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 So. Am I an Intelligent Psychopath ?

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Aleera McPherson
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MessageSujet: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Lun 28 Avr - 23:33


So. Am I an Intelligent Psychopathe ?

Ft. Bedelia du Maurier & Aleera J. McPherson


Bless me, for i have sinned...


Prenant une bonne respiration à travers ses lèvres rosies par le froid, ses yeux habituellement si scrutateurs et observateurs maintenant à demi-clos comme pour se donner du courage, Aleera frappa trois coups rapide à la porte en chêne massif de son amie. Enfin, de son psychiatre non officielle. Si à sa dernière rencontre, la blonde avait accepté de revoir Bedelia après lui avoir confier son plus grand secret, elle ne s’était pas attendue à avoir beaucoup de choses à parler avec elle, hormis des éclaircissements sur la façon dont elle avait diagnostiqué chez elle une psychopathie intelligente. Bien que le terme l’avait un peu déconcerté - forcément on s’imaginait pleins de choses avec les films de nos jours - la conservatrice était aussi très curieuse sur le sujet.

« Vous êtes quelqu’un de complexe, Ms McPherson. Complexe et fascinante. »

Aleera s’était attendu à une conversation où les deux femmes allaient de nouveau se chercher mutuellement dans un un jeu de manipulation plus ou moins discret. Comme elles en avaient l’habitude. Après tout, trouver quelqu’un d’assez intelligent pour ce genre de discussion était rare, alors qu’elle en avait l’occasion, elle n’hésitait pas. Bedelia avait toujours était quelqu’un qui lui permettait de mieux cerner les autres autour d’elle mais aussi devenir meilleure quand il s’agissait de joutes verbales.

La blonde ne s’était pas attendu à tout ce qui s’était passé dans le court laps de temps. La rencontre inattendue avec le tueur de Chesapeake au beau milieu d’une allée sombre, en train de faire ce pourquoi il était tant connu, mais aussi le fait d’avoir été poussé par ce qu’elle croyait être un romancier un peu trop collant avec son amie, et qui s’était révélé faire partie d’une famille de yakuzas. Mais surtout que le dîner qu’elle avait prévu pour le faire s’éloigner d’Anna, et qui avait finis par elle, refermant ses poings et frappant de toutes ses forces le visage d’un homme qui avait bien failli la tuer... et dont finalement elle avait ôter la vie dans un éclair de rage et d’inconscience. On était bien loin de son petit secret de voleuse de haut vol à ce niveau. Aleera passa doucement un doigt sur la cicatrice fine qu’ornait son arcade sourcilière, vestige de cette fameuse soirée. Elle avait essayé de la faire disparaitre le plus possible sous son maquillage d’habitude parfait mais il ne fallait pas se leurrer, si on y prêter un brin d’attention, elle était visible. Et Bedelia était bien des choses mais pas idiote et naïve.

Elle rapprocha son long manteau rouge vif contre son corps, essayant de garder le maximum de chaleur avec les quelques bourrasques de vents glaciales qui venaient lui déranger sa chevelure cascadant sur ses épaules, mais aussi pour se se donner du courage. Aleera ne savait pas encore ce qu’elle allait avouer à sa psychiatre aujourd’hui, mais il était certain que le meurtre ne serait sûrement au sujet de leur conversation. Son second emploi peut être. Sa rencontre avec un tueur en série probablement. Il était trop tôt pour qu’elle avoue elle même être une tueuse même si elle pouvait plaider la légitime défense celle fois-ci. Bedelia aurait peut être du mal à le croire après ce qu’elle lui avait raconter la dernière fois.

Ses mains gardant précieusement sa grande pochette d’artiste comme elle se plaisait à l’appeler, et qui possédait le paiement pour la cession d’aujourd’hui, un dessin de Victo Hugo, le « Chateau » dont elle n’avait pas contrefait, une fois n’est pas coutume et qu’elle espérait que la psychiatre lui fasse autant plaisir d’une bonne bouteille de vin.

« Calme toi, on verra bien ce que tu lui dira sur le coup...» Se dit-elle en reprenant un visage neutre et amicale alors que la porte s’ouvrit.


 


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Bedelia Du Maurier
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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Ven 2 Mai - 14:49

Bedelia Du Maurier & Aleera McPherson
Come in, it's warmer here.



Brrr. Ma première impression était confirmée dès que j’ouvris mes volets. Ce ciel blanc et le souffle opaque des passants… Nul doute que l’hiver arrivait à grands pas. Dans un frisson, je bus mon café brûlant, fournissant ainsi à mon corps assez de chaleur afin de tenir décemment. Une douche bienfaitrice après, je me pomponnais et enfilais mes sous-vêtements et un collant noir, couverts par une jupe noire et un pull en cachemire. J’étais fin prête pour ma journée de travail.

Je vérifiais d’un dernier coup d’œil mon programme du jour, afin d’être sûre de m’organiser de manière optimale. D’ailleurs, ce matin allait être prometteur puisque je recevais Aleera McPherson, en tant que patiente cette fois. Malheureusement, je savais que je ne devais pas me lier d’amitié avec la jeune femme maintenant qu’elle était devenue ma patiente ; Néanmoins, j’étais consciente de nos nombreux points communs et je savais pertinemment que la conservatrice allait vouloir jouer psychologiquement, comme à notre habitude. A cette pensée, je ne pus réprimer l’esquisse d’un sourire : il s’agissait de la première patiente avec laquelle je pouvais me permettre de m’amuser un peu. Et ce jeu, indirectement, m’indiquait quelques informations sur la blonde qui pouvaient, pourquoi pas, m’aider vers un meilleur diagnostic.

Je savais aussi que la question de la psychopathie intelligente de la jeune femme allait être posée sur le tapis. Il y avait quelques années déjà que je connaissais la blonde, mais je ne me doutais pas de la révélation qu’elle m’avait faite  lors de notre dernière rencontre. Dire qu’une femme si jeune avait utilisé son talent pour la manipulation afin de conduire un adolescent instable vers la mort… Mon diagnostic avait éveillé sa curiosité, et c’était justement le but. Je voulais découvrir si son comportement changerait en apprenant une pathologie aussi sérieuse que celle-ci. Je n’avais pas assez d’éléments pour mettre une étiquette sur le trouble de la jeune conservatrice, mais je voulais en savoir plus. C’est pourquoi mon amie revenait aujourd’hui, et je dois avouer que j’étais assez curieuse de découvrir avec quel trésor la jeune femme allait venir frapper à ma porte. Une bouteille de vin ? Un tableau peut-être ? Cette curiosité que je croyais avoir perdue depuis mon retirement, c’était cela le véritable salaire que m’offrait Aleera.

Sachant qu’elle n’allait pas tarder à arriver, j’allumai ma cheminée et m’assis au creux de mon fauteuil de psychanalyste. En fermant les yeux, je ressortais dans mes archives mentales tout ce que je possédais sur Ms McPherson. Bien sûr, je prenais des notes dans mon carnet, mais je préférais garder les informations les plus importantes sur des fiches mentales ; En tant que patiente, je trouverais extrêmement impoli de la part d’un psychiatre d’être plus absorbé par les notes qu’il prend plutôt que de me regarder dans les yeux, à m’écouter.


Dès l’instant pendant lequel je retrouvais la fiche de la conservatrice dans mon esprit, j’entendis un fracas contre ma porte massive. Trois coups ; C’était elle. Ma patiente était pile à l’heure, comme toujours. Il était tellement rare de trouver des personnes aussi polies dans ce monde de nos jours… Je me levai, mes escarpins noirs claquèrent contre mon parquet, ce qui devait alerter la jeune femme de mon arrivée imminente. J’ouvris la porte, accueillant la blonde d’un léger sourire et d’un signe de main l’invitant à entrer. Un accueil assez rapide en somme, mais la température extérieure était très basse, et je n’allais tout de même pas laisser la conservatrice dans le froid trop longtemps.

« Entrez, je vous en prie. »


Quelque chose avait changé. J’ignorais quoi, mais mon instinct me prévenait d’un changement. Se pourrait-il que ma perception d’elle ait changé ? Pourtant non. Il s’agissait de son physique. Avait-elle perdu du poids ? Possible. J’allais avoir toute la séance afin de découvrir ce qui était inhabituel. En attendant, je débarrassai la fille McPherson de son manteau rouge et de sa pochette. Ce n’était donc pas une bouteille, mais bien une œuvre. L’inattendu était décidément toujours au rendez-vous avec ma nouvelle patiente.

« Une nouvelle œuvre ? Je suis flattée. »

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Aleera McPherson
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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Jeu 8 Mai - 19:15


So. Am I an Intelligent Psychopathe ?

Ft. Bedelia du Maurier & Aleera J. McPherson


Bless me, for i have sinned...


Aleera entra dans la maison, la tête un peu baissée pour se cacher du mieux qu’elle le pouvait du vent gaciale qui soufflait à l’extérieure avant de pousser un petit soupir de bien être une foix au chaud. Du coin de l’oeil, elle remarqua le regard un brin critique que Bedelia portait sur elle une fois son manteau enlevé et elle ne pût s’empêcher de faire de même. En effet, si son visage paraissait en tout point normal, et identique que leur dernière rencontre hormi la petite cicatrice qui trônait sur son arcade sourcilière, la conservatrice devait se rendre à l’évidence qu’elle avait perdu un peu de poids. Non pas que cela soit parfaitement visible, mais quelqu’un aussi observateur que l’était la psychiatre, cela pouvait se deviner. C’était le genre de perte qu’on pouvait mettre sur l’excuse du manque de temps pour se nourrir ou pour quelques jours particulièrement stressant.

« Une nouvelle œuvre ? Je suis flattée. »

Aleera lui répondit par un sourire, satisfaite de la réaction de la blonde face à son cadeau.

« Oui, je m’étais dit qu’autre chose qu’une bouteille de vin pourrait être assez sympathique. Il s’agit de quelques dessins de Victor Hugo. Bien qu’il soit connu pour son écriture fabuleuse, il avait aussi un talent certain pour illustrer lui même nombre de ses écrits, bien que peu de personne ne soit au courant de ce fait...»

La jeune femme se dirigea naturellement vers le salon de réception de Bedelia, s’installant dans son fauteuil habituel, et ne sachant pas vraiment par où commencer. C’était tellement ironique pour quelqu’un comme Aleera, qui savait de quoi parler toute la journée, était maintenant à cours de mots en ce moment même. Peut être par une conversation banale avant de se lancer vers quelque chose de beaucoup plus sérieux. La blonde avait tellement de choses se bousculant dans ses pensées qu’elle en venait presque à oublier les mondanités d’usages. Elle espérait juste que la psychiatre ne se rendait pas compte de son hésitation.

« Alors Bedelia, comment allez-vous ? »

Impossible de faire plus banale comme début de conversation. Aleera se demandait par quoi elle commencerait par raconter, après tout, c’était la première fois qu’elle se confronterait à Bedelia la psychiatre, il s’agissait ici d’une véritable séance et non d’une discussion comme elles en avaient l’habitude. Son interlocutrice devait maintenant s’être rendu compte qu’elle ne faisait que perdre du temps pour ne pas qu’elle parle d’elle. Leur dernière rencontre avait été plus ou moins mouvementée avec les révélations qu’elle avait fourni sur une époque troublante de son passé, et la conservatrice n’avait pas eu le temps de bien s’apercevoir de la réaction de la blonde, son départ ayant été précipité. Peut être qu’elle pourrait commencer par cela.

« Dois-je m’attendre au fait que vous n’allez plus me regarder de la même manière suite à ce que je vous dit la dernière fois ? » Demanda-t-elle d’une voix où l’on pouvait entendre la curiosité.

C’était tout à fait légitime comme question n’est ce pas ? Après, il était certain que Bedelia allait pensé différemment. Elle ne devait pas s’attendre à ce qu’une jeune adolescente comme l’avait été Aleera puisse en venir à de telles extrémités pour survivre, mais surtout le cacher avec tant de facilité. La criminelle n’avait jamais été très ouverte ou démonstratif de ses émotions, alors il était compliqué de se faire une base de référence pour confirmer un quelconque caractère. Tout ce qu’elle laissait apercevoir était des sourires charmants, une politesse sans égale, et une certaine inclinaison à s’intéresser pour des choses artistiques, quelque soir le domaine. Après, on pourrait penser qu’il s’agissait d’une page blanche. Enfin c’est ce qu’elle pensait, peut être qu’elle n’était pas aussi impénétrable qu’elle se plaisait à croire.

« Je n’ai jamais vu de psychiatre auparavant, je ne sais pas du tout comment cela fonctionne. » Avoua-t-elle après quelques secondes de silence.

Aujourd’hui, il ne s’agissait plus d’un jeu.


 


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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Dim 18 Mai - 19:54

Bedelia Du Maurier & Aleera McPherson
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« Oui, je m’étais dit qu’autre chose qu’une bouteille de vin pourrait être assez sympathique. Il s’agit de quelques dessins de Victor Hugo. Bien qu’il soit connu pour son écriture fabuleuse, il avait aussi un talent certain pour illustrer lui-même nombre de ses écrits, bien que peu de personnes ne soient au courant de ce fait...»

Des dessins de Victor Hugo. La conservatrice était pleine de surprises, et de trésors également. Jamais je m’attendais à un salaire d’une si grande valeur culturelle – et financière, soyons honnêtes. Je ne pensais pas que la jeune femme estimait à ce point sa psychiatre.

« En effet, je ne pensais pas que cette rumeur était fondée. » Lançais-je, non sans admiration.

Je comprenais à présent pourquoi le Baltimore Museum était si riche en œuvres exceptionnelles. Ms McPherson avait plus d’un tour dans son sac, et je n’osais imaginer ce qu’elle avait dû faire afin d’obtenir de tels dessins.
Habituée à s’installer dans le fauteuil installé en face du mien, comme tout patient, la blonde prit place tout naturellement. Déposant la pochette à dessin sur ma table avec le plus de soin possible, je m’avançais à mon tour à sa hauteur.


« Alors Bedelia, comment allez-vous ? »

Je ne pus réprimer un sourire après une telle réplique. Elle reportait l’attention sur mon état d’esprit, et non pas le sien. La conservatrice faisait tout pour éviter la question fatidique. Mais elle était venue chez moi, et ce pour le but précis de consulter le Dr Du Maurier, non pas pour une conversation triviale avec Bedelia. Elle allait devoir se confier, même si je comprenais parfaitement sa réticence ; Car parmi nos nombreux points communs se trouve aussi la pudeur des sentiments, le blocage quand il s’agit de se confesser, même à un professionnel. D’un ton calme voire olympien, je lui répondis :

« Bien. Mais vous n’êtes pas venue pour que nous parlions de moi, n’est-ce pas ? »

Le temps de m’assoir au creux de mon fauteuil de psychanalyste, je croisai les jambes et rétorquai :

« Et vous Mademoiselle McPherson, comment allez-vous ? »


Je voulais vraiment la placer au centre de la conversation, malgré toutes ses tentatives de diversion. Elle savait parfaitement qu’elle ne m’échappera pas, et que je peux être très tenace si l’envie m’en prend. Aleera connaissait mes compétences, et avait pleinement conscience qu’elle n’était pas ma première patiente ; Loin de là.

« Dois-je m’attendre au fait que vous n’allez plus me regarder de la même manière suite à ce que je vous ai dit la dernière fois ? »

La curiosité dans la voix de mon interlocutrice fit disparaitre le début de déception qui apparaissait dans mon regard. Elle n’était pas sans savoir qu’en tant de psychiatre, je n’ai pas le droit de juger mes patients, clause de confidentialité oblige. En tant qu’être humain ? Well, je sais de source sûre que je n’ai plus grand-chose d’humain.

« Je ne suis pas là pour vous juger, Aleera. Je ne souhaite que vous aider. Croyez-moi, j’ai côtoyé de bien plus mauvaises personnes que vous ne le serez jamais. » Répliquai-je d’un ton qui se voulait rassurant.

Manipulateurs, violents hors de contrôle, pervers ou sadiques, on peut dire que j’en ai vu des vertes et des pas mûres défiler devant mes yeux. Non, sur ce point, il ne faut pas que la jeune femme s’inquiète sur ce point-là, je ne changerais pas d’opinion sur elle. Il est vrai que la nouvelle qu’elle m’avait apprise lors de notre dernière rencontre m’avait quelque peu surprise vis-à-vis de l’image que renvoie la conservatrice ; Mais avec le recul, cela expliquait certaines zones d’ombres que j’avais déjà remarqué auparavant. En tout cas, maintenant que la fille McPherson avait accepté d’être ma patiente, je pouvais garder un œil sur elle, et remarquer si jamais elle présentait des symptômes caractéristiques de la pathologie de sa mère.

« Je n’ai jamais vu de psychiatre auparavant, je ne sais pas du tout comment cela fonctionne. »

Cela me m’étonnait pas le moins du monde. Il était vrai que la jeune femme n’avait pas l’air dans son élément, malgré le fait que je sois sa psychiatre, et qu’elle me connaissait. Je ne pouvais pas la mettre plus à l’aise sans la materner, ce qui sortait de mon rôle de professionnelle.

« Il n’y a pas de méthode prédéfinie. Il suffit juste de vous mettre à l’aise. Je ne vous forcerais jamais la main s’il y a certaines choses que vous voulez passer sous silence. Cette heure est la vôtre, Aleera. Faites-en ce que vous souhaitez. »


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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Sam 21 Juin - 22:09


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Alleera aimait faire plaisir aux autres, et elle aimait surtout démontrer ses possibilités pour trouver des reliques les plus rares les unes que les autres pour les offrir comme si de rien n'était. Bien entendu était donner les facultés artistiques de la blonde, elle aurait tout bonnement pût effectuer une copie parfaite des œuvres qu'elle avait offert à la psychiatre et l'aurait sûrement fait si elle n'appréciait pas autant Bedelia.

Maintenant confortablement assise sur l'un des fauteuils, l'autre femme en face d'elle, la conservatrice se doutait bien qu'elle allait devoir parler d'elle plus en détails. Chose qu'elle n'avait vraiment pas l'habitude de faire. La jeune femme était sociable oui, elle savait se montrait charmante et parlait de son métier et de certains de ses passe-temps, mais devoir faire tomber ce masque si durement acquis pour parler réellement de ce qu'elle pouvait penser ou ressentir, était quelque chose qu'elle n'avait jamais penser devoir surmonter. La blonde avait toujours était courtoise quand elle aurait voulu laissé parler sa colère, toujours souriante même quand elle aurait voulu juste insulter la personne en face d'elle... Bref, elle s'était toujours comporter comme la parfaite jeune femme qu'on s'attendait à rencontrer quand on la présenter en tant que Dr Aleera McPherson, Conservatrice-Restauratrice au Baltimore Museum of Art. Elle jouait son rôle à la perfection et se contenter de renvoyer l'image qu'on attendait d'une femme de son standing. Seulement en dessous de cela, Aleera avait d'autres tendances beaucoup moins charmant qu'elle n'avait partagé que peu, généralement en situations de danger ou de peur extrême. La véritable personne qui avait pût la voir sous son côté le plus sombre était Cedric, et elle espérait que cela ne se reproduise jamais.

« Et vous Mademoiselle McPherson, comment allez-vous ? »

Mal. Elle n'avait pas trop l'occasion de s'endormir à cause de son travail et de ses nombreuses sorties, et quand elle arrivait enfin à fermer les yeux et tomber dans les bras de Morphée c'était pour se réveiller en sursaut en se rappelant de la sensation de sang sur ses mains, et l'image d'un visage défiguré par ses propres mains. Mais ça, elle n'allait pas le révéler. Jamais. Ou du moins pas maintenant.

« Ça pourrait aller mieux, je ne le vous cache pas. » Répondit-elle tout de même avec un petit sourire fatiguée, s'empêchant encore de toucher la cicatrice à peine visible qu'elle portait à l'arcade sourcilière.

« Je ne suis pas là pour vous juger, Aleera. Je ne souhaite que vous aider. Croyez-moi, j’ai côtoyé de bien plus mauvaises personnes que vous ne le serez jamais. »

« C'est étrange de dire que vous ne me jugerez pas pour ce que je vous dirais. Parce que soyons honnêtes, vous allez quand même le faire même si bien évidemment vous ne partagerai pas le fond de votre pensée avec moi. Nous créons notre identité depuis notre enfance par des jugements de valeur, tout le monde juge tout le temps. Si vous ne jugez pas mes propos, ou les actions que j'aurai pu avoir et que je vous aurais confier, vous ne pourrez pas m'aider de la façon la plus favorable qui soit... Et si vous me répondez que vous ne me jugeais pas, c'est que vous mentez. »

Enfin c'était son avis. Tout le monde jugeait tout le monde. Après certaines personnes étaient plus douées que d'autres pour conseiller son interlocuteur sans pour autant essayer de faire passer ses propres opinions sur le sujet. Soit elle était devenue plus pessimiste que d'habitude, soit le manque de sommeil la rendait défaitiste concernant le genre humain. C'était la fatigue sans doute, Aleera n'aurait peut être pas formuler cette réponse à Bedelia si elle était plus reposer, moins stresser par les événements vécues ces derniers jours, et surtout si elle n'avait pas laisser un peu tomber son masque. La blonde venait de se rendre compte qu'elle venait pratiquement d'insulter Bedelia de menteuse.

« Pardonnez moi, c'était tout à fait rude et insultant de ma part... » Finit-elle par répondre après quelques secondes de silence, avant de baisser légèrement la tête telle une enfant prise en faute.

Il fallait vraiment qu'elle fasse plus attention à ce qu'elle disait, et qu'elle remettre en place le filtre de ses pensées avant d'ouvrir la bouche pour répondre. Même si elle se sentait plus libérée d'avoir avouer un de ses plus sombres secrets pour la première fois à son interlocutrice, ce n'était pas une raison pour perdre toute contenance.

« Il n’y a pas de méthode prédéfinie. Il suffit juste de vous mettre à l’aise. Je ne vous forcerais jamais la main s’il y a certaines choses que vous voulez passer sous silence. Cette heure est la vôtre, Aleera. Faites-en ce que vous souhaitez. »

Se mettre à l'aise. C'était facile à dire mais plus dur à mettre en pratique. Aleera resta quelques instants sans parler, le silence semblant l'aider à faire le tri de ses pensées alors que son regard se porter vers la baie vitrée non loin d'elle pour regarder le paysage à l'extérieur. Étrange comme des choses aussi simples que le ciel, les nuages ou le sifflement du vent pouvait apaiser les esprits.

« J'ai eu l'occasion de voir le côté sombre de plusieurs personnes ces derniers temps. Des personnes dont je n'attendais pas de telles réactions... » Commença-t-elle sous le ton de la conversation même si son regard restait dans le vague. Elle se demandait si Bedelia allait l'encourager à continuer.


 


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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Mar 8 Juil - 20:17

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La fatigue était clairement de mise sur le visage d’Aleera ce jour-là. Ses yeux et le sourire qu’elle arborait se forçaient à paraître normaux, mais j’avais presque envie de lui préparer un café afin qu’elle puisse tenir pendant la durée de la séance. Peut-être lui en proposerai-je un à la fin de l’heure, remplaçant le traditionnel verre de vin. Néanmoins, l’un des côtés ‘positifs’ de la fatigue – positifs dans le cas de la jeune femme – c’est l’honnêteté. Après tout, il est plus difficile de mentir quand on est exténué.  

« C'est étrange de dire que vous ne me jugerez pas pour ce que je vous dirais. Parce que soyons honnêtes, vous allez quand même le faire même si bien évidemment vous ne partagerez pas le fond de votre pensée avec moi. Nous créons notre identité depuis notre enfance par des jugements de valeur, tout le monde juge tout le temps. Si vous ne jugez pas mes propos, ou les actions que j'aurais pu avoir et que je vous aurais confiées, vous ne pourrez pas m'aider de la façon la plus favorable qui soit... Et si vous me répondez que vous ne me jugez pas, c'est que vous mentez. »

Mon regard la fixa pendant quelques secondes. J’étais surprise d’une telle rudesse de la part de la conservatrice que je savais pourtant polie et courtoise. Jamais la fille McPherson que j’avais connue auparavant de m’aurait adressé de telles paroles. L’étonnement qui me rendait sans voix se mua peu à peu en un calme qui se voulait bienveillant. Ça y était : je découvrais le véritable visage d’Aleera. Derrière un masque de femme décontractée et souriante, ma patiente dévoilait un stress et une nervosité palpables.

« Pardonnez-moi, c'était tout à fait rude et insultant de ma part... »

« Effectivement. Mais au moins, il s’agissait là de votre avis, de votre pensée profonde, et non pas d’un mensonge. Vous progressez vite.  » Répondis-je un ton presque monotone.

Cela me changeait de mes anciens patients. La première séance est toujours un cap difficile. L’individu se replie sur lui-même, empêchant le thérapeute de travailler efficacement. Il s’agit là d’n comportement tout à fait normal, une sorte de système d’auto-défense de l’esprit. J’ai même été jusqu’à passer une bonne heure en silence avec un patient, qui me regardait dans le blanc des yeux pendant tout ce temps sans décrocher un mot. Certains même préfèrent aller dehors, et s’allonger dans le gazon, le visage au soleil, tandis que je les écoute assise sur une chaise de jardin en métal pendant une heure qui semble s’éterniser. Au moins, avec la conservatrice, je n’ai pas affaire à ce genre de caprice, ce qui est déjà ça.

« J'ai eu l'occasion de voir le côté sombre de plusieurs personnes ces derniers temps. Des personnes dont je n'attendais pas de telles réactions... »

« La perception que nous avons sur les personnes qui nous entourent est souvent erronée. » Lançais-je innocemment.

Je ne visais personne en particulier en prononçant ces mots-là. Mais il est vrai que j’avais eu affaire à plusieurs cas dans ce genre avec le métier que j’exerçais. Des médecins obsédés sexuels aux professeurs d’université paranoïaques – du genre à croire que leurs élèves s’étaient ligués entre eux pour renverser le chef d’établissement et ainsi prendre sa place – j’ai effectué une thérapie sur pas mal de malades qui essayaient de garder une image sociale propre et impeccable. La jeune femme me faisait penser à eux ; Mais elle me connait mieux que la plupart de mes collègues, et je sais que la blonde était très attachée à garder son apparence proprette et polie. Néanmoins, elle sait que tout ce qu’elle dira sera tenu secret, contrairement à certains de mes collègues dont je tairais le nom et qui enregistrent leurs entretiens pour les revendre ou encore faire du chantage aux hommes politiques les plus puissants du pays.

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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Dim 24 Aoû - 21:28


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Porter un masque était devenue une habitude pour Aleera. Cela était aussi simple que de choisir un vêtement pour la conservatrice. Beaucoup penser qu'elle faisait cela pour se protéger. Dans un sens, c'était peut le cas mais la blonde pensait surtout qu'elle n'aimait pas se dévoiler. Elle utilisait cette technique depuis son enfance. Sa mère la trimballait partout, aux quatre coins du pays à cause de son travail d'ambassadrice. Elle avait changé d'école chaque année. Chaque année, elle était la nouvelle, et chaque année, elle avait essayé tant bien que mal de se faire des amis. Il faut dire que lorsque l'on a cet âge, la seule chose que l'on désire, c'est d'être accepter. Et pour arriver à cette fin, quand on voulait vraiment faire partie d'un groupe d'adolescents, on pouvait faire n'importe quoi. La blonde avait compris dès le début qu'il était inutile d'être 'soi-même' comme se plaisait à dire les adultes qui n'y croyaient pas une seule seconde une fois cette phrase sortie de leurs bouches. Alors, elle avait petit à petit créer ses masques, ses personnages pour ainsi dire, suivant les personnes qui se trouvait en face d'elle pour se faire accepter. Et cela avait marché. C'était devenu un automatisme aujourd'hui, et ne se rendait presque plus compte qu'elle analysait chaque situation pour se comporter en ce qu'on attendait le plus d'elle. Il n'y avait pas à dire, si elle continuait à se faire psycho-analyser avec Bedelia, il y aurait sûrement du boulot pour qu'elle dédaigne chercher qui elle était vraiment. Cela lui donnait presque la migraine.

« Effectivement. Mais au moins, il s’agissait là de votre avis, de votre pensée profonde, et non pas d’un mensonge. Vous progressez vite.  »

Devait-elle se montrer une fois de plus désobligeante en montrant le fond de sa pensée à cette réponse ? La conservatrice s'était retenue d'émettre un petit rire un peu méprisant, un seul écart de conduite par session était assez pour commencer, inutile de se présenter comme étant une sale menteuse, un peu trop sarcastique pour le commun des mortels après avoir passer des années à jouer la gentille fille bien sous tout rapport. Et même en temps normal, même dans la sécurité et la solitude de son foyer, elle n'était pas aussi... méchante. Ce devait être l'accumulation de trop de choses à la suite. Entre la rencontre inattendue de l'éventreur de Chesapeake au détour d'une ruelle, à la découverte de la folie de l'écrivain qui n'avait d'yeux que pour l'une de ses rares amies, sans oublier bien évidemment son presque meurtre par une mafia chinoise ou japonaise dont elle n'avait aucune connaissance et le sang sur les mains qu'elle avait désormais. Bref, cela avait été quelques semaines pour le moins difficiles. D'un geste absent, la blonde passa une nouvelle fois un doigt fin sur la cicatrice efficacement caché qu'ornait son arcade sourcilière. Une preuve évidente du geste qu'elle avait fait et qu'elle souhaiterait balayer de sa mémoire.

« La perception que nous avons sur les personnes qui nous entourent est souvent erronée. »

« Quelle ironie. » Aleera eut un petit sourire en coin, son regard toujours plongé dans le vague par la baie vitrée. Elle pouvait cependant deviner les contours du visage de Bedelia dans le reflet de la vitre, tout comme la psychiatre pouvait voir la sienne si elle s'en donnait la peine. « J'ai toujours pensé que j'étais excellente pour décrypter le comportement ou les émotions des personnes qui m'entouraient. Il faut croire que j'avais tort. » On pouvait entendre distinctement sa réluctance à évoquer à voix haute qu'elle s'était trompée, comme si l'idée même de l'être ne l'avait jamais traversé l'esprit. La restauratrice l'avait aussi fait pour se montrer complaisante avec l'envie de la psychiatre de l'aider. « Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que cela m'a réussi depuis mes 13 ans alors pourquoi est-ce que je remet en cause cette faculté ? Peut être parce que pour la première et seconde fois en quelques jours, je n'ai pas pu voir ces événements venir me frapper de plein fouet. » Commença-t-elle à murmurer plus pour elle même que pour Bedelia. «  Qu'en pensez-vous, Bedelia ? Est-ce que je me suis toujours trompée, ou est-ce que mon aptitude à décliner comme la neige qui fond au soleil ? »

Elle n'avait posé la question que pour faire participer son interlocutrice, Aleera se plaisait à croire qu'elle possédait déjà les réponses à cette question. La blonde pouvait toujours penser à un mauvais karma dans le pire des cas.


 


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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Lun 3 Nov - 12:40

Bedelia Du Maurier & Aleera McPherson
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Je savais qu’elle essayait de faire bonne figure, de se contenir face à la psychiatre que je suis, même en sachant que c’était peine perdue. Mademoiselle McPherson avait fait le déplacement précisément pour que je tienne ce rôle ; Celui de l’analyser sous toutes les coutures et surtout celui de savoir comment la jeune conservatrice résonnait. Elle qui, d’habitude, se montrait agréable et souriante envers tout le monde se laissait emporter aujourd’hui. J’ignorais si c’était la fatigue mais la blonde était d’une humeur redoutable. Pourtant, je connais les ravages du manque du sommeil, et Aleera aussi ; C’était donc inutile de vouloir me cacher tout ce stress qui la rongeait de l’intérieur, puisque c’était bel et bien visible à l’extérieur. Encore fallait-il qu’elle m’avoue ce qui lui mettait la pression de la sorte.

« J'ai toujours pensé que j'étais excellente pour décrypter le comportement ou les émotions des personnes qui m'entouraient. Il faut croire que j'avais tort. »

Evidemment qu’elle ne pensait pas un mot de tout ceci. Malgré tout ce qu’elle voulait bien avouer, la jeune femme avait les mêmes stratagèmes que sa mère pour éviter les psychiatres : admettre le problème avec ironie. Le sarcasme était la meilleure des armes des McPherson, et il faut dire que la fille est plus douée que sa mère quant aux mensonges et aux manipulations – et pourtant, elle avait de qui tenir. Au-delà d’une image publique irréprochable, il fallait également que l’image privée le soit ; Tout du moins aussi privée qu’une séance chez un psychiatre. Evidemment qu’elle savait que je ne voulais que l’aider, mais je peux comprendre que sa vie n’est pas facile tous les jours, et que même si nous partageons de nombreux points communs, nous possédons aussi nos différences.

« Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que cela m'a réussi depuis mes 13 ans alors pourquoi est-ce que je remets en cause cette faculté ? Peut-être parce que pour la première et seconde fois en quelques jours, je n'ai pas pu voir ces événements venir me frapper de plein fouet. »

Enfin nous y sommes. Le cœur du problème, la raison de son humeur exécrable. Allais-je enfin savoir ? Pas si sûr. La demoiselle était secrète, et surtout têtue comme une mule. Je n’allais rien forcer bien sûr, mais je n’allais certainement pas lâcher le morceau après cela.

« Parlez-moi de ces évènements. Ils semblent vous avoir bouleversés. » Lançai-je d’une voix monotone.

Je ne voulais pas la brusquer, mais il fallait que ces évènements sortent de son esprit, ou ils allaient l’obséder jusqu’à ce qu’elle se décide à en parler à quelqu’un ; A moi ou à un ami de confiance peu importait vraiment, mais je craignais que tout cela tourne en traumatisme voire en névrose. Cela était le pire des scénarii bien sûr, mais Aleera est ma patiente à présent. Elle est sous ma responsabilité en tant que professionnelle de la psychiatrie, mais aussi en tant qu’amie. Car elle l’avait peut-être oublié, mais même si j’essayais de rester professionnelle et de garder mes distances, il n’empêche que sa santé m’inquiétait, et particulièrement sur le plan mental.

« Qu'en pensez-vous, Bedelia ? Est-ce que je me suis toujours trompée, ou est-ce que mon aptitude a décliné comme la neige qui fond au soleil ? »

« Je ne sais pas. Je pense que cela ne dépend pas de vous, mais de la personne en face de vous. Vous vous adaptez à votre interlocuteur, vous êtes habituée à dire ce que celui-ci veut entendre de votre part. Et avec le temps, tout ceci est devenu un automatisme, presque un réflexe d’auto-défense. »
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MessageSujet: Re: So. Am I an Intelligent Psychopath ?   Mer 17 Déc - 14:18


So. Am I an Intelligent Psychopathe ?

Ft. Bedelia du Maurier & Aleera J. McPherson


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Aleera se demandait si elle avait bien fait de révéler le peu d'informations qu'elle avait déjà pût fournir mettant en cause son humeur plus que rude. Même si le souvenir de cette événement l'avait marquer mentalement, c'était surtout la marque physique qui la chagriner au plus au point. La blonde avait un côté narcissique que l'on pouvait apercevoir dans sa façon de s'habiller et de se comporter lors de soirées ou toutes interactions sociales, et le ait de pouvoir maintenant distinguer cette fine cicatrice sur son visage de poupée à chaque fois qu'elle posait les yeux sur son reflets la mettait dans une colère silencieuse qui pourrait se révéler dévastatrice. Colère qui avait eu pour résultat la mort du créateur de cette infamie. Bien entendu, elle nierait ce fait tout comme sa petite crise d'hystérie à la suite de son geste, comme elle savait très bien cacher tant de choses.

« Je pense que cela ne dépend pas de vous, mais de la personne en face de vous. Vous vous adaptez à votre interlocuteur, vous êtes habituée à dire ce que celui-ci veut entendre de votre part. Et avec le temps, tout ceci est devenu un automatisme, presque un réflexe d’auto-défense. »

Elle ne fit aucun commentaire concernant cela, Bedelia avait parfaitement raison à ce sujet. La restauratrice avait tellement pris l'habitude depuis des années de dire exactement ce que son interlocuteur voulait entendre, tellement pris l'habitude de vouloir charmer tout le monde – dans tous les sens du terme par ailleurs – que cela était devenu plus un automatisme qu'une épreuve. Maintenant de là à dire qu'il s'agissait d'un mécanisme de défense, c'était peut être aller loin. La blonde espérait que la psychiatre ne disait pas cela en concluant que l'absence d'un père combiner à la disponibilité restreinte de sa mère l'avait rendu ainsi, telle une petite fille en quête d'affection perpétuellement. C'était tellement le cliché d'un mauvais soap opéra.

« Parlez-moi de ces évènements. Ils semblent vous avoir bouleversés. »

La conservatrice ne fit que se tourner un peu plus en direction de Bedelia pour capter son regard avant d'hausser un sourcil finement dessiné comme pour montrer son incrédulité face à peu de finesse de la part de sa psychiatre. Elle avait l'habitude de jouer avec son interlocutrice, pris plaisir à converser avec elle de divers sujets avec une finesse telle que des personnes extérieures ne pouvaient comprendre le véritable sujet de discussion des deux femmes. Et l'entendre formuler simplement ce qui se passer dans sa tête n'était pas quelque chose qu'elle avait réellement prévu. Trop simple, peu élégant. Pas du tout la Bedelia qu'elle côtoyer depuis des années, Aleera avait peut être perdu un certain feeling à cause de ce qu'il s'était passé mais sûrement pas à ce point. Peut être était-ce une autre forme de stratagème ? Mais à quel fin ?  

« Je ne vous avais pas connu aussi directe que cela auparavant. » Fit-elle remarquer lentement, son regard toujours accroché à celui de l'autre femme. Elle semblait pensive. Comme essayant de résoudre un puzzle. « C'est étrange. Peu élégant... Pas vous du tout Bedelia. » Continua-t-elle doucement toujours un brin perplexe. «  Mon aveu précédent est-il la raison de ce changement d'approche ? N'ai-je plus le droit à nos habituelles joutes verbales ? »

Son ton avait été parfaitement sous le signe de la conversation avec un brin de curiosité sous jacente mais on pouvait sentir son scepticisme et surtout remarquer son expression qui pouvait laisser paraître insulté. Elle aurait pu le jouer tout autrement et ne pas dire ce qu'elle pensait réellement. Elle aurait pu mentir. Elle était douée pour cela. Les demis-vérités, les mensonges étaient son lot quotidien. Mais maintenant que Bedelia pouvait déceler les signes de ses mensonges, ce n'était plus la tactique à adopter. Si elle avait fait cela, l'autre blonde lui aurait sûrement répondu que mentir était l'un des plus typique trouble de la personnalité. Cette séance risquait d'être longue.


 


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