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 Une nouvelle famille (pv Kaelig)

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Ryan St John
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MessageSujet: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Lun 25 Aoû - 20:25

Ryan venait d'arriver chez Kaelig, il ne le connaissait pas encore, mais il avait apprit avec le temps qu'il ne fallait pas se faire une idée précise des gens. L'assistante sociale lui avait affirmer que cet homme était gentil. L'adolescent ne lui avait pas dit, mais il avait fortement penser que c'était déjà ce qu'on lui avait dit à propos des Miller. Il n'avait pas digérer la trahison qu'il avait subit et maintenant il ne faisait confiance à personne, mis à part peut être les parents de Maddy et Maddy elle même. L'adolescent était arriver en train à Baltimore. La femme des services sociaux était venue le chercher pour l'emmener chez Kaelig, elle était rester la soirée, expliquant ce que l'homme devait savoir au sujet de Ryan. De un, il ne parlait pas, ou presque pas. Elle se doutait que c'était parce qu'il ne voulait pas parler, mais elle devait le dire à cet homme. Puis elle, lui avait parler de l'enquête, comme quoi personne ne savait exactement ce que Ryan avait subit, mis à part les viols à répétition, les coups et les morsures. Bref, ce qui avait put être décelé lors de l'auscultation à l'hôpital. Elle précisa également que avec le passé de Ryan, il ne fallait pas le laisser seul trop longtemps et sans surveillance. L'adolescent avait toujours cette idée de s'envoler vers un monde meilleur. A cette phrase Ryan lui avait un regard mauvais. Il avait poser son sac dans cette chambre qu'on lui avait proposer. Il y avait un lit, et un bureau. L'adolescent regarda autour de lui. Une armoire et commode longeait le mure en face de son lit. L'adolescent posa son sac de sport sur le lit, et son sac à dos. Il en sortie un pc avec plein d'autocollant dessus, un carnet à dessin qui semblait vieux et bien utilisé. Puis il ouvrit son sac de sport et contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'était pas ses vêtements qui étaient dedans, mais une paire de roller style roller de compétition, et un casque jaune orangé. L'adolescent resta en retrait. Ne préférant pas s'avancer ou parler. Il avait 16 ans, mais il restait sur le côté à voir ce qui se passait. Il regardait l'homme et à ses moindres gestes il réagissait. Soit par peur, soit par méfiance. Vous me direz c'est la même chose. Lorsque le soir vu venue et que la femme fut partie. Ryan attendit que l'homme aille se coucher pour y aller à son tour. Il posa juste son t-shirt et garda son jean et son caleçon. Les cicatrices dans son dos étaient encore visible. Il avait été griffer et battus avec une ceinture. Ryan mit du temps à s'endormir, et le collier de Soeur Marie n'aidait pas. Il avait beau le serrer contre sa main et son torse cela ne l'aida pas à trouver le sommeil. Il finit par s'endormir vers les coups de 5h du matin...

Lorsque le réveil de Kaelig sonna, Ryan l'entendit un peu. Il se frotta les yeux et se redressa. Il n'avait pas vraiment envie de sortir de son lit, mais il savait que aujourd'hui le reste de ses affaires allaient arriver. Une camionnette avait été louée pour lui apporter ses deux trois cartons et ses deux autres sacs de fringues. Heureusement les parents de Maddy lui avait refait une garde robe. Ryan avait comprit pourquoi il était ici, à cause des Miller qui avaient été libérer à cause d'un vice de procédure. Ryan avait si peur et en même temps il était tellement en colère. Il se leva du coup et alla jusqu'à la porte de sa chambre. Il l'ouvrit et regarda ce que faisait Kaelig. Visiblement il devait être dans la cuisine. Il prit donc son t-shrit et l'enfila, puis il sortie de la chambre à pas de loup. Il observa l'homme, jusqu'à ce que celui-ci l'invite à venir manger un peu. Ryan accepta et s'avança, toujours sans dire un mot. Alors qu'il buvait un bol de lait, on sonna à la porte. C'était le livreur pour ses affaires. Ryan esquissa le premier sourire de ses dernière 24heures en voyant sa guitare sèche. Il se leva et la prit dans ses mains, il voulait vérifier qu'elle n'avait rien. Il fit quelques accords puis la reposa. Il retourna ensuite à son petit déjeuner. Ryan savait parler, il parlait même très bien, mais il n'avait aucunement confiance dans les adultes. Et cet homme n'échappait pas à la règle. Il y avait également un dossier avec les cartons, c'était pour cet homme. Un dossier que les parents de Maddy lui avait fait. Le père étant médecin et ayant suivit Ryan durant quelques années, il avait donc trouver cela normal de donner des informations. Comme quoi, Ryan avait besoin d'une pommade pour ses cicatrices, et également de certains médicaments pour ses migraines. Ryan arqua un sourcils devant le dossier que Kaelig devait être en train de lire. Il avait l'air interrogateur. Qu'est-ce que c'était ?
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Kaelig D. Telouk
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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Lun 8 Sep - 11:25


une nouvelle famille


quoi, qu'on y croit ou pas, y aura bien un jour où on y croira plus/ un jour ou l'autre on sera tous papa et d'un jour à l'autre on aura disparu/ serons-nous détestables ? serons-nous admirables ? des géniteurs ou des génies ? dîtes-nous qui donne naissance aux irresponsables ☇ryanichou

Nerveux, il l'était. Et il pouvait l'être. Maintenant qu'il avait un peu de recul sur sa décision, Kaelig se demandait quelle folie lui avait traversé l'esprit lorsqu'il avait choisit d'adopter ce gosse. Un gamin à peine croisé alors que la presse parlait de lui ; un gosse qu'il avait rapidement aperçu de loin en se rendant au tribunal. Il n'avait pas couvert l'affaire, mais la curiosité était restée bien présente. Alors il s'y était rendu. Foutue curiosité. Son regard vert s'était déposé sur cet adolescent maigre et, quelque part au fond de son âme torturée, Kaelig s'était sentit fondre. Ses investigations personnelles l'avaient amené à découvrir sa tragique histoire et son statut d'orphelin. Le journaliste avait alors essayé de faire taire cette voix qui semblait le pousser vers l'adolescent ; curiosité malsaine et mal placée qui, une fois n'est pas coutume, le dérangeait. Il en avait compris l'ampleur lorsqu'il avait contacté l'orphelinat et les services sociaux. Tentatives de suicide. Aux pluriels. Ryan avait dix-sept ans mais il avait déjà essayé de s'ôter la vie à plusieurs reprises, sans jamais y parvenir. Le souvenir du corps sans vie de Maëlise avait alors balayé en Kaelig tout soupçon d'antipathie et il avait voulu faire les premiers pas vers l'adolescent. Et l'envie de l'adopter, de l'aider à surmonter l'Enfer qu'il venait de traverser l'avait pris en tenaille pour ne plus le relâcher. Avec Ryan, peut-être espérait-il se faire pardonner du fantôme de son épouse. Peut-être désirait-il se racheter de ne pas avoir su arrêter son geste et qu'il avait l'intime conviction qu'il en serait capable, avec ce gosse dépravé. Ou bien peut-être essayait-il de trouver une raison à sa propre existence et que Ryan devenait son ultime espoir dans sa lente descente dans les déboires et la dépravation totale. Un enfant. L'image joyeuse d'une famille heureuse lui vint à l'esprit alors qu'il se surprenait à essayer d'imaginer ce qu'aurait put être sa vie s'il n'était jamais parti en Palestine ; Maëlise n'aurait pas perdu leur enfant et peut-être qu'il ressemblerait à Ryan, à présent. Il, ou elle, serait adolescent. Il, ou elle, leur cracherait quelques injures odieuses au visage sous le seul prétexte qu'il était dans l'âge ingrat.
Mais il, ou elle, n'aurait jamais eu de vie aussi terrible que celle de Ryan.
Et les voilà, dans l'appartement de Kaelig, le silence les séparant, inexorablement. L'employée des services sociaux parlait pour eux tandis que le journaliste s'efforçait d'écouter calmement, espérant que le bref ré-aménagement de la chambre laissée vide suffirait à plaire à l'adolescent. Lui, les enfants, il ne les connaissait pas. Les seuls qu'il avait toujours croisés, ils avaient tous succombé en Palestine, sous les tirs ennemis. De ces êtres plein d'innocence, il ne connaissait que les cadavres dépouillés et défigurés. La voix de la jeune femme montait crescendo alors qu'elle lui donnait les informations les plus essentielles. Distrait, il se contentait d'acquiescer ; des questions plein l'esprit. Dans quoi venait-il de s'engager ? Mais pourquoi avait-il signé les papiers ? Il en allait de la sécurité de Ryan, oui. Et puis quoi ? Saurait-il s'occuper d'un gosse alors qu'il se faisait parfois arrêter pour entrave à la justice ? Serait-il en mesure de prendre soin de lui alors qu'il transcendait la loi tous les jours pour obtenir quelques exclusivités ? Immobile dans son appartement, il avait suivit Ryan des yeux ; observé chacun de ses gestes pour s'habituer à ce nouvel espace. Au fond de lui, l'angoisse lui prenait le cœur en étau et refusait de l'abandonner. Pourquoi fallait-il qu'il récolte les suicidés ?
Le journaliste accompagna l'employée jusqu'à la porte, le soir venu. Elle lui glissa quelques dernières recommandations qu'il balaya d'un hochement de tête et, la porte refermée, il ne put retenir un soupire. Est-ce qu'il rêvait ? Il ne savait même pas comment s'y prendre avec les gosses. Ryan s'était déjà installé dans la seconde chambre et Kaelig alla l'y retrouver. Maladroitement, il tenta de lancer une conversation mais n'insista pas devant la peur évidente du gamin. Le déménagement n'aurait vraiment lieu que le lendemain, aussi l'homme préféra-t-il laisser l'adolescent avec ses pensées et ses souvenirs et finit par se retirer.

La nuit, le journaleux l'avait passé à se tourner, encore et encore dans son lit. Le cœur serré, l'âme en déroute. Il s'était perdu et il lui paraissait impossible de retrouver le chemin qui le mènerait à une tranquillité d'esprit qu'il avait connu par le passé. L'idée d'appeler Bedelia, la seule personne à qui il parlait réellement et qui aurait pu lui dire que son choix était irréfléchi, lui avait traversé l'esprit à maintes reprises avant qu'il ne la laisse de côté. Il n'était pas certain que la ravissante psychiatre accepte de faire le déplacement au milieu de la nuit pour calmer ses angoisses folles. En revanche, elle saurait sûrement lui être d'une grande aide si Ryan essayait, à nouveau, d'attenter à sa vie. Finalement, il avait passé la majeure partie de la nuit à rédiger son prochain article pour le journal. Mais les mots l'avaient fuit, les belles expressions cyniques ne s'étaient pas montré et il avait préféré rester devant la page blanche. En silence. Sans doute s'était-il assoupi sur sa chaise de bureau, las et épuisé par une journée longue et intense. Le réveil avait sonné, le tirant de songes évaporés. D'un bond, il s'était relevé pour aller l'éteindre, étouffant un juron. Il avait oublié d'annuler le réveil ; jour de congé suite à cette adoption impromptue. Son rédacteur-en-chef n'avait pas sut lui dire non pour ce repos mérité. Tous savaient que cela ferait bientôt six ans. Le regard de Kaelig se posa sur la photographe de Maëlise, assise sur un banc, les yeux rieurs et un large sourire sur les lèvres. Six ans sans toi, déjà. Ils auraient du avoir fêter leur dix ans de mariage, s'approcher des vingt ans. Ils auraient du être en train de s'embrasser avant de s'engueuler gentiment. Elle aurait du partir sur son tournage en soupirant, et il aurait du rester enfermé à rédiger un article nauséeux. Il aurait du l'appeler, lui dire qu'il n'arrivait pas à écrire, qu'il était perdu et qu'elle seule lui tenait la tête hors de l'eau. Elle aurait du le rassurer, lui promettre de rentrer pour le déjeuner, le rappeler pour annuler, lui dire qu'elle l'aimait, attendre qu'il lui dise aussi. Ils auraient du se retrouver, aller au restaurant, s'embrasser, encore et encore, puis rentrer. Et il aurait passé la nuit à taper son article, inspiré par sa seule présence. Et elle l'aurait regardé, feignant de dormir. Et il se serait retourné, serait tombé dans le panneau, et l'aurait rejoint sous la couverture avant de l'enlacer, de lui murmurer les mots qu'elle essayait de lui sous-tirer.
Mais au lieu de ce refrain monotone, il était seul. Désespérément seul.
Il s'affairait dans la cuisine. Une poêle sur le feu, le café se préparant dans la machine, un bol de lait attendant sur la table déjà mise. Qu'est-ce que ça déjeune, un adolescent ? Buvait-il du thé ou bien du café ? Fallait-il un jus de fruit ou des céréales ? Des tartines ? Du beurre ou du chocolat ? Kaelig, prit dans une semi-panique, sortait tout ce qu'il avait dans les placards et étalait le fruit de ses recherches sur la table. Pour ce matin, Ryan aurait du choix et pour les suivants, Kaelig prendrait le coup de main. Il terminait de faire cuire les pancakes lorsque l'adolescent dévoila le bout de son museau. Il avait l'air tout aussi épuisé que Kaelig et ce dernier esquissa un sourire qui se voulait rassurant. « Oh salut. Je ne t'avais pas entendu. » Comme le jeune garçon ne bougeait pas, le journaliste déposa ses pancakes sur une assiette et désigna une chaise. « Vas-y, installe-toi. Je... Ahem. Je ne savais pas trop ce que tu prenais pour le matin alors j'ai... Eh bien, j'ai un peu tout fait donc... Tu prends ce que tu veux et s'il manque quelque chose... Tu me le fais savoir. La supérette est déjà ouverte donc je peux y faire un saut au besoin. » Il se mordit l'intérieur de la joue alors qu'il observait la quantité de nourriture qui jonchait sur la table. Il avait eu la main lourde, il était vrai. Il grimaça, davantage pour lui-même avant de prendre une chaise et de s'installer à son tour. Lui-même ne grignotait qu'un morceau de pain en général mais, désireux de laisser Ryan se sentir à l'aise, il attrapa un pancake, manquant de se brûler par la même occasion, y versa quelques gouttes de sirop d'érable et commença à manger. Il aurait peut-être du cuisiner une spécialité australienne ?
La sonnette retentit et Kaelig se débattit avec le tablier durant quelques instants avant de se lever, d'avaler la dernière bouchée de son cinquième pancake pour aller ouvrir. Un carton lui fit face, dissimulant en réalité un livreur. Le journaliste déchargea le pauvre homme, récupérant les cartons les un après les autres et les glissant dans un coin de la salle principale, fit de même avec les quelques sacs et signa la décharge. Il était surpris de ne pas voir plus d'affaires mais il se souvint alors du passé chaotique de l'enfant et s'abstint du moindre commentaire. Alors que Ryan récupérait sa guitare, Kaelig découvrait le dossier, principalement médical, de l'adolescent. Il l'attrapa et retourna s'asseoir en le feuilletant, laissant l'adolescent retrouver ses affaires. Les premiers temps seraient sans doute difficile aussi préférait-il ne pas se montrer trop envahissant. L'homme finit tout de même par sentir le regard curieux de celui-ci et il lui montra le dossier. « C'est des informations que ton ancienne famille d'accueil m'a fait parvenir. Tes traitements médicaux et tout ça. Tu peux le regard, si tu veux. » Il s'aperçut de l'importance de ses paroles que trop tard. Voir le dossier ? Certes, Ryan était probablement le plus à même de savoir ce qu'il avait vécut, mais lui proposer de lire le rapport d'un médecin n'était sans doute pas une bonne idée. Le journaliste dissimula sa gêne en avalant une gorgée de café et gonfla ses joues. Il désigna la guitare du menton, changeant de sujet. « C'est une belle guitare que tu as. Tu joues quelques morceaux ? » S'il était d'une nature curieuse et s'il appréciait surtout obtenir quelques réponses, Kaelig veillait toutefois à ne pas brusquer le jeune garçon et essayait de ne pas le forcer à lui parler. Le silence, il le connaissait bien tout en lui étant étranger.

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Ryan St John
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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Ven 12 Sep - 9:25

Ryan n'avait aucune envie d'être là, et il le faisait bien remarquer. Il aurait aimer rester avec la famille de Maddy. Mais on l'avait envoyer ici soit disant pour sa propre sécurité. Ryan en doutait fortement, car qu'il soit là, ou ailleurs, les Miller le retrouveraient, et ils lui ferraient payer ces années de prisons. Il le savait et l'avait presque accepter. C'était comme ça. L'adolescent était arriver dans la cuisine et avait vus tout ce qui se trouvait sur la table. Ce type y mettait du siens, c'était déjà bien. Ryan ne parla toujours pas. Il prit donc place sur la chaise, prit seulement un bol. C'était pas qu'il voulait mettre mal à l'aise cet homme, mais Ryan ne mangeait pas beaucoup, et encore moins le matin. Surtout quand il stressait. Puis on sonna à la porte et Ryan put voir ses dernières affaires arriver. Il sourit car dans celles-ci se trouvait sa guitare. Il se leva pour aller la voir. Elle fonctionnait et n'avait pas prit de coup. Il était bien content. Puis il revint s'installer et vis que Kaelig était en train de lire un dossier. En penchant la tête, Ryan vit que c'était le dossier médical que le père de Maddy lui avait fait. Ryan savait tout ce qui se trouvait dedans, dans les moindres détails, sauf peut être certaines choses que Ryan n'avait pas voulut dire. Mais le principal était dedans. Toute sa vie se résumait à des feuilles de papiers misent dans un dossier. L'homme lui dit qu'il pouvait le lire. Le regard que Ryan lui lança voulut tout dire. Il roula des yeux et termina son bol, pour ensuite se lever et le mettre dans l'évier. Il le connaissait par coeur, pas besoin de le lire. Ryan reprit sa guitare et l'homme lui demanda si il savait jouer quelques morceaux. Ryan haussa les épaules et fit un petit hochement de tête qui signifiait un "ouais peut être". Ne pas trop en dire était la règle d'or. Il le regarda et entama ensuite le début de Hotel California. Puis se stoppa. Il la prit et alla dans sa chambre en prenant un des cartons. Il repoussa la porte. Puis il posa le carton sur le lit. Il se souvenait qu'il lui manquait deux cartons, pas trois, alors c'était quoi ce troisième carton ? En ouvrant il vit une lettre de Maddy. Elle lui dit qu'il allait lui manquer et que pour toujours il serait son frère. Il eut les larmes aux yeux ! Il se maudissait par sa faute il ne serait plus jamais avec elle. Puis il posa la lettre sur le lit et regarda dans le carton, il y avait tout un tas de photos d'eux deux, des jouets qu'ils avaient partager, et deux DVDs. L'un d'eux était intitulé "Ne m'oublie pas" et le second était nommé "Souvenirs." Ryan eut un sourire sur ses lèvres, il prit les deux DVDs et les mit prêt de son PC. Puis il regarda le reste du carton, c'était des vêtements. Neufs qui plus ait. Maddy avait dut y mettre tout son argent de poche. Elle avait noter dessus des raisons pour chaque vêtement, Noel, anniversaire, pacques, ect... Soudain la porte s'ouvrit. Ryan se retourna. Ce devait être Kaelig, en même temps, il n'y avait que lui dans l'appartement. Peut être lui apportait-il le reste de ses affaires. Ryan le regarda avec ses yeux vert perçant. Ce gamin avait un regard à glacé le sang de n'importe qui. Il ne se laissait pas faire et ne voulait pas qu'on s'approche de lui. La méfiance était sa seule arme, car Ryan savait avoir des coups, mais les donner c'était une autre histoire. L'adolescent était fragile, pas épais et absolument pas bagarreur. D'ailleurs Kaelig aurait des soucies avec lui à l'école. Ryan était du genre à parler avec son regard,et à cet âge là les garçons s'énervent vite pour un regard. Du coup, il y aurait souvent des bagarres c'était obligé, mais Ryan se laisserait faire, car c'était dans son caractère, on lui avait apprit à être soumis à ce qu'on lui disait. Il ne cherchait pas à faire autrement. Du moins pour l'instant. Le jeune garçon avait commencer à installer certaines choses dans sa chambre, une photo prêt de son lit de lui et Maddy, son PC et sa guitare. Ses pattins étaient également accroché au lit avec le casque, prêt à être utilisé si besoin. Ryan avait également dégager la fenêtre, au cas où il devrait se sauver, ne rien avoir devant serait bien plus pratique, n'oublions pas que les Miller étaient dehors maintenant, la question était, est-ce que Kaelig le savait ?

[hs : j'espère que ça va aller :/ ]
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Kaelig D. Telouk
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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Mar 16 Sep - 14:42


une nouvelle famille


quoi, qu'on y croit ou pas, y aura bien un jour où on y croira plus/ un jour ou l'autre on sera tous papa et d'un jour à l'autre on aura disparu/ serons-nous détestables ? serons-nous admirables ? des géniteurs ou des génies ? dîtes-nous qui donne naissance aux irresponsables ☇ryanichou

L'adolescent grignotait à peine. Voilà que Kaelig se retrouvait donc avec moult nourriture en guise de breakfast, comme le disaient si bien les anglais et qu'il ne savait guère quoi en faire. Lui-même n'étant pas un gros mangeur, le journaliste se promit silencieusement que le repas du soir serait allégé. Pizza ou dans un fast food, à la rigueur. Il n'était déjà pas très bon cuisinier, il allait probablement encore en faire des quantités et si le jeune garçon continuait d'à peine piocher plus que du lait, il allait vite avoir le frigo bien rempli. Tout en dévorant quelques pancakes, en prévision du lendemain où il allait probablement encore devoir en manger, l'homme jetait de fréquents coups d’œil en direction de l'adolescent. Il n'aurait sut dire si ce début de co-habitation se passait bien ou non. Probablement que la situation aurait put être pire ; au moins, Ryan n'avait pas cherché à fuguer au milieu de la nuit et n'avait pas été ramené par un flic en faction qui traînait dans les environs. Il n'avait pas non plus profité de la nuit pour attenter à sa vie, ce qui était une bonne chose. Du moins l'espérait-il. Kaelig avait beau se sentir proche des enfants depuis que Maëlise ait perdu le leur, il n'en restait pas moins gauche et maladroit quand il se retrouvait en face de l'un d'eux. Peut-être cela aurait-il été plus simple avec un enfant en bas âge ? Les plus petits n'ont pas une mémoire aussi bonne que les plus vieux et oublient donc plus vite leurs parents biologies ou les désastres qu'ils avaient pu vivre. Ce n'était pas le cas des adolescents. Jamais, Ryan ne pourra effacer de sa mémoire toutes les horreurs que sa précédente famille lui avait fait subir. A l'instar du journaliste, il resterai avec ses tourments et son passé sombre. Dans le fond, n'étaient-ils pas semblables, tous les deux ?
Il fut tiré de ses réflexions par le livreur engagé pour venir déménager les dernières affaires de Ryan. Quelques mots de remerciements avant de refermer la porte. Au moins le gosse avait-il l'air heureux. Comment fallait-il l'appréhender ? Il ignorait tout de ce gamin perturbé. Ou plutôt, on lui en avait trop dit sur son compte. Tout son passé lui avait été raconté avec détails, des précautions lui avaient été recommandées à maintes reprises. Tant et si bien que le pauvre australien ne savait plus où donner de la tête, ni comment s'y prendre. Devait-il trop le couver ou bien le laisser vivre sa vie ? L'employée des services sociaux, la veille, lui avait recommandé de ne pas le laisser seul bien longtemps mais était-ce vraiment sage ? Kaelig ne voulait pas que Ryan se sente espionné ou observé en permanence. Le mettre à l'aise était dans ses priorités, aborder son goût morbide pour la mort et le suicide viendrait plus tard, si Ryan avait envie de lui en parler. Le journaleux lui-même ne se sentait pas la force de tenir une conversation sur un tel sujet, pas depuis le décès de son épouse. La culpabilité, il la ressentait toujours autant. Elle le rongeait, le dévorait. La mettre de côté, il en était incapable. L'oublier, c'était au-delà de ses forces. Alors il vivait avec mais toujours son regard se voilait-il mystérieusement lorsque le mot suicide était prononcé autour de lui. En général, les gens le reconnaissaient, évitaient d'en parler. Il avait fait la une de tous les journaux, tout le monde avait voulu lui parler, il avait souvent été invité dans des talk show pour parler de son deuil. Et s'il avait vécut en ermite, ça n'avait que mieux raviver la curiosité mal placée de ses pairs encore. Le percer en pleine tristesse, l'atteindre quand il était à terre, voilà ce qu'ils avaient désirés. Qui était Maëlise derrière les plateaux de tournage. Comment s'étaient-ils rencontrés. Pourquoi avait-elle fait ce geste si tragique. Il avait éludé les questions lorsqu'on les lui avait posé avant de les laisser le hanter. Jour et nuit. Nuit et jour. Aucun repos pour celui qui voyait des cadavres s'entasser dès qu'il fermait les yeux.

Le dossier médical de Ryan semblait intriguer ce dernier. Jusqu'à ce qu'il sache de quoi il était question. Kaelig s'en voulut de l'avoir mentionné et se doutait que l'adolescent devait avoir un flot de souvenirs tous plus désagréables les uns que les autres qui était venu l'envahir. Alors il laissa le silence reprendre ses droits et suivit le jeune homme dans ses déplacements. Peut-être était-ce mieux, qu'ils ne parlent pas. Mais toujours la curiosité du journaliste revenait-elle au galop. La guitare du jeune homme le fascinait, lui qui n'avait eu l'oreille musicale et qui était bien incapable de tenir un instrument de musique correctement. Intrigué, légèrement penché en avant, l'homme l'écouta débuter Hotel California. Il hochait la tête en rythme avec les notes, appréciant l'air d'une mélodie qu'il écoutait volontiers. Mais le morceaux fut rapidement coupé et, avant même que Kaelig n'ait eu le temps de dire quoique ce soit, Ryan disparaissait dans sa chambre. Trop surpris, trop éberlué par ce qui venait de se passer, il resta un long moment assis. Avait-il dit quelque chose ? Est-ce que jouer ce morceau avait rappelé à Ryan quelques souvenirs ? Kaelig ne comprenait guère et préféra accorder à l'adolescent un moment de solitude. Sans terminer le pancake qu'il finit par jeter à la poubelle, il débarrassa la table, glissa la vaisselle dans le lave-vaisselle qu'il enclencha aussitôt. Voilà bien longtemps qu'il avait cessé de l'utiliser, préférant nettoyer les couverts et les quelques assiettes dont il se servait à la main. C'était comme un rappel aux conditions de vie en Palestine. Comme un besoin de sentir toujours attacher à la terre de ses ancêtres qu'il faisait mine de renier. Comme une envie de retourner entre les corps et les bombes pour parvenir à se retrouver. Mais les États-Unis étaient trop silencieux, trop riches. Et il avait finit par oublier combien était difficile la vie, là-bas, sur ces terres arides. Lorsque son regard clair rencontra une photographie de Maëlise qui trônait fièrement sur un meuble du salon, il sentit son cœur se serrer.
Tu me manques, ma chérie. Pardonne-moi. De n'avoir jamais été là, de t'avoir abandonnée. Je serai là, pour lui. Je ne l'abandonnerai pas.
Il détourna les yeux et s'aperçut que Ryan avait laissé derrière lui un dernier carton. Il l'attrapa et se dirigea vers la chambre du garçon. Il frappa discrètement tant bien que mal, pas certain d'avoir été entendu par le jeune homme et entra finalement en poussant la porte du bout du pied. « Tu avais laissé ce carton. » Il déposa les affaires dans un coin, laissant Ryan le mettre où il le souhaitait. C'est en se redressant qu'il s'aperçut que la chambre avait commencée à être décorée. Des photo, un ordinateur portable, des patins et sa guitare. Relativement sobre mais Kaelig n'était pas décorateur d'intérieur et il avait lui-même laissé son épouse s'en occuper. « Si tu as besoin d'affaires, de meubles, je veux dire, on peut aller en acheter. Je... Attends. » Il sortit de la chambre, retourna dans le salon. Il savait qu'il avait un magasine assez récent d'un magasin spécialisé en meuble en tout genre et en décoration. Le tout restait de se souvenir où il avait bien pu le mettre. Après avoir fouiller dans quelques placards et avoir retourner le bac où s'entassaient des coupures de journal en tout genre, il finit par trouver l'objet de ses recherches et il retourna auprès de Ryan à qui il tendit le magasine. « Tiens, ça pourra peut-être te donner des idées. Ne t'occupe pas des prix, ok ? Je me débrouille toujours. Et humpf... Moi je... Je ne suis pas très doué pour la décoration donc si quelque chose te plaît dedans, fais-le-moi savoir. » Fallait-il aussi mentionner sa maladresse qui l'empêchait de savoir monter un meuble selon les plans fournis ? Peut-être plus tard.
Par précaution, il restait dans l'encadrement de la porte, n'osant pas entrer davantage dans l'espace privé de l'adolescent. Il s'en était servit de bureau, par le passé. Puis de pièce à débarras. Et finalement, elle devenait ce qu'elle avait toujours conçue pour ; une chambre. Elle aurait dut être celle de leur enfant, elle devenait celle de Ryan. Au fond, l'adolescent était son enfant. Il l'avait adopté, non ? Même s'il ne s'attendait pas à se faire appeler papa ni même à ce que naisse soudainement une certaine complicité entre eux, Kaelig espérait bien qu'ils arriveraient, dans le futur, à s'entendre. Aux côtés de Maëlise, devenir père ne l'avait pas effrayé. Seul à présent, cette idée le terrifiait. « Tu as besoin de quoique ce soit ? Il te manque quelque chose ? On peut aller faire un tour si tu veux et si tu vois... Je sais pas moi, n'importe quoi... » Le voilà qui commençait à vouloir enfreindre les conseils qu'on lui avait donné. Sortir, oui, de temps en temps. On lui avait dit que l'ancienne famille adoptive de Ryan était sortie de prison et qu'il était possible qu'ils veuillent retrouver l'enfant pour s'en prendre à lui. C'était pour cette raison que Ryan avait été éloigné de tous ceux qu'il connaissait. Pour cette raison aussi que Kaelig l'avait adopté. Pour cette raison également que le juge avait accepté que la garde de Ryan lui soit remise ; avec la guerre, Kaelig avait appris à se défendre, à se servir d'une arme. Et s'il détestait avoir à s'en servir, s'il ne supportait plus ni la vue du sang ni celle d'une arme à feu, il saurait être en mesure de protéger l'adolescent. Mais aborder un tel sujet était proscrit dans l'esprit du journaliste. Ni suicide, ni les Miller. Pas pour l'instant. Plus tard, peut-être. « Ah, oui, tu as été inscrit dans un lycée près d'ici. Normalement, tu n'auras même pas besoin de prendre le bus pour t'y rendre, si t'as envie de rentrer ici pour manger le midi, tu peux, je te ferai faire un double des clefs. Moi je bosse au Washington Post, c'est plus loin, mais je te laisserai mon numéro au cas où tu aies besoin de quoique ce soit. » Y compris de fuir quelqu'un, il n'osa pas le rajouter.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Dim 21 Sep - 17:33

Ryan s'était retourner, Kaelig était là, avec un carton dans les mains. Le jeune garçon s'écarta pour laisser l'homme déposer le carton. Il n'avait pas l'air méchant, mais il ne voulait pas non plus le laisser entrer dans sa vie. C'était pour cette raison que Ryan ne lui parlait pas. Le jeune garçon le regarda repartir en arrière, puis il lui dit que si il voulait ils pourraient redécorer sa chambre, il lui dit d'attendre et il alla dans le salon. Ryan en profita pour regarder le carton. C'était des vêtements. Il les laissa dans le carton et Ryan empila les deux cartons de vêtements l'un sur l'autre, pour ensuite continuer de vider l'autre. Au fond de celui-ci il y avait une pochette avec marquer son nom dessus. Maddy avait laisser un petit mot. Elle lui expliquait que maintenant qu'il allait être seul, elle lui donnait tout ce qu'elle avait trouver sur les Miller, de façon à ce qu'il puisse avoir les informations que les adultes allaient lui cacher. Ryan cacha le dossier sous son oreiller. A ce moment là, du moins juste après, Kaelig était de retour avec un livre. Il le tendit à Ryan. celui-ci le prit et le feuilleta rapidement. Puis il le posa sur le lit. Par la suite, Kaelig tenta de faire la conversation, Ryan le regardait mais ne disait toujours rien. Il roula des yeux et lui fit signe que non tout allait bien. Il sortait toujours ses affaires. Ryan ne voulait pas sortir, il n'aimait pas ça. Rester à l'intérieur ça lui allait parfaitement. Par la suite, Kaelig lui parla de l'école. Comme quoi elle n'était pas loin, qu'il pourrait rentrer le midi et le joindre si il y avait besoin. Besoin de quoi ?

*Genre si les Miller se pointe ?*


Se dit Ryan en le regardant avec un air assez inquiet dans le visage, puis regardant par la fenêtre, il se dit de nouveau :

*Si ils se pointent je les tue !*


Il ne savait pas comment mais il le ferrait, il ne voulait plus qu'ils le touchent. Ryan prit un des DVDs qui étaient sur son bureau, puis il lui montra la boite et lui fit signe pour le salon, comme si il demandait si ils pouvaient le regarder dans le salon, car son PC ne lisait pas les DVDs. et puis comme ça il ne resterait pas seul. Si Kaelig acceptait, cela lui ferrait découvrir certaines facette de Ryan, des facettes qu'il ne verrait pas de suite. Sur le premier DVDs, celui intitulé souvenir, Maddy avait regrouper tout un tas de vidéos et de photos de Ryan et d'elle. Elle avait réunis au moins trois heures de films. Ce qui devrait les mener jusqu'au repas du midi. Le début du film commençait par Maddy qui se présentait :

"Hey, salut toi, le gars qui a récupérer mon frère. Bon ne fait pas attention à son sale caractère, il va te parler un jour, crois moi. Quant à toi, tête de mule, essais d'être gentil, ce gars n'est pas un méchant, il veut t'aider...Bon pour vous aider tout les deux, voici un petit films que j'ai fait...
"

On entendit une voie de femme s'élever provenant de la cuisine :

"Qu'on a fait. Bonjour chérie, j'espère que tu vas bien."

Maddy sourit et reprit :

"Bon aller passons au plus cool...Mister le nouveau père de Ryan, voici les 20 trucs à savoir sur Ryan..."


La vidéos continuait sur des vidéos cocasses, à la fois drôle et émouvante, des vidéos où on voyait Maddy et Ryan coller l'un à l'autre, en train de jouer. On pouvait également voir Ryan avec la mère de Maddy. Il souriait, il était heureux. Kaelig put voir le duo que les deux adolescents formaient à la musique, et il pouvait également voir le talent de Ryan en ce qui concernait le roller.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Mar 7 Oct - 12:45


une nouvelle famille


quoi, qu'on y croit ou pas, y aura bien un jour où on y croira plus/ un jour ou l'autre on sera tous papa et d'un jour à l'autre on aura disparu/ serons-nous détestables ? serons-nous admirables ? des géniteurs ou des génies ? dîtes-nous qui donne naissance aux irresponsables ☇ryanichou

Difficile était la communication et la nervosité de Kaelig n'était pas pour s'amoindrir. Il en venait presque à regretter d'avoir pris quelques jours de congé afin de mieux aider Ryan à s'intégrer. De toute évidence, l'adolescent n'aimait pas cette nouvelle vie, même si celle-ci était bâtie autour de son bien, et nécessaire s'il voulait éviter que ceux qui l'avaient blessé par le passé ne revienne s'en prendre à lui. Kaelig, debout dans l'encadrement de la porte, mal à l'aise comme jamais il ne l'avait encore été, ne parvenait pourtant pas à lui en vouloir. Ce n'était qu'un gosse. Un de ceux qui n'avaient pas eu de chance dans leur vie passée, un de ceux qui se méfiait du monde tellement celui-ci les avait heurté. Dans le fond, Ryan rappelait au journaliste tous ces gamins soldats qu'il avait pu voir en Palestine. Tous ces gosses, armés, habillés comme de grands militaires, casque sur la terre, partir au milieu des champs de mine, attraper leurs camarades d'une main, tirant sur des ennemis à peine plus vieux de l'autre. Une vision d'horreur pour l'australien. Toute l'innocence de ces gamins leur avait été arrachée avant même qu'il n'en comprenne l'implication. Ils se contentaient de suivre les ordre, d'obéir. De survivre. Et ceux qui avaient eu la chance de ne pas se faire enrôler, ils trépassaient sous le feu ennemi. Des dizaines, des centaines, peut-être même des milliers de cadavre d'enfants qui gisaient sur le sable chaud de la Palestine. Des bébés blottis dans les bras de leur mère, calcinés.
Les enfants donnaient toujours l'impression d'être les principales victimes. Pourquoi toujours les âmes les plus pures et les plus innocentes ? Même si Kaelig était loin d'être des plus à l'aise en présence de ceux-ci, il ne parvenait à comprendre l'intérêt qu'avait la race humaine à s'en prendre aux enfants. Qu'avaient-ils que les adultes n'avaient pas ? Le journaliste était incapable de s'expliquer allant à l'encontre des mineurs, qu'ils soient mortels ou d'ordre sexuel. Les enfants étaient, pour lui, des êtres sacrés, qui méritaient d'être choyés et heureux. Aucune souffrance, d'aucun genre, ne devait venir massacrer leur image et enticher leur vie d'une suite malencontreuse de douleurs et de peines inutiles. Ils en connaîtraient suffisamment une fois l'âge adulte atteint, nul besoin, encore en plus, d'abîmer leur enfance si magique. Incertain quant à l'idée d'être un bon père, ou même d'être un père tout court, Kaelig restait cependant convaincu qu'un enfant devait croire au Père Noël, à la Petite Souris et au Lapin de Pâques jusqu'à ses huit ans. Voire même ses dix ans, mais il ne fallait pas trop en demander. Un enfant avait besoin de croire en la magie, d'avoir de quoi se rattacher pour ne pas avoir à affronter la dureté et la cruauté de la vie.
Ryan ne devrait pas avoir à se cacher, à se murer derrière un silence obstiné. Il devrait pouvoir sortir, s'amuser dans un parc avec son groupe d'amis, rire et faire la fête chaque soir de week-end. Tout en observant le jeune adolescent sortir ses affaire des cartons qui lui avaient été envoyées par sa précédente famille, Kaelig essayait d'imaginer ce qu'avait dut être sa vie. Toute la souffrance qu'il avait du enduré. Imaginer ce qu'il pouvait ressentir. Mais seul un néant désagréable lui venait à l'esprit. La cohabitation allait sans nul doute se montrer particulièrement difficile.

Et sans qu'il ne sache trop comment, un DVD jaillit dans la main de l'adolescent. Comment ce dernier semblait attendre l'autorisation pour pouvoir le lancer, Kaelig hocha la tête et lui indiqua le salon de la main avant de s'y rendre et de préparer le DVD. Il laissa Ryan le lancer, lui-même ne s'y connaissant absolument pas en matière de nouvelles technologie, même s'il aimait se vanter d'avoir tout ce qui était à la pointe de la mode. Ça avait quelque chose de rassurant qu'il ne savait pas comment s'expliquer. C'était comme un moyen de s'assurer que l'atrocité de la Palestine n'allait pas revenir dans sa vie. La télévision allumée, le DVD lancé, les images apparurent sur l'écran plat et laissa une jeune fille saluer la caméra. Sans trop de difficulté, Kaelig comprit qu'il s'agissait d'une jeune fille proche de Ryan et à en juger par la façon qu'elle avait de mentionner l'adolescent, elle faisait parti de son ancienne famille. Le journaliste comprenait mieux les réticences que Ryan avait put avoir à quitter sa famille ; là-bas, il avait une famille. Deux parents, une sœur. Avec lui, il n'avait rien de plus qu'un étranger qui vivait sous le même toit. Un étranger torturé par des souvenirs de guerre. Et qui ne s'y connaissait rien en médecine, de surcroît, compliquant les soins qu'il devait prodiguer au jeune homme.
Quelques sourires lui échappaient de temps à autre tandis que la jeune adolescente présentait Ryan. Elle tentait de le rassurer, sans même le connaître ce qui était à la fois caucase et très étrange, lui assurant que Ryan finirait par parler. Un coup d’œil en coin lancé au jeune homme suffit à faire douter Kaelig. Il ne paraissait vraiment pas donner l'envie d'ouvrir la bouche pour en faire sortir le moindre son. Mais il fallait rester positif ; ce n'était que le premier jour, après tout. Les efforts viendraient à bout du silence. Du moins le journaliste l'espérait-il. Les silences étaient particulièrement angoissant pour lui.
L'adolescent était des plus doués. Que ce soit pour la musique ou pour le roller. Il semblait être très aimé par cette famille mais aussi confiant.Et c'était bien cette confiance qu'il serait difficile à acquérir. « Ils... Ils semblaient être une très bonne famille, pour toi, » finit-il par lâcher d'un ton hésitant. Il pouvait comprendre Ryan, comprendre qu'il ne voulait pas être pris en pitié par un homme dont il ignorait tout alors qu'il avait eu la parfaite famille. Comprendre aussi que ne pas avoir de leurs nouvelles pouvait être difficile. « On a leur adresse... Au cas où tu veuilles, leur écrire. » Ce n'était pas recommandé. Ni par les autorités, ni par le juge. Ryan ne devait avoir contact avec son ancienne famille, personne ne devait savoir où il vivait au risque de mettre ses tortionnaires sur sa piste. Mais Kaelig n'avait jamais totalement respecté la loi et il lui semblait difficile de commencer à la suivre maintenant. « Tu ne pourras pas... Leur donner celle-ci, mais on trouvera un moyen pour qu'ils puissent te répondre. » Il était confiant sur ce dernier point. Il n'était pas un excellent enquêteur pour rien ; ses sources et ses ressources lui avaient permis des miracles. Il était certain qu'il trouverait un moyen. Il en trouvait toujours un.
Comme l'heure continuait de tourner tandis que le DVD avançait, Kaelig lança un coup d’œil à la cuisine. Devait-il préparer quelque chose, demander au jeune homme ce qu'il voulait manger, se doutant pertinemment qu'il n'aurait qu'un vague haussement d'épaule en guise de réponse. Faisant signe à Ryan de rester assis, il se leva, se rendit vers la cuisine d'où il tira plusieurs cartes. Avec son boulot très prenant, il n'avait pas toujours eu le temps de se préparer de bons petits plats aussi avait-il pris l'habitude de commander. « Tu préfères quoi ? Pour manger, je veux dire ? On a le choix entre Indien, Turc, Chinois, Italien, pizza, tacos,  Grec, bagel's ? » Il tendit les cartes au jeune garçon, lui permettant ainsi de voir ce que chaque restaurant proposait en formule. Bien qu'il ne s'attende pas à ce que Ryan se mette à parler, il espérait au moins qu'il choisirait ce qu'il voulait manger.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Mar 4 Nov - 21:39

Ryan était toujours peu bavard. Malgré le fait de regarder le DVD et de voir le visage de sa famille, cela ne lui remontait pas le moral pour autant. Il devait admettre que Ryan était malheureux. Il avait tout entendue à propos de son ancienne famille d'accueil, celle qu'il ne considérait pas comme une des familles, mais au contraire, celle qui lui faisait peur, celle qui l'avait torturer et pousser à tenter de se tuer et ce à plusieurs reprises. L'adolescent avait tout changer dans sa vie grâce à Maddy mais maintenant le voilà de nouveau seul. Bien que Kaelig lui ait proposé d'écrire à cette famille qu'il affectionnait tant, Ryan n'avait pas encore envie de parler. Il haussa les épaules faisant comme si il n'avait rien à faire de cette nouvelle, mais en vrai son regard disait tout le contraire. Il était content qu'il accepte de garder contact avec eux. Cependant, il lui expliqua qu'il ne faudrait pas donner cette adresse. Ryan n'était pas stupide non plus. Il lui lança un regard plutôt blasé comme si il lui demandait si il avait l'air aussi stupide que ça !
Ryan se redressa et replia ses genoux vers lui pour regarder la suite du DVD quand il fut sur le point d'être finis, l'homme se leva, Ryan se déplia pour garder un oeil intriguer sur lui. Son nouveau "père" lui demanda ce qu'il voulait manger. Ryan se leva, haussa une nouvelle fois les épaules, voulant faire croire qu'il n'avait pas faim, mais son ventre gargouilla. Il soupira et montra du doigt le dépliant pour les pizza. Il regarda ensuite vers la fenêtre. Il serait bien sortie. Il regarda une nouvelle fois Kaelig et lui montra la fenêtre avec un air assez sympathique, pour la première fois depuis son arrivé. Il lui fit un nouveau signe ensuite. Mais il ne savait pas si l'homme avait comprit ou pas. Alors il alla chercher sa veste à capuche qui était sur le haut du canapé (il ne l'avait pas ranger depuis son arrivé). Il l'enfila et lui fit un nouveau signe ce coup-ci avec les mains. Ryan ne voulait pas parler, et pourtant il savait parler, il savait chanter et il le faisait bien !
Une fois dehors Ryan inspira l'air frais. Il sourit légèrement, puis il marcha en compagnie de l'homme, sans dire un mot, observant ce qui se trouvait autour d'eux. Ryan suivait plutôt bien l'homme, jusqu'à ce qu'il se stoppe devant un magasin pour regarder dans la vitrine, c'était des vêtements et accessoires de skate. Il sourit intérieurement. Puis il passa son chemin. Durant une bonne heure ils firent les magasins à regarder les vitrines, jusqu'à arriver à la pizzaria. Bien que normalement Ryan devait se faire légèrement discret pour le moment, l'adolescent voulait rester dehors à prendre l'air, être enfermer n'était pas bon pour lui, alors ils étaient sortie. Arrivé dans le restaurant, ils prirent place. Ryan se leva pour aller au WC, il fit comprendre par geste où il allait et devant la porte il sentit une grande angoisse monter en lui. Il trembla en voulant ouvrir la porte. Et si quelqu'un était derrière cette porte ? Et si c'était les Miller ? Et si c'était un autre détraqué ? A cette pensée seule, Ryan rebroussa chemin et alla s'asseoir à sa place. Il plaça sas mains tremblantes devant son visage, se sentant honteux et étant rouge de honte. Ryan ne supportait plus ce genre de peur. Peut être avant-il tout simplement besoin qu'on vienne avec lui ? A cette pensée, il redressa son regard vers Kaelig et il lui murmura pour la première fois :

"Vous...vous pouvez venir avec moi ?"

Il rebaissa la tête directement se sentant encore plus stupide qu'au début.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Dim 16 Nov - 15:28


une nouvelle famille


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C'était dans un tel moment que Kaelig regrettait de ne pas s'être montré curieux et de ne pas avoir appris le langage des signes. Parler avec les gestes et avec les mains aurait sans doute pu l'aider à communiquer avec le jeune adolescent ; en cet instant, les sourcils légèrement froncés, le journaliste essayait de deviner ce qu'essayait de lui faire comprendre Ryan par ses gestes. La fenêtre. S'il voulait sauter, il fallait qu'il s'attende à ce que Kaelig ne le laisse pas faire ! Alors, perdu dans un flot de geste et de direction, le pauvre homme peinait à comprendre ce qui lui était demandé. Peut-être d'ouvrir la fenêtre ? Non, ce ne devait pas être ça. Le jeune garçon semblait presque souriant, pour la première fois depuis son arrivée, et ce ne devait probablement pas être cet air qu'il arborait lorsque des envies de mort l'envahissait. Il allait pour lui dire qu'il ne comprenait pas très bien ce qu'il lui demandait lorsque Ryan alla chercher son blouson pour l'enfiler et montrer la fenêtre. « Oh ! Tu veux qu'on aille manger à la pizzeria ! » s'exclama l'adulte avec un large sourire de conquérant. Il apprenait plutôt vite. Du moins, de son point de vue totalement biaisé. « Oui, bien sûr, sans problème, » ajouta-t-il avant d'aller lui aussi prendre une veste, de l'enfiler, d'attraper les clefs et de faire signe à l'adolescent de venir avec lui. Peut-être était-ce le fait d'avoir vu cette vidéo qui lui avait donné envie de prendre l'air. En tout cas, Kaelig le pensait fermement.
Dehors, il faisait bon. L'automne s'était installé avec lenteur, mais la fraîcheur et le temps doux de cette époque de l'année n'avait jamais dérangé Kaelig. C'était même ce qui lui avait manqué en Palestine. Un temps changeant, un peu de froid, de vent et de pluie. Un quotidien pour les américains et les européens, beaucoup moins pour les pays chaud qui entouraient les terres de son peuple. Il s'était pourtant souvent plaint de cette pluie, de cet eau et de cette neige qui allait jusqu'à vous glacer le sang. Il n'avait jamais aimé l'hiver et n'aurait sans doute jamais pensé que cette saison irait lui manquer, un jour. C'était pourtant ce qui était arrivé.
Régulièrement, Kaelig lançait des coups d’œils qu'il espérait discrets en direction de Ryan. Il vérifiait ainsi que l'adolescent se portait bien et qu'il ne s'éloignait pas trop. Craignait-il que l'adolescent ne tente de s'enfuir ? Oui. Et il ne pourrait guère lui en vouloir puisque Ryan n'avait jamais demandé à venir vivre avec lui. Lui aussi, aurait probablement eu les mêmes réflexes dans de telles conditions. Lui aussi, avait fait vœu de silence pendant un mois entier après son retour de Palestine et après le drame qui avait secoué son mariage. Il n'avait pas déserré les dents, pas décollé les lèvres pendant trente et un long jour, refusait d'avoir à parler de tous les événements qui l'avaient, à jamais, marqué. Il avait fait repousser la date de l'enterrement pour n'avoir à affronter cette terrible réalité qu'à l'ultime instant. Kaelig enfonça les mains dans ses poches et attendit calmement que Ryan reprenne sa route avant de jeter un regard au magasin qui lui avait attiré l’œil. Décidément, le jeune homme semblait avoir une véritable passion pour le skate. Lui-même n'avait jamais essayé et découvrait parfois quelques jeunes sur ces engins roulants avec un soupçon de perplexité.

La pizzeria, Kaelig la connaissait bien. Piètre cuisinier, il leur passait souvent commande. Il salua le cuisto et les serveur d'un signe de tête avant de prendre place à sa table préférée. Ici, la seule règle était de manger à sa faim. C'était sûrement pour cela que le journaliste appréciait tant cette pizzeria. Ce n'était pas comme les grands restaurant où Maëlise avait eu l'habitude de le traîner. Ces restaurant bien trop luxueux où on picorait dans une assiette pour payer trois haricots verts plus chers qu'une maison ou qu'une nouvelle voiture. Le serveur leur apporta la carte, le journaliste le remercia. Il savait d'avance ce qu'il allait prendre. Mais Ryan se leva, intriguant l'homme. Oh, il voulait juste aller aux toilettes. D'un signe de tête, Kaelig lui indiqua qu'il comprenait et reporta son attention sur le menu. Une végétarienne pour cet homme qui refusait d'avaler la moindre parcelle de viande. Il y eut un mouvement et il baissa le menu, sourcil arqué. Ryan était de retour, rouge et le visage enfoui dans ses mains. Kaelig se sentit mal à l'aise. C'est qu'il n'avait jamais sut comment trouver les mots adéquats pour calmer quelqu'un. Ni même pour lui remonter le moral. Et qu'il ignorait même tout de ce que pouvait bien penser le jeune adolescent en cet instant. Comme le jeune garçon le regardait, il se pencha légèrement en avant. Et il ne se retint de sourire qu'à la dernière seconde. Ryan venait de parler ! C'était, en soit, une première victoire pour le rouquin. Il voyait, toutefois, que le jeune adolescent n'était pas des plus à l'aise, aussi acquiesça-t-il. « Bien sûr. » Et comme pour appuyer ses paroles, il se leva de son siège et fit un geste en direction de la porte des toilettes. Il resta silencieux, attendant simplement dans le maigre couloir menant aux diverses portes. Au fond, les peurs de Ryan, il pouvait un peu les comprendre, même s'il refusait de l'admettre.
Rapidement, ils furent de retour à leur table. Kaelig tendit le menu à l'adolescent afin de le laisser choisir ce qu'il désirait. « Je te conseille la raviole, si tu aimes les ravioles, bien sûr. En plus, il n'y a pas de viande dedans donc si tu es, comme moi, végétarien, c'est vraiment un plus. » Il tenta un sourire, espérant que l'ambiance serait moins pesante et moins lourde, maintenant que Ryan avait murmuré une première fois. Le serveur revint vers eux, prêt à prendre leur commande ; Kaelig la passa pour les deux, vérifiant du coin de l’œil qu'il ne se trompait guère dans la demande de l'adolescent. Il jeta un regard vers les cuisines, attendit qu'on vienne leur apporter les boissons pour avaler une gorgée d'eau et resta pensif, quelques instants. « Tu sais Ryan... Je ne sais pas si on t'a dit beaucoup de choses sur moi mais... J'ai fais la guerre. J'ai vu des choses horribles que personne ne peut imaginer, à part ceux qui l'ont vécu. J'ai perdu des personnes qui m'étaient proches et j'ai souvent cru que je ne survivrai pas, moi non plus... » Il marqua un temps d'arrêt, les yeux plongés dans le vague, les souvenirs des cris des soldats Druze et Musulmans se mêlant à la rumeur des conversations de la pizzeria. « Ce que je veux dire, c'est que... Je sais ce que c'est, d'avoir peur. C'est normal, il n'y a rien de honteux à ça. Ça s’atténuera avec le temps, peut-être au bout d'une semaine, peut-être au bout d'un an. Mais c'est humain de ressentir la peur, tout le monde a peur de quelque chose. Même Harry Potter. » Et il but une autre gorgée d'eau, sans s'apercevoir que sa référence était peut-être un peu dépassée. Il ne savait pas si son discours aurait une grande portée dans l'esprit de l'adolescent, mais il espérait au moins l'aider à mieux accepter ses terreurs. Les pizza arrivèrent finalement, apportant avec elles une délicieuse odeur de pain cuit.
Il mangeait sa pizza avec un bon appétit, essayant parfois d'engager la conversation sans trop forcer Ryan. Alors il parlait, souvent seul, faisant à la fois les questions et les réponses. Et il essayait de l'amuser, de lui tirer un sourire, ou un semblant d'amusement. Car c'était sûrement ce qu'il faisait de mieux. Vers la fin du repas, il se pencha vers Ryan. « Nos peurs, il faut parfois les affronter. Je sais que tu peux le faire, que tu es fort et que tu es capable de passer au-dessus de ta peur. Je l'ai fais, tu peux le faire. Et crois-moi, je suis une vraie chochotte. » De nouveau, il essayait de détendre l'adolescent grâce au rire. Toujours le rire.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Dim 16 Nov - 21:32

Le restaurant était sympas, Ryan devait l'admettre mais la peur qu'il avait dès qu'on le laissait seul était bien plus fort. Le jeune garçon avait essayer d'aller au toilette seul mais il était vite revenue ayant bien trop peur de ce qu'il pourrait trouver ou de ce qu'il pourrait lui arriver. Il était donc revenue et avait demander à Kaelig de venir avec lui. L'homme semblait heureux que Ryan lui parle enfin. Est-ce que c'était ça qu'il attendait depuis le temps ? L'homme lui dit qu'il n'y avait pas de soucie et il l'accompagna. Bon Ryan ne le laissa pas entrer. Il y pénétra lui en revanche. Il se précipita vers un toilette de libre et referma la porte avec le verrou. Là il soupira et regarda ses mains qui tremblaient toujours autant; Il fit ce qu'il devait faire et ensuite il ressortie pour se laver les mains. Il ressortie enfin des toilettes et remercia ensuite Kaelig. Ils retournèrent s'asseoir et là, l'homme commença une conversation. Ryan ne voulait pas spécialement l'écouter. Il lui montra du bout du doigt ce qu'il voulait manger, une hawaiienne, et se tut de nouveau. Kaelig lui parla ensuite de la guerre. Ryan se demandait pourquoi est-ce qu'il lui parlait de ça. Le jeune garçon le regardait intrigué mais concentré. Puis l'homme marqua une pause le temps ensuite que les pizzas arrivent. Puis Ryan lui demanda :

" Tu as fait quelle guerre ? Tu es militaire ?"

Evidemment le sujet l'intéressait. On ne lui avait rien dit à propos de cet homme. Et évidemment cela ne pouvait pas l'aider à lui faire confiance. Ryan mangea sa pizza comme si il n'avait pas manger depuis des jours, bon après tout, Ryan avait un petit appétie et parfois il pouvait manger comme un ogre. La suite du repas se passa dans un silence de bois. Ryan ne voulait plus vraiment parler en comprenant qui était Kaelig. Cet homme était un journaliste et Ryan craignait que les Miller passent par son travail pour le retrouver lui. Ensuite, à la fin du repas, quand ils eurent terminés, l'homme lui parla des peurs, comme quoi il fallait les surmonter et tout ça. Ryan réfléchissait. On ne pouvait pas savoir à quoi il pensait, mais dans sa tête le discours de Kaelig était clair. Ryan hocha la tête positivement et se leva. Il lui sourit et serra les poings, il voulait essayer. Il ne connaissait pas vraiment la référence de Harry Potter, car Ryan n'avait jamais eut l'occasion de voir les films, mais bon il s'en moquait, ce type était pas doué avec les ados, ça se voyait mais au moins il n'était pas méchant. Ryan avança vers les toilettes pendant que Kaelig devait surement payer l'addition. Le jeune garçon entra une nouvelle fois dans cette pièce. Il prit donc place prêt d'urinoir et commença à se soulager, quand un autre homme entra. Immédiatement son regard se figea sur lui, un air mauvais sur celui-ci c'était dessiner. Un regard de tueur et menaçant. L'homme ne fit pas attention sur le coup. Ryan se dépêcha de terminer, et alla se laver les mains. En passant l'homme l'effleura sans le faire exprès, Ryan prit ça pour une agression et se mit à le pousser tout en s'énervant et en criant qu'il voulait pas qu'on le touche. Kaelig avait dut être alerté par les cris, comme beaucoup de clients, car il entra dans les toilettes. L'homme tentait de se défaire de l'emprise de Ryan, qui lui au contraire, était en rage. L'homme s'excusa et précisa qu'il n'avait rien fait ! Sa petite fille arriva en pleurant et se jeta sans ses bras, cela eut pour effet de calmer tout de suite Ryan. Il sécha ses larmes de rage et de peur et s'en alla sans rien dire, laissant Kaelig se débrouiller seul. Il fila dehors, et entra dans la première ruelle qu'il trouva pour se mettre à frapper dans les poubelles et dans le mur. D'ailleurs il s'ouvrit la main en faisant ça. Il se laissa glisser le long du mur et se mit à pleurer dans son coin cachant sa main ensanglanté contre sa veste. Lorsque son nouveau tuteur arriva, Ryan le regarda et lui dit :

"Je...j'ai cru...je voulais pas..."

Il était perdue. Il avait penser que c'était un détraquer, et finalement c'était juste un père de famille qui voulait aller au toilette. Les Miller l'avaient totalement détruit, la reconstruction allait être longue et périlleuse. Le jeune garçon se leva et ne voulut plus parler, ni adresser un regard. Ryan marcha rapidement, se perdant par moment, et devant attendre que Kaelig le remette sur le droit chemin. Le jeune garçon entra dans l'appartement et alla directement dans sa chambre. Ne revenant même pas pour le dîner... Il ne montra pas non plus sa main à Kaelig, bien que l'homme avait dut se rendre compte du sang.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Lun 8 Déc - 13:18


une nouvelle famille


quoi, qu'on y croit ou pas, y aura bien un jour où on y croira plus/ un jour ou l'autre on sera tous papa et d'un jour à l'autre on aura disparu/ serons-nous détestables ? serons-nous admirables ? des géniteurs ou des génies ? dîtes-nous qui donne naissance aux irresponsables ☇ryanichou

La victoire avait été de courte durée. S'il avait eu l'espoir que, maintenant que Ryan s'était lancé en lui murmurant quelque chose, il n'avait pas pu s'empêcher de ressentir un léger sentiment de déception en voyant que l'adolescent retournait s'enfermer dans son mutisme en ne faisant que désigner sa commande. Le cœur serré, le journaliste s'apercevait maintenant que s'il était parti en Palestine, c'était aussi pour cette raison ; il adorait les enfants et pensait sincèrement avoir un bon feeling avec chacun d'eux.Mais il n'était pas particulièrement doué et il était terrifié à l'idée d'échouer là où il ne pouvait se le permettre. Il avait fuit la grossesse de sa femme pour ne pas avoir à assumer le fait de ne pas savoir être un bon père. Il l'avait fuit, elle, pour ne pas avoir à entendre ses reproches, et, dans le fond, il les avait tués. Cette vérité et cette constatation, qu'il n'avait pourtant jamais totalement ignoré, l'atteignirent en plein cœur. De plein fouet. Un élan coupé à sa naissance. Les mots n'avaient jamais été un problème pour lui, grand littéraire dans l'âme, grand romantique. Amoureux des belles phrases et de la rhétorique, il avait toutefois toujours fait preuve d'une grande maladresse dès qu'il s'agissait de panser les maux des autres ou de dévoiler ses propres sentiments. Comme un chaton timide ou bien un oisillon perdu.
Pourtant, à voir Ryan aussi désemparé, Kaelig pouvait sentir une force silencieuse gronder au fond de lui. Lui étreindre le cœur et l'âme. Et les mots lui échappaient tandis qu'il dévoilait à mi-mots sa propre histoire. Son passé. Ses peurs. Un frisson le traversa, qu'il tenta de dissimuler à travers un large sourire en accueillant les pizza. Mais la vérité était enfouie. Le bois de la table avait la rudesse du sable de Palestine. Le chauffage de la pizzeria avait la chaleur étouffante des entrepôts où ils se cachaient pour la nuit. Les murmures des conversations sonnaient comme les détonations des bombes et les tirs des mitrailleuses. Les commandes hurlées au cuisto ressemblaient aux insultes proférées entre les différents peuples. Un enfer. Un cauchemar qu'il pouvait revoir, revisionner. Jour après jour. Nuit après nuit. La voix de Ryan qui s'adressait à lui le tira de ses brumeux et terrifiant souvenirs. Il riva son regard bleu pâle sur l'adolescent, à la fois surpris qu'il puisse s'intéresser à son passé et mitigé quant à son envie de réellement en parler. Il secoua la tête. « Non, je suis journaliste d'investigation. Mais avant, j'écrivais sur un peu tout. Surtout sur la politique. J'ai été en Palestine, couvrir un papier sur la guerre autour d'Israël dont on entend si souvent parler aux informations. » Sa voix s'étrangla d'elle-même mais il se força à esquisser un sourire. Militaire ? Il n'aurait jamais pu le devenir. Tenir une arme, il avait détesté cela. Cette sensation. Posséder une arme donnait une impression de grande puissance, un sentiment de sécurité. Mais jamais le rouquin n'avait pu se faire à l'idée d'avoir à ôter la vie de quelqu'un d'autre. Le plus souvent, il avait laissé Hassan le protéger et le couvrir tandis que lui-même se contentait de rester en vie. La guerre paraissait facile, dans les livres et à la télévision. « Tu aimes bien ce qui touche à l'armée ? » Une banale question. Même s'il savait tout ce qu'il y avait à savoir sur le jeune garçon grâce à l'épais dossier qu'on lui avait fait parvenir, Kaelig ignorait tout de ses goûts. Ou presque tout. Il avait déjà pu noté qu'il aimait le skate, la guitare. Et qu'il n'était pas un grand bavard. Mais essayer d'apprendre à le connaître, à savoir, par exemple, quoi lui offrir pour son anniversaire était un bon début. Du moins lui semblait-il. De toute évidence, l'australien avait encore beaucoup à apprendre sur les adolescents.

La fin du repas avait été annoncée par deux assiettes vides. Après s'être assuré que Ryan ne désirait rien de plus, Kaelig s'était excusé pour aller demander la note et payer l'addition. Bavardant tranquillement avec le serveur en attendant que celui-ci annonce la couleur, l'homme avait aperçu, du coin de l’œil, Ryan se diriger à nouveau vers les toilettes. Sans rien laisser paraître, il eut tout de même une flamme fière qui éclaira son regard quelques secondes. La détermination de l'adolescent était perceptible à travers ses poings serrés et il semblait certain pour le journaliste qu'il allait parvenir à surmonter sa peur. Quelques secondes s'étaient pourtant à peine écouler que des cris et des bruits brusques provenant des toilettes se firent entendre. Délaissant quelques billets sur le comptoir, Kaelig ouvrit la porte brutalement et put voir Ryan tenir fermement un pauvre bougre qui se débattait tant bien que mal. Le journaliste leva légèrement les mains. « Ryan ? Ryan, tout va bien, d'accord ? Lâche cet homme, s'il-te-plaît, Ryan. » Il eut une grimace en sentant plusieurs paires d'yeux derrière lui et un juron lui échappa même alors qu'une petite fille allait se réfugier dans les bras de l'homme malmené par l'adolescent. Ce dernier avait relâché l'homme qui continuait de s'excuser mais Kaelig n'eut pas le temps de le retenir que déjà, il avait quitté la pièce exiguë. Les choses allaient se compliquer. « Excusez-le, il n'est violent, il a juste... Eu des problèmes récemment et il ne veut pas qu'on le touche. Je me doute que ce n'était pas voulu et je suis sincèrement désolé. Je vous paie votre repas, vous n'aurez qu'à dire au cuisinier que c'est à mettre sur le compte de Telouk. » Et il s'éloignait à reculons, se répandant, encore et encore, en excuses avec une grimace sans doute convaincante et gênée à la fois. Personne ne semblait lui en tenir rigueur et la pauvre victime avait eu plus de peur que de mal. De toute façon, Kaelig ne trouvait plus Ryan dans le restaurant et toute son attention était maintenant focalisée sur l'idée de le retrouver.
Un soupire s'échappa de ses lèvres alors qu'il s'arrêtait devant une ruelle, une main sur le cœur, soulagé. « Ryan, tu es là... » L'inquiétude qui avait déformé ses traits était sincère et il ferma les yeux un instant, le temps de laisser à son cœur reprendre un rythme normal. Il s'avança lentement et s'arrêta à quelques mètres de Ryan. « Je sais Ryan, je sais. Tu ne voulais pas le blesser et il ne t'en veut pas, d'accord ? Tout va bien. C'est passé, c'est finit. Tu as voulu essayer de surmonter quelque chose qui t'effraie, c'est normal que ce soit difficile les premiers temps. Tout ne vient pas du premier coup. La première fois que tu as fais du skate, tu as réussit à faire toutes ces figures que tu sais faire maintenant ? » Il baissa les yeux sur la main de Ryan mais préféra ne pas en faire mention aussi tôt. L'adolescent avait, de toute façon, déjà tourné les talons, prêt à retourner à l'appartement. Kaelig le suivait, de loin sans jamais le laisser trop s'éloigner afin de pouvoir s'assurer qu'il prenait la bonne direction et qu'il ne cherchait pas à fuir. Arrivé à l'appartement, l'australien n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche. Déjà Ryan s'était enfermé dans sa chambre. Il poussa un soupire, se passa une main sur le visage et décida qu'il serait plus sage pour tous les deux qu'il le laisse respirer un instant.
« Ryan, le dîner est servit. » Pas de réponse. Il resta un instant devant la porte de l'adolescent mais ne cherchait pas à y entrer de force. Ryan avait besoin de son espace et il tenait à le respecter. Il fit demi-tour, s'installa dans le salon mais il ne faisait que tourner en rond. Maëlise, j'aurai aimé que tu sois là. Tu aurais sut trouver les mots pour l'apaiser et lui donner confiance. Tu aurais été une mère parfaite. Je ne suis qu'un père lamentable. Un nouveau soupire. Il se leva finalement, attrapa un plateau sur lequel il déposa une assiette recouverte d'une cloche, un verre, une bouteille de coca et une bouteille d'eau et il déposa le tout devant la porte de l'adolescent. S'il avait faim mais qu'il ne voulait pas sortir, au moins pourrait-il se nourrir. « Ryan... Je... Il y a un plateau devant la porte de ta chambre, si tu as faim. C'est encore chaud. Enfin, je crois... » Il aurait aimé rajouter autre chose mais en fut incapable. Alors il ferma les yeux et retourna s'asseoir sur le canapé, face à la télévision éteinte. Et dehors, la nuit tombait délicatement, recouvrant de son voile sombre, la ville de Baltimore.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Mar 9 Déc - 10:42

Le repas était pas si mauvais que ça, enfin pas aussi pire que ce que Ryan avait imaginer. Il ne parlait pas beaucoup enfin jusqu'à ce que l'homme entame la conversation, il était vrai que le jeune garçon attendait que ça. De lui même il n'irait pas parler, il n'aimait pas spécialement ça et on va dire qu'il restait marquer par ce qu'on lui avait apprit : ne parle que si on t'en donne l'autorisation. Cela avait de quoi forger une carapace autour de la parole. Enfin, Ryan avait donc demander à Kaelig si il était militaire, l'homme lui dit que non et lui expliqua son travail, il était journaliste d'investigation, et il lui dit qu'il avait été sur le terrain pour une guerre en Palestine. Ryan haussa les épaules, la télé et lui ça faisait deux. L'adolescent mangea un bout de pizza et fit ensuite :

"Je connais pas trop leurs histoires."

Puis il reprit à manger et à boire. Kaelig lui avait demander si il était intéressé par ce qui touchait à l'armée. Ryan haussa une nouvelle fois les épaules. C'était pas un sujet qui le passionnait mais en parler de temps en temps pourquoi pas. Avec son passer le jeune garçon se demandait comment on pouvait aller sauver des gens dans d'autres pays et laisser des américains se faire massacrer ou torturer dans leur propre pays. Pour lui c'était assez perplexe comme sujet.

"C'est pas que j'aime ça, mais disons que si j'avais une arme je saurais ce que j'en ferrais..."

Sous entendue, il s'en servirait pour se protéger. Il laissa un petit froid derrière sa parole sans pour autant l'avoir fait exprès. Il termina de manger paisiblement puis regarda Kaelig. L'homme avait remarquer le vide dans les assiettes et avait ensuite proposer à Ryan si il voulait un désert ou non, l'adolescent fit un non de la tête et tenta un sourire, mais c'était plus une grimace qu'autre chose. Pendant que le journaliste se leva pour aller payer, Ryan prit son courage à deux mains et alla au toilette, mais une dispute s'enclencha dedans entre lui et un pauvre homme qui avait rien fait. Lorsqu'il s'en rendit compte il s'en alla pour aller se réfugier dans une ruelle. Il ne savait même pas si Kaelig l'avait suivit ou non, si l'homme porterait plainte ou non, il s'en moquait. Il en avait marre d'avoir peur. Il en avait marre de repenser sans cesse à tout ça, à tout ce qu'on lui avait fait subir. Le jeune garçon avait frapper trop fort dans une poubelle et c'était ouvert la main, mais il ne voulait rien dire. Les blessures les plus ouvertes étaient internes. Kaelig l'avait retrouver et lui avait dit qu'il savait que ce n'était pas volontaire, il lui expliqua également que cette peur n'allait pas repartir en une seule journée. Il lui demanda si quand il avait commencer le skate et le roller il n'était jamais tomber. Ryan le regarda et lui dit sur un ton froid :

"J'aime le skate ! J'aime pas les gens !"

Sous entendue, tomber en s'amusant ce n'est rien, tomber parce qu'on a peur qu'on nous fasse du mal c'est beaucoup plus embêtant. Il se leva et sembla repartir chez eux, bien que pour le moment dans la tête de Ryan ce ne soit pas chez lui. Il fila directement dans sa chambre et ferma la porte. Il se laissa tomber sur le lit. Il n'avait pas poser son manteau ni ses chaussures. Il croisa les bras et se mit à pleurer en silence comme il avait toujours fait. Les heures passèrent et Ryan n'avait pas rouvert sa porte. Il ne voulait pas parler, ni même ouvrir la porte. Il voulait rester dans le noir et ne plus penser à rien, mais c'était trop tard. Lorsqu'il s'endormit, il n'entendit donc pas les paroles de Kaelig, et il sombra dans un terrible cauchemars. Ses parents adoptifs, enfin les Miller, étaient de retour et ils étaient entrer dans l'appartement, ils étaient là devant lui, ils tendaient les bras pour l'attraper mais il ne pouvait pas leur échapper, il criait, il se débattait mais rien à faire, ils allaient l'attraper et lui refaire du mal. Ryan se mit à hurler et à se débattre, il fit tomber la lampe de chevet qui tomba et se cassa. Il n'arrivait pas à sortir de son cauchemar. Les terreurs nocturnes, c'étaient noter dans son dossier...mais ce coups-ci elles étaient bien plus effrayante. Ryan était en sueur, il se débattait comme un orgre en criant des phrases qui n'avaient pas de sens.

"Laissez moi !!! Laissez moi tranquille !!! Me touchez pas !!!"

Et soudain, ce fut le déclique, Ryan n'appela pas sa mère au secours, ou même la famille de Maddy, non, il appela une seule personne, un homme, pour une fois...

"Kaelig au secours !!!"

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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Ven 13 Fév - 10:57

Ryan était un mystère. Le fait qu'il soit un adolescent d'une génération différente de celle du journaliste jouait probablement un certain rôle dans cette incompréhension, mais il y avait autre chose. Comme un voile unique pour recouvrait le jeune garçon dans sa totalité et qu'il était impossible à Kaelig de retirer. Même s'il s'y essayait de toutes ses forces. Ce rideau, il en avait conscience et connaissance grâce aux traumatismes vécus par l'adolescent, mais surtout via son attitude. Son mutisme, son agressivité par moment, la sécheresse dans sa voix ou la noirceur de ses paroles. Le journaliste était impuissant face à cette détresse évident. Il essayait d'apaiser l'ambiance, de rendre l'air moins électrique, moins chargé de malaises mais son maximum n'était pas suffisant. Il était encore terriblement loin du compte et c'était sans doute ce qui l'énervait le plus. Que pouvait-il faire ? Lui-même avait connu une période sombre et assez semblable à celle que traversait Ryan. Une période où il refusait de parler à quiconque, où ses rares sorties étaient celles auxquelles on le traînait de force. Il se souvenait de la colère qu'il avait éprouvé à l'encontre de ses parents lorsqu'ils avaient débarqué un beau jour, sans lui demander son avis. De sa rancœur à l'encontre de son beau-frère qui, tous les jours, venaient lui rendre visite et le forçait à quitter son appartement, même pour une petite heure. Lui aussi, n'avait eu envie de voir personne. Et il n'allait certainement pas imposer sa présence à l'adolescence. Peut-être l'aurait-il fait, s'ils avaient été père et fils. Ou peut-être l'aurait-il fait s'il connaissait mieux le jeune garçon. Mais ce n'était pas le cas et il se refusait à s'imposer. Pas de cette manière-là. Pas maintenant.
Alors le journaliste avait consentit à laisser du temps à l'adolescent. Avec un pincement au cœur et un soupir, certes, mais il l'avait laissé s'enfermer dans sa chambre. Sa seule consolation restait qu'au moins, Ryan ne le rejetait pas complètement et qu'il se sentait suffisamment à l'aise dans cet appartement pour s'y enfermer. Maigre consolation, mais c'était au moins ça. Le temps passait. Avec lenteur pour le rouquin qui restait rivé devant une télévision éteinte et qui se demandait bien comment pourrait-il venir en aide à Ryan. Mais la réponse continuait de lui échapper. Il poussa un soupir, nota l'heure avancée de la nuit, quitta le canapé. En passant devant la chambre de Ryan, Kaelig remarqua que le plateau-repas qu'il lui avait préparé n'avait pas été touché. Il accusa le coup. Il ne savait pas s'y prendre, avec les enfants. Doucement, il attrapa le plateau qu'il déposa sur la table de la cuisine sans trop chercher à le débarrasser. C'était quelque chose dont il pouvait s'occuper le lendemain.

Le sommeil l'enveloppait tout juste lorsque quelques bruits lui parvinrent. Plongé dans un demi-sommeil, Kaelig mit plusieurs minutes avant de s'apercevoir que ce grand fracas d'objets qui tombent ou qui se brisent n'était pas dans son inconscience mais bien dans la réalité. Il ouvrit les yeux alors que la voix de Ryan demandait à l'aide. En quelques secondes, il était devant la porte de Ryan à laquelle il frappait.
« Ryan ? Ryan ! » Il marqua une courte hésitation avant d'ouvrir la porte et de pénétrer dans la chambre plongée dans l'obscurité de la nuit. Il alluma les lumières, se posa vers le lit. Sous les couvertures, l'adolescent semblait prit dans un combat acharné contre un ennemi qui, de toute évidence, le terrifiait. Kaelig inspira, ne sachant pas trop comment faire, ni trop comment agir. « Ryan, tout va bien. Je suis là, je suis là. » Si une teinte d'inquiétude continuait de faire vibrer sa voix, il s'efforçait d'employer un ton calme et rassurant, chuchotant presque. Doucement, il posa une main sur l'épaule de Ryan. Il savait que l'adolescent refusait qu'on le touche, sa réaction dans les toilettes de la pizzeria en était un parfait exemple, mais le journaliste ne pouvait le laisser en proie à ses cauchemars sans rien faire. Sans tenter de l'apaiser, ne serait-ce qu'un peu. Sans force, il serra l'épaule de Ryan comme si, par ce simple geste, il tenait à lui montrer qu'il était là, à ses côtés et qu'il le protégerait. Quoiqu'il arrive. « Calme-toi, Ryan. Tout va bien maintenant. Il n'y a personne ici, juste toi et moi... » Et les mots doux, et les paroles réconfortantes s'échappaient de ses lèvres sans qu'il ait vraiment conscience de les prononcer. Il s'entendait parler mais paraissait ne pas s'en apercevoir totalement.

Milles excuses:
 

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MessageSujet: Re: Une nouvelle famille (pv Kaelig)   Sam 21 Fév - 15:51

Ils étaient là, planter devant lui. C'était la chambre que Kaelig et lui tentaient de rendre plus vivante, mais ils étaient là. Ce n'était pas possible et pourtant. Il pouvait sentir leur odeur, il pouvait les voir s'approcher. Et plus ils s'approchaient, plus il voulait reculer, mais le mur était là, il ne pouvait rien faire. L'homme tendait ses mains vers lui pour l'attraper et Ryan arrivait à l'esquiver mais à chaque fois il frôlait les doigts de l'homme, ce qui le rendait encore plus mal. Pendant ce temps la femme avait dans ses mains une ceinture en cuir et ressemblant comme deux goûtes d'eau à celle de Kaelig, celle qui avait quand il bossait. Ryan n'en croyait pas ses yeux, il cessa de se débattre durant deux secondes, et l'homme put l'attraper. C'est là que Ryan se mit à hurler et à donner des coups partout. Sa lampe tomba et se brisa, il eut du verre partout, et les Miller riaient, ils riaient horriblement fort, si fort qu'ils cachaient le son de la voix de Kaelig. Ryan se débattait de plus en plus et donna un coup de poing à Kaelig, il se rouvrit également la main qu'il s'était abîmé un peu plutôt au restaurant. Il finit par entendre cette voix. Il ouvrit les yeux et se rendit compte qu'il était dans sa chambre, la fenêtre était fermer et la porte ouverte, tout simplement parce que Kaelig était là. L'adolescent avait les yeux grands ouverts, il était terrifié. Il se mit à chercher partout l'homme et la femme, il cherchait aussi la ceinture. Il fit :

"Ils...Ils sont là...ils sont là...ils vont revenir...je..."

Il avait dut mal à articuler. Il avait peur son coeur battait à cent à l'heure. Ryan sent vraiment s'en rendre compte, il porta ses bras autour de ceux de Kaelig et les serra contre lui. Il se mit à pleurer et se recroquevilla contre lui même...

Au bout d'une dizaine de minutes Ryan c'était calmer, il restait dans son silence recroqueviller contre lui même. Kaelig était en train de le soigner, mais Ryan ne disait rien. Puis soudain, il fit :

"J'ai crus qu'ils revenaient...Ils sont libre pas vrai ? C'est pour ça que je suis chez toi ?"

Ryan n'avait pas réellement été mit au courant de ça, on lui avait juste dit que c'était pour sa sécurité. Cependant, le jeune garçon n'avait pas comprit, jusqu'à maintenant.

"Qu'est-ce qui va se passer si...si ils viennent ici ? Je devrais partir encore ?"

C'était pas son envie. Il ne voulait pas s'en aller. Pas maintenant. Mine de rien il s'était attacher à Kaelig.
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