde mes intrigues pour moi; où en serait le plaisir autrement ?
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Jeu 28 Nov - 19:36

Le serveur n’eut pas la gentillesse de venir tout de suite. A croire qu’un verre d’eau –synonyme de gratuité- ne valait pas la peine d’être servi d’urgence. Lyssandre lècha le sucre collé sur ses lèvres. Elle avait soif. Cédric se retourna vers l’inconnu et manqua se casser la figure si le jeune homme asiatique n’avait pas eu la présence d’esprit de le rattraper. L’adolescente n’avait jamais vu quelqu’un avoir une réaction aussi démesurée de surprise, ainsi trouva-t-elle son « ami » encore plus drôle qu’avant. Elle croisa les bras, ne perdant pas une miette de la scène. C’était encore mieux que les webséries qu’elle regardait sur le net, plus perturbant encore que n’importe quel cours compliqué de science physique. Elle ne comprenait pas grand chose de leur conversation. Ils parlaient en code ou quoi ? Quoique s’ils avaient utilisés le langage numérique, elle l’aurait traduit sans difficulté.

La rouquine se figea soudain à l’entente du mot « marionnettiste de chair ». Elle qui était détendue et rieuse, se raidit immédiatement, tous sens aux aguets. Pour quelqu’un d’autre, cela n’aurait pourtant rien signifié mais pour elle…

L’image de la réserve s’imposa à son esprit. Les mannequins…les poupées de taille humaine disposées soigneusement. Des poupées qui avaient été humaines, des cadavres empaillés…la triste œuvre de son frère. Son cerveau fit automatiquement un lien avec cette expression qu’elle n’avait cependant jamais entendue auparavant. Même l’arrivée du verre d’eau inespéré ne parvint pas à la distraire. Son regard se fit plus scrutateur. Elle répondit du bout des lèvres quand le jeune homme asiatique se présenta. Elle s’entendit dire son prénom comme un automate. Puis elle tourna la tête vers Cédric, plongea ses yeux noisettes dans les siens, y guetta une émotion quelconque, une réponse silencieuse. Devait-elle craindre quelque chose ?

Le reste de la conversation restait bien obscure et passa complètement de Lyssandre. Serpent d’obsidienne ? Des avions-oiseaux ? Dame des Flammes ? C’était des pseudos ?
Elle salua brièvement le dénommé Takahiro quand il prit congé. Ce prénom lui disait quelque chose. Un vague souvenir d’anime peut être…rien de plus.

Lyssandre saisit son verre d’eau. Poupées…de si jolies poupées maquillées….et Thomas avec cet air si heureux sur ce visage…ce sérieux quand il lui coiffait les cheveux….exactement de la même façon quand il peignait les cheveux de ses charmantes créations. Sa main était crispée sur le récipient. Elle ne voulait pas y penser, pas maintenant. Cela soulevait trop d’interrogations chez elle. Elle se mit à boire à petite gorgée.

- Ill a l'air choupi votre ami. Mais c’est quoi cette histoire de marionnettiste ? demanda-t-elle. Vous parlez bizarrement, on dirait que vous vous êtes échappés d’un roman policier.

Elle tenta un sourire mais ce n’était qu’une ombre. Marionnette…Poupées…le parallélisme était frappant…ils ne connaissaient pas le secret de son frère, non ?
Voilà qu’elle devenait paranoiaque…Elle reposa trop brusquement son verre et il se renversa. Elle contempla l'eau qui s'étalait sur la table, fascinée.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Jeu 28 Nov - 20:42

- Il a l'air choupi votre ami. Mais c’est quoi cette histoire de marionnettiste ? Vous parlez bizarrement, on dirait que vous vous êtes échappés d’un roman policier.

Quelque chose semblait tracasser la jeune fille, et ça, Cedric l'avait vite compris. Oui, lui aussi comprenait ce genre de choses, car il avait également vécu ça, maintes fois.
Quelque chose qui le tracassait en rapport plus ou moins proche avec ce que disaient des personnes près de lui et dont il tentait de récolter le plus d'informations possibles; c'était ainsi que ça lui été arrivé quelques fois. Alors oui, il savait qu'il y avait une chose qui semblait tracasser cette demoiselle. Son sourire la trahissait; ce n'était pas un vrai sourire, pas comme tout à l'heure.
Elle aussi, elle avait perdu son sourire.
 
Soudainement elle reposa son verre qui se renversa, un geste peut-être un peu brusque avait fait s'étaler l'eau sur la table, liquide transparent qu'elle contemplait, fascinée.
Si le liquide avait été rouge, vermeil, Cedric aurait également été fascinée, mais ce ne fut pas tout à fait le cas. Disons qu'il devait répondre à la question de la jeune fille et cela le préoccupait.
Comment lui expliquer cette affaire, sans lui en dévoiler tous les détails ? Parce qu'il faut bien vous avouer que cette histoire de Marionnettiste est quelque peu...spéciale...
Le romancier tenta néanmoins de paraître plus ou moins à l'aise, prenant une pose désinvolte et souriant - en fait il essayait surtout de se rassurer quant au fait que non, rien de mal n'allait lui arriver; pourquoi le Serpent d'Obsidienne lui en voudrait d'ailleurs, il n'était même pas un Akumu pas vrai, il n'avait pas de sosei ?! Quant à son trésor, hein...c'était juste une petite babiole, mais qui apparemment valait beaucoup. Le Serpent ne le tuerait pas juste pour ça n'est-ce pas, ou ne tenterait pas de le lui prendre de force quitte à le torturer de quelque manière que ce soit hein ?! Il pourrait toujours lui donner son trésor au pire, ce n'était qu'une babiole.
Hum...le lui donner et risquer de se retrouver face à ses acolytes ? Euh...
Dame des Flammes. Hum...leur dernière rencontre fut, sans mauvais jeu de mots, ardente. Et il avait aussi failli y perdre la vie.
Mouais, ne pas penser à eux maintenant.
Juste parler du Marionnettiste.

 
-Le Marionnettiste est un gars qui vient de Londres. Il tenait une boutique qui vendait poupées et marionnettes faites main, rappelant les vieilles poupées et les vieilles marionnettes du XIXème siècle; de belles œuvres je dois dire. Quand j'habitais encore là-bas, de temps en temps je passais devant la vitrine de cette boutique qui était alors tenue par l'oncle du Marionnettiste et sa tante; en fait c'était son oncle qui faisait les poupées et marionnettes et sa tante était à la caisse. Sauf que Lestat - c'est son nom - était obsédé par les poupées et marionnettes au point d'enlever des gens et de les transformer en...marionnettes. Il a voulu monter son théâtre de marionnettes comme ça; au bout de sa douzième victime, il a dû s'échapper au Japon - où il a fait treize victimes - parce que la police était sur le point de le découvrir. Et finalement il est arrivé en Amérique et a sévi à Quantico puis à New York; sept et trois marionnettes. Il a récemment été arrêté et interné. Et de temps en temps Takahiro lui rend visite; ils ont été amis autrefois.
 
Il avait parlé en regardant le plafond, comme s'il regardait le ciel et avait raconté l'histoire du Marionnettiste comme s'il regrettait la plupart des choses qu'il disait. Mais que pouvait-il regretter au juste, lui qui avait relaté avec un ton évasif ?!
 
Il se tourna finalement vers la jeune fille, un regard triste sur son visage devenu subitement très pâle.

 
-Quelques fois, j'ai l'impression que mes propres personnages m'échappent, vont dans la réalité et se mettent à exister pour de vrai; et commettent tant d'atrocités ! Est-ce normal de donner vie à des personnages dans ses romans et de les voir prendre vie dans la réalité et échapper au contrôle de leur auteur pour aller tuer réellement des personnes ?
 
Le jeune romancier soupira.
 
Le Marionnettiste.
L'histoire d'un jeune garçon élevé par un psychopathe obsédé par les marionnettes, avant de devenir lui-même cinglé et de transformer son oncle et sa tante qui l'élevaient après le décès de ses parents, en marionnettes. Jeune garçon timide et moyennement doué dans ses études, à part pour la biologie et les mathématiques où il se débrouillait à merveille, ainsi que la chimie. Vite obsédé par l'idée de transformer toutes les belles jeunes filles qu'il croisait en marionnettes pour son théâtre de marionnettes, il en était devenu un dingue meurtrier. Après avoir fait des victimes à Londres, puis à Tokyo et Kyoto, il en avait fait à Quantico et enfin New York, avant d'être enfin arrêté puis interné.
Cependant, une jeune femme amoureuse de lui, la vendeuse qu'il avait engagé pour tenir la boutique de son oncle et sa tante, a réussi à le libérer de manière mystérieuse en s'alliant avec d'autres personnes inconnues à ce jour, et par la suite, eut une aventure avec l'amour de sa vie et de tomber enceinte de cet homme fou à lier. Et le Marionnettiste avait continué son entreprise macabre avant d'être descendu par un yakuza aux cheveux d'argent qui l'avait décapité d'un coup de faux après un difficile combat contre cet être obsédé par ses marionnettes de chair humaine; au passage, ledit Marionnettiste avait en contrepartie bien amoché le yakuza et lui avait laissé une longue estafilade dans le dos qui était restée une bien belle cicatrice.
Le Marionnettiste était le titre d'un des bouquins de Cedric Law, et qui relatait cette histoire ci-dessus. Une histoire imaginée il y a bien des années en passant devant la vitrine de cette boutique à Londres, mais le jeune Cedric de l'époque n'avait jamais eu aucune idée de ce qui se tramait dans la réalité, dans l'arrière-boutique. Ce n'est que plus tard qu'il apprit la nouvelle; deux semaines après avoir fait publié son bouquin. Car deux semaines après, Lestat Addison alias le Marionnettiste avait été arrêté puis interné.
Le romancier avait été surpris.
 
Plus tard, il avait publié deux autres romans.
Le Serpent d'Obsidienne.
La Dame des Flammes.
Des personnages qui apparaissaient déjà avec le Marionnettiste, mais n'étaient que mention. Deux semaines après les avoir publiés, deux individus surnommés dans la réalité, de la même manière, faisaient leur apparition.
Simple hasard ? Il n'en savait rien. Mais cela lui était troublant, et je suis sûre que ça doit vous intriguer, vous autres, derrière votre écran !
Mais je ne spoilerai rien. Patientez un peu...
 
L'auteur finit par regarder l'eau sur la table. L'eau était comme un miroir dans lequel on pouvait se refléter. Cedric s'y pencha, mais ne vit pas tout à fait son reflet.
Lui, ce qu'il y voyait, c'était bien lui, mais encore plus pâle que d'habitude, des cernes énormes sous des yeux rouges de fatigue et une mine creusée par des larmes qui ne cessaient de couler. Un mince filet de sang coulait de la commissure de ses lèvres et des bleus étaient présents sur tout son visage, et il saignait du nez. Et il avait une corde autour du cou qui lui enserrait la gorge et le tuait.
Il cligna des yeux et son reflet représenta tout à fait la réalité.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Ven 29 Nov - 20:52

Cédric parla. Et Lyssandre attendait, le cœur battant. Car c’était l’instant où tout pouvait basculer, l’instant où elle allait peut être percevoir un mensonge de sa part. De ce genre de mensonges que font les adultes pour protéger les enfants. Du genre : ne crains rien, je suis là, le danger ne peut pas t’approcher.
Mais c’était évidemment bien faux, ce n’étaient que des paroles en l’air, vaines, futiles, destinées à rassurer. Ces mots enrobaient la réalité, trop dure pour être appréhendée. Combien de fois Lyssandre les avait-elle entendus ces mots ? quand elle attendait, blottie contre sa peluche que son frère revienne tandis qu’elle entendait des bruits de verre cassé dans la cuisine ? Quand il revenait, couverts d’hématomes mais souriant, la prenant dans ses bras, comme si c’était elle qui avait besoin d’être protégée. « Tu n’as pas à avoir peur Lys ».

Mais Cédric n’évita pas le sujet. Il expliqua. Il raconta sa cruelle histoire et l’adolescente perçut sa tristesse. Comme s’il s’en voulait. Comme s’il avait été responsable de toute cela. Et ce sentiment faisait écho à celui que Lyssandre éprouvait. Sauf qu’elle n’en avait pas vraiment conscience.
Timidement, elle tendit le bras vers lui pour effleurer le dos sa main délicatement. Elle ne le touchait pas vraiment, c’était quelque chose de très léger, un geste faible mais qui disait simplement : je comprends.

Puis elle ramena son bras contre elle rapidement, avant qu’il ne put réagir. Elle baissa la tête, les mèches de ses cheveux se rabattant sur son visage de façon protectrice. Il y eut un silence. Puis :

- Ces gens…ils se reconnaissent dans vos personnages, dit-elle simplement le visage impassible comme de l’eau, mais vous n’êtes pas responsable de ce qu’ils font. Ils ont fait un choix. Mais il faut leur pardonner. Ce Lestat…il n’a pas vraiment eu le choix…il en a besoin. Il a besoin de ces poupées pour exister, vous savez….

L’adolescente avait fait le parallèle entre cet homme et son frère de façon très naturelle. Thomas, lui aussi souffrait de cette obsession. Les poupées. Ces choses à visage humain mais dépourvues de vie. Les pantins de Tom ressemblaient-ils à ceux de Lestat ? Leur consacrait-il autant de soin ? La curiosité de Lyssandre en était piquée. Elle devait savoir. Elle devait voir. Les œuvres de Thomas étaient très variables. Elles n’étaient pas figée dans une période historique donnée. Il habillait ses charmantes créatures aussi bien de flanelle et de dentelle que de vêtements plus modernes. Il les considérait vraiment comme des jouets qu’il pouvait habiller et coiffer. Lestat avait-il aussi eu cette manie ? Son frère connaissait-il son existence ? Risquait-il le même sort que lui ? Quelles erreurs avaient donc commis cet homme pour être interné ? Relevant soudainement la tête, l’adolescente planta ses yeux dans ceux de l’écrivain.

- Je veux les voir…ses marionnettes, il faut que je les voie.

Une flamme vive brillait dans son regard.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 30 Nov - 18:53

Une chose était sûre, cette adolescente ignorait pas mal de choses sur le romancier, tandis que lui, il la trouvait spéciale et bien plus compréhensive que n'importe qui d'autre.
Lorsqu'elle avait timidement tendu le bras pour lui effleurer délicatement le dos de sa main sans pour autant le toucher, avant de le retirer bien avant qu'il ne réagisse, Cedric avait presque haussé un sourcil, surpris. Tiens, on le lui avait jamais fait, ça.
Une chose qui pouvait paraître bien banale pour n'importe qui ou interprétée différemment selon les personnes; mais pour lui, c'était autre chose. Pour lui, soit cette fille était totalement inconsciente et pouvait le faire souffrir comme n'importe qui en lui donnant de faux espoirs, soit elle était vraiment gentille et compréhensive.
Je sais que pour tous ceux qui sont derrière leur écran, ça doit bien les étonner, mais je vous le dis sincèrement, lui, vu son passé, il a pas vraiment l'habitude des personnes compréhensives. Il en était même totalement méfiant.
 
Silence pesant avant que la jeune fille ne lui réponde, visage impassible:

 
- Ces gens…ils se reconnaissent dans vos personnages, mais vous n’êtes pas responsable de ce qu’ils font. Ils ont fait un choix. Mais il faut leur pardonner. Ce Lestat…il n’a pas vraiment eu le choix…il en a besoin. Il a besoin de ces poupées pour exister, vous savez….

Comme beaucoup ont besoin de quelque chose pour exister.
 
Mais, ok, il avait pas tout à fait penser à cette raison-ci concernant le Marionnettiste. Ah ! Ce cher Lestat...
Comme il était petiot, Cedric ne s'était jamais douté de ce qui se tramait chez lui. S'il avait su, comment aurait-il regardé le jeune Lestat de l'époque ?! Car aujourd'hui, il le regardait comme s'il était un être parmi tant d'autres, normal. Bien qu'avec d'étranges manies qui l'ont effrayé la première fois, surtout qu'il avait écrit son bouquin dont j'ai déjà fait le résumé dans le post précédent, bien avant de savoir l'existence d'un véritable meurtrier rappelant celui de son histoire.
 
Maintenant il regardait la jeune fille, se contentant de sourire, comme pour lui dire "merci".
Merci d'être là.
Merci de ne pas avoir peur de moi ni de mes histoires.
Merci d'être compréhensive.
Merci pour tout.
 
Soudain, il vit la jeune fille relever la tête et planter ses yeux dans les siens. La phrase qu'elle dit ensuite fit hausser les sourcils de Cedric, tellement ça le prenait de court.

 
- Je veux les voir…ses marionnettes, il faut que je les voie.

La flamme vive qui brillait dans les yeux de l'adolescente le déstabilisa un peu plus.
Ah...
Alors comme ça, elle voulait voir les marionnettes de Lestat ?
Soit...euh...comment faire ?
Oh ! Pas que ça le dérangeait de les lui montrer, juste que...Elles étaient où ses marionnettes à Lestat ? Il n'y avait que ce cinglé de Marionnettiste pour savoir où il les avaient rangées, et pour les entretenir comme il le fallait. Et il était interné à New York, soit, loin de Baltimore. Et Cedric n'avait aucun contact avec lui; un peu normal en fait. Le seul à avoir gardé contact avec lui, c'était Takahiro. Ce même jeune homme qui était parti et était maintenant loin, du moins certainement.
Ah mince. Il allait faire comment le romancier ? Là...il était bien embêté...

 
-Hum...soit...là, maintenant tout de suite ? Pas que ça me dérange de vous les montrer mais...j'ignore totalement où elles se trouvent. Je peux toujours appeler Takahiro pour lui demander s'il sait, puisqu'il va souvent voir son ancien ami. Je ne sais pas quand vous pourrez les voir mais je vais tâcher de faire pour le mieux; saurez-vous attendre un peu ?
 
Tout en parlant, le romancier avait sorti son smartphone et avait envoyé un sms à Takahiro pour lui en faire la demande.
Une réponse assez courte et en trois lettres s'en était ensuivie.
 
"WTF ?!"
 
"S'il te plaît."
 
"Je ne sais pas quand je pourrais revoir Lestat, j'ai des examens à passer, les études prennent beaucoup de mon temps tu sais ! Je peux même pas m'occuper de ma petite amie correctement, et tu sais qu'elle est enceinte, donc elle a encore plus besoin de moi !"
 
"Je te demande juste de te renseigner auprès de lui."
 
"J'irai le voir la semaine prochaine, d'ici là, tu pourras attendre ?"
 
"C'est pas pour moi."
 
"Pour la charmante Lyssandre que j'ai vu ?"
 
"Oui."
 
"Ok; alors elle pourra patienter ?"
 
"C'est ce que je lui demande."
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Sam 30 Nov - 20:56

Cédric parut interloqué. Mais cela, Lyssandre ne le remarqua pas. Son esprit était accaparée par cette nouvelle idée : voir les marionnettes de Lestat. Il n’y avait plus que ça qui comptait, un extraterrestre aurait très bien pu débarquer à la seconde même pour lui serrer la main, elle n’y aurait accordé aucune importance. Ce n’était pas de la curiosité morbide de sa part. Beaucoup de gens auraient pu le penser. Et ces « beaucoup de gens » n’auraient probablement pas réagi comme elle. Ils auraient été horrifié par le récit de Cédric, et aurait grimacé rien qu’en imaginant les marionnettes de chair. Mais pas Lyssandre. Ces œuvres avaient un sens pour elle. Son frère donnait un sens à ses actions, et elle se demandait si Lestat avait donné à ses créations la même signification. Elle devait le savoir. C’était vital. Elle sentait que cela éclairerait un peu plus sa vision des choses.
En même temps, une partie d’elle s’inquiétait. Car si Lestat était aujourd’hui enfermé, cela n’annonçait-il pas qu’elle allait être séparée de Thomas ? Rien qu’à cette pensée, elle était horrifiée. Elle ne pouvait pas vivre sans lui. Non. C’était bien une chose qu’elle n’aurait jamais pu supporter.

L’adolescente n’imaginait pas que Cédric allait tenter d’accéder à sa requête aussi facilement. Il avait envoyé des messages à ce Takahiro sur son téléphone. En le voyant pianoter sur sa machine, Lyssandre se dit qu’elle pouvait faire des recherches préalables sur ce Lestat. Le temps…le temps était un ennemi. Elle aurait tellement voulu voir ces marionnettes là maintenant, pour être toute de suite fixée. Mais ce n’était pas possible.

- Je peux attendre….même si cela demande pas mal d’effort, répondit-elle trahissant par la même occasion son impatience.

Elle sourit doucement. Elle se sentait de nouveau survoltée, surexcitée. Pouvait elle vraiment attendre ? Cela la démangeait rien que d’y penser. Mais elle ne pouvait pas demander l’impossible à Cédric non plus. Il faisait déjà beaucoup. C’est là que son portable sonna. Trop occupée à imaginer à quoi ressemblait ces fameuses marionnettes, elle ne réagit pas tout de suite. Elle se disait :  tiens une sonnerie qui ressemble à la mienne. Puis au bout d’une éternité, elle prit conscience qu’elle devait décrocher.

- Allô ?
- Lys, bon sang où es tu ? Le lycée m’a laissé un message pour me dire que tu n’étais pas venue en cours.

C’était Thomas. Le visage de Lyssandre se décomposa en entendant son ton paniqué. Elle n’aimait pas l’inquiéter pour rien.

- Euh….je suis dans un café…

Sa voix s’était faite un peu plus aiguë.

- Lys, tout va bien ?
- Oui…oui…je vais bien….je suis désolée, j’ai…merdé.

Elle savait très bien qu’elle n’aurait pas du sécher les cours. Avec un dossier scolaire comme ça, c’était sur qu’elle allait être convoquée avec son frère une nouvelle fois chez le directeur.Gros soupir au bout de la ligne. Soulagement perceptible. Thomas lâcha un « on en reparle ce soir » avant de raccrocher. Lyssandre rangea son téléphone.

- Le personnel du lycée est coupable de traitrise, dit elle très sérieusement, il m’a dénoncé à mon frère, je vais me faire remonter les bretelles

Elle fit la moue.  
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 1 Déc - 12:17

- Je peux attendre….même si cela demande pas mal d’effort.
 
Cedric sourit; ah la jeunesse ! L'adolescente bouillait d'impatience apparemment, elle était pleine de vie; il aurait pu être pareil à son âge, si seulement il n'avait pas eu tous ces malheurs. La vie est parfois injuste.
 
Le téléphone de la jeune fille venait de sonner et de ce qu'entendant le romancier, ce devait être quelqu'un de la famille de Lyssandre qui devait certainement s'inquiéter.
Ah oui ! L'heure, bien sûr. Il se faisait tard et l'adolescente ne devrait pas être assise dans un café et encore moins avec un adulte qu'elle venait à peine de rencontrer; la jeune fille aurait dû être au lycée et Cedric devrait normalement être chez lui, recroquevillé sur lui-même en train de chialer en tentant désespérément de faire le vide dans sa tête pour ne plus voir les fantômes de ses victimes qui ne cessaient de le hanter - ce mec est schizophrène.
En fait, aucune de ces deux personnes ici présentes ne devraient se trouver dans ce café à l'heure actuelle. Décidément...
 
Cedric avait fini d'envoyer quelques textos à Takahiro. Ce dernier lui avait promis d'aller voir Lestat et de trouver un moyen de montrer les marionnettes à la jeune fille; mais dans quelle galère ils allaient encore se mettre ?! - c'est ce que pensait le jeune japonais tout du moins. Le romancier tenta de ne pas prêter attention à la conversation téléphonique de Lyssandre, mais ne put s'empêcher d'écouter; à dire vrai la jeune fille étant juste à côté de lui, et lui-même ayant une bonne ouïe, il ne put s'empêcher d'écouter parce qu'il entendait.
Le visage de la jeune fille s'était décomposé; la personne avec qui elle discutait - un homme sûrement, ce qu'il pouvait déduire par la voix - avait un ton paniqué. Donc cette personne de la famille devait être quelqu'un de très proche; parent ou frère. Quoiqu'au timbre de la voix, ce devait être quelqu'un de plutôt jeune, son frère donc.
Et Cedric se dit que la jeune fille avait énormément de chance; quelqu'un qui s'inquiétait pour elle. Lui, il n'avait jamais eu cette chance quand il était plus jeune.
 
Serait-ce de la jalousie que je sens au plus profond de toi ? De la jalousie envers cette adorable et charmante Lyssandre, si jeune et si belle...elle n'est pas seule alors que toi tu l'as toujours été...de la jalousie qui naît au plus profond de ton coeur...Tu veux la tuer ? Tu pourrais...
 
Ta gueule. Juste...ta gueule. Je ne suis pas jaloux d'elle, et je ne la tuerai pas. Elle trop jeune. Et elle...elle est différente.
 
Différente ? Elle a surtout le temps de changer !
 
Fous-moi la paix !
 
Cedric porta la main à sa tête, un mal de crâne commençait à poindre et c'était vraiment pas le moment qu'il fasse une crise, surtout pas.
Il se retourna vers elle lorsqu'elle lui dit, très sérieusement.


- Le personnel du lycée est coupable de traitrise, il m’a dénoncé à mon frère, je vais me faire remonter les bretelles

Puis elle fit la moue.
Soudainement Cedric eut une idée; autant faire d'une pierre deux coups.
 
 
-Trahir est quelque chose de néfaste qui jadis était puni de mort, ajouta t-il plus que sérieusement, son sourire ayant disparu de son visage. A quel lycée allez-vous ?
 
Autant profiter de l'arrivée de la famille Akumu en ville, ils allaient peut-être pouvoir l'aider et lui, il pourrait faire payer au personnel du lycée, leur "acte de traîtrise"; chose que prenait très au sérieux le jeune romancier, comme n'importe quel Akumu d'ailleurs.
 
"Trahir, c'est vouloir mourir." - Seikyo "Kagi" Akumu.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 1 Déc - 14:45

Lyssandre n’avait aucune idée de ce qu’il se passait dans la tête de l’écrivain. Qu’il sourit, qu’il porte sa main à sa tête, pour elle, ce n’était pas des éléments trahissant une quelconque émotion ou signification. C’était pour cela que la jeune fille avait tant de mal à s’intégrer en société. Elle voyait très bien les mouvements, les gestes de ses interlocuteurs mais elle ne faisait pas immédiatement le lien. D’ordinaire, cela devait être un processus automatique. Mais Lyssandre devait y penser consciemment, prendre le temps d’examiner les éléments pour établir une connexion, même très simple. Et quand elle avait fini, en général, son interlocuteur avait eu le temps de changer d’expression et elle avait toujours un wagon de retard.

C’est pour cela qu’elle ne nota pas tout de suite le brusque sérieux de Cédric quand il parla de la trahison d’une façon très particulière. Elle ne perçut pas le danger que cette simple question pouvait cacher. Au contraire, elle était même ravie qu’il partage son point de vue que le lycée faisait partie des « méchants », puisqu’il lui compliquait la vie plutôt qu’autre chose. Elle ne s'inquiétait pas trop de rentrer à la maison. Son frère ne la grondait presque jamais. Au contraire, dès qu'elle faisait un écart, il prenait encore plus soin d'elle, comme s'il s'attribuait sa faute. Elle se mit à enrouler une mèche de ses cheveux roux autour de son index, en répondant :

- Puni de mort ? oh et bien les temps ont changé, maintenant on dirait que le personnel était complètement en droit de me balancer sans vergogne. Je suis au Claremont High School, c’est pas très loin de Armistead Garden.

Elle se mit à jouer avec l’eau qui traînait encore sur la table. Elle y appliqua soigneusement le bout de ses doigts pour les imbiber de liquide puis releva la main pour laisser les gouttes perler le long de ses ongles. Elle trouvait cela beau. Elle aimait l’eau, sa transparence, et sa façon de rendre tout brillant et magique.
Avec un temps de retard, elle réalisa que Cédric avait cessé de sourire. Ah…cela devait signifier quelque chose non ? De mémoire, cela voulait dire que les gens étaient préoccupés…ou neutres. Elle se pencha légèrement pour mieux l’observer. Elle croisait les doigts pour qu’il ne change pas d’expression sinon il fallait qu’elle recommence tout de puis le début. Observer les traits de visage des gens, c’était une chose qui pouvait lui prendre des heures. Lyssandre s’y perdait. Elle les trouvait beaucoup plus complexes que les paysages calmes et paisibles qui s’offraient à l’horizon.
L’adolescente réfléchissait, puis elle finit par abandonner. Se méprenant sur les attentions de Cédric, à propos de son lycée.

- Vous allez leur téléphoner pour les gronder ? Si vous faites cela, vous signez officiellement notre pacte d’amitié, déclara-t-elle les yeux brillants d’une joie enfantine, il n’est pas très exigeant comme contrat…..il comprend au minimum un coup de fil par semaine et des rencontres pour les fêtes de Noël.

Elle se mit à rire. Elle plaisantait au sujet du pacte d’amitié. Mais que vous ne mélangiez pas tout. C’était le fait de considérer une amitié comme un ensemble de devoirs paramétrés dans le temps qui la faisait rire.  Mais elle voyait à présent Cédric comme SON ami, que celui ci le veuille ou non. Même si elle ne le reverrait plus jamais après avoir quitté ce café, elle s’en souviendrait comme d’un ami. Parce qu’elle avait l’impression qu’il la comprenait. Et avec son frère, ils n’étaient que deux au monde à pouvoir réaliser cet exploit.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 1 Déc - 18:15

- Puni de mort ? oh et bien les temps ont changé, maintenant on dirait que le personnel était complètement en droit de me balancer sans vergogne. Je suis au Claremont High School, c’est pas très loin de Armistead Garden.

La balancer sans vergogne, hum ? Bientôt certains d'entre eux ne pourront même plus balancer quoi que ce soit ni qui que ce soit.
La mort leur irait si bien. Et il en profiterait pour récupérer leur sang dans des fioles ou n'importe quel récipient; son corps avait besoin de sang, il devrait bientôt s'en remettre - n'écoutez jamais les gens qui vous disent que ce liquide vital peut vous rendre la jeunesse, ça fonctionne qu'avec les vampires, pas les humains, ok ? 'fin...pour Cedric c'est plus compliqué, lui, il a été traumatisé; donc lui il est hors-compétition...
 
Claremont High School ? Il notait cette information dans un coin de son cerveau. Il ignorait encore combien d'adultes de ce lycée allaient mourir, mais il se devait d'en punir quelques uns.
 
Lorsque la jeune fille se pencha légèrement pour l'observer, il garda la même expression; il lui semblait déceler le fait qu'elle souhaitait analyser ou découvrir ce qui se cachait derrière l'expression qu'il affichait. Soit. Il avait déjà vu ça et il pouvait bien lui accorder ce fait.

 
- Vous allez leur téléphoner pour les gronder ? Si vous faites cela, vous signez officiellement notre pacte d’amitié, il n’est pas très exigeant comme contrat…..il comprend au minimum un coup de fil par semaine et des rencontres pour les fêtes de Noël.

La jeune fille se mit à rire et Cedric se demandait si elle était sérieuse ou non sur la notion de "pacte d'amitié".
Je rappelle juste le passé de notre pauvre protagoniste masculin. Et lui et les pactes, il savait bien ce que ça engendrait car il en avait déjà fait. Et les conditions de ce "pacte d'amitié" avec la jeune fille lui paraissaient comme étant raisonnables et parfaitement abordables. Mais il ferait plus que les gronder.
Lui aussi se mit à rire en pensant à comment il ferait pour honorer les conditions du contrat; eh oui, Cedric n'a pas tout saisi mais qu'importe, on parle d'un assassin là !
 
Le jeune romancier appela le serveur pour payer les consommations, puis sortit un bout de papier et un stylo pour écrire son numéro et le donner à la jeune fille.

 
-Au cas où vous voudriez reprendre cette discussion une autre fois. Vous devriez y aller, j'ai l'impression que quelqu'un tient énormément à vous et vous attend chez vous; quant à moi je n'ai pas vu l'heure et j'ai quelques responsabilités à prendre. Ah ! La vie d'adulte est bien compliquée, profitez encore de votre jeunesse et à bientôt, je l'espère !
 
Cedric attrapa son coupe-vent et l'enfila, saluant la jeune fille d'un baisemain poli et courtois, comme il en avait pris l'habitude ces dernières années. La politesse en premier lieu, surtout avec les demoiselles et ce, qu'importait leur âge. Puis il sortit, son smartphone en main, prêt à appeler le seul qui serait d'accord pour lui rendre un service comme il en avait besoin; certainement pas Takahiro qui risquait de s'offusquer avant de refuser quoi que ce soit.
 
****
 
-Les conditions du pacte sont claires et simples, à vous seulement de voir si vous désirez réellement mon aide. Je ne pourrais évidemment pas trahir Kagi sama, par conséquent tout ordre attentant à sa vie ou à celle de l'un des nôtres serait nul et je serai dans l'obligation de vous exécuter. Êtes-vous prêt à sceller ce pacte ?
 
-Deux nuits à toi, et en échange je pourrais, à l'avenir, te demander n'importe quel service pourvu que ça ne gêne pas Kagi ?
 
-C'est cela même.
 
Le majordome aux yeux de thé était appuyé contre la porte de la chambre, de sa chambre. La seule issue de secours que Cedric connaissait, il n'y avait pas accès car un obstacle des plus gênants lui barrait la route. Un obstacle gênant, mais un obstacle diablement sexy et canon...ahem...
Il se gifla mentalement. Il ne devait pas succomber maintenant. Certes, il trouvait le premier majordome des Akumu incroyablement bien foutu et il avait actuellement une vue  d'ensemble à le faire baver s'il n'avait aucune retenue; il était appuyé contre la porte, dans une pose sensuelle, vêtu seulement d'un boxer noir. Cedric était venu le voir à la base, pour lui demander s'il savait où se trouvait sa chambre; le jeune occidental était complètement perdu dans cet enchevêtrement de couloirs et de pièces qu'il était tombé par hasard sur la chambre de Shitsuji, dont la porte était grande ouverte alors qu'il était en train de se dévêtir. Et maintenant, Cedric était coincé dans la chambre avec le propriétaire des lieux; ok, ça ne lui déplaisait pas pour autant, mais il se sentait vraiment gêné.
Le contrat était en soi, plutôt une bonne idée, car Cedric se sentait vraiment perdu au milieu de tous ces fous, et il aurait très certainement besoin d'un peu d'aide, bientôt.
Finalement prêt à accepter les conditions, même s'il s'était promis d'arrêter la prostitution, il s'approcha de Shitsuji dont les yeux couleur thé semblèrent briller d'une lueur maléfique, pour sceller leur pacte comme demandé. Après tout, ce n'était l'affaire que de deux nuits torrides, rien de plus.
C'est assez amusant quand il y repensera, du majordome, on dit qu'il a des yeux couleur thé; ses lèvres en ont également le goût.

 
****
 
-Moshi moshi Shitsuji-kun ? Je vais avoir besoin de toi...
 
Cedric s'éloigna dans la rue, demandant son service en japonais au premier majordome des Akumu, pour que personne ne puisse comprendre.
D'ici deux semaines environ, quelques membres du personnel du lycée - la personne qui avait prévenu le frère de Lyssandre et celle dirigeant l'établissement, soit deux personnes en fin de compte - seraient retrouvées décédées chez elles, une fourchette dans la nuque et plusieurs couteaux de cuisine dans la colonne vertébrale, leur coeur et leur sang en moins, comme saignées à blanc.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 1 Déc - 20:41

Cédric joignit son rire au sien. Incroyable, ils se comprenaient si bien. Lyssandre en avait un peu le vertige. Il faut bien se rappeler que la jeune fille n’avait jamais eu vraiment d’ « amis » à proprement parler. L’écrivain paya l’addition. Il avait raison : il était temps de partir ! Elle ne savait même pas comment retourner chez elle d’ici, mais heureusement, son téléphone allait lui donner rapidement la réponse. Au pire, elle prendrait le premier bus aperçu. Ce n’était pas quelque chose qui l’effrayait de prendre du temps pour rentrer à la maison. Sauf que Thomas l’attendait…et que si elle tardait trop…
Ses pensées furent interrompues par le son discret d’une mine de stylo sur le papier. Elle accepta le bout de papier que Cédric lui tendait. Son numéro de téléphone. Elle le mit soigneusement dans la poche de sa veste.

- Merci…répondit-elle, merci…pour tout…vraiment.

Elle trouvait ses mots trop faibles pour décrire ce qu’elle voulait vraiment dire. Merci d’avoir été là pour ma révélation, d’avoir partagé une partie de vos secrets, de me parler simplement et sans jugement. Le baise-main qu’il lui fit lui tira un sourire. Elle était étonnée, personne n’avait jamais eu ce geste envers elle, et elle avait l’impression de se retrouver à la place d’une actrice de cinéma des années 50.  

                                                       
    ********

Il était largement le temps de dîner quand elle rentra chez elle. Elle avait à peine franchi le palier que son frère se précipita vers elle pour la serrer contre lui convulsivement. Surprise, elle le laissa faire, réalisant à quel point il avait pu être inquiet. Elle se mordit la lèvre inférieure, cela lui ôtait toute envie de recommencer ses escapades.
Puis il la relâcha. « J’étais mort d’inquiétude » disaient ses yeux.
« Je sais » pensa Lyssandre sans prononcer un mot.
C’est là que Thomas remarqua le sang sur ses chaussures, sur sa manche.

- Raconte moi tout, ordonna-t-il.

Une heure plus tard, Lyssandre arrêta de parler. Elle avait fait le récit complet de ses aventures, décrit à quel point elle se sentait bien depuis qu’elle avait vu cet homme mourir, et son frère l’avait écouté sans jamais l’interrompre. Elle avait juste volontairement omis l’histoire de Lestat et le fait qu’elle voulait voir ses marionnettes. C’était la première fois qu’elle cachait quelque chose à son frère, et ce fut plus facile qu’elle ne l’avait imaginé. Le non-dit était parfaitement innocent selon elle. Il n’avait pas à savoir. C’était une mise au point qu’elle avait besoin de faire elle. Pour se rapprocher peut être de lui….ou l’inverse.
Après avoir dîné, Thomas prit enfin la parole.

- Je t’interdis de revoir cet homme.
- PARDON ?
- Lys, tu sais très bien que je déteste jouer les rabats-joie, mais tu as pris des risques inconsidérés. Cet homme aurait très bien pu t’agresser, je suis sur que ça ne t’as même pas effleuré l’esprit ?
- Cédric n’est pas comme ça, se renfrogna Lyssandre.
- Tu ne sais rien de lui. Quel âge a-t-il ?
- J’en sais rien, moi…trente ans peut être.
- Et pourquoi il s’intéressait à une gamine comme toi ?
- Parce qu’il me COMPRENAIT figure toi. Ca doit être bien la première fois que ça m’arrive et toi tu veux tout gâcher !
- Tu ne le reverras plus sans mon autorisation. Ce type est peut être dangereux, je ne prendrai pas le risque de te laisser seule avec lui à nouveau.

Lyssandre se sentit bouillir de colère. Elle se leva d’un bon de sa chaise et courut jusque dans sa chambre, claqua la porte si fort que des vibrations parcoururent sa machoîre.

- CE N’EST PAS JUSTE ! hurla-t-elle.

Un silence compatissant lui répondit.  

                                               
    *******

Deux semaines plus tard. Lyssandre s’était conduite comme une fille bien sage. Elle était allé en cours où elle avait cru mourir d’ennui. Le numéro de Cédric était toujours soigneusement conservé dans la poche de sa veste. Elle n’y avait pas touché. Elle avait toujours respecté les décisions de son frère, même si cela la contrariait.
Sauf que ce jour-ci, tout le lycée était chamboulé. Le dirlo et M. Parkins étaient morts. Assassinés !  La nouvelle faisait le tour de l’établissement. Le dirlo était mort ! Lyssandre s’adossa au mur du couloir, peinant à réaliser. Une joie intense l’envahit sans qu’elle sache vraiment pourquoi elle se réjouissait autant.
Les paroles de Cédric lui revinrent : « Trahir est quelque chose de néfaste qui jadis était puni de mort »

Lyssandre inspira profondément, expira. Cela ne pouvait pas être une coincidence. Elle prit son portable et composa le numéro.
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Cedric Law
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Dim 1 Déc - 21:21

Bon, en gros, qu'avait fait Cedric en rentrant chez lui et après avoir demandé son service à Shitsuji ? Sincèrement, pas grand chose. Il s'était douché et avait appliqué sur sa peau, du sang humain qui était censé l'empêcher de vieillir physiquement - je tiens à rappeler que c'est une croyance et non une réalité, le sang ne vous fera pas rajeunir.
Après sa douche, le romancier s'était tout de suite mis en pyjama - à savoir un simple caleçon noir, il était torse nu; oui vous pouvez baver en imaginant - avait revêtu la robe de chambre bleue offerte par ses deux voisines Anna et Juno, et avait glandé le reste de la soirée devant son ordinateur en train d'écrire la suite d'un de ses bouquins, avec une bonne tasse de thé bien chaud; thé à la vanille.
 
Je crois que ce post va être très court contrairement à d'habitude, désolée, j'ai assez peu de choses à relater  à dire vrai...
A moins que...
On verra bien ! Mais je m'excuse d'avance s'il est court.
 
Hum...si je rajoute le fait qu'il a failli faire une crise le soir même, dans les environs de vingt-trois heures mais qu'il s'est retenu ?!...nan, oubliez...détail pas intéressant.
 
Eh bien...bon...
Ellipse narrative ?
Je sais vraiment pas quoi relater là...
 
****

 
Deux semaines plus tard.
 
Pendant deux semaines, Cedric s'était demandé si cette jeune fille allait le rappeler ou non. Il était assez impatient d'avoir de ses nouvelles, elle lui semblait gentille et compréhensive, quoiqu'un peu naïve. Qui d'autre aurait pu le suivre dans un café alors qu'ils étaient tous deux, de parfaits inconnus l'un envers l'autre ? Ils ne connaissaient que l'identité de l'autre et...bien peu de choses en vérité. Il faudrait remédier à ce problème car d'autres personnes pourraient devenir méfiantes. Notamment le frère; mais c'était quelque chose de normal.
Après tout, Cedric devait avoir peut-être le double de l'âge de Lyssandre voire un peu moins, il était un adulte peu recommandable même si la police ne l'avait jamais retrouvé. Il était un meurtrier qui avait vendu son corps à plusieurs hommes et femmes - mais surtout des hommes - et avait fréquenté dealers, yakuzas et autres mercenaires et assassins.
Le jeune romancier cachait toujours une partie de sa vérité qu'il préférait lui-même oublier. Il devait oublier. Se souvenir lui était parfois trop douloureux.
Et il détestait souffrir. Comme beaucoup de personnes. Quoique tout dépendait de l'origine de la douleur; il aimait bien souffrir sous les coups de Shitsuji ou bien de son ancien amant Peter.
 
Ce jour-là, Cedric était chez lui, buvant un délicieux Earl Grey en regardant "Entretien avec un vampire" sur son ordinateur, avant de le mettre sur pause, de poser sa tasse rouge et de se précipiter sur son smartphone.



-Moshi moshi ? Ici Cedric Law.
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MessageSujet: Re: Humans are born to die (feat Cedric Law)   Lun 2 Déc - 19:46

Lyssandre plaqua le téléphone à son oreille, écoutant la tonalité régulière. Elle réalisa qu’elle n’avait pas prévu ce qu’elle allait dire. Elle réalisa également qu’elle était en flagrant délit de désobéissance. Mais finalement cela n’avait pas beaucoup d’importance. Ce qui l’était par contre c’était le fait de savoir. Quelqu’un décrocha et elle reconnut la voix de Cédric. Elle fut soulagée. Elle ne savait pas pourquoi, cela la rassurait alors qu’elle était entourée d’adolescents braillards surexcités dans le couloir.

- Bonjour Cédric
, fit elle, c’est Lyssandre. Il faut absolument qu’on se revoie.

La sonnerie stridente retentit soudain. Elle allait devoir retourner en classe. Elle se demandait si les évènements allaient perturber quelque peu le déroulement du cours. A coup sur, ils allaient avoir droit à une cellule psychologique, où il allait falloir blablater. Tiens, cela lui ferait un sujet de conversation avec le docteur Hannibal Lecter. Pas plus mal en fin de compte.
L’adolescente réfléchit rapidement. Son frère était de garde ce soir. Son escapade ne serait pas

- Ce soir, 21 Erdman avenue à 18h, ça vous irait ? Au fait, merci pour le cadeau…je suis très touchée.

Car elle ne pouvait considérer la mort de ces deux membres du personnel que comme un cadeau de la part de son ami. Elle ne pensait pas que ces deux personnes devaient mourir, elle ne jugeait personne, elle tentait vainement de coexister avec les autres. Mais, elle savait pertinemment que leur mort faciliterait pendant quelques instants sa petite vie. Le nouveau directeur ne la connaissant pas, il serait peut être plus laxiste avec elle, en prenant le temps de la cerner. Cela lui faisait gagner du temps avant d’avoir de nouveau le panneau « gros boulet » collé sur le front.
Elle aperçut le professeur d’histoire arriver à grand pas, elle ajouta expressément :

- Je dois raccrocher, désolée.

Et elle éteignit son téléphone avant de le ranger. Elle ne voulait pas se le faire confisquer. L’après-midi s’étira en longueur pendant que Lyssandre rêvait tout à fait à autre chose. Elle pensait aux marionnettes…au directeur décédé et à la manière dont il avait été tué. Car elle avait reçu des dizaines de notifications de la part de ses camarades qui s’empressaient de se relayer les informations. Ils n’avaient pas accès à des photos mais certains parlaient de cœur arraché et de couteaux plantés.

Elle ne fut interrogée qu’une seule fois en mathématiques où elle se planta complètement. Puis, l’heure bénie de la fin des cours sonna et elle quitta la classe comme tous ses camarades de seconde. Elle courut presque jusqu’à Erdmann avenue. Elle avait dix minutes d’avance. Cédric viendrait-il ?

FIN DU TOPIC....A SUIVRE .....

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