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 Prélude d'une soprano et de son psychiatre

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Louise Alvar
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MessageSujet: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Ven 9 Mai - 23:14


Cabinet du Docteur Lecter  ◈ Février 2014
Prélude d'une soprano et de son psychiatre -  
Hannibal Lecter & Louise Alvar  


 




Tenue de Louise:
 

17h50
… Louise regarda sa montre avec un petit regard anxieux avant de laisser retomber son bras avec douceur et de recommencer à fixer le mur devant elle, les yeux dans le vague. 40 minutes d’avance… Elle avait largement dépassé ses performances en matière de ponctualité, sa mère en serait fière, si elle était encore de ce monde. La jolie blonde ferma les yeux avec douceur et inspira lentement, jusqu’à ce que ses poumons ne puissent plus contenir d’air, retint son souffle quelques instants avant d’expirer par la bouche. Ce petit exercice de respiration, elle le connaissait bien, elle le faisait avant d’entrer en scène, pour calmer son trac… Allait-elle monter en scène ? Elle l’ignorait encore, elle était pour l’instant incapable de dire si elle se sentirait suffisamment en confiance pour être elle-même ou non. « Merde ! » Elle prend. Comme à chaque fois qu’elle va être face aux projecteurs.

Si la jeune femme est tant en avance, c’est tout simplement parce qu’elle ne se sent pas à l’aise. Elle a très peu dormi de la nuit, craint l’idée de devoir parler de sa vie et n’a jamais vécu de thérapie avant pour savoir exactement à quoi s’attendre. Elle n’a non plus personne pour la consoler et la rassurer, dans cette antichambre. André est resté dans la voiture, elle préférait y aller seule. Elle aurait préféré pour le bien de son domestique qu’il rentre chez eux, mais il avait insisté pour l’attendre… Passer 19 ans côté d’une jeune femme, forcément, ça resserre les liens…

Elle s’est imaginé toutes sortes de choses pour cet entretien. Forcément, sa première séance à des airs de clichés dans son imaginaire. Elle s’imagine déjà allongée dans un grand canapé en cuir, racontant son enfance à un homme en blouse blanche, un bloc note à la main et ressemblant étonnamment au père Noël, mais avec une lueur de savant fou dans les yeux. Forcément, ce n’est pas vraiment une image qui inspire la confiance… Sans compter que le docteur Lecter est un homme… Elle n’aime pas l’idée, elle l’a tout de suite détesté même, la veille, lorsqu’André lui a décliné son identité. Pourquoi ? Tout simplement parce que son agresseur était un homme et qu’en dehors de son domestique, elle les a tout bonnement fuit depuis la fin de son cauchemar… Enfin bon… S’il a été choisi pour suivre son cas, c’est qu’il était le meilleur pour y parvenir… Elle ne cesse de se répéter cela.

Lorsque la porte s’ouvre enfin, Louise a l’impression d’avoir attendu 4 jours et 4 nuits dans cette antichambre, tant la pression est grande. Avec grâce, elle tourne alors la tête en direction du faisceau de lumière et est assez stupéfaite de ce qu’elle y voit. Un homme grand, mince, plus proche du dandy que du père Noël savant fou. Il semble calme, il ne sourit pas, sa voix est posée, peu bruyante. Il l’invite à entrer. Elle lui sourit alors pour paraître plus engageante et se lève avec lenteur. Tout en avançant, elle enlève ses gants en cuir noir (il fait froid en cette soirée de Février) et tant une main fine à celui qui est désormais son psychiatre.

- Monsieur Lecter, ravie de vous rencontrer.

Toujours y mettre les formes, c’est la moindre des politesses, sa mère serait fière, une fois de plus. C’est bien Louise, suit le status quo. Après l’avoir salué, elle se dirige donc vers l’intérieur du bureau et regarde tout autour d’elle. On est assez loin de ce qu’elle avait imaginé : les murs ne sont pas aussi blancs que dans l’aile psychiatrie, ils sont même colorés, la décoration est minimaliste mais faite avec goût, des livres s’étalent sur les bibliothèques en mezzanine. Et, dieu merci, le fameux canapé en cuir semble plus être là à titre de décoration qu’à usage professionnel. Au contraire, deux fauteuils confortables se font face et la jeune femme se dirige vers celui qui est le sien, ses talons aiguilles ne faisant qu’un bruit étouffé. Elle décide alors d’enlever son long manteau noir, histoire de se mettre à l’aise et découvre un ensemble noir, proche de la robe. Il semble évident, à première vue, que son deuil n’est pas terminé. Ses cheveux sont tirés en un chignon bien serré et son maquillage est léger et impeccable. Lorsque le signal lui est enfin donné, elle s’assoit avec douceur, croisant les jambes, posant le manteau dessus puis ses mains, bien à plat sur ses cuisses.

Elle n’est pas à l’aise, elle ne sait pas quoi faire. Elle continue à regarder autour d’elle ne sachant pas vraiment si elle se doit de regarder l’homme qui est en face d’elle dans les yeux. Elle déglutit avec douceur puis décide enfin, avec tout le courage qu’il lui reste, de poser ses yeux verts dans ceux de son psychiatre. Avec un sourire timide, elle finit par s’excuser :

- Je suis désolée, je dois bien vous avouer que je ne sais pas trop quoi dire ni faire… C’est la première fois que… que je suis une thérapie…

On est loin de la Louise rayonnante, des grands sourires de galas et de l’illumination qu’elle crée tout autour d’elle. Elle n’est pas en représentation, elle n’est en réalité jamais montée sur scène. Non, Mademoiselle Alvar n’est pas devant les projecteurs, ce n’est que la petite Louise, la timide Louise, dans les coulisses, qui reste perdue et qui préférerait s’enfuir à toute jambe que faire la moindre autre chose. Sa mère ne serait vraiment pas contente…
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Hannibal Lecter
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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Dim 11 Mai - 14:00

La peur est la face cachée de l'imagination, c'est le juste revers de la médaille. Ce genre de choses qu'il est impossible de contrer même en s'efforçant de faire tout son possible. Pourquoi raconter des contes aux enfants avant qu'ils ne s'endorment ? Pourquoi leur raconter des horreurs telles que celles imaginées par les frères Grimm ? Cela avait un but thérapeutique, exorciser la peur du noir et limiter la peur due à l'imagination. Hannibal se souvenait avoir un vieil exemplaire de la Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim dans sa bibliothèque mais il ne s'y référait quasiment pas car il ne trouvait pas vraiment d'intérêt à ce genre de fadaises. 

De plus en plus, il réfléchissait au rendez-vous de ce soir qui avait été prévu avec soin. Hannibal avait déjà entendu parler de Louise Alvar, enfin de celle qui avait besoin de lui en ce moment. L'autre Louise Alvar qui était suédoise avait quitté la scène depuis fort longtemps. Il avait lu le dossier avec attention mais évidemment, il attendait surtout de se donner une véritable impression en la rencontrant. Les mots sur du papier ne signifiaient pas grand-chose comparés à la véritable expérience, l'expérimentation pure. Il appréciait beaucoup l'opéra mais il ne serait pas question de musique pendant ce rendez-vous, il fallait évidemment se concentrer sur les problèmes de l'individu avant ceux de l'artiste. Après avoir regardé sa montre, il se leva et se dirigea vers la porte du cabinet. En l'ouvrant, il remarqua la jeune femme qui se leva immédiatement en le voyant dans son costume trois pièces marron faisant ressortir la cravate rouge pourpre.

- Monsieur Lecter, ravie de vous rencontrer.


Un sourire apparut sur le visage du Dr Lecter, il élargit la porte derrière lui.

- Le plaisir est partagé. Je vous en prie, entrez.

Hannibal se dirigea vers son bureau, laissant à sa patiente le temps de s'installer et de se mettre à l'aise. Il posa son grand agenda par dessus le dossier qu'il avait relu juste avant le rendez-vous. Il se dirigea ensuite lentement vers le fauteuil et s'installant confortablement, croisant les jambes. Hannibal remarqua que la jeune femme venait seulement de poser ses yeux dans les siens et que l'entretien allait finalement commencer.

- Je suis désolée, je dois bien vous avouer que je ne sais pas trop quoi dire ni faire… C’est la première fois que… que je suis une thérapie…


Le psychiatre lui rendit son sourire avant de répondre.


- Vous n'avez pas à vous en excuser. On a tous eu une première fois, ma première thérapie a dû commencer au bout d'une demi-heure en tant que patient mais je ne vais pas vous raconter ma vie. Nous n'allons faire que discuter, il est important de se détendre. 

Il posa le carnet sur la table basse à côté de lui.

- Je ne poserais pas de questions pour commencer et il est inutile que je prenne de notes. L'heure vous appartient et nous parlerons de ce que vous voulez. Si vous ne savez vraiment pas, vous pouvez toujours me dire quel but vous souhaitez que cette thérapie atteigne. Si elle n'est pas bénéfique pour vous, je serais un piètre psychiatre.

Hannibal sourit en prononçant ces derniers mots. Il n'était pas utile de rendre l'échange trop formel, il fallait laisser aller tranquillement et la discussion ne viendrait que plus facilement et permettrait à la jeune femme de prendre confiance en elle dans cette situation. Ce n'était que le début de cet entretien...

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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Lun 12 Mai - 12:27


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Tenue de Louise:
 

S
a thérapie semblait bien moins compliquée que ce qu’elle avait craint. Le docteur Lecter semblait décidé à la faire se sentir à l’aise et il fallait bien avouer qu’il s’y prenait plutôt bien. Son premier sourire, lorsqu’il avait élargi l’entrée afin qu’elle puisse passer l’avait aidé à entrer sans fuir en courant. Il lui avait laissé le temps de s’installer et de s’adapter à ce nouvel environnement qui deviendrait forcément familier avec le temps. Il l’avait également rassuré face à son appréhension et son incapacité totale à savoir quoi dire. Il lui avoua même que sa propre thérapie avait débuté 30 minutes après le début de la séance et Louise sourit à cette anecdote. Elle ne dit cependant rien, son psychiatre était bien décidé à recentré la séance sur elle et la jolie blonde n’allait tout de même pas poser des questions auxquels il ne voulait pas répondre, même si cela l’aurait aidé à se dérober à sa tâche d’être la patiente. Lorsqu’il lui rappela qu’elle devait se détendre, la jeune femme le regarda poser son carnet sur la table à côté tout en recommençant son exercice de respiration entamé dans l’antichambre.

De quoi pourrait-elle bien lui parler ? Il ne lui poserait pas de question, c’était une bonne chose, elle n’avait pas envie d’être interrogée. En même temps, poser des questions amène à une direction, elle aurait sur de quoi parler… Quant à lui parler du but que cette thérapie devait atteindre… Elle n’en savait fichtrement rien. Elle avait répondu à son sourire lorsqu’il avait terminé sur sa touche d’humour mais le silence tomba rapidement tandis qu’elle réfléchissait. Selon elle, elle était venue sans but. La police l’avait amené à l’hôpital, où on l’avait soigné, on lui avait dit qu’elle serait transférer dans l’aile psychiatrie pour se faire aider et elle avait accepté parce qu’elle n’avait pas d’autre choix… Alors lui dire maintenant ce qu’elle attendait de lui, d’eux deux au cours de ces séances…

Elle ferma les yeux pour s’aider à se concentrer. Elle avait du mal à réfléchir en sachant qu’elle était seule avec un homme, un cas de figure qu’elle évitait absolument depuis la tragédie… mis à part avec André qu’elle considérait plus comme un proche qu’un homme… Il y avait donc cette peur qui était bien en place, dont elle pourrait peut-être parler. Car après tout, elle ne se sentait pas d’avoir peur des hommes toute sa vie… Elle espérait retrouver un semblant de sécurité… En rouvrant les yeux avec douceur, elle s’aperçut que ses mains s’étaient mises à se toucher l’une l’autre dans un ballet stressant sans même qu’elle s’en aperçoive. Elle reposa son regard sur le docteur Lecter, se racla la gorge et finit par répondre, dans un ton qu’elle voulait sans tremblement :

- Je… J’aimerais qu’à la fin de nos séances, je puisse avoir de nouveau une vie plus ou moins normal… Depuis… « l’incident » je ne me sens plus en sécurité nulle part… Je n’arrive pas à comprendre pourquoi je suis toujours en vie alors que… alors que mes parents… Vous auriez dû voir la scène. Depuis, je me demande toujours s’il reviendra pour moi, ce qu’il attend de moi. C’était un homme, je l’ai entendu au son de sa voix, il a parlé plusieurs fois pendant son séjour mais je ne voyais rien. Je ne sais pas la tête qu’il a… Et j’ai peur de tous les hommes… J’aimerais qu’à la fin de nos séances, je puisse me retrouver seule dans une pièce avec un homme sans que cela me mette à ce point mal à l’aise et dans un tel état de panique.

Elle avait baissé les yeux au sol, elle ne pouvait pour l’instant se résoudre à garder le contact visuel trop longtemps. Elle avait pris du temps pour lui dire tout cela, faisant des pauses quand elle ne se sentait plus capable de parler. Elle se sentait tellement idiote, tellement stupide d’agir ainsi. Si sa mère était en vie, elle l’aurait sans doute giflé devant si peu de contrôle de soi. Elle lui avait toujours après à avoir l’allure confiante, le regard droit et fixé dans les yeux d’autrui, des paroles et un ton fluide… Et elle faisait tout le contraire en cet instant. Il devait vraiment la prendre pour une demeurée à agir ainsi…

- Je pense tout le temps à ma mère… ça aussi j’aimerais que ça disparaisse. Ma mère a toujours eu une place très importante dans ma vie, elle m’aidait à me construire. Aujourd’hui, pas un jour ne passe sans que je ne sache quoi faire. Je me demande toujours ce qu’elle me dirait en telle circonstance, ce qu’elle ferait pour moi, ce qu’elle voudrait que je fasse… Je me sens perdue… J’aimerais être de nouveau capable de redessiner une ligne d’horizon sur ma vie…

Rassemblant le peu de force qu’il lui restait après avoir avoué tout cela, elle leva les yeux vers son psychiatre afin d’observer sa réaction et d’écouter au mieux ce qu’il avait à répondre à cela. Il semblait tout à fait sympathique, il semblait avoir envie de la mettre en confiance et elle aurait aimé y arriver du premier coup… Mais cela prendrait sans doute du temps…

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Hannibal Lecter
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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Ven 23 Mai - 9:05

Hannibal Lecter avait écouté avec attention, retenant exactement ce qu'elle venait de dire dans un coin de son esprit. Hannibal Lecter était réputé pour son excellente mémoire, il avait bien réussi à mémoriser une oeuvre intégrale de Dante en langue vernaculaire et était capable de traduire pour ceux qui ne comprenaient pas. Il avait dû rater une vie de professeur dans une autre vie mais ce n'était pas le propos pour l'instant. 

Hannibal avait bien remarqué que Louise n'était pas réellement à l'aise et il ne fallait pas énormément réfléchir pour comprendre pourquoi. Hannibal se rendait compte que cet événement avait laissé une profonde cicatrice dans la vie de la jeune femme, dans sa façon d'être. Perdue dans ses repères, cela avait causé une méfiance extrême à l'égard des hommes. Elle était actuellement angoissée et il y avait de quoi, elle était seule avec un homme dans une pièce fermée. La salle aux couleurs sombres teintées de pourpres ne délivraient peut-être pas la meilleure ambiance pour une thérapie positive mais il n'allait pas changer sa décoration pour une seule patiente. Il savait que le problème allait devoir se résoudre autrement que par des subterfuges mal pensés, ce serait ridicule de sa part s'il se prétend réellement psychiatre.

- Capable de redessiner une ligne d'horizon sur votre vie ? Je vous dirais plutôt de simplement dessiner une ligne d'horizon sur votre vie. Ce sont d'autres personnes qui l'ont dessiné pour vous jusqu'à maintenant, vous devez prendre confiance en vous et faire vos propres choix même s'ils s'opposeront peut-être à ceux que l'on vous a jadis dessiné. 

Hannibal se pencha en arrière, il était très calme et avait déjà quelques idées sur la question.

- Vous devez faire le deuil de votre mère, elle ne vous aidera plus maintenant. N'essayez pas de savoir la direction qu'elle vous indique mais celle que vous vous indiquez vous-même. Il est possible que ce soit la même mais vous vous devez d'être sûre que cette voie est bien la vôtre. Je suis admiratif du fait que vous avez néanmoins du courage, vous êtes actuellement seule avec un homme.

Hannibal pensait intérieurement que cette mort avait un effet plus ou moins bénéfique sur cette thérapie et sur l'accomplissement personnel de cette jeune femme. Bien sûr, il n'irait pas jusqu'à le dire à Louise. Les gens ne sont jamais prêts à entendre ce genre de choses, ils n'ont jamais dépassé un certain stade dans la réflexion de soi-même.

- Avez-vous peur de moi Louise ?

Son regard était devenu incroyablement sérieux et il avait une idée en tête...

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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Sam 24 Mai - 14:01


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Tenue de Louise:
 

L
es premiers mots du psychiatre avaient raisonné en elle comme s’il l’avait frappé au visage. Elle ne devait pas redessiner son horizon mais le dessiner, tout simplement, pour la première fois de sa vie… Alors ce n’était pas avoir 21 ans devenir adulte finalement… Ce n’était pas être majeur, avoir tous les droits civiques disponibles, boire de l’alcool en toute légalité… ça passait bien au-delà de ça… Si Louise avait pensé « redessiner » à la place de « dessiner », c’est tout simplement parce qu’elle avait toujours eu l’impression de dessiner elle-même sa ligne d’horizon et ce n’était pas entièrement faux. Mais elle avait posé son crayon sur sa feuille de manière incertaine, comme une enfant le ferait. Elle avait vu qu’elle n’était pas capable de le faire seule et avait demandé l’aide de sa mère pour tenir la règle… Au final, c’était elle qui avait donné son coup de crayon…

Mais elle comprenait le raisonnement du Docteur Lecter, même si elle avait choisi de son plein gré de se laisser faire par sa génitrice et au final, c’était elle qui avait fait le plus important. Car sans la règle, comment tracer droit ? Ce que lui demandait à présent Hannibal, c’était de tenir elle-même cette fichue règle et de faire tout cela, comme une grande, comme un adulte le ferait. Oui, c’était ça devenir adulte finalement, remercier ses parents pour le soutien dont ils ont fait preuves et se détacher de leurs méthodes pour trouver ses propres méthodes… Le rôle de parent ne disparait pas, il évolue. Il passe du stade « laisse, je vais tenir la règle à ta place » au stade « oui… essaie toujours, moi je ne ferais pas comme ça, mais à toi de voir »… Et aujourd’hui, ils n’étaient même plus là pour lui dire qu’ils ne feraient pas comme ça, ils n’étaient plus là pour la mettre sur la voie et c’est comme ça qu’elle se retrouvait devant un psychiatre qui allait l’aider là où ses parents ne l’aideraient plus… C’était une situation des plus horribles en y pensant…

Elle n’avait encore rien répondu et l’avait laissé poursuivre dans sa pensée. Il s’était penché en arrière pour continuer dans ses idées. Elle devait faire le deuil de sa mère, ce dire qu’elle n’était plus, qu’elle ne l’aiderait plus… Plus facile à dire qu’à faire… On ne pouvait qu’être froid d’esprit et extrêmement détaché pour pouvoir faire une chose pareille et elle n’était vraiment pas prête à se lancer dans l’expérience. Néanmoins, elle hocha la tête d’un air entendu. Ce n’était peut-être pas quelque chose qu’elle pouvait accomplir pour le moment mais c’était un but qu’elle devait atteindre. Faire le point sur sa vie, voir ce qui était réellement proche de ses propres pensées, abandonné ce qui n’était plus d’actualité, ce qui avait appartenu aux désirs de sa mère mais qui n’étaient pas les siens… La dernière phrase eu l’effet d’un coup de poing dans son ventre et lui coupa la respiration. Oui… elle était seule dans une pièce avec un homme. Elle avait eu la force de lui dire mais elle ne s’attendait vraiment pas à ce qu’il remette cette idée sur le tapis. Ses yeux s’étaient fixés sur le pied de la table basse à côté de son psychiatre. Elle attendait de voir où il voulait en venir avec cela et la suite ne se fit pas attendre.

La question avait été des plus désarçonnante. Elle avait relevé avec douceur les yeux vers ceux d’Hannibal et n’avait pas directement répondu à la question. Elle avait scruté les moindres traits de son visage impassible, c’était demandé quelques secondes en quoi cette question allait faire avancer la thérapie avant de se plonger enfin sur ses propres sentiments. Avait-elle peur de lui ? De lui, en lui-même… non… elle ne pensait pas. Après tout il ne lui avait rien fait, il avait la voix bien plus grave que son agresseur, elle était donc certaine que ce n’était pas lui. Mais elle avait peur de ce qu’il représentait exactement. Il était un homme, il devait faire facilement 10 bon centimètres de plus qu’elle, il était, de par sa corpulence, beaucoup plus lourd qu’elle, forcément meilleur dans une lutte et forcément meilleur coureur qu’elle… Alors oui, pour toutes ces raisons qu’elle ne pouvait s’empêcher d’analyser sur chacun des hommes qu’elle rencontrait, elle était terrifiée mais pour le psychiatre qu’il était, devrait-elle vraiment ?

Et c’est d’ailleurs ainsi, sur cette dernière question, que sa réflexion s’acheva et se matérialisa dans sa bouche. Elle ne tentait pas d’être joueuse, enjôleuse ou quoi que ce soit, elle avait posé la question avec toute la franchise du monde, la voix droite et assurée mais faible par sa tonalité qui trahissait une certaine appréhension de sa part. Elle avait déglutit avant de lui répondre et une bonne minute avait dû s’écouler entre la question et la réponse :

- Je devrais, Docteur Lecter ?

Pour la première fois, elle soutenait réellement son regard, elle ne cherchait pas à le fuir, elle était captivée par la réponse qu’il pouvait lui apporter. Elle espérait sincèrement qu’il comprendrait où elle voulait en venir avec sa question. Tout ce questionnement interne l’avait chamboulé mais elle ne se sentait pas le courage d’exprimer clairement cette différence qu’elle faisait entre le sexe masculin qu’il représentait et l’homme qu’il était en tant qu’identité profonde, tout cela revenait au fond au moment, à une peur chronique des hommes qu’elle ne pouvait abandonner. Alors devait-elle réellement avoir peur ? Voilà la question à laquelle elle devait vraiment répondre, et c’est comme ça qu’il capta pour la première fois toute son attention, qu’il réussit à lui faire dépasser en elle cette peur pour un intérêt bien plus grand.

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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Lun 2 Juin - 14:34

A cette question assez incongrue de la jeune femme, le Dr Lecter se mit à sourire sincèrement. Elle venait de marquer ce qu'on appelait un bon point et posait une question plus que pertinente mais dont elle ne pouvait pas imaginer toute l'ampleur à l'heure actuelle. De quoi devrait-elle avoir peur au juste ? De l'inconnu bien sûr. Elle ne sait rien du monstre qui se cache derrière le psychiatre habillé impeccablement et respirant un air d'honnêteté. Elle n'imaginait pas le nombre de fois que cet homme avait dû tremper ses mains dans le sang.
Hannibal appréciait le fait qu'elle essayait d'orienter la conversation. C'était un signe qu'elle avait un certain caractère et ne passait pas tout son temps à se morfondre. Il soutint son regard et intérieurement, il imaginait la mélodieuse musique sortant de ces cordes vocales.

- Il est légitime que vous ayez peur de celui que vous ne connaissez pas. Qui vous dit que je ne suis pas dangereux moi aussi ? Bien sûr, il est bon d'apprendre à connaître les gens pour se faire une idée sur leur nature. A l'heure actuelle, je peux néanmoins vous assurer que vous n'avez rien à craindre de moi.

La voix d'Hannibal avait quelque-chose de mélodieux mais de néanmoins très calme et très apaisant. Elle se voulait rassurante sans trop paraître mielleuse, elle était travaillée par l'acteur habile pour donner l'impression qu'il désirait avant tout.

- Petite déformation professionnelle de ma part, je tenais à vous dire que j'admirais votre travail à l'opéra. Je trouve toujours le temps d'aller à l'opéra. Dites-moi, cet art vous aide-t'il a surmonter vos peurs ? N'importe qui ne monterait pas sur scène pour chanter devant un tel monde. Qu'est-ce qui vous encourage à y aller ? Cela m'intéresse.

Hannibal essayait de rendre leur relation assez cordiale dans cet échange. Ils ne sont pas proches mais la relation n'est pas trop formelle non plus, il s'agit de trouver le bon équilibre pour faire venir la confiance. C'est ce qui les caractérisait dans cet échange et c'est ainsi qu'ils avanceraient.

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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Mer 11 Juin - 23:19


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Tenue de Louise:
 

I
l légitima sa peur des hommes et la demoiselle en fut soulagée. Pourtant, trois petits mots attirèrent son attention. En plus d’être une grande chanteuse d’Opéra, la jolie blonde était plutôt vive d’esprit et elle avait tendance à se raccrocher sur les mots que les gens utilisaient, un tic qu’elle tenait de sa mère. Elle s’était tant de fois fait reprendre dans sa jeunesse pour un synonyme mal placé ou un faux-ami qu’elle avait tendance à faire attention à ce que tout le monde disait. De toute évidence, Madame Alvar avait laissé des traces indélébiles sur sa fille…

« A l’heure actuelle »… Il ne lui avait pas simplement assuré qu’elle « n’avait rien à craindre » de lui, il avait précisé « à l’heure actuelle »… chose plutôt étrange pour une personne inoffensive. Le psychiatre en cachait-il finalement plus que ce qu’il ne voulait bien l’avouer ? Etrangement, cela le rendait à la fois effrayant et intéressant… Louise avait subitement envie d’en savoir plus mais sans pour autant paraître indiscrète. Les mots faisaient parfois bien plus de dégâts que l’auraient voulu leur créateur et elle opta pour une solution bien plus délicate que de lui dire simplement « Comment ça « à l’heure actuelle » ?! ». Se remémorant ses cours de théâtres, s’aidant de son visage fin et lisse qui laissait paraître les expressions à la perfection, elle lui fit comprendre d’un simple geste que sa tournure de phrase ne lui semblait pas anodine. Les sourcils légèrement relevé pour montrer la surprise et le coin droit de la bouche étiré en un sourire doux pour exprimer l’intérêt, elle ne le quitta pas des yeux durant le cours moment de pause qui s’installa à la phase de sa phrase énigmatique. Relâchant le contact visuel en douceur, elle lissa sa robe qui s’était quelque peu froissé sur ses cuisses avant d’ajouter avec douceur :

- Je suis ravie de l’entendre. Je dois bien avouer que me voilà un peu rassurée… pour le moment.

Elle lui lança un petit sourire complice. Elle ne savait pas très bien où tout cela la menait mais elle se sentait étrangement un peu plus en sécurité à mesure que le temps passait. Certes, sa peur phobique des hommes était toujours présente, mais Louise voyait dans le docteur Lecter un calme et une assurance légendaire qui avait été propre à sa mère durant de longues années et qui l’aidait aujourd’hui à se détendre un peu. Elle savait que cette première séance était décisive pour le choix de son psychiatre, on l’avait prévenu qu’elle pourrait en changer à la fin de la séance si cela ne lui convenait pas, mais elle se sentait d’humeur aventureuse. Une voix au fond d’elle lui disait de fuir, de tout arrêter, que cet homme était dangereux et, qu’après tout, il ne s’en cachait qu’à moitié. Pourtant, une pulsion bien plus forte, la même que celle qui lui poussait à dévorer les livres sanglants de Cédric Law les uns après les autres, la poussait à rester là et à voir comment les choses tourneraient. Après tout, elle était une « miraculée » comme l’avait surnommée les tabloïds… il était temps de forcer le destin et de jouer avec le feu…

Lorsqu’il se remit à parler, elle releva la tête avec grâce pour reposer son attention pleine et entière sur son psychiatre mais à sa grande surprise, il avait changé de sujet et parlé à présent d’Opéra. La jolie blonde haussa les sourcils avec un sourire ravie. Elle avait espéré pouvoir partager son monde du lyrisme avec quelqu’un d’autre et ignorait jusqu’à présent qu’on lui avait accordé un psychiatre mélomane, amateur de lyrisme de surcroît. Elle se redressa un peu dans son fauteuil. C’était un domaine qu’elle connaissait bien, elle gagna donc en assurance. Bien sûr, les questions demeurèrent sur le thème de l’analyse de ses émotions et sentiments mais pourtant, en cet instant, elle avait l’impression qu’elle n’était plus en thérapie. Tout comme lorsqu’elle commençait à chanter, elle se sentait libre, elle avait l’impression d’être elle-même et d’être prête à s’affirmer.

- Je vous remercie infiniment, il est toujours plaisant de recevoir des encouragements de mes auditeurs. J’ignorais que vous étiez mélomane et amateur de lyrisme, si l’envie vous en dit, je serais en représentation privée samedi soir…

Elle marqua une pause pour se concentrer à présent sur la question qu’il venait de lui poser. Quelques instants, ses yeux se perdirent dans le vague, tandis qu’elle essayait de faire correspondre au mieux les mots qu’elle allait dire aux sentiments qu’elles éprouvaient.

- Oui… je pense qu’il m’aide à affronter mes peurs. Ce qui me pousse à y aller, c’est sans nul doute cette forte émotion que je ressens à chaque fois, que j’ai ressenti dès la première fois que je suis montée sur une scène… C’est un peu comme ma drogue, un besoin vital que je dois combler… Quand je chante, j’oublie tout, j’oublie l’audience devant moi, je me concentre sur la partition, les paroles, le sens de celle-ci ainsi que les sentiments que son auteur a voulu transparaître… Vous savez… C’est peut-être stupide mais… C’est sans aucun doute les seuls moments où je me sens vraiment en vie… Vous connaissez sans aucun doute cette émotion qui vous prend lorsque vous entendez la voix d’un artiste lyrique… Vous sentez ses vibrations résonner au creux de vos oreilles et ce chant vous transperce, rejailli au fond de vous et vous donne une lueur particulière… Et bien… quand je chante, ce sentiment est décuplé… J’entends ces vibrations prendre naissance même à mes cordes vocales, il traverse la salle pour revenir jusqu’à moi et me pénétrer par l’audition… C’est juste magique… J’ai passé ma vie à me cacher derrière un modèle bien défini et… et quand je chante, je suis enfin moi-même… C’est ma voix, MA voix qui résonne, qui donne ce Beau artistique…

Les larmes avaient fini par lui monter aux yeux, tandis qu’elle continuait à fixer les rideaux gris rayés de rouge de la pièce. Sa vision devenait de plus en plus nette, elle se sentait retomber sur le sol, retombé de son piédestal. Rien que de parler de cette sensation, elle l’avait senti naître au creux de son ventre. Elle déglutit avant de replonger son regard, toujours embué, dans les yeux de son psychiatre. Jamais encore elle n’avait eu le courage d’avouer tout cela, d’avouer qu’elle s’était caché, de mettre la véritable Louise, la timide Louise sous les projecteurs. Elle se sentait aussi petite qu’une enfant de 4 ans en cet instant, elle se sentait perdue et terriblement bien en même temps. Une larme roula sur la joue tandis qu’elle la chassait rapidement et les yeux toujours pleins de larmes, elle finit par demander :

- Vous comprenez ?

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MessageSujet: Re: Prélude d'une soprano et de son psychiatre   Mer 9 Juil - 9:02

A chaque séance et à chaque patience se révélait un art bien particulier propre à chaque psychiatre même si tous avaient des méthodes très différentes pour travailler. Une sorte d'opération de séduction, le patient devait se sentir à l'aise avec son psychiatre et devait pouvoir tout lui dire. Dans le cas d'Hannibal, cela passait par son assurance, son calme et la profonde sympathie qu'il montrait à ces gens. Il la montrait bien sûr mais il n'en avait aucune, comment un être comme lui pouvait avoir de la sympathie pour quelqu'un ? Il catégorisait entre l'utile, l'agréable et le superflu. A l'heure actuelle, Louise avait quelque-chose de totalement superflu pour lui qui ferait qu'il ne s'intéresserait pas à elle outre-mesure mais elle avait au moins la chance d'appartenir aussi à la case de l'agréable, de par sa profession.

Le fait qu'elle soit rassurée pour le moment fit sourire Hannibal Lecter, autant l'homme que le monstre mais peu de gens pouvaient déceler cette lueur rouge dans son regard, c'était sûrement l'éclairage de la pièce après tout. Hannibal trouvait que malgré sa peur des hommes, la jeune femme avait beaucoup de répartie et n'avait pas aussi peur de l'inconnu qu'elle souhaitait le montrer. Il souhaitait intérieurement que ceci ne lui poserait aucun problème dans l'avenir, il est souvent bon d'avoir peur de l'inconnu.

En écoutant la réponse à sa question sur l'opéra, il fut assez satisfait de voir que la jeune femme qu'il avait devant lui venait de radicalement changer. Il avait touché un des points les plus sensibles et professionnellement parlant, il en était plus que satisfait car il touchait du doigts ce pourquoi il était présent pour Louise Alvar. Il avait remarqué les larmes tandis qu'elle lui demandait si il comprenait le sens de ceci, oui il avait bien compris.

- Je comprends effectivement ce que vous ressentez. Au fond, vous n'avez pas envie que votre voix soit réduite au silence même si vous n'osez pas toujours la faire entendre mais à l'opéra, les règles changent. Personne ne dira rien car ils sont tous la pour vous écouter, des gens comme moi apprécient donc la véritable personne que vous êtes, la vraie Louise Alvar dont la voix résonne encore dans nos têtes. Je ne saurais trop vous recommander de ne surtout pas arrêter l'opéra, vous avez l'une des meilleures médecines qui soit sans ma prescription.

Hannibal sourit franchement, il pensait réellement ce qu'il disait et savait que le seul obstacle dangereux était la fin de sa carrière de chanteuse mais tant qu'elle ferait entendre sa voix, elle aurait le moyen de s'affirmer avec quelques petits conseils. Hannibal avait bien compris ce point, il se demandait si elle l'avait appréhendé ainsi comme lui où si elle prenait conscience de cette vérité de l'opéra.
Il devrait y avoir aucun problème à résoudre le problème de Louise Alvar mais ce n'était que la première séance après tout, il n'avait pas encore évoqué tout ce qu'il y avait à voir mais ça, ils en auraient le temps plus tard.

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Prélude d'une soprano et de son psychiatre

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