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 GIVE US THE ABSOLUTE + aleera

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C. Gabriel Hawking
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MessageSujet: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Ven 21 Fév - 20:31


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«
Professeur Hawking ! » Sa chemise de cours tenue serrée contre son torse fébrile, les lunettes manquant de tomber de son nez, Camille releva la tête. Il avait eu ce petit sursaut et avait levé le museau à la manière d'un chien de prairie intrigué. Derrière les épais verres, ses yeux survolèrent le groupe d'étudiants qui gloussaient à en perdre haleine avant de se poser sur la jeune fille qui avait balancé son bras pour attirer son attention. Le professeur tint sa chemise un peu plus contre lui avant d'avancer de quelques pas pour la rejoindre. Prudence Stewart, une étudiante qui semblait toujours redoubler d'efforts pour briller toujours un peu plus. Quelques enjambées lui suffirent pour dépasser l'attroupement d'étudiants et déjà, sa jeune élève lui faisait face avec un sourire courtois. « Mademoiselle Stewart, que puis-je pour vous ? » Il esquissa un sourire maladroit, laissant ses doigts blanchirent contre sa précieuse chemise tandis que la jeune fille soulevait un problème rencontré pour une prochaine thèse. La déviance était son objet d'étude mais il lui était difficile d'en parler sans ressentir cette désagréable impression de jugement. « La sociologie ne doit, en aucun cas, juger et elle doit encore moins faire preuve de critique lorsque la déviance est abordée. En réalité, le terme de déviance est particulièrement subjectif car un geste de quelqu'un ne sera déviant que selon le point de vue de celui qui l'aura perçu comme tel, c'est que dit Howard Becker, du moins. Dans une société comme la nôtre, ce sont les règles et les lois qui déterminent si une action est déviante ou non. Prenons l'exemple de la délinquance ; admettons qu'un jeune de seize ans ait volé le sac à main d'une personne dans la rue pour aller acheter une miche de pain pour un jeune dans le besoin. Son geste est, certes, héroïque, mais il n'en sera pas moins déviant par rapport à la société dans laquelle nous vivons. » Il marqua une pause, vérifiant de son œil observateur que Prudence écoutait toujours ses dires. Rassuré par son hochement vigoureux de la tête et des notes qu'elle prenait soigneusement dans un calepin, il reprit. « En revanche, s'il avait été, disons en France et durant le XVIIIème siècle, son acte n'aurait pas été perçu comme déviant car c'était une pratique fort courante à cette époque que de voler pour subsister. Nous revenons donc aux dires d'Howard Becker ; un acte n'est jugé comme déviant qu'en fonction de celui qui le perçoit et par nulle autre façon. »
Sa main tremblante alla repousser ses lunettes rondes sur son nez et ses yeux firent un rapide tour du campus. Partout, des étudiants plus ou moins jeunes et plus ou moins prometteurs. Beaucoup étaient des noms inconnus et rares étaient les visages qui lui paraissaient familiers. Camille rentra la tête dans les épaules et se replia sur lui-même. Vêtu ainsi, d'un t-shirt délavé, d'un jean sombre mais impeccablement repassé et d'une écharpe bleue qui rappelait la couleur de ses yeux, le professeur était le symbole-même du paradoxe humain. Une tenue propre et correcte qui supposait une certaine aisance financière mais un comportement craintif avec des petits yeux apeurés par tout ce qu'il leur était donné de rencontrer. Il pouvait se lancer dans de longs monologues capables d'expliquer avec une exactitude effarante les méandres de sa spécialité, déviant parfois sur des sujets voisins comme la psychologie ou la criminologie mais ne pouvait jamais s'empêcher de baisser les yeux, mal à l'aise. Aux yeux du monde université, Camille Hawking était un professeur des plus fascinants que sa timidité excessive et sa maladresse maladive rendait irrémédiablement attachant. Le déguisement parfait.

Comme l'étudiante, torturant sa chevelure brune d'une main pensive, continuait à se montrer curieuse et rebondissait avec l'agilité d'un félin sur son explication, Camille l'invita, d'un geste bref, à rejoindre les portes de l'université tout en échangeant. Prudence faisait preuve d'une vivacité d'esprit qui étonnait le professeur ; dans l'amphithéâtre, ses étudiants étaient nombreux à participer au cours, n'hésitant pas à avancer de nouvelles théories, cherchant parfois à lui ôter le droit d'avoir le dernier mot. Et si, bien souvent, Camille avait réponse à tout, il lui était déjà arrivé de demander grâce pour prendre le temps d'y réfléchir chez lui. Prudence, en revanche, se faisait généralement plus discrète lors d'interventions publique et ses notes, dans une moyenne convenable pour une étudiante en sociologie de deuxième année, laissaient penser qu'elle rejoignait ce groupe rare d'élèves qui travaillaient d'arrache-pied pour obtenir leur semestre. Toutefois, elle lui avait toujours démontré sa volonté en allant à sa rencontre alors qu'il quittait le campus pour lui poser une série de questions. En tant que professeur, il estimait qu'un bel avenir s'offrait à elle. En tant qu'homme, il trouvait particulièrement gênant qu'elle le suive durant plusieurs minutes en jouant ainsi avec ses cheveux noirs. « Et quelle spécialité comptez-vous adopter au prochain semestre ? » s'enquit-il d'une voix intriguée.
La réponse offerte ne lui parvint pas. Inconsciemment, son pas s'était ralenti et l'une de ses mains avait cessé de s'agripper à sa chemise avec tant d'ardeur. Une odeur flottait dans les couloirs spacieux et clairs de l'université. Un parfum délicat, féminin, légèrement fruité qui venait envahir ses narines d'un seul jais. Un parfum qu'il aurait put reconnaître entre mille autre bien qu'il ne l'ai enivré qu'à une seule occasion. Un prénom s'imposa à lui ; prénom qu'il refusa de prononcer. A peine osait-il le souffler. Prudence enchaînait, ne semblant pas remarquer le changement presque imperceptible de son professeur. Bien vite, deux silhouettes se dessinèrent à l'horizon. La première, petite et maigre, pincée dans un trop large costume coûteux, était celle du doyen de l'université. La seconde, féminine et élégante, élancée et tentatrice, appartenait à la dernière personne qu'il aurait soupçonné.
Elle était là.

Accompagné de Prudence, Camille alla à la rencontre du Doyen, Erik Von Schlagger. Déjà, il avait retrouvé toute la neutralité de ses traits. De nouveau, ses doigts s'accrochaient à son sac comme un noyé à la vie et son pas, légèrement hésitant, avait repris son allure peureuse et pressée. « Ha, Mr Hawking ! Je doutais sur votre présence dans notre établissement aujourd'hui mais je suis heureux de vous voir. » Il hocha brièvement la tête avec un faible sourire poli et laissa son regard tomber sur elle. Avant que le doyen n'ait eu le temps de reprendre la parole, le sociologue se tourna vers son élève. « Prudence, peut-être devriez-vous travailler sur votre thèse à la bibliothèque. Ne vous freinez pas de la sorte, la sociologie est une science large avec laquelle il vous ait possible de combiner la psychologie et la criminologie. Voire même l'économie. Vous avez les moyens de réussir mais ne soyez pas un frein pour vous-même. » Courtois, il fit mine de ne pas avoir noté l'éclat de fierté qui alluma le regard de l'étudiante et reporta son entière attention sur son supérieur. « Miss McPherson, je vous présente Camille Hawking, notre brillant professeur de sociologie qui s'attire la sympathie d'un bon nombre d'étudiants comme vous l'aurez remarqué. Camille, voici Aleera McPherson. » Une grimace s'esquissa dans l'esprit de Camille. En dehors de chez lui, il était connu pour être le Professeur Camille G. Hawking, et personne n'était en mesure de mettre un prénom sur le G qui trônait, tel un fier destrier, au milieu de ce patronyme. Peut-être avait-il trop baissé la garde avec Aleera lors de leur précédente rencontre. Il s'était présenté sous son nom le plus souvent usé lorsqu'il était dans son élément, l'incluant sans s'en apercevoir dans son entourage le plus proche.
Plaquant sa chemise contre son torse d'un bras, il tendit la main, attrapa celle de la jeune femme du bout des doigts. Le même courant électrique le traversa. Bien vite, il la relâcha pour qu'elle retrouva sa consœur contre lui. « Miss McPherson est conservatrice au Baltimore Museum of Art, » précisa Erik d'un ton mielleux. Porté par son personnage, Camille ouvrit légèrement les lèvres dans une surprise particulière. Il se reprit, toutefois, s'éclaircissant la gorge et déviant le regard pour ne pas rencontrer celui de la belle. Ses sourcils se froncèrent alors que sa bouche se mouvait en une étrange grimace. « Aleera... N'est-ce pas le nom d'une princesse vampire dans les pays d'Europe de l'Est ? » Hésitants, ses yeux vacillant entre le bleu et le vert s'étaient relevés pour rapidement croiser celui de la jeune femme. En réalité, Camille n'avait que faire de l'origine d'un tel prénom mais il avait pris grand soin de légèrement accentué le rang du supposé vampire. Une subtile remarque pour laisser le souvenir de la rencontre envahir le couloir. « Et que trouve une conservatrice de musée à cette triste université ? » s'enquit-il en tournant, une nouvelle fois, la tête sous le regard amusé du doyen. Il était certain qu'il dévoilait là une toute autre facette de sa fausse personnalité, jouant la maladresse et la timidité de façon exagérée.


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Dernière édition par C. Gabriel Hawking le Jeu 3 Avr - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Sam 22 Fév - 0:43


   
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“You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.”
― Abraham Lincoln



Ses talons hauts claquant en rythme sur le béton armé faisant face à l’entrée de l’immense édifice, Aleera eut un léger sourire nostalgique. Cette bâtisse lui faisait revivre les quelques meilleures souvenirs de sa vie. La fin de l’adolescence et le début du monde adulte. Le moment dans sa courte vie où elle avait décidé quelle profession choisir. Cela avait été la première fois qu’elle avait pris le temps de se poser la question du ‘Que faire pour gagner ma vie’. L’art s’était imposé de lui-même. Elle avait toujours appréciée les jolies choses, les peintures, les sculptures, bref ce qui faisait d’un homme un artiste, voulant faire découvrir le monde aux autres à travers leurs yeux. Pour elle, ils représentaient la liberté d’expression. La blonde avait vécue son enfance à devoir se tenir correctement et ne pas dire ce qu’elle pensait tout haut pour faire bonne impression aux côtés de sa génitrice, elle avait décidé que son futur serait donc contraire à tout ce que sa mère aurait voulu qu’elle fasse. L’art étant l’un des domaines que sa mère trouvait obsolète. Elle voulait une copie conforme d’elle même, qu’elle fasse des études en droit ou politique et Aleera n’entendait pas de cette oreille. La période de rébellion avait commencé. Elle était donc partie à l’étranger, à Paris faire ses études d’histoire de l’art grâce aux bourses qu’elle avait reçue, se coupant totalement du reste. Et au bout de quelques années et de spécialisation dans le domaine de la restauration d’œuvre, l’art n’avait plus aucun secret pour elle. Ainsi que d’autres compétences dont elle ne s’étendra pas.

C’était pour cela qu’aujourd’hui la jeune femme n’était pas au Musée, entourée de peintures de maître comme à son habitude, mais sur un campus d’étudiants. Pour rendre service. Le doyen de l’Université l’avait appelé la semaine passée, semblant un peu nerveux au téléphone, lui demandant si elle pouvait passé. L’un de ses professeurs d’Histoire de l’Art avait eu un empêchement au dernier moment pour l’une des conférences qui avait été planifié depuis des mois pour ses doctorants. Il lui avait été présenté par un ami commun. Très riche, très influant, et qui était amis d’enfance avec le dit-doyen. Et Aleera savait qu’elle ne devait jamais cracher sur ses connexions, surtout quand elle n’avait encore rien demandé. Si elle rendait service maintenant, elle pourrait alors demander quelque chose en retour quand elle en aurait besoin. Il lui était déjà arrivé auparavant de présider ce genre de conférences, ce n’était donc pas quelque chose de nouveau pour elle. De plus, le professeur absent lui avait envoyé toutes les informations dont elle aurait besoin, elle n’avait juste qu’à présenter et répondre aux questions. A l’aise en public comme elle l’était, ça ne devrait pas être une activité bien difficile à effectuer.

« Miss McPherson... Je vous remercie encore pour votre venue. » L’accueilli le doyen en s’approchant à grand pas de d’elle, un sourire de politicien aux lèvres. « Je ne pouvais refuser cette invitation, surtout quand il s’agit d’étendre mon savoir sur mon domaine de prédilection. Et appelez moi Aleera, je vous en prie. » Sourire aux lèvres, aimable et avenante, Aleera jouait sur sa beauté et son coté cultivé. Si elle faisait bien ce travail, elle aurait dans la poche deux personnes sur qui elle pourrait compter en cas de problème. Sa robe noir épousant parfaitement ses formes tout en étant professionnelle, ses cheveux blonds semblant attachés en chignon lâche à la va-vite et laissant échapper quelques mèches, une sacoche contenant ses notes et son ordinateur sous le bras, un café noir dans la même main,  elle ne donnait pas l’impression de posséder un doctorat, mais plus l’air d’une étudiante en fin d’études. D’ailleurs personne ne l’appeler Docteur alors qu’il s’agissait du titre qu’elle avait acquis. Même un jolie minois n’ouvrait pas toutes les portes. « J’espère que vous allez m’aider à naviguer dans ces longs couloirs, je n’arriverai jamais à trouver où je dois me rendre. » Et ils partirent ensemble dans le labyrinthe qui s’offrait devant eux, une conversation banale au bout des lèvres.

Les yeux de la belle se fixèrent autour d’elle, semblant prendre note de tout ce qui l’entourait. Des murs blancs qui longeaient le dédale de couloirs, à certaines salles où les portes ouvertes permettaient de deviner ce qu’il se passait, à certains regards que lui lançaient les étudiants. Pas étonnant, elle avait l’habitude d’attirer les regards d’hommes mûrs, alors ceux sortis de l’adolescence étaient un jeu d’enfant, même sans aucun effort de sa part. La blonde lança quelques sourires polies aux salutations qu’elle recevait quand certains s’arrêtaient pour quelques remarques avec Erik. Quand au détour d’un énième couloir, elle se trouva en face d’un homme qu’elle ne pensait pas revoir de sitôt.  

« Ha, Mr Hawking ! Je doutais sur votre présence dans notre établissement aujourd'hui mais je suis heureux de vous voir. » Gabriel. Gabriel était là. Le Gabriel qui avait fait éclaté en milles morceaux toutes les limites qu’elle s’étaient fixés. C’était lui, sans l’être vraiment. Totalement habillé cette fois contrairement à leur dernière rencontre, un jean sombre, un t-shirt, une écharpe enroulé autour de son cou pâle, il avait l’air presque timide, la tête baissée et les épaules un peu rentré. Au revoir le charisme impressionnant dont il avait fait preuve cette soirée là, il semblait vouloir se fondre dans le paysage, cacher son regard des autres grâce à sa paire de lunettes posait sur le nez. Aleera s’empêcha toute réaction d’étonnement face à l’allure du bellâtre affriolant qui s’était transformé en geek timide. Elle lança un rapide coup d’œil à l’étudiante avec laquelle il était en conversation, ne s’empêchant cette fois-ci d’afficher un léger sourire en coin. Même sous cette forme, il arrivait à attirer la gente féminine dans ses filets, comment elles réagiraient si elles avaient eu le privilège de le voir décontracté en mode dieu grec.

La jeune femme allait ouvrir la bouche pour faire comprendre qu'il était inutile de les présenter quand le doyen prit de nouveau la parole la coupant dans son élan. « Miss McPherson, je vous présente Camille Hawking, notre brillant professeur de sociologie qui s'attire la sympathie d'un bon nombre d'étudiants comme vous l'aurez remarqué. Camille, voici Aleera McPherson. » Camille ? Où était passé Gabriel ? Et puis elle ne l’avait pas vu comme étant professeur. Du tout. A vrai dire en y repensant, elle n’avait pas essayé d’imaginer le jeune homme autre part que dans ce salon peu éclairé à moitié dévêtu. Et en plus de son aspect physique différent, il mettait un point d’honneur à se comporter comme s’ils ne s’étaient jamais rencontré. La rapide poignée de main offerte lui donna un léger goût amer. Aucun frisson cette fois, juste une petite moue désabusée qu’elle afficha le temps d’une seconde sur son visage avant qu’un sourire faux et polie ne vienne se figer sur son visage de porcelaine.

Tout avait été un mensonge. Son nom, son aspect physique, son comportement. Lequel était la vraie personnalité de Gabriel ? Non, pas Gabriel, Camille. Camille devait être le faux, se comporter de manière aussi volage, n’avoir aucune gêne devant le fait d’être peu vêtu, les tentatives de séduction qu’ils avaient échangées... Il était impossible pour un homme timide d’effectué cela avec autant aisance. Et aujourd’hui, le voyant ainsi, elle savait qu’il jouait un rôle. Pourquoi ? Aucune idée, et même si elle était curieuse - qui avait besoin d’une telle couverture ? On ne se réveillait pas un jour, se donnant un rôle à l’extérieur de chez soi pour s’amuser - elle n’allait rien dire. Pour le moment. Même si elle n’aimait pas qu’on joue avec elle sans la prévenir à l’avance.

« Aleera... N'est-ce pas le nom d'une princesse vampire dans les pays d'Europe de l'Est ? » La conservatrice s’empêcha de lui envoyer un regard noir, ne laissant échapper qu’un petit froncement de sourcil désapprobatrice. Il n’avait pas le droit d’utiliser ce surnom, pas dans cette situation. S’il était Camille, professeur de sociologie, elle était Aleera Mcpherson, Conservatrice au Baltimore Museum of Art pour une conférence ici. Et elle lui fit comprendre avec une simple réponse. « Si, mais elle était rousse...» Répondit-elle dans un petit rire qui avait tout d’amusée en passant doucement une main pour remettre en ordre ses cheveux maintenant blonds. Elle n’était pas sa Princesse à ce moment, il n’était pas son Lord. Message envoyé. « Et Camille est aussi un prénom intéressant. » Second message envoyé. Décidemment elle ne pouvait pas le voir en autre chose que Gabriel. Cette soirée avait vraiment été plus marquante qu’elle ne l’avait imaginé. « Et que trouve une conservatrice de musée à cette triste université ? » Il était mignon à jouer les faux timides sous le regard amusé du doyen et des étudiantes qui marchaient autour d’eux mais ralentissant pour entendre tout de même leur conversation, curieux. « Pas d’œuvre d’arts j’en ai peur, je suis juste présente pour remplacer un professeur au pied levé pour une conférence sur l’Histoire de l’Art, Monsieur le Doyen ne pouvait décemment pas laisser ses doctorants devant un tel sujet tout seuls. »

Aleera lui donna un sourire joyeux, semblant contente de pouvoir parler de son domaine avant de détourner ses yeux de jade pour regarder une paires d’étudiants mâles en tenue de sport passant à ses côtés.

 

 

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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mar 25 Fév - 12:24


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ouvoir. Un unique mot qui révélait bien plus qu'il n'en donnait l'air. Il pouvait refléter une aisance dans une domaine, souvent dans la finance, ou une forme de contrôle. Pour Camille, toutes formes du pouvoir étaient d'une importance sans pareille. Talentueux, il détenait toujours une force de dominance sur les autres. Financièrement grâce à l'héritage d'Abraham, toujours maintenu par Jayson ; politiquement grâce aux diverses relations établies par le temps. Mais son autorité, il en jouait lorsqu'il se mettait à l’œuvre. Plus qu'un vulgaire assassin, il exerçait un art véritable et tuer devenait, avec lui, comme une chorégraphie artistique savamment interpréter. Il jonglait avec les armes, n'adoptait aucun modus operandi qui saurait, tôt ou tard, remonter à lui. A peine laissait-il un pétale de rose glisser entre ses longs doigts, marque de la Famille. Seul face à ses proies, il n'était plus un simple bourreau. C'était à lui que revenait le droit de choisir qui pouvait survivre et qui devait succomber sous la noirceur de son âme. Jayson ne faisait pas de cas du nombre de ses victimes ; si Gabriel optait pour tuer l'ensemble de la famille, il le faisait. Sans un état d'âme, sans en éprouver le moindre sentiment. Il était, néanmoins, rare qu'il le fasse. La cible principale restait son unique objectif et le reste de son entourage était bien trop accablé par la peur et le chagrin pour nourrir un besoin de vengeance.
Quoiqu'il arrive, il restait le maître de cérémonie.
Mais pas à cette heure. La Faculté était son terrain de chasse, son domaine, sa propriété. Personne, pas même Jayson, ne s'y aventurait sans qu'il n'en soit informé. Les flics eux-même n'osaient vérifier le campus en cas d'attaque nocturne et se référaient toujours aux deux mafieux, attendant leur aval. Tout le monde le savait. Mais pas Elle. Camille, la tête enfoncée dans les épaules, le torse dissimulé derrière une serviette professionnelle, laissait son regard voguer sur le mur derrière Aleera, rompant l'aimant qui les avait tenus l'un proche de l'autre lors de leur première rencontre. Une entrevue qui avait laissé une marque indélébile dans l'esprit de l'homme. Il ne semblait pas à l'aise, dans ce couloir bondé, faisant face à une créature dont la beauté ne pouvait être nié. Leurs doigts s'étaient à peine toucher lors de la poignée de main qu'il avait imposé mais ses yeux bleus avaient eu le temps de noter une légère moue dans ceux émeraude de la jeune femme. Malgré lui, il esquissa un sourire intérieur. Elle ne paraissait pas apprécier qu'il ait revêtu un rôle et feigne ne pas la connaître. Mais c'était aussi cette lueur d'une seconde qui soufflait à Camille que pour cette seconde confrontation, elle possédait un avantage. Et si elle décidait d'en user, si elle soulignait leur première rencontre, tout son personnage s’effondrerait. Il avait acquis la sympathie et la confiance du Doyen, mais il avait suffisamment jaugé Aleera pour savoir qu'elle pouvait la lui dérober en quelques mots habiles.

Les souvenirs de la seule fois où son chemin avait rencontré celui de la conservatrice lui revinrent en tête. Aussi doux et élégants qu'une mélodie fredonnée, les images caressaient son esprit tendrement, enlaçant et emprisonnant sa tête de réminiscences. Le jeu qui s'était installé entre les deux adultes, la tension qui était montée, le courant électrique et les frissons qu'il n'avait sut réprimander. Et, enfin, le baiser convoité. Comme un joyaux qui avait laissé une empreinte unique et un goût de trop peu sur ses lèvres. Camille, hésitant, reposa le regard sur Aleera, notant toujours la présence de Prudence à ses côtés. Il esquissa un sourire maladroit et timide, avant de baisser les yeux. Les murmures dans le groupe qui s'était lentement formé autour d'eux lui parvenaient, indécis. Aucun ne captait son attention. Il gardait à l'esprit le départ soudain et inattendu d'Aleera, se rappelait du message qui la lui avait dérobée à lui. Il y avait eu son corps chaud contre le sien, son épaule nue qui s'était offerte à lui, ce sourire qui lui avait semblé triste, ces surnoms et une pièce vide. De longues minutes, il était resté en son centre, pensif, sans un mot, sans un bruit. Et puis son regard de glace s'était posé sur le verre de vin que la jeune femme lui avait réclamé. Il s'en était approché, avait fait mine de vouloir l'attraper.
Le professeur de sociologie releva la tête, empêchant in extremis ses sourcils de se froncer. C'est alors qu'il nota qu'Aleera avait abandonné le roux flamboyant pour un blond vénitien. Le roux avait fait ressortir ses yeux, qu'il n'avait sut quitter, le blond, lui, s'accordait avec sa peau opaline dans une harmonie déconcertante. Il n'était pas le seul à avoir changé de déguisement. Camille, acquiesça péniblement en serrant toujours un peu plus sa chemise. « Oui, vous avez raison. Pardonnez ma méprise ignorante, » laissa-t-il tomber au bout de quelques secondes de silence. Mais elle avait déjà repris. Il déglutit et laissa ses joues rosirent légèrement. Sa main droite lâcha sa serviette pour attraper les pans de son écharpe bleue. Il jouait avec quelques instants, laissant son regard sur le tissu qui cachait son cou. Les reproches qu'elle lui adressait, il ne parvenait pas à les comprendre. Elle mettait un terme au jeu qui les avait tant rapproché. Pourquoi ? Elle détenait le pouvoir, pouvait ruiner son entière carrière en quelques secondes et, bien qu'elle paraissait l'avoir noté, elle préférait l'accabler. Ses doigts lâchèrent son écharpe mais il ne remonta pas les yeux. « Oui. Je ne sais pas s'il s'agit d'un clin d’œil à ce peintre, Camille Pissaro, ou si mes parents étaient juste des amateurs d'originalité... » Il toussota légèrement et détourna le regard pour les poser sur les étudiants et les quelques collègues qui les encerclaient.

« Vous n'êtes pas un peu jeune pour remplacer un imminent professeur pour une telle conférence ? » Prudence s'était exprimée d'un ton poli mais Gabriel ne laissa pas trois secondes s'écouler avant de reprendre. « C'est très aimable à vous de rendre un tel service. Peu de vos confrères auraient eu une telle décence. Je dois reconnaître que mes connaissances dans ce domaine sont quelques peu limitées, mais c'est un sujet très intéressant. Êtes-vous spécialisé dans un domaine plus particulier ou une époque, peut-être ? » Du bout du doigt, il repoussa ses lunettes sur le haut de son nez. Un geste voulu maladroit qui se révélait aussi attachant. Un nouveau vent de murmures se porta jusqu'à ses oreilles. Quelques mots s'en détachèrent, compréhensible. Camille tourna légèrement la tête et posa un regard furtif sur le groupe de sportifs qui se poussaient du coude en lorgnant Aleera, non sans gêne. Il retint un sourire gouailleur devant leur attitude principalement guidé par un taux de testostérone trop élevé. L'assassin n'avait jamais porté le moindre intérêt à la gente féminine durant ses années d'études. Pas plus qu'il n'avait trouvé intéressant de participer à toutes les soirées auxquelles Jayson et lui-même avaient tant de fois été conviés. Mais il avait suivit son colocataire, la patte traînante. Et jusqu'à Aleera, il n'avait jamais laissé son regard s'attarder sur quelques formes avenantes.
Que de jeunes louveteaux le fassent n'avait rien d'étonnant.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Dim 2 Mar - 2:05


   
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Camille. Signifiant le Serviteur de l’autel. L’assistant du prêtre romain pendant que celui-ci faisait le sacrifice. Le Bras Droit en résumé.
Gabriel. Signifiant la Force de Dieu. Le Messager. Saint patron des Transmissions Militaires. Le bras gauche de Dieu.

Lequel était le vrai prénom du professeur ? Elle pouvait même douté que l’un ou l’autre soit son réel patronyme à présent que ce petit subterfuge était mis à jour. Quoi qu’il en soit, s’il avait choisit lui même ces prénoms, elle pouvait en venir à une seule et unique conclusion : qu’importe le secret qu’il cachait, cela devait être très très important pour avoir ce genre de prénoms. Ou alors la blonde cherchait un peu trop d’indices là où il n’y en avait pas.

Aleera ne pouvait s’empêcher de distinguer Camille et Gabriel comme deux personnes distinctes. Les instants passaient avec le brun étaient imprégnés dans son esprit au fer rouge. Son physique avantageux, son attitude nonchalante, sûr de lui avaient été attirant. Sa curiosité envers elle, son sens du challenge avaient été amusant. Sa voix grave, son sourire en coin, ses yeux assombris par le désir, le goût de ses lèvres avaient été un véritable paradis.
C’était Gabriel.
La personne en face d’elle, c’était Camille.
Il semblait ne savoir que faire de ses mains, un coup tenant contre lui sa sacoche, puis finalement jouant avec les pans de son écharpe tel un enfant. Ces yeux azurs qu’elle avait tant apprécié à leur dernière rencontre et qui l’avait fixé avec tant d’intensité et de désir, essayaient par tous les moyens d’échapper à son regard. Même sa paire de lunettes qui lui donnait un air de premier de la classe - et qui lui allait à merveille soit dit en passant - agissait comme une barrière. Tout en lui montrait qu’il était mal à l’aise. On avait juste envie de le prendre dans ses bras et de le cajoler tel un petit chiot perdu.

C’était peut être pour cela que la jeune femme pouvait paraître contrariée. Elle ne voulait pas de la personne en face d’elle, qui pouvait se montrer attachant sans aucun doute, elle voulait le bellâtre dont elle avait succomber aux charmes.

La véritable question maintenant était de savoir pourquoi Camille/Gabriel jouer ce rôle. La personnalité de Camille devait être en place depuis un moment si le doyen le connaissait assez bien pour lui parler d’une façon aussi familière. La conservatrice avait déjà effectué de genre de travail en sous-marin, généralement pour obtenir des informations sur tel endroit, se rapprocher de quelqu’un pour un objet en particulier. Il ne devait pas être dans le même domaine qu’Aleera sinon elle en aurait entendu parlé. Même vaguement. Alors qui était-il réellement.

« Vous n'êtes pas un peu jeune pour remplacer un imminent professeur pour une telle conférence ? »


La conservatrice haussa un sourcil face à la question de l’étudiante. Son ton avait été polie mais elle pouvait sentir une once d’hostilité sous jacent. Une attitude presque possessive. Prudence - son nom d’après ce qu’elle avait compris - semblait très attaché à son professeur de sociologie. Professeur Hawking, même s’il ne donnait pas l’aspect d’un Don Juan semblait tout de même recueillir de fidèles admiratrices. L’ironie. Si elles avaient une idée des capacités de séductions de leur aimable professeur comme elle en avait eut l’occasion. A cette simple pensée, la blonde passa rapidement sa langue sur sa lèvre inférieure comme pour essayer de se souvenir de leur baiser échangé. Son regard de jade se porta quelques secondes sur Ca... Ga... lui, un léger rictus apparaissant sur ses lèvres pulpeuses, voulant lui transmettre son amusement.

« C'est très aimable à vous de rendre un tel service. Peu de vos confrères auraient eu une telle décence. Je dois reconnaître que mes connaissances dans ce domaine sont quelques peu limitées, mais c'est un sujet très intéressant. Êtes-vous spécialisé dans un domaine plus particulier ou une époque, peut-être ? »


Ah. Il lui avait coupé l'herbe sous le pied, Aleera n'eut pas le temps de répondre d'un ton légèrement condescendent à la petite étudiante. Elle aurait aimé lui répondre qu’on ne l’aurait pas appelé si elle n’était pas capable de tenir cette conférence, lui rappelait qu’elle était conservatrice dans un grand musée d’art et qu’on n’obtient pas cette position en claquant des doigts. Bref, cela était inutile maintenant. En y réfléchissant, le fait que Gabriel - oui ça sera finalement Gabriel pour elle - reprenne le contrôle de la conversation était mieux. Professeur Hawking aimait-il parlé avec de total inconnu d’habitude malgré sa timidité maladive ou n’agissait-il ainsi que pour elle ? Elle aimait pensé à la dernière solution.

« J’aime rendre service. » Répondit-elle d'un ton pouvant laissant sous entendre plusieurs choses si on y prêter attention. Rendre service était son travail. C'était mieux d'appeler son second emploi ainsi. « Mon domaine d’expertise est plutôt vaste, c’est pour cela que le Baltimore Museum of Art m’a épié pendant des années avant que je finisses par aller travailler pour eux. » Finit-elle lançant un regard à Prudence comme pour répondre à sa question précédente. « Mon domaine de prédilection reste les Peintres Impressionnistes tout de même. Dont faisait partie Camille Pissaro par ailleurs. J’aime à penser que ce n’était le fait de finir mes études à Paris - berceau de l’impressionisme - qui m’a valu cette passion ou le fait qu’il s’agit du premier mouvement artistique brisant toutes les règles établis par les académistes - sans vouloir vous offensez Erik » Lança-t-elle en riant légèrement. « Mais pour les magnifiques tableaux de Maîtres que tant de peintres de ce mouvement ont créer et qui sont aujourd’hui les plus aimés et ceux qui nous fascinent le plus. »

Son ton avait été enthousiaste. Il ne fallait absolument pas quand la lancer dans son domaine de prédilection ou elle pourrait ne jamais s’arrêter de parler. C’était plus fort qu’elle. Elle ne pouvait s’en empêcher. C’était comme quand elle tombait sur un bijou, ou un tableau d’une valeur inestimable. Il fallait qu’elle mette la main dessus. Par envie de posséder quelque chose d’aussi extraordinaire. Cela lui donnait une imagination débordante pour l’acquérir par tous les moyens. Voilà pourquoi la blonde était douée aussi pour son second travail.

« Désolé ce n’était pas dans mes intentions d’être aussi... expansive. » Commenta-t-elle rapidemment semblant un peu gênée par son propre enthousiasme.

Au moins ça avait eu le mérite de commencer une discussion d’apparence banale entre elle et lui. Aleera le regardait toujours du coin de l’œil, un sourire aux lèvres. Peut être que ce n’était pas si mal que ça de pouvoir parler avec lui comme une personne normale. Le fait qu’il y ai d’autres personnes présentes ne permettaient pas de contacts directs et physiques. Elle pourrait donc essayer de le faire parler plus librement. Enfin aussi librement qu’il puisse l’être pour quelqu’un sous couverture.

« La sociologie est aussi un domaine intéressant. Puis-je vous demander sur quel paradigme vous vous positionnez ? Holistique ou atomistique ? »

Oui, la blonde essayait de paraître très cultivée, et elle venait de sortir les restes de ses cours de sociologie qu’elle avait eut il y a tellement longtemps. Ça peut paraître impressionnant de connaître cela pour quelqu’un qui n’a rien à voir dans ce domaine. La blonde allait faire une autre remarque quand quelqu’un la bouscula violemment par derrière, la projetant en avant. Cette action soudaine eu pour conséquence de failli faire tomber son ordinateur et ses notes de sous son bras, et de presque tomber directement dans les bras de Gabriel... Si elle n’avait pas encore son café en main. Qui était maintenant renversé. Barbouillant presque artistiquement le T-shirt du timide professeur Hawking. Aleera n’empêcha pas un petit sourire amusé face à cette scène sorti tout droit d’un mauvais film romantique...


 

 

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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mar 11 Mar - 13:07


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es regards étaient rivés sur eux. Intrigués, curieux, fascinés. Erik lui-même laissait son regard balancer d'Aleera à Camille, s'amusant de cet invisible lien qui semblait les guider. Le professeur rentra encore un peu plus la tête dans les épaules. Il avait lu dans les yeux verts de la jeune femme un sentiment qu'il ne parvenait à déchiffrer, ni à comprendre. Elle ne semblait guère apprécier s'être laisser prendre au dépourvu ; lui non plus. Les yeux baissés, admirant successivement le sol et les chaussures des uns et des autres, puis les relevant, le temps d'une fraction de seconde, pour les poser sur le murs en face de lui, il laissa ses dents mordre sa lèvre inférieure. Un rôle appris à la perfection ; Camille n'existait guère et pourtant, il était capable de deviner chacune de ses réactions. Jamais, il ne s'énervait, jamais, il n'élevait la voix. Toujours, il courbait le dos et laissait ses collègues parler. Mais sa timidité excessive renfermait une curiosité enfantine avec laquelle le tueur à gage aimait jouer. Qu'il était plaisant de marmonner du bout des lèvres quelques questions intéressées en détournant le regard. Qu'il était amusant de lire l'attendrissement dans le regard des interlocuteurs qui, toujours, se prenaient d'affection pour ce grand gaillard maladroit. Le jeu était toujours des plus fascinants.
Mais pas face à elle.
Ses doigts se raffermirent autour de son sac de cours ; il tordit sa bouche en une moue adorable. La question de Prudence vint le prendre au dépourvu. Une nouvelle fois. Sans bouger la tête, il posa ses yeux magnétiques sur la conservatrice, guettant une réaction. Le ton poli mais suffisant de la jeune étudiante n'avait pas paru la froisser. Il laissa son regard s'attarder sur cette peau opaline et chaude qu'il avait apprécié caresser et goûter, descendit son regard jusqu'à ces lèvres pulpeuses qui, toujours rougies par quelques maquillages, semblait l'appeler. Il faillit lâcher sa serviette en voyant le bout de la langue d'Aleera passer sur ses lèvres. Il colla encore un peu plus la sacoche contre son torse maigre sans baisser le regard. Était-ce là une attaque ? Une provocation ? Il s'empêcha de froncer les sourcils, tâchant de suivre le fil des pensées de la princesse. Sans y parvenir. Toutefois, il nota son rictus amusé et il dévia les yeux. Si Gabriel aurait volontiers rejoint la danse pour gagner ce nouveau duel, Camille, lui, préférait rougir de ce geste sensuel.

Jamais il n'aurait pensé qu'elle se serait lancé avec tant d'enthousiasme dans sa réponse. Loin d'être déstabiliser ou agacée, elle avait parut émerveillée et fascinée par ses propres propos. Le professeur acquiesçait de temps en temps, lâcha sa chemise d'une main pour se gratter derrière l'oreille nerveusement avant d'écouter. L'image d'Aleera parlant à cœur ouvert de sa passion véritable lui rappelait l'ardeur qu'elle avait mis dans l'inspection du diamant de Chah. Et si, la première fois, il s'était révélé admiratif, cette fois-ci, il gardait une attitude plus posé et plus froide. Le pouvoir de séduction de la belle avait déjà opéré, il en connaissait l'étendu. Et il ne ferait plus l'erreur de la sous-estimer.
Il eut un geste, comme la rassurer sur le débit de ses paroles. Il comprenait. Feignait, du moins. Erik prit la parole, vantant un peu plus les mérites et la pureté de la jeune femme. Camille lui lança un regard en biais ; si le Doyen n'avait jamais agit ainsi avec tous ses collègues pour se faire bien voir, il aurait presque pu jurer qu'il voulait impression la conservatrice. « Je trouve, au contraire, tout à fait fascinant que vous parliez aussi librement de votre métier. On sent que vous êtes réellement passionnée par ce domaine-là. Loin de moi l'envie de dénigrer mon collègue, mais je pense que nos étudiants n'ont aucune crainte à se faire quant à l'enrichissement que leur apportera votre conférence. » Et la balle lui fut renvoyée. Le professeur releva la tête, croisant le regard de la jeune femme avec un étonnement feint. Il leva la main pour se gratter la nuque maladroitement, l'air gêné. La sociologie était une vaste étude et plus de dix ans n'avaient suffit à lui ouvrir toutes les portes de ce domaine. Quelques portes restaient scellées et l'étude des êtres humains devenait au centre de son intérêt. Mais la question d'Aleera était intéressante. Se positionner grâce à un paradigme revenait, en quelque sorte, à le situer, lui, dans la société dans laquelle il vivait. Le tueur à gage laissa son regard survolé le groupe d'étudiants et des professeurs qui les entourait. Sa réponse se faisait attendre. « Il m'est difficile de vous répondre. Je ne pense pas qu'il soit possible d'ainsi catégoriser la société dans laquelle nous vivons. D'autant plus que la société évolue et les sociologues n'ont pas la même vision du monde que nous autres. Mais je ne vous cacherai pas que je me retrouvais davantage dans les propos de Max Weber, car je préfère mettre les hommes, en tant qu'individus, au centre de mes recherches plutôt que la société. Sans l'homme, la société ne serait pas. Du moi... » Une brûlure au niveau de son abdomen le coupa dans son élan. Il baissa la tête et constata avec effroi que son t-shirt était entièrement imbibé de café chaud. Et sa chemise était fichue. Gabriel releva la tête, ignora le sourire en coin d'Aleera et s'empêcha qu'à la dernière seconde de foudroyer l'étudiant en tenue de sport qui se tenait derrière la jeune femme. Le Doyen fut le premier à réagir, s'excusant auprès de la conservatrice et du professeur à tour de rôle, demandant expressément aux étudiants de s'éloigner. Camille profita du mouvement de la foule pour retrouver l'entier contrôle de lui-même. « Je crains que ceci soit le terme d'une discussion passionnante. Si vous voulez bien m'excuser, je vais... Nettoyer ceci. »

Ses pas, petits et rapides le menèrent jusqu'à l'amphithéâtre où il donnait ses cours. Vide. Le professeur laissa un grognement lui échapper. Il perdait le contrôle des événements, et cela n'engageait rien de bon. De nouveau, ses yeux clairs s'attardèrent sur son t-shirt. Lentement, il s'avança jusqu'à son bureau, jeta la serviette nonchalamment. Son cours, effacé par une flaque de café noir, ne lui servirait pas pour cette fois-ci. Il resta un instant ainsi, sans bouger, laissant le liquide lui donner l'impression de lui brûler la peau. Mais il ne le sentait pas. Pratiquement pas. Du bout des doigts, il souleva son haut, alourdit par la charge de la boisson caféïnée et l'enleva. L'effort lui tira une grimace. Son épaule le lançait suite à une confrontation avec un videur qui avait posé la main sur Jayson. L'homme, de sa taille mais avec vingt kilos de plus, lui avait pratiquement déboîtée l'épaule et si Gabriel n'en avait rien laissé paraître, il sentait ses muscles souffrir. Après avoir déposé le t-shirt sur le dossier de sa chaise, il passa une main sur son épaule endolorie, la massa brièvement.
Une porte s'ouvrit et Gabriel tendit la main. Chaque professeur possédait une porte donnant sur un local exiguë contenant un lavabo et un canapé. Sans doute le Doyen les prenait-il pour des acharnés qui aimaient dormir sur leur lieu de travail. Il s'avança. La méticulosité de son supérieur avait, toutefois, du bon. Même s'il n'en trouvait pas l'utilité, le confort de son immense villa lui suffisait amplement, il avait au moins eu l'intelligence de laisser quelques vêtements de rechange sur les conseils avisés d'Erik. Ses doigts se refermèrent sur un sac qu'il ouvrit rapidement pour en tirer une serviette blanche et une chemise à carreaux bleue et grise. Délaissant le vêtement quelques secondes dans un coin du sofa, il s'épongea le torse lentement, laissant parfois ses doigts courir sur les restes des stigmates qui décoraient son torse livide.
Il releva la tête, entendant quelques bruits de pas qui semblaient provenir de la pièce voisine. A moins que ce ne soit dans le couloir. Guère inquiet, Gabriel regarda sa montre un instant. Il était trop tôt pour que ce soit son premier cours de la journée, mais il devait rester prudent. Du bout du pied, il écarta la porte et se plaça dans l'encadrement pour observer cet intrus indésirable du coin de l’œil.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Sam 15 Mar - 19:35


   
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― Abraham Lincoln



Aleera était tout à fait son élément. Entourée par de nombreuses personnes qui semblaient curieux envers elle, mais aussi admirant ses courbes généreuses qu’elle ne dissimulait pas. Sa technique était vieille comme le monde. N’importe quelle femme a au moins utilisé de ses charmes une fois dans sa vie. Certaines parce qu’elle n’avait que ça comme atout dans leur manche. La blonde, elle avait aussi une certaine intelligence et se plaisait à croire que la nature avait bien fait les choses dans son cas.

Son yeux de jade regardait autour d’elle, lançant quelques sourires polis aux étudiants qui croisaient son regard. Si seulement il savait ce qu’elle cachait vraiment sous ses traits de poupée de pocelaine. De toute façon elle ne s’intéressait pas du tout à eux pour deux simples raisons : aucun bénéfice pour elle de prendre le temps de leur parler : ils étaient étudiants, qu’est ce qu’ils pourraient bien lui apportait comme contact ? Sauf si bien évidemment papa et maman avaient dans leur maison quelque chose qui valait la peine de retenir son attention. Après elle aurait très bien pu les utiliser en tant que Boy toy, mais là encore, ses goûts avaient évolués. S’ils avaient peut être l’endurance dû à leurs âges, ils devaient être court au niveau de la technique. Et puis en y repensant elle pourrait presque avoir l’âge de leur mère. Presque. Sans oublier que l’homme qui avait retenu son attention depuis peu se trouver face à elle.
Alors non, elle ne flirtait pas avec son entourage comme à son habitude, la conservatrice était en mode professeur accueillante.

Gabriel semblait dans son personnage lui aussi. Le professeur timide et mal à l’aise en société, c’était tellement mignon qu’elle aurait presque envie de lui pincer les deux joues en faisant des ‘gouzis gouzis’. Son masque était parfait, personne ne pouvait penser à sa vraie nature, qui échappait aussi à la blonde. Le mystère concernant le pourquoi de tout ce jeu était intriguant. Et Aleera aimait les défis. En jouant bien ses cartes, elle pourrait deviner ce qui cache derrière le beau Gabriel Hawking. La partie risquait cependant d’être serrer.

La blonde ne fit que sourire aimablement au Doyen quand celui-ci vanta ses mérites. Elle n’avait pas besoin de publicité, mais elle se doutait que c’était surtout une chance pour Erik de montrer son importance. L’homme avait toujours était un brin arrogant et cajoleur pour obtenir des subventions auprès de ceux qui avaient de l’argent. S’il croyait qu’elle allait faire de ses richesses, il se mettait le doigt dans l’oeil, le seul fait d’avoir répondu à son appel désespéré devrait lui être suffisant. Mais ça, bien entendu, elle ne le dit pas à voix haute.

Son café était maintenant répandu en une tâche informe sur la chemise du brun, moulant parfaitement son torse. Si elle ne l’avait pas fait exprès - une fois n’est pas coutume on l’avait vraiment bousculé - elle aurait pû songer à ce stratagème pour avoir l’honneur de voir ce spectacle. Erik s’excusa de ce geste alors qu’il n’y était pour rien et fit évacuer tout le monde, laissant l’occasion au professeur de sociologie de prendre congé. La blonde empêcha un petit soupir déçue pour demander au doyen s’il avait une salle de repos ou une salle d’eau pour pouvoir effacer les quelques tâches de café qui avait réussi à trouver son chemin sur sa son propre haut heureusement sombre, et sur sa sacoche. Rapidemment, il l’emmena de nouveau dans un dédale de couloirs, se confondant encore en excuse sur le chemin, et lui montra d’un signe de main ample le fond du couloir avant de partir précipitamment en regardnt l’heure à sa fausse montre Rolex.

Poussant un petit soupir, Aleera marcha dans la direction donnée pour voir... plusieurs portes fermées. C’était bien sa veine. Retenant une nouvelle fois un soupir face à la situation, elle entreprit d’ouvrir une à une discrètement chacune des portes pour découvrir ce qu’elle cherchait. Un placard de maintenance. Une porte fermée à clé. Une autre porte fermée à clé. Une petite pièce contenant d’innombrables ramettes de feuilles en papier. Tient une autre porte fermée à clé. La conservatrice ne s’empêcha pas cette fois-ci d’éprouver son sentiment d’impatience en tapant avec sa main d’un coup sec sur la dernière porte fermée.

« Y’a des jours où tu as de la chance ma chère, d’autres où tu as tout qui joue contre toi. » Murmura-t-elle pour elle même avant de s’adosser à la-dite porte, laissant tomber négligemment sa sacoche. « La prochaine fois, il se démerdera tout seul avec son cours.» Finit-elle exaspérée, laissant tomber toute finesse et bienséance dont elle avait utilisé auparavant.

C’était comme ça avec Aleera, elle devenait vulgaire quand elle était fatiguée, en colère ou que quelque chose qu’elle avait prévu se passait mal. Peu de personne pouvait avoir eu l’immense honneur de voir la jeune femme jurait sans retenue. Prenant une grande respiration pour se calmer et reprendre ses esprits, elle se pencha pour reprendre sa sacoche au sol, avant de se redresser brusquement en entendant une porte s’ouvrir doucement. Son regard tomba sur la porte à peine entrouverte laissant cependant apercevoir des yeux aciers qu’elle reconnaîtrait entre milles.

« Tiens donc mais qui voilà. Ne serait-ce pas Monsieur Camille ?»
Demanda-t-elle en accentuant bien le nom avec lequel on l’avait présenté, un léger sourire aux lèvres qui sonnait faux - elle le savait et ne le cachait pas - avant que ses yeux d’émeraude aperçurent le fait qu’il avait déjà retiré son haut sûrement pour le changer, lui faisant soulever un sourcil, vraiment amusé cette fois. « Faut-il toujours qu’on se rencontre quand vous êtes à moitié dénudé My Lord Professeur ? »

 

 


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mar 1 Avr - 16:04


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ien n’aurait dû venir perturber cette journée. Ni personne. Elle s’était annoncée comme un jour nouveau ancré dans une monotonie devenue soporifique. Le même chemin parcourut, la même terre foulée et les mêmes têtes croisées. Aucune différence lorsqu’il comparait cette matinée à la veille ou à la semaine précédente. Lui qui, d’ordinaire, restait sur ses gardes, avait laissé la surprise et l’imprévu la prendre au dépourvu. Un imprévu délicieux au regard et toujours plaisant mais qui rendait sa couverture plus fragile qu’à l’accoutumée. Dès l’instant où sa silhouette élancée s’était découpée, Camille aurait dû se douter que la journée ne pouvait plus se transformer en une simple matinée de cours et qu’il allait, comme la dernière fois qu’il l’avait rencontrée, perdre le contrôle. N’était-ce pas ce qu’elle faisait de mieux ? Loin de le rendre vulnérable, elle le déstabilisait suffisamment pour qu’il sente le visage du professeur de sociologie se fendre une première fois. Sa présence sur son territoire était le simple fruit du hasard mais il était certain qu’elle n’appréciait guère plus que lui cette surprise. Et voilà qu’il finissait par s’enfermer dans son amphithéâtre, le torse éclaboussé par un café chaud. Loin d’éprouver une quelconque douleur, Camille ne cachait pas son agacement.
Debout, seul, il constatait l’étendue des dégâts d’un œil observateur, tâtant son torse d’une main experte. Ses doigts glissèrent sur la flaque légèrement foncée alors qu’il levait la serviette précédemment attrapée pour s’éponger le torse. Son geste connut une fin prématurée alors qu’il lui semblait reconnaître le bruit de pas. Discrètement, il avait lancé un regard suspicieux avant de se détendre. Peut-être même esquissa-t-il un fin sourire moqueur alors qu’il quittait la petite salle d’eau pour avancer au centre de la pièce, face à Aleera. Toujours elle. Il n’était guère plus surpris que cela et il n’eut pas la décence de couvrir son torse d’albâtre. Ses lèvres laissèrent retomber le fin sourire mais ses yeux gris, eux, ne perdirent guère de leur éclat amusé alors qu’elle insistait sur son prénom. Il s’arrêta à hauteur du bureau, laissant la table faire office d’obstacle entre eux. Gabriel connaissait son adversaire, s’il était seulement pensable de parler de la conservatrice en de tels termes, et il n’avait guère l’intention de la laisser prendre les rênes. Une nouvelle fois.  Il ne répondit pas, laissant un long silence prendre ses aises entre eux. Son regard de glace rivé sur le visage de porcelaine de la jeune femme, il se contentait d’observer. Finalement, au terme de longues minutes, il reposa délicatement la serviette sur un coin de son bureau, sans la lâcher des yeux et ses lèvres s’entrouvrir légèrement. « Il semblerait donc que je sois votre Lord uniquement lorsque vous le souhaitez… » commença-t-il avant de laisser sa phrase s’éteindre. « Il est dommage que ma Princesse eût été rousse, dans ce cas. » Il tourna légèrement la tête, laissant ses yeux survoler le tableau noir. Il aurait pu nier être son Lord, à l’instar d’Aleera plus tôt, tout comme il aurait pu répliquer sur sa véritable identité. Mais il ne le désirait pas.

Toujours torse nu, toujours droit, Gabriel nota les tâches de café qui décoraient la robe de la jeune conservatrice. Sans mot dire, les prémices d’un sourire moqueur effleurèrent ses lèvres avant de disparaître. Il était probablement enfantin de se délecter à l’idée qu’il n’ait pas été le seul à recevoir de la boisson et à se retrouver dans une situation plus ou moins embarrassante. Le professeur de sociologie remonta son regard, croisa les yeux verts vifs de la jeune femme avant qu’il ne se penche légèrement pour attraper la serviette. Lentement, il fit demi-tour, retourna dans le local exigu. Peut-être Aleera lui répondit-elle, il n’entendit pas. Sa main plongea dans son sac toujours ouvert et il en tira une nouvelle serviette qu’il garda dans ses mains une envolée de secondes avant d’aller rejoindre la belle princesse. Il sembla marquer une courte hésitation en retrouvant son poste derrière le bureau avant de le contourner. La distance ne devenait plus un obstacle et il ne pourrait plus user de l’objet pour s’interposer entre eux. De sa démarche assurée et silencieuse, il s’approcha de la jeune femme. Il ne ralentit qu’à quelques pas. Derrière ses lunettes et au fond de ses yeux gris restaient imperturbables, sans vie. Camille releva le bras, le tendit et appliqua la serviette avec douceur sur la clavicule opaline de la jeune femme. Alors que sa droiture et son visage ne semblaient rien exprimer, ses gestes eux, étaient animés par une tendresse et une délicatesse impossible à soupçonner pour le tueur à gage. Il pencha légèrement la tête, avança d’un nouveau pas sans s’arrêter.
« Il est certain que si ma Princesse s’était tenue là, il m’aurait été impossible de nous mettre sur un pied d’égalité… » Sa phrase s’éteignit lentement alors que sa main libre allait se glisser dans le dos d’Aleera. La respiration régulière et légère, ses doigts rencontrèrent la fermeture éclair qu’il commença à lentement défait avant de la laisser en suspens. Ses yeux d’un bleu profond toujours rivés sur le visage de la conservatrice, il profita du relâchement pour descendre légèrement la serviette et continuer d’éponger le café d’une main douce.
Le jeu avait repris. Il l’avait décidé sans attendre une réaction de la part de sa charmante interlocutrice. Elle avait semblé contrariée lorsqu’Erik les avait aimablement présentés et, maintenant qu’ils étaient, de nouveau, seuls, elle acceptait l’emploi des surnoms qu’ils s’étaient attribué. S’il niait, ce n’était que pour mieux s’en amuser. Ses doigts desserrèrent légèrement la serviette tout en continuant de lui faire dessiner quelques arabesques sur la peau blanche de la jeune femme. Ses yeux descendirent s’attarder sur les lèvres pulpeuses d’Aleera un court instant alors qu’il attrapait la fermeture entre deux doigts pour lui faire continuer sa course lentement. Guère plus d’un ou deux centimètres. Juste assez pour qu’il puisse essuyer le café qui s’était déversé sur le haut de la poitrine de la conservatrice. Ses gestes pouvaient paraître déplacer, vulgaires mais il y allait avec tendresse et savoir-faire. Son propre accoutrement ne le gênait pas et après la scène qui s’était déroulé dans le salon des Hawking, il doutât que la conservatrice le repousse véritablement.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mer 2 Avr - 0:19


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« Il semblerait donc que je sois votre Lord uniquement lorsque vous le souhaitez…»


« Je pense avoir le droit de l’utiliser comme je l’entends...» Répondit-elle avec un léger sourire, semblant sous entendre que personne n’a autorité sur elle pour la forcer à dire autre chose que le fond de sa pensée. « A moins que vous avez d’autres personnes dans votre entourage qui ai priorité pour l’employer... Dois-je vous appeler Professeur Hawking dans ce cas ? Camille ? Gabriel ? »

Aleera avait un tempérament qui retombait rapidement dans l’adolescence quand il s’agissait de ce genre de choses. C’était comme si elle s’accrochait à son jouet préféré et ne voulait pas le prêter à un camarade sous aucun prétexte. Sa possession. Il lui appartenait même s’il ne le savait pas encore. L’idée même que quelqu’un soit aussi proche de ce qu’elle considérait comme SON Gabriel lui était bien insupportable. La jalousie était un trait dévastateur bien que la blonde savait le cacher dans sa vie de tous les jours. Combien de fois avait-elle voulu un tableau et que ses charmes et arguments n’avaient pas réussit à l’obtenir ? Idem pour d’autres artéfacts. C’était rare que cela arrivait pour des humains. Trouver quelqu’un à la hauteur de son physique et de son intellect ne se croisait pas à tous les coins de rues. Et l’aura mystérieuse que dégageait le bellâtre, ainsi que les secrets qu’il gardait précieusement ne faisaient qu’ajouter son envie de le posséder.

« Il est dommage que ma Princesse eût été rousse, dans ce cas. »

La conservatrice haussa un sourcil, amusée, se demandant s’il entendait qu’elle était moins attirante maintenant que sa chevelure ne soit plus rousse flamboyante mais blond, presque vénitien, sa couleur naturelle. Le parfait stéréotype de la blonde belle et sexy. Cela s’arrêtait là pour le cliché car elle était tout sauf diminuée en ce qui concerne ses capacités intellectuelles.

« Même s’il ne s’agissait que d’un subterfuge ? La couleur de cheveux de votre Princesse importe-t-elle vraiment ? »

Ses yeux de jade tombèrent à nouveau sur le torse translucide de son interlocuteur, comme aimanté malgré elle. Il lui était impossible de résister à la vue qui lui était offerte, et personne ne pouvait la blâmer pour cela. Ce n’était pas comme s’il devait à nouveau jouer le professeur timide. En parlant de ça, Aleera ne savait toujours pas pourquoi il avait choisit de se comporter ainsi. Rien que le fait de le découvrir en tant que professeur d’Université avait été une totale surprise. Ils n’avaient pas parler du métier qu’il faisait à leur dernière rencontre - leurs pensées accaparaient par des choses beaucoup plus importantes - mais cela ne cadrait pas avec ce qu’elle savait sur Jayson. Enfin le peu qu’elle savait de lui. Et être colocataire avec un professeur n’entrait pas dans le moule. Un mystère a éclaircir donc. Mais pas maintenant. Maintenant la vue dénudée de apollon à porter de mains lui importait plus.

Elle n’eut pas le temps de faire une autre remarque que celui-ci était parti, la rendant perplexe. Ne voulait-il plus jouer avec elle ? La réponse arriva rapidement avec le retour de Gabriel, une autre serviette en main. A cette vue, elle eut une moue approbatrice, semblant satisfaite de son initiative et du caractère gentleman de ce geste.  Et alors qu’elle allait tendre la main pour prendre la serviette, il effaça la distance qu’il s’était imposé de lui-même pour s’approcher presque de manière féline vers elle. Son cœur manqua un battement bien qu’elle ne l’avouerait jamais. Il semblait faire cela à la proximité du corps chaud de Gabriel. Un automatisme qui lui fit un peu peur. Elle était maître de ses émotions et de son corps. Et celui-ci semblait n’en faire qu’à sa tête quand il s’agissait de lui. Et maintenant il prenait soin d’effacer les dégâts qu’elle avait causé quelques instants plus tôt, lui faisait pousser un petit soupir malgré elle. Leur jeu commença à nouveau. Un jeu qu’elle appréciait même si à la fin elle se trouverait être la perdante. Son regard se posa sur les yeux gris de son Lord, ne bougeant pas, se laissant faire avec délice. Elle avait presque l’impression d’être une reine, choyée par son petit personnel. Le laissant continuer sa besogne, son bras se leva au niveau du visage de Gabriel, ne le touchant pas. le bout de ses doigts se posèrent sur l’une des branches de sa paire de lunettes pour lui retirer. Elle voulait voir et déduire toutes les réactions qu’il pourrait avoir sans cette barrière. Et cacher d’aussi beaux yeux bleus ou gris selon son humeur, était pour elle un véritable sacrilège.

Il était proche, trop proche. Elle ne s’était pas mise en condition pour cela en venant aider le doyen pur une conférence. Pas comme la dernière fois où elle s’était mise en tête de séduire un peu Jayson. Là, elle avait mis en place son masque de conservatrice, érudit d’art. Faire le changement et redevenir la femme aguichante lui prendrait quelques instants. Aleera eut un petit raclement de gorge quand elle sentir la main chaude de Gabriel dans son dos, semblant jouer avec la fermeture éclair de sa robe. De légers frissons lui parcouru le corps, frissons exacerbés par l’odeur musqué qu’il dégageait et qui lui rappelait de plaisants souvenirs. Elle ferma quelques instants les yeux, ne remarquant pas le regard qu’il lança sur ses lèvres fines maintenant entrouvertes. Bien que ce ne soit pas le moment pour cela, et que cela pourrait paraître indécent voir déplacé, la blonde ne fit rien pour l’arrêter. Parce qu’elle savait très bien qu’il s’arrêterait de lui-même s’il voyait un malaise de sa part. Parce qu’elle n’en avait pas envie aussi. Ses émeraudes s’ouvrirent de nouveau, sa tête se pencha lui dévoilant son cou pâle telle une invitation comme la dernière fois, un petit rire murmuré fit irruption dans le silence presque érotique de la scène.

« Vous semblez bien téméraire mon cher... »

Elle ne fit aucun geste pour s’éloigner, et entreprit même de s’avancer un peu plus dans la bulle personnelle du brun. S’il l’était, il n’y avait aucune raison pour qu’elle ne le soit pas à son tour. Ses mains attrapèrent l’autre serviette délaissée sur le bureau et entreprit de nettoyer les quelques traces de café que Gabriel avait encore sur son torse parfait. Le bout de ses doigts frôlèrent la légère brulure qu’il ornait au niveau de son pectoraux, s’attardant un peu à ce niveau avant qu’elle ne descende au niveau de la ceinture celui-ci, le liquide brûlant étant tombé jusque là. C’était devenu presque obscène. Mais s’il jouait à celui qui craquerait en premier, ou celui qui arrêterait le jeu, ce ne sera pas elle. Au pire ils perdraient tous les deux, comme la dernière fois. Quelle merveilleuse perte ça avait été. Il se passerait quoi si elle gagnait ? A cette seule pensée, Aleera ne s’empêcha pas de se mordiller légèrement la lèvre inférieure. Oui, elle aimerait une récompense si elle gagnait leur petit jeu.

« Je me demande bien de ce que penserait l’innocente et naïve petite Prudence, si elle vous voyez ainsi My Lord... Elle semble vraiment vous appréciez. Vous devez être un excellent professeur... » Murmura-t-elle amusée à son oreille, ses mains toujours en activé.



 


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Jeu 3 Avr - 21:13


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’amusement lisible sur son visage semblait être le pur reflet de la flamme discrète qui éclairait l’abîme de son regard givré. Il était étrange de souvenir que leurs chemins ne s’étaient croisés qu’une seule fois tant ils semblaient partager. Un brin de complicité, peut-être, mais surtout des instants uniques et singuliers. Peu importe que le monde les voie comme un timide professeur et une conservatrice professionnelle ; ils se possédaient, détenaient cette alchimie rare qui semblait les lier par-delà le temps. Ainsi Gabriel s’amusait-il d’entendre, de nouveau, le surnom que la belle lui avait trouvé. Il était vrai qu’elle marquait un point ; bien que les circonstances soit presqu’aux antipodes de leur précédente rencontre, la situation était presque similaire. Ensemble, encore. Lui, toujours vêtu d’un appareil simple. Elle, si tentatrice. Légèrement rancunière, semblait-il, aussi. Le tueur à gage, toujours parfaitement droit, eut un sourire à la question. Sa Princesse ne semblait guère apprécier l’idée de ne pas avoir pu suivre son identité. Il laissa un blanc s’installer, se délectant de l’effet que cela pouvait avoir sur la belle conservatrice. Profitant du silence, le tueur à gage scruta le visage de la jeune femme sans perdre son sourire en coin. Finalement, il inspira. Il avait choisi. « Professeur Camille G. Hawking, en réalité, serait plus approprié, bien qu’un peu long. Du reste, une Princesse est, en effet, libre de ses mots… Et jamais un titre n’a paru aussi important que lorsqu’il est dit de la bouche d’une aussi belle personne. » Il marqua une pause, tournant légèrement la tête. Comme s’il tenait à ménager un peu de suspens. Comme s’il attendait que la jeune femme qui lui faisait face prononce l’évidence à sa place. « Il va s’en dire que le G est pour Gabriel même s’il n’est pas rare que mes étudiants tentent de découvrir ce qu’il peut cacher en lançant quelques noms hasardeux. » Son sourire ne l’avait pas quitté mais ses yeux turquins avaient retrouvé leur sérieux mortel. Il n’était pas certain que le mystère sur sa double identité ait été l’origine de la froideur dont elle avait fait preuve, plus tôt, mais le voile était maintenant levé.
« La couleur n’est qu’un artifice physique et extérieur. Comme une identité. Mais elle semblait avoir de l’importance, pour vous…, » commença-t-il sans terminer sa phrase. Renvoyer à César ce qui appartenait à César. Un domaine que le tueur à gage commençait à maîtriser avec assurance, même s’il ne s’agissait que de mots. Son regard suivait celui de la jeune femme sans surprise. Ni sans chercher à se cacher. De toute évidence, leur petit jeu était de retour.
Comme le refrain d’une chanson ardemment attendu. Il était revenu.
La distance faisait office de barrière. Comme un mur infranchissable qui ne demandait, pourtant, qu’à être braver. Une distance lentement oubliée, puis disparue. Il y avait, entre leurs deux corps, un besoin de proximité. Gabriel ignorait la source de ce désir ardent, mais il y cédait. Lâchement, peut-être. La serviette empêchait tout contact physique. Gabriel empêchait tout contact, tout toucher. Mais les sensations déjà vécues lui revenaient. Dans un souvenir fugace et réel. La douceur de sa peau, le courant électrique qui l’avait parcouru et les frissons qu’elle avait la seule à provoquer. Comme une vague glaciale qui l’avait enveloppée avec tendresse et sournoiserie.

Sa gorge se serra lorsqu’il aperçut, du coin de l’œil, la main d’Aleera se lever. Comme s’il craignait un contact physique. Comme s’il savait qu’il risquait de tout perdre si elle le touchait. Le jeu, le contrôle. Mais elle semblait prendre soin de ne pas entrer en contact avec lui. Lentement, il sentit les branches de ses lunettes quitter ses oreilles et elles apparurent entre les doigts de la jeune femme. Il ne bougea pas. Seules ses mains étaient actives, épongeant les quelques traces de café, s’attardent parfois avant de glisser une nouvelle fois. Il était doux, tendre. Son regard naviguait entre les yeux émeraude de sa Princesse, ses lèvres attirantes et son cou. Jamais, il ne baissait le regard pour vérifier qu’il essuyait bien le café, pas plus qu’il ne s’assurait de l’état de la fermeture éclair qu’il faisait glisser lentement. Et puis elle pencha la tête. L’espace d’une fraction de seconde, Gabriel cessa de respirer. Une nouvelle fois, elle lui faisait offrande de son cou. Une nouvelle fois, il pouvait presque l’entendre l’appeler. La peau opaline semblait l’attirer. Irrémédiablement. Inexorablement. Ses yeux couleur pierre restaient bloqués sur cette vision. Ce fut à peine s’il entendit le rire de la belle. Sa main ralentit dans le dos de la conservatrice, l’autre peinait à continuer son travail.
Aucun contact.
Il ne pouvait pas la toucher.
Alors sa main remonta le long du dos de la jeune femme, caressant le tissu langoureusement avant de s’attarder sur la bretelle de la robe. Son regard pâle esquissait les traits d’Aleera. Celle-ci avait fait un pas et avait entrepris ce qu’il avait cessé de faire. Le tableau d’un couple qui se lavait mutuellement venait de se peindre dans l’amphithéâtre. Il sentit la serviette descendre le long de son torse ; il ne fit pas mine de vouloir l’arrêter. Tel était leur jeu. La décence n’avait plus de limite, la passion se mêlait au sensuel pour devenir érotisme pur. Du bout des doigts, il attrapa la bretelle noire, la fit glisser le long de l’épaule de la jeune femme. Délicatement. Si elle le désirait, la conservatrice pouvait l’arrêter dans son geste. Il relâcha le morceau de vêtement, essayant de faire fi des caresses prodiguées par la belle au niveau de son bassin. Il baissa légèrement la tête, frôla le front de la jeune femme du bout des lèvres. Un effleurement voulu maladroit. « Probablement la même chose que doivent penser les hommes qui croisent votre chemin, Princesse. A la différence près qu’eux peuvent le penser à la seconde où ils posent les yeux sur vous et que Prudence ne risque jamais de me voir ainsi… » Etait-ce un aveu ? Un semblant, peut-être. Dans le salon des Hawking, elle avait semblé penser qu’il était de la même nature volage que Jayson. Il n’en était, pourtant, rien. Sa maîtrise des mots lui venait naturellement même s’il avait suffisamment eu l’occasion d’entendre son colocataire courtiser bon nombre de jeunes femmes pour savoir choisir ses phrases et ses formules. Il n’avait que faire des étudiantes qui lui lançaient des regards aguicheurs ; ne comprenait pas la remarque d’Aleera à ce propos. Mais, bien vite, ses pensées oublièrent Prudence. Sa main, lentement, était descendue, suivant la taille longiligne et élancée de la jeune conservatrice, ne touchant rien d’autre que le tissu sombre. Peut-être frôla-t-il ses doigts lorsqu’il attrapa les lunettes pour les déposer sur le bureau.
De son autre main, il fit glisser la serviette dans le creux de l’épaule nue de la jeune femme. Sa tête, sans qu’il ne s’en aperçoive, s’était penchée. Son nez pouvait presque caresser le cou offert, humant avec délice un parfum à jamais gravé. Il ferma à demi les yeux, releva la tête. Il devina ses boucles brunes qui rencontrèrent la joue de la jeune femme alors qu’elles ne soient remplacées par sa propre joue. Seuls quelques millimètres les séparaient. Une faible distance qu’il avait rompue, la dernière fois. Pas aujourd’hui. Doucement, presque dans un ralenti calculé, il approcha ses lèvres de l’oreille de la jeune, murmura. « Prudence n’a pas l’étoffe d’une Princesse. Peu importe sa couleur de cheveux, » glissa-t-il d’un ton langoureux. Et sa main descendit de l’épaule. Lentement. La serviette se laissa guider jusqu’au décolleté de la robe sans qu’elle ne plonge entièrement. Le linge effaça les gouttes de la boisson qui perlaient sur la peau blanche tandis que la tête du tueur à gage désirait se perdre dans le cou de la jeune femme. Ses lèvres, surtout, luttait contre un démon invisible pour ne pas fouler la peau pâle.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Jeu 17 Avr - 1:37


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« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time. »
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Les compliments sortant des lèvres si parfaites et tentatrices du brun, était un doux nectar à ses oreilles. La faussaire était certaine qu’il savait l’effet qu’il lui faisait - sans même faire intervenir les frissons qui semblaient parcourir sa peau d’opaline à l’entente de cette voix grave et parfaitement contrôlée - et qu’il se plaisait à essayer de la déstabiliser pour avoir le dessus. C’était ainsi que se résumer leur relation naissante et déjà destructrice. Le jeu du chat et la souris. Sans trop savoir qui était le chat, et qui était la souris. Ils étaient sûrement les deux, et pourtant, malgré le caractère autoritaire et compétitif de la restauratrice, elle ne pouvait dénier le fait qu’être en position de soumis, avait parfois du bon.

Aleera ne put s’empêcher un sourire se dessiner lentement sur sa visage de porcelaine à l’entente de l’explication de son Lord. Il n’avait pas menti, pas vraiment. De toute façon la notion de vérité était subjectif, elle ne le savait que trop bien. Le fait qu’elle devait être l’une des seules chanceuses à connaître le ‘G’ qui se cachait dans son identité ne put que lui faire naître un sentiment de propriété qu’elle savait déjà posséder à son égard. Un sentiment de possession. Le simple fait de penser que même à leur première rencontre, l’apollon lui avait dévoiler ce petit secret, était une victoire en soit. Sans compter ce qui avait suivit par la suite.

« La couleur n’est qu’un artifice physique et extérieur. Comme une identité. Mais elle semblait avoir de l’importance, pour vous… »

Il avait parfaitement senti la pointe de rancœur qu’elle avait démontré lors de leur ‘rencontre’ de tout à l’heure. Elle avait peut être été un brin détestable de se comporter telle une adolescente, semblant en proie au début d’un tantrum du fait qu’il s’était comporté comme si elle n’avait été qu’une inconnue quelconque et c’était bien de cela qu’Aleera n’avait pas vraiment apprécié. Le fait que Gabriel, ce Gabriel si séducteur, celui à l’aura mystérieux, dangereux même, qui avait succombé à ses charmes et c’était aller à des désirs les plus charnels, puisse venir se présenter comme une fleur, affublé du masque du professeur de sociologie timide et presque mal dans sa peau... La blonde avait eu l’impression que cette soirée si délicieuse n’avait été qu’un mirage, qu’un vague rêve qu’on pouvait effacer aisément sans le moindre regret. La sensation de rejet avait été immense. Son esprit n’avait pas pû contenir son désir de vengeance déguisée. Froisser l’égo d’une telle femme pouvait être dangereux.

« Probablement la même chose que doivent penser les hommes qui croisent votre chemin, Princesse. A la différence près qu’eux peuvent le penser à la seconde où ils posent les yeux sur vous et que Prudence ne risque jamais de me voir ainsi… »

Elle espérait bien être la seule avec qui il balançait par la fenêtre tous ces inhibitions. Être l’unique femme pouvant le rendre ainsi, parfois tremblant d’un désir retenu, parfois cherchant avec émerveillement et effronterie la douceur de sa peau d’albâtre qu’elle lui offrait avec délice. Le rendre tel un toxicomane cherchant à tout prix sa dose quotidienne. La blonde voulait à tout prix être sa drogue, tout comme il semblait devenir la sienne sans qu’elle ne sache comment. Ces derniers temps, ses pensées s’envolaient vers leur échange, la renvoyant vers des rêveries beaucoup moins chastes que cela n’avait été. C’était quelque chose qu’elle n’avait pas vécu auparavant et dont elle ne savait pas trop quoi en faire. Pour l’instant, Aleera se laissait porter par le courant, éloignant avec hâte les possibles conséquences néfastes qu’elle pourrait recevoir par la suite. Aujourd’hui, il n’y avait que le meilleur de ce qu’elle pourrait tiré de Gabriel. Et elle ne dirait pas non à cela. Pas à lui. Jamais.

« Prudence n’a pas l’étoffe d’une Princesse. Peu importe sa couleur de cheveux. »

« J’aime à penser que personne n’en a l’étoffe...»

Le ‘A part moi...’ avait été sous entendu de manière peu subtile, et Aleera doutait qu’il allait contredire ce fait. Sinon il allait émettre le premier véritable mensonge en sa présence. Elle le savait, et elle savait qu’il le savait.

Sans qu’elle ne s’en aperçoivent vraiment - et sans que cela ne la gêne plus cela - les bretelles de sa robe tombèrent de ses épaules. Ses yeux d’émeraudes essayèrent de capter ceux de Gabriel. Depuis le début, tous deux essayaient de faire succomber l’autre, sans pour autant entamer de contact direct avec la peau de l’autre. Parce qu’ils savaient qu’il suffisait d’un seul frôlement, d’une seule caresse pour que leur restriction vole en éclat. Et tout deux étaient trop fier pour perdre la partie malgré la récompense qu’ils pouvaient imaginer avoir s’ils succombaient à la tentation. Ses mains fines et parfaitement manucurées agrippant toujours la serviette qui n’essuyait pas grand chose au niveau du bassin du professeur, se figèrent quelques secondes. Non pas que l’idée de se faire déshabiller par le bellâtre la rendait mal à l’aise, elle était particulièrement fière des courbes qu’elle arborait et que bien des femmes lui enviaient, seulement ce n’était peut être pas l’endroit propice à ce genre de chose. Un amphithéâtre, sur le campus d’une université bondé d’étudiants ne sachant pas réfréner leurs ardeurs... Non, elle n’était pas exhibitionniste. Mais elle ne dit rien. Parce que pour l’instant, elle était toujours décente et ne montrait presque rien de ses atouts. Pour l’instant.

« J’aimerai dire que je suis désolé de l’accident avec ce café...» Murmura-t-elle en se rapprochant au maximum du cou nu et pâle de Gabriel, prenant le temps de s’imprégner sans vergogne de l’odeur masculine et défitivement musqué qu’il dégageait, sans pour autant le toucher. De part sa petite taille, elle espérait qu’il ne remarque pas le fait qu’elle avait dû se mettre sur la pointe des pieds malgré les talons hauts qu’elle avait revêtu. « J’aimerai... Mais je ne le suis pas...» Avoua-t-elle à demi-mots en reprenant une respiration qu’elle semblait avoir retenu.

Alors qu’elle sentit le tissu de son Lord poursuivre son objectif, au niveau du haut de sa poitrine sans pour autant passer la barrière du tissu ou aller plus en profondeur, Aleera laissa tombait sans ménagement la serviette qu’elle tenait. Ses doigts frôlèrent les flancs de son dieu grec, frôlant à peine son pantalon, avant de remonter sur le long de son corps mince et appétissant aux yeux de la conservatrice. Ses mains se dirigèrent dans le dos du brun, semblant essayant de mémoriser chaque parcelle de peau qu’il offrait, ne succombant toujours pas à la tentation de juste planter ses ongles pour marquer son territoire, tel un animal sauvage. Elle ne pouvait qu’imaginer la douceur et la texture, se déniant toujours la possibilité d’enfreindre les règles du jeu. Elle remonta jusqu’à ses épaules musclé, passant ses doigts furtivement sur la cicatrice qu’elle avait découverte lors de leur première rencontre, avant de passer ses doigts sur le torse quelque peu rougi par le passage de son café brûlant. Relevant la tête, pour la rapprocher de celle de Gabriel, elle frôla son nez quelque peu pointu avec celui du brun, dans un baiser esquimau qui se voulait aguicheur avant de fermer les yeux avec un léger sourire, en approchant au plus près ses lèvres pulpeuses de celles fines et so kissable de son Lord. Leurs souffles se mélangeant, le baiser si attendu à quelques millimètres de la cible, elle ne pût que murmurer d’une voix plus grave qu’à l’accoutumée...

« Let’s have dinner...»




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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Lun 28 Avr - 15:20


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oucement, avec une lenteur infinie, les masques sur les secrets de l'étrange couple tombaient. Sans avoir de réponse à un éventuel pourquoi, Gabriel avait le sentiment que si un quelconque danger devait, un jour, menacer sa crédibilité en tant que professeur d'université ou mettre en péril la couverture de la Famille, il viendrait de la jeune femme qui lui faisait face. Si elle ne savait, de toute évidence, pas lire en lui comme s'il avait été de cristal, elle lui faisait se dévoiler à demi-mot, flirtant, avec délice, avec un interdit qui aurait dû rester caché. Il n'en avait, pourtant, que vaguement conscience et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Elle le forçait à se mettre à nu avec un simple regard aguicheur, lui faisait admettre des secrets refoulés depuis bien longtemps avec un ravissant sourire. Il jouait à un jeu dangereux dès qu'elle était présente dans la même pièce et se révélait incapable de quitter le jeu, même si le feu ardent de la vérité paraissait prêt à le consumer. Il n'aurait sut mettre de mots sur ces impressions étranges et nouvelles qui le parcouraient quand la belle conservatrice se tenait devant lui et s'il était pratiquement certain que ce qui les tenait si étroitement lié était quelque chose d'autrement plus complexe que la simple notion de sentiments éphémères et fugaces, l'idée-même qu'elle puisse s'éloigner de lui à cause d'un mystère qu'il n'aurait voulut lui dévoiler le dérangeait. Comme un grain de poussière dans ses yeux si bleus. Comme une victime trop persévérante ou trop suppliante lorsque venaient ses dernières heures. Le léger sourire qui fleurit sur les lèvres d'Aleera lui confirmèrent ses précédentes déductions et, intérieurement, il eut, lui-même, un sourire victorieux. Il pouvait donc encore la retenir sans avoir à la toucher physiquement. Son regard glacé redessinait avec douceur les traits délicats de sa princesse, s'arrêtèrent sur ses lèvres qu'il avait eu le plaisir de goûter par le passé. Une bouche qui donnait à la jeune femme un air de femme fatale. Une bouche qui, inexorablement, semblait l'attirer.
Alors que leurs deux corps continuaient de se rapprocher, attisés l'un comme l'autre par un même désir, alors que le tueur à gage s'efforçait d'abattre les frontières de la jeune femme sans laisser les siennes s'effondrer trop tôt, il nota qu'elle avait cessé. De parler, de lui essuyer le torse. Alors, à son tour, il stoppa son geste. La bretelle noire de la robe de la conservatrice tombée, il ne retint pas un léger sourire alors qu'il approchait ses lèvres fines de l'épaule blanche. Alors ses doigts frôlèrent cette peau de poupée fragile, si exquise au toucher sans qu'il ne se permette de le faire. Son regard chercha celui de la princesse ; il crût y lire un arrêt. Il ne comprenait pas. Lui pouvait se retrouver à moitié dénudé sans que cela ne la dérange mais il n'avait guère l'autorisation d'égaliser la donne ? La tête légèrement penchée, ses yeux ne quittant pas le regard émeraude, Gabriel ne remarqua à peine que sa respiration s'était faite silencieuse, presqu'inexistante. Alors qu'il avait été le premier à rompre la distance qu'il avait lui-même imposé, Aleera, elle, semblait se faire plus joueuse encore. Il n'eut pas de sourire, tout juste un clignement de paupière suite à l'aveu. Son attention avait délaissée les belles paroles et les palabres pour se concentrer sur les yeux brillants et attirants de la conservatrice, déviant parfois sur ses lèvres pour aussitôt remonter.
La tentatrice se faisait tentation.

Un frisson la traversa partiellement, mordant la peau de son dos avec rage avant de disparaître dans un murmure. Les doigts de la jeune femme survolaient son épiderme sans complètement le toucher. Il ne pouvait les sentir totalement et pourtant, il était capable de suivre leur parcours, leur exploration sur son corps entraîné, et marqué, par les années. Ses yeux mi-clos, il eut conscience du mouvement de la conservatrice pour que leurs nez se touchent, se caressent. Il savait ses lèvres à quelques centimètres, peut-être même moins, mais continuait à se refuser à cette récompense. Le souffle d'Aleera venait réchauffer ses lèvres entrouvertes et il lui semblait qu'il pouvait, d'avance, ressentir leur goût légèrement sucré et si doux. Il se rappelait de la sensation délicieuse de leurs deux bouches pressées l'une contre l'autre. Il déglutit, presque avec difficulté. Ses mains avaient arrêté leurs actions, l'une tenait toujours la serviette entre ses doigts, l'autre en suspens sur la clavicule presque nue de sa princesse.
Ne pas céder.
Ni maintenant, ni jamais.
La question ne lui sembla pas incongrue malgré l’érotisme de la situation. Elle aurait pu, pourtant, paraître ridicule, absurde. Sans doute, même, l'était-elle un peu. Mais Gabriel ne l'avait qu'à peine entendue. La réponse se laissait attendre. Il n'y réfléchissait pas. Jamais, l'idée de refuser une pareille demande ne lui aurait effleuré l'esprit. Mais jamais, non plus, il lui serait venu à l'esprit qu'il aurait put être celui qui posait une telle proposition. Lentement, il força ses mains à sortir de leur torpeur. La première était allée retrouver la fermeture éclair d'un geste habile, la seconde s'était éloignée, la serviette entre les doigts pour la poser avec délicatesse sur le bureau. Il baissa un peu plus la tête. Suffisamment pour sentir ses lèvres caresser celles d'Aleera. Suffisamment pour qu'il puisse remettre cet effleurement sur sa future action. Les doigts refermés autour de la fermeture, il ne fit rien. Pas encore. « A qui ce dîner est-il offert, Princess ? Camille... ? » commença-t-il d'un ton suave, les lèvres toujours suffisamment proche pour offrir une seconde caresse furtive, « ...Ou Gabriel ? » termina-t-il, laissa sa main descendre la fermeture lentement.
Il avait, les paupières toujours prêtes à s'abattre en cas d'abandon de l'un des deux joueurs, relevé son regard givré pour observer la réaction de la belle. Encore une fois, le résultat risquerait fort de terminer par un match nul. L'assassin continuait de faire descendre la fermeture éclair lentement, sans faire mine de vouloir en profiter outre-mesure. Trop poli, trop courtois pour se montrer aussi vulgaire. La seconde main toujours posée sur le bureau, se mit, elle aussi, en mouvement lentement. Comme prise dans un ralenti interminable. Les doigts tâtonnants sur le bois du bureau finirent par rencontrer le tissu qu'ils recherchaient. Ils se refermèrent autour et le ramenèrent lentement.
Enfin, il cessa de torturer la fermeture éclair, la relâcha doucement. La proximité qui le collait presque à la conservatrice permettait au vêtement de pas s'évanouir sur le sol et le tueur à gage choisit minutieusement ses gestes. Il n'avait pas bougé le visage et seule sa main le maintenant mobile. « Vous devriez vous changer pour mieux pouvoir laver votre robe. Cette chemise ne devrait pas être trop grande pour vous..., » murmura-t-il d'une voix rauque tout en relevant le bras pour laisser apparaître le vêtement qu'il avait attrapé.
Ainsi pendait, entre ses doigts, la chemise à carreaux.
Offrande à la délicieuse créature qui lui faisait face.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Lun 5 Mai - 23:57


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Les frôlements de sa peau contre la sienne, son souffle chaud parcourant d’une manière divine sa chaire découverte opaline, Aleera s’offrait avec délice aux attentions de Gabriel. La blonde ne pouvait s’empêcher de penser qu’eux deux finiraient toujours dans cette position de jeu de séduction, qu’importe l’endroit où ils se rencontreraient dans le futur, surtout quand cela avec un goût d’interdit.

« A qui ce dîner est-il offert, Princess ? Camille... Ou Gabriel ? »

Excellente question. A qui avait-elle fait cette proposition était pour elle même un vrai mystère. Cette question était sorti spontanément de ses lèvres entrouvertes sans filtre, sans trop savoir pourquoi hormis le fait qu’elle avait bien entendu envie de se retrouver à nouveau aux côtés du brun. Aleera aimait jouer avec lui, aimait se tenter à des désirs charnels inavouables quand il s’agissait de l’homme en face d’elle. En une seule rencontre il était devenu un secret, une tentation et une drogue dont elle ne voudrait sûrement pas arrêter l’addiction. La réponse qu’elle aurait voulu sortir était bien évidemment qu’elle avait invité Gabriel, séducteur à l’aura énigmatique et non Camille, professeur de sociologie timide et réservé. C’est ce qu’elle souhaitait. Mais ce ne fût pas ce qu’elle répondit. La rousse savait pertinemment que quoi qu’elle lui avoue sur sa préférence, il n’en ferait qu’à sa tête, parce qu’il n’était pas le genre d’homme à se faire imposer le comportement à adopter. Et c’était cela qui l’avait attirer au premier abord en plus de son physique avantageux. La blonde ne l’aurait pas voulu s’il était de nature soumis, son entourage était déjà remplis de ce genre de personne malléable. La conservatrice ne saurait pas définir exactement la relation qu’ils entretenaient, il s’agissait presque d’une obsession commune de découvrir l’autre, de pousser les limites de la bienséance, de séduire tout en se retenant d’arriver à son but. C’était grisant, frustrant et elle ne changerait ça pour rien au monde. Peut être était-elle un peu masochiste, peut être qu’elle aimait  qu’on lui refuse ce qu’elle désirait ardemment, ne recevant que le stricte minimum pour attiser sa curiosité et son envie.

« ... A celui qui voudra bien m’accompagner. » Murmura-t-elle en guise de réponse, ses lèvres rouges touchant imperceptiblement celles si tentatrices de son Lord. La jeune femme lui laissait le choix tant qu’il serait là, rien d’autre ne lui importait.

Elle espérait seulement qu’il ne lui fasse pas trop honte, elle avait tout de même une certaine réputation à maintenir, s’il décidait de venir dans le costume du professeur de sociologie qui détournait les yeux à la moindre remarque. Aleera pensa à la carte d’invitation que lui avait envoyé Hannibal Lecter. La surprise avait fait place à l’inquiétude d’avoir des nouvelles de cette homme. Il avait été courtois lors de leur rencontre, charismatique, mais elle n’avait pas pu s’empêcher d’avoir peur en sa présence étant donné qu’elle l’avait pris en flagrant délit, ses mains enfoncées dans les viscères d’une jeune femme fraîchement décapitée. Avouer qu’il y avait mieux comme première rencontre. Il semblait avoir apprécier la conservatrice, tout du moins assez pour la laisser partir. Et elle ne pourrait pas refuser l’invitation du docteur, pour une pas paraître impolie d’une part, mais aussi parce que cela restait assez sécurisant pour elle de le revoir s’il y avait du monde autour d’eux pour l’empêcher tout action contre elle. Elle pourrait toujours être assez vicieuse pour dévoiler sa réelle identité si elle se sent vraiment menacée. Maintenant si la blonde venait accompagné d’un invité, si elle arrivait avec Gabriel, elle aurait toujours un autre sentiment de sureté.

« Vous devriez vous changer pour mieux pouvoir laver votre robe. Cette chemise ne devrait pas être trop grande pour vous... »

Elle sortit de ses pensées concernant leur futur dîner, ouvrit ses yeux émeraude qu’elle ne se rappelait pas avoir fermer quand il s’était collé contre son corps, maintenant en place sa robe légèrement tâchée dont la fermeture éclair était maintenant totalement ouverte dans son dos. Aleera savait que même si c’était lui qui était plus dénudé qu’elle-même, il avait pratiquement gagner la partie qu’ils avaient commencé sans vraiment s’en rendre compte. Et le geste gentleman de lui offrir sa propre chemise propre ne faisait que confirmer cette pensée. S’il avait assez de retenue pour la déshabiller pour ensuite la rhabiller sans pour autant la toucher comme elle le souhaitait, c’est qu’il était victorieux. Perdre ainsi était cependant une belle perte.

La jeune femme détourna son regard suffisamment pour jeter un œil à l’offrande, toujours partageant la chaleur du corps du brun à proximité, semblant calculer la longueur de celle-ci avant qu’un fin sourire ne se dessine sur son visage. Peut être qu’elle ne serait pas finalement la perdante de leur jeu si elle jouait bien ses cartes. D’un geste lent, elle ne bougea que son bras pour attraper avec délicatesse le vêtement pour le porter à son nez fin afin de sentir l’odeur musqué, comparable à celle qui arborait avant qu’un petit rire ne s’échappe de ses lèvres pulpeuses.

« Vous en avez une autre pour vous ? Non pas que certaines de vos élèves soient contre l’idée de vous avoir ainsi pour votre cours, mais je doute que le professeur Hawking soit du genre à enseigner dans une tenue. »

Aleera se poserait sûrement la question de la double identité de Gabriel à chacune de leur rencontre, et même si elle ne pouvait s’empêcher de vouloir savoir pourquoi, le fait que cela lui reste inconnu avait quelque chose d’électrisant. Sans se détacher du brun, elle bougea son corps de façon en enfiler cette chemise d’une façon peu conventionnelle. La passant dans son dos, elle ne prit pas la peine d’enfiler les manches, la jeune femme se détacha juste assez du torse nu de son interlocuteur pour la boutonner avec une lenteur délibérée sans détourner son regard du sien, le bout de ses doigts frôlant avec préméditation la peau chaude du brun dans sa besogne. Arriver au dernier bouton, elle baissa les yeux pour vérifier que la chemise ne laissait rien apparaître de trop vulgaire. Son décolleté était visible mais pas indécent , et le vêtement arrivait en haut de ses cuisses fines, dans le parodie d’une robe courte. La blonde prit le soin d’attraper les manches jusque là abandonnées pour les attacher sous sa poitrine telle une ceinture. Satisfaite de son travail, elle se pencha, se rapprochant encore plus du visage de son dieu grec par la même occasion pour attraper du bout des doigts sa robe ouverte qui était en dessous de la chemise, par le dessous de sa nouvelle robe improvisée. Elle laissa le tissu s’échappait, la laissant tomber au sol, se souciant peu de ce qui pourrait bien advenir d’elle, appréciant beaucoup plus sa nouvelle tenue.

« Merci. » Chuchota-t-elle au creux de son oreille, ne s’empêchant pas de lui offrir un baiser en guise de remerciement sur sa pommette saillante avant d’approcher une main pour caresser celle-ci effaçant la preuve de son passage, laissée par son rouge à lèvres. « Je ne peux pas me baisser pour ramasser ma robe, vous pourriez ... ? » Demanda-t-elle finalement avec toute l’audace qu’elle possédait




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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mer 21 Mai - 22:48


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B
ientôt, le jeu prendrait fin. Bientôt, l'heure viendrait pour les deux protagonistes de cesser leurs tentations pour retrouver les affres quotidiens d'une vie vulgaire par sa banalité extrême. Gabriel en avait conscience. Sans doute était-ce pour cela qu'il profitait davantage encore de ces dernières minutes de flirt exquis, ne goûtant que partiellement à cette chaire pourtant offerte à sa vue. Réprimant son envie de fondre sur la peau laiteuse qui se dévoilait à son regard cristallin, il ne faisait plus attention ni au monde qui l'entourait, ni aux bruits qui, d'ordinaire, lui seraient parvenus. Une bulle semblait les avoir enveloppé dans ses bras dorés, enlaçant ainsi le couple étrange qu'ils formaient, protectrice d'une intimité sauvegardée et pourtant mise à nue, témoin silencieuse de cet instant de complicité qui, le tueur à gage en avait le pressentiment, ne serait pas unique. Les mots lui échappaient sans qu'il n'en eut pleinement conscience. L'esprit accaparé par la beauté folle de la conservatrice et cette chaleur qui se dégageaient de leurs deux corps presque collés. Il ne la touchait pas, elle non plus. Ils se tentaient l'un, l'autre ; essayant de se faire sombrer mutuellement sans pour autant couler. Mais était-ce seulement possible ou envisageable ? Gabriel l'ignorait, mais il n'en était guère certain. Sa volonté, aussi solide qu'un roc en temps normal, semblait être devenu une fragile feuille de papier, menaçant d'imploser à chaque geste que la princesse pouvait avoir. Deux de ses longs doigts pâles comme la mort remontèrent pour attraper une mèche blonde frivole de la jeune femme et, après l'avoir fait tourner entre ses doigts comme s'il s'agissait-là d'un diamant d'une valeur rare, il la glissa derrière l'oreille de sa propriétaire. Ses lèvres s'étaient légèrement entrouverte, espérant intimement que la bouche de la belle viendrait se plaquer contre elles une nouvelle fois. Il la savait pourtant si proche ; elle lui paraissait si lointaine.
Ce qu'elle désirait par le biais de cette invitation, l'assassin l'ignorait également. Ainsi serait-ce la première fois qu'ils sortiraient tous le deux, affichant pleinement et de manière officielle qu'ils se connaissaient. Il y avait dans cette simple idée un soupçon d'inconnu et de nouveauté qui, s'il eût été une personne capable de ressentir les émotions dans une constance normale, aurait réveillé lui une vive excitation à l'idée de partir à l'aventure. Mais, pour cet être manipulé depuis l'enfance, cet homme toujours habilement dissimulé derrière des murs épais qu'il avait lui-même bâtis, la proposition d'un tel dîner relevait davantage d'une pulsion incontrôlée de la conservatrice que d'un quelconque rendez-vous. Jayson distribuait les rendez-vous, mais eux, ne valaient-ils pas mieux ? Un peu plus d'originalité et de singularité pour combler le lien électrique qui les avait si bien rapprochés la fois passée.
Leur proximité fut encore réduite lorsqu'elle attrapa la chemise qu'il lui présentait. Sans broncher, le visage masqué par le même air indéfinissable qui le caractérisait, Gabriel la vit porter le vêtement à hauteur de son nez, glissant ainsi la chemise à carreau sous son propre museau et lui permettant de respirer le même parfum viril dont elle semblait vouloir s’enivrer. Son regard de glace restait rivé sur elle et il laissa une seconde silencieuse s'imposer avant de lui répondre de sa voix rauque et suave. « Ne vous inquiétez pas pour moi, Princess. J'ai plus d'un tour dans mon sac, » ajouta-t-il avec l'ombre d'un sourire légèrement narquois sur les lèvres.

Le souffle court, pour ne pas dire coupé, le tueur à gage avait aperçut la jeune conservatrice se pencher, effleurer son corps avec la fourberie que leur relation exigeait. Alors qu'elle s'éloignait que très légèrement le temps de nouer les manches de la chemise autour de sa taille gracile, Gabriel se contraignit à ne pas faire descendre son regard enneigé sur le corps pratiquement offert d'Aleera. Il osa même relever la tête pour se donner un vague air hautain ; réponse au défi silencieux qu'elle paraissait être d'humeur à lui imposer. Ainsi il soutenait ses yeux d'émeraude, luttant contre la tentation de ce corps féminin presque dénudé collé contre lui. Ce fut à peine s'il baissa le regard sur les lèvres pulpeuses et roses de la jeune femme alors qu'elle se penchait. La tête vaguement penchée, il fit mine de vouloir l'embrasser, s'arrêta à l'instant où sa lèvre supérieure allait se déposer entre celle de la ravissante créature dans une caresse subtile et sensuelle. Il pouvait la sentir bouger, deviner les mouvements qu'elle devait effectuer, mais toujours il laissa son regard accroché dans le sien. Comme un noyé se raccrocherait à sa bouée, comme un mourant agripperait la vie, Gabriel s'attachait à ces yeux d'un vert pétillant. Il y avait, au fond de cette couleur, comme une flamme mystérieuse qui renfermait les plus profonds secrets de l'âme de la conservatrice. Il lui semblait déceler dans les yeux verts, le reflet de son âme tourmentée et noircie par le passé.
Alors, il se laissait entraîner.
Sur sa peau blanche traversa un frisson, accompagné par un courant électrique au contact de cette bouche si attirante contre sa pommette. Peut-être même que les cheveux sur sa nuque se hérissèrent. Il n'en laissa rien paraître. Sans doute la belle avait-elle déjà eu vent de l'effet qu'elle était capable de produire chez lui. Son regard bleu chercha celui de son interlocutrice, mais avant qu'il ne le trouve, les prémices d'un sourire se dessinèrent sur ses lèvres et il commença à laisser ses genoux se plier. Son nez frôla, par inadvertance naturellement, le cou de la belle avant qu'il ne poursuive sa descente. La vue de sa propre chemise sur le corps de quelqu'un d'autre, mais surtout, sur elle, qui était devenue the woman, ne paraissait guère l'émouvoir. Comment cela aurait-il pu éveiller en lui quelques soupçons d'émotion ? Et, enfin, à sa vue s'offrir les cuisses et les jambes dont les muscles saillants étaient finement sculptés de la princesse. Sans chercher à détourner le regard, il laissa ses doigts courir sur le sol jusqu'à ce qu'ils rejoignent le tissu noir de la robe. C'est à cet instant qu'il prit conscience que les pieds de la conservatrice était toujours emprisonnés au milieu du cercle étrange et informe qu'était devenu le vêtement. Il retint un sourire.
Sa seconde main attrapa la robe inerte et, au lieu de demander à Aleera s'il lui était possible de se décaler, il fit remonter le vêtement le long des jambes de la jeune femme, laissant le bout de son pouce caresser cette peau si douce tout au long de son ascension. Sans aucune brutalité, et avec une certaine facilité qu'il n'avait pas tant espéré, l'assassin parvint à faire glisser la robe sans qu'elle ne soit gênée par la présence de la chemise. Avec une longueur toute calculée, il continua à remonter le vêtement jusqu'à, finalement, le faire passer par-dessus la tête de la conservatrice, laissant une caresse furtive en faisant glisser son indexe le long du cou puis de la joue de la jeune femme. Le vêtement entre ses mains, il abaissa les bras et, sans le lâcher, il le plaça entre Aleera et lui, à hauteur des mains de la belle pour qu'elle puisse, à tout moment, le récupérer. « Je crains de ne pouvoir vous offrir de pantalon ou de jupe... Mais je suis certain que beaucoup apprécieront votre nouvelle tenue encore davantage que la première, » murmura-t-il. Il n'ajouta pas qu'il faisait parti de cette catégorie. C'était inutile.
Il ne fit nullement mention, non plus, à l'heure qu'il pouvait imaginer avancer, laissant derrière les portes fermées des salles, des étudiants prêts à recevoir leurs cours de la journée. Pas plus qu'il ne souleva la question sur la conférence qu'elle devait tenir et qui lui serait difficile de respecter dans un tel accoutrement.
Ces instants promettaient d'être les derniers de cette journée et il espérait pouvoir en profiter.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mer 13 Aoû - 17:50


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Aleera n'était pas étrangère à la séduction. Cela avait été son fond de commerce depuis le début de son adolescence, quand elle avait remarqué plus de regard masculin sur elle lorsque son corps s'était transformé en celui d'une véritable femme aux formes voluptueuses. Elle avait toujours été amusée du fait que l'homme le plus puissant ou le plus riche du monde pouvait devenir un véritable idiot devant l'attention d'une femme à son goût. Tel un adolescent bourré d'hormones. Son esprit créatif et sa bonne maîtrise des comportements humains lui avait permit de faire tout ce qu'elle désirait. Son physique ne faisait qu'améliorer ses aptitudes. Et loin d'être hypocrite, elle savait aussi qu'elle pouvait tombé pour un esprit calculateur et mystérieux, surtout si celui-ci était entouré d'un emballage aussi magnifique. Généralement, ce genre de fascination s'éteignait rapidement après avoir goûter au fruit défendu, semblant presque déçue d'avoir découvert tout de l'être convoité, ses secrets qui le rendait si inapprochable d'un premier abord, qui au final n'était pas si intéressant que cela. Une fois enlevé le mystère, il ne restait plus qu'un physique ravageur qu'elle pouvait trouver n'importe où étant donné le milieu dans lequel elle évoluait. Et l'argent qu'elle possédait.

La conservatrice espérait que l'homme en face d'elle ne faisait pas partie de ce genre d'homme, elle serait plus que déçue le cas échéant. Cependant, ses secrets à lui semblaient plus difficile à percer, plus dangereux et surtout plus attrayant. Le danger avait toujours un goût exquis pour la jeune femme, et elle ne pouvait jamais dire non à ce genre de challenge. Gabriel ne donnait pas l'image d'un homme qui tombe facilement pour le sourire d'un jolie minois, il savait parfaitement doser son comportement en tant que Professeur Hawking d'après le peu qu'elle avait pu voir dans ce rôle et qui était totalement opposé au mystérieux Gabriel de leur première rencontre. Comme elle, il semblait doter de la faculté à comprendre le comportement de chacun. Et cela ne rendait que le travail plus difficile pour Aleera si elle voulait découvrir ce qui le rendait si désirable. Ils jouaient tout deux ensemble et le savait. Une chose étrange qui pourrait faire reculer n'importe qui mais pas la blonde. Le jeu n'en serait que plus intéressant. Et si le fait de perdre, la mettrait dans la position dans laquelle ils semblaient se retrouver à chacune de leurs entrevues, et bien elle acceptait la défaite avec délice. Il fallait juste qu'elle fasse attention à ne pas trop se brûler les ailes à voler trop près du soleil. Là, était le véritable défi. S'approcher suffisamment pour ne pas trop se dévoiler mais le découvrir lui. Il ne devrait être qu'une envie, et une fois qu'il n'était plus en sa présence, il devrait passer à l'arrière de ses pensées, comme un souvenir fugace agréable mais sans plus, surtout pas une nécessité. Pour l'instant, Aleera avait pensé au beau brun plus qu'elle ne l'aurait souhaité mais l'on pouvait imputer cela à la nouveauté après un temps long dans une routine bien huilée.

Seulement comment le faire passer au second nouveau quand à peine avoir penser cela, elle pouvait sentir le bout de ses doigts longilignes la caresser telle une brise alors qu'il continuait à l'attiser en lui ôtant sa robe qui était tomber à ses chevilles. Aleera ne pût s'empêchait d'avoir un petit rire discret, n'ayant pas penser à ce mouvement de la part du brun. Elle était agréablement surprise des initiatives qu'il prenait quand ils jouaient ensemble. Ce n'était jamais vulgaire comme le sont bon nombre d'hommes de nos jours, c'était toujours discret. Apaisant tout en étant addictif. Dangereux et pourtant si facile à retourner. Proche et pourtant un brin distant. Comment ne pas vouloir continuer ? La blonde attrapa doucement le vêtement qui lui tendait sans jamais détourner le regard du bellâtre. Non par défi, pas tout à fait. Il était juste hypnotisant ainsi.

« Je crains de ne pouvoir vous offrir de pantalon ou de jupe... Mais je suis certain que beaucoup apprécieront votre nouvelle tenue encore davantage que la première »

Elle laissa un sourire transperçait ses lèvres.

«  Avec un peu de chance, les étudiants seront plus attentifs aux propos qui sortiront de ma bouche. Cependant quel dommage qu'il n'auront que dans leur ligne de mire le haut de mon corps, il me semble que l'amphithéâtre dans lequel je dois donner cette conférence dispose d'un immense et imposant bureau qui cachera le bas de cette tenue improvisée... »

Bien que ce n'était pas l'envie qui lui manquait, Aleera ne pourrait pas s'éternisait plus qu'elle ne l'avait déjà fait. Elle pouvait déjà entendre derrière les portes closes de la salle des bruits de pas et de bavardages qui augmentaient petit à petit. Avec l'esprit peu innocent que possédait les personnes de leurs âges, ils pensaient sûrement des choses peu sympathiques sur leurs sujets, s'ils la voyait sortir maintenant, affublé d'une chemise d'homme après avoir été seule avec leur sexy professeur.

Et bien qu'en temps normal, elle aurait eu un plaisir immense à faire croire à ses idiots quelque chose qui ne s'était pas passé en sortant de la salle avec des lèvres qu'elle aurait rougis en se les mordillant doucement et les cheveux un peu plus décoiffés, la jeune femme ne voulait pas faire tomber sa couverture. Couverture dont elle était certaine, elle aurait tout le temps de découvrir à une rencontre prochaine.

« Voudriez-vous que je sorte par la porte principale ou par une autre issue ? Je ne voudrais pas que vos étudiants se fassent des idées à votre propos si je sors ainsi... De cette salle qui avait fermé avec juste nous deux à l'intérieur... Portant une chemise d'homme que je ne portais pas en entrant... » Continua-t-elle d'ajouter petit à petit semblant lui dire d'un brin amusé, la situation dans laquelle ils étaient.
« A moins que vous voulez vous donner une image moins... conservatrice ? » Finit-elle en posant délicatement une main dans le creux de son cou albâtre.




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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Mar 9 Sep - 12:09


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I
l y en avait Aleera, un goût d'interdit. Comme un fruit défendu que le tueur à gage, d'ordinaire si détaché et si frigide, désirait à tout prix goûter. Par un semblant de curiosité rare mais surtout par un besoin de connaître l'inconnu. Elle était dangereuse, avec ses courbes délicieuses et son regard taquin ; diablesse lorsqu'elle se penchait et le frôlait avec son air de tentatrice. Nul doute qu'elle serait celle qui le mènerait à sa perte alors qu'il avait toujours pu se targuer d'être sans la moindre faiblesse. Elle prenait cette place dans son esprit, simple écho à ce que son âme malmenée tentait de lui hurler en silence. Un danger qui le rendrait moins attentif s'il ne prêtait pas attention et qu'il continuait de laisser ses ailes noires tomber en cendres. Ne jamais sous-estimer la pleine puissance d'un ennemi ; une devise que l'homme torturé s'était souvent répété, plus jeune, afin de ne jamais l'oublier. Mais n'était-ce pas là ce qu'il venait de faire ? Ne l'avait-il pas rejeté, ce diction appris par cœur, alors que sa route croisait le fer avec celle de l'attirante reine ? Souvent on l'avait avertit que les femmes, dans toute leur beauté gracieuse et leur espièglerie délicate était le premier point faible des hommes. Toujours avait-il entendu ce même refrain sans jamais en saisir la portée. Et en cet instant, dans cet amphithéâtre silencieux, Gabriel semblait comprendre ces sages paroles. Si ce n'était guère les femmes au pluriel qui sauraient avoir raison de lui, celle-ci en particulier avait déjà compris comment le rendre moins réactif que le plus lent des personnages de série télévisée. Réfléchir devenait un effort dont il n'avait que trop conscience alors qu'il désirait se perdre sur ce corps opalin. Se détacher de ce regard de jade devenait un supplice alors que cette affrontement silencieux semblait être ce qui les tenait si étroitement lié. Par-delà la proximité physique, il y avait une fusion de leurs deux esprits ; et l'assassin n'en avait que trop conscience. Il lui faudrait s'en séparer, s'en éloigner. Un besoin vital de se détacher de cette personnalité trop mystérieuse et, au final, toujours parfaitement inconnue luttait un autre besoin, tout aussi vital, de rester accrocher à son image. De s'y retenir pour la regarder vaciller et toujours tenter de la pousser, du bout des doigts, pour qu'elle tombe. Le mafieux n'était pourtant pas s'en savoir que s'il y parvenait, si elle venait à perdre, il irait plonger, plus vite, afin de mieux la rattraper. Et dans l'ordre logique des choses, tous deux seraient amenés à perdre, une nouvelle fois.
La robe lui échappait de sa poigne mais leurs deux regards restaient aimantés. C'était une course folle ; ne pas, jamais, rompre ce contact visuel de peur de se noyer. Au fond, quelque part, peut-être derrière son âme bouffée par les ténèbres de son job, Gabriel se sentait oppressé par la couleur verte des yeux de celle avec qui il prenait plaisir à jouer. Une sensation de brûlure, d'étouffement qu'il ne parvenait pas à expliquer. Son origine, nul besoin pour lui de la chercher ; il savait qu'Aleera en était la cause.
Alors que leurs deux corps restaient imperceptiblement collés l'un contre l'autre, alors que Gabriel réfutait toutes pulsions incontrôlées pour se jeter sur ses lèvres pulpeuses qu'il voulait embrasser, goûter à nouveau, la terrible réalité repris ses droits sur ces instants qui n'appartenaient qu'à eux. A ce couple étrange et inattendu qu'ils formaient ; comme un portrait de grand maître habilement peint de quelques coups de pinceau. Les murmures des conversations, les bruits de couleur, pouvaient leur parvenir, brisant ainsi sans vergogne le silence sincère et singulier qui s'instaurait dans leurs rencontres.
Bientôt, ce serait la fin.

« Certes, mais il vous sera sans doute difficile de vous dissimuler derrière le bureau lorsque vous devrez traverser le campus pour repartir... » Il ne faisait que soulever une implacable logique, mais un sourire à la fois amusé et un brin arrogant avait eu l'audace d'apparaître sur son visage sérieux le temps de quelques secondes. La simple image de sa Princesse traversant avec sa fierté admirable le campus sous les yeux de ces mâles hormonaux l'amusait quelque peu. Et s'il était certain qu'il profiterait du spectacle de la fenêtre de sa salle, il était aussi probable que la réputation de la belle en pâtirait. Invitée pour tenir une conférence, des rumeurs sur une potentielle relation avec le professeur le plus timide de l'université viendrait ternir l'image que le Doyen semblait avoir d'elle. Le coin de ses lèvres s'étirèrent une nouvelle fois alors qu'il sentait les doigts de la jeune femme venir se poser sur son cou. Un contact physique direct. Une barrière de franchie. Il se pencha légèrement comme s'il voulait se mettre à sa hauteur pour ne plus être retenu par la différence de tailles. Il prenait son temps, calculant avec soin les réactions de la jeune femme alors qu'il faisait durer le plaisir de leurs deux peaux collées l'une contre l'autre, alors qu'il savourait ces doigts nichés dans son cou.
« Il y a une porte au fond de la salle qui devrait vous permettre de rejoindre un couloir peu fréquenter et ainsi retrouver l'amphithéâtre qui vous attend, » glissa-t-il d'un ton savoureux à son oreille. Il se recula, usant de la même lenteur savamment prévue et désigna d'un vague geste du menton la porte dissimulée derrière les chaises de l'amphithéâtre. Une lueur taquine traversait son regard alors qu'il attrapait le poignet de la jeune femme dans un geste doux et s'il retira la main de celle-ci, ce ne fut que pour mieux l'emprisonner entre ses doigts d'argile. Il y avait, caché derrière ce geste, comme un soupçon de regret à l'idée que ce nouveau rapprochement prenne fin si rapidement. Toujours torse nu, toujours sans se soucier de la propre image qu'il pouvait renvoyer, il guida la conservatrice entre les rangées de l'amphithéâtre jusqu'à atteindre la porte. Jamais il ne l'avait lâchée durant le court trajet. Toujours gardait-il cette main blanche et douce prisonnière de la sienne. Sans doute l'objectif fut-il atteint trop vite et Gabriel s'arrêta, l'entrouvrit lentement. Ne pas ternir l'image du parfait gentleman qu'elle semblait avoir de lui. De nouveau, il se pencha, sans lâcher cette main qui paraissait été façonnée pour tenir dans la sienne, frôla la pommette d'Aleera d'un baiser enflammé. Espérait-il quelque chose de la part de la belle ? Si ce n'était le baiser qu'aucun ne désirait céder, rien. Au moins savait-il qu'il la reverrait pour le fameux dîner.


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MessageSujet: Re: GIVE US THE ABSOLUTE + aleera   Dim 28 Sep - 22:57


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Si une femme pouvait devenir la perte du plus puissant des hommes, le contraire était tout aussi juste. Il est vrai que l'on pouvait penser au fait qu'une femme était moins enclin à tout abandonner, se salir les mains ou faire quelque chose de totalement démesuré dans le seul désir d'attirer la moindre attention du sexe opposé, mais quand celle-ci s'y mettait avec toute la rigueur dont elle pouvait faire preuve, tous les moyens possibles à sa disposition et à se livrer cœur et âme à l'objectif fixé... Elle pouvait avoir l'effet dévastateur et imprévisible des plus grandes forces de la nature. Et la proximité d'un corps chaud et délicieux n’atténuait pas du tout cette envie de destruction dans le seul but de ressentir cette sensation de bien être après un acte de folie. Cependant, ce n'était pas le bon moment et surtout, pas le bon endroit pour ce genre de frivolité. Quand bien même son interlocuteur était déjà à moitié dévêtis. Si même chez le plus beau spécimen, le manque de vêtements pouvait rendre le sujet mal à l'aise, il n'en était rien de Gabriel. Il semblait inébranlable, imperturbable, comme s'il s'agissait de quelque chose de naturel de se dévoiler rien que pour les yeux de jade de la blonde... Avec son assurance et sa peau translucide, il semblait presque immortel. Un prince de glace, beau et froid comme l'hiver. Dangereux. Comment résister à quelque chose de ce genre quand on possédait le caractère de la conservatrice ? C'était tout bonnement impossible. Elle se devait d'être sage aujourd'hui. Autant qu'elle le pouvait du moins pour garder le peu d'apparence et de réputation qu'il lui resterait quand les mots de ce court moment privé et la nouvelle tenue scandaleuse qu'elle portait sur son dos, arriveraient jusqu'aux oreilles de son ami le doyen. Ce n'était pas comme s'il s'agirait d'une situation dont elle ne pourrait pas se tirer avec une excuse tout à fait plausible et quelques petites subtilités dont elle avait le secret, mais si Aleera pouvait éviter de faire trop d'efforts quand elle n'en avait pas l'utilité...

« Certes, mais il vous sera sans doute difficile de vous dissimuler derrière le bureau lorsque vous devrez traverser le campus pour repartir... »

La blonde eut un sourire, acceptant sans rechigner le compliment déguisé qui n'était peut être pas présent.

«  Ne doutez jamais de mes capacités my Lord, on ne sait jamais jusqu'où cela pourrait vous menez... »

Tant de sous-entendus dans cette simple phrase. Cela pouvait dire tant de choses qu'elle se félicita elle même de sa bonne répartie qui avait la fâcheuse habitude à diminuer en la présence du professeur. Cela pouvait faire référence à son physique avantageux, dont elle ne se priva pas pour mettre en valeur de toutes les façons possibles. Cela pouvait faire référence à tout autre chose... dont elle n'était sûrement pas prête à partager avec Gabriel. Du moins pas pour le moment. Mais Aleera se doutait bien qu'ils auraient l'occasion de se rencontrer de nouveau, et avec le peu qu'elle avait vu, dans une situation cocasse, l'un d'eux à moitié dévêtu – sûrement Gabriel – à un moment impromptu, d'après les données qu'elle avait pu recueillir jusqu'à maintenant.

La restauratrice aurait pu rester des heures à seulement le fixer, à contempler ces yeux de glace, son visage ciselé, elle perdrait sûrement quelques heures dans le futur à essayer de reproduire ces traits sur le papier en essayant de lui rendre autant justice que possible. Mais le moment était venu pour eux deux de se séparer pour donner leurs cours, chacun de leurs côtés. A contre-coeur, et dans un soupir retenu, elle le laissa se reculait d'elle, ressentant déjà le manque de chaleur de ce corps si tentateur. Et comme s'il pouvait sentir à son tour, ce manque de proximité et ce désir de pouvoir effleurer leurs peaux, sa main fine et manucurée se retrouva emprisonner dans la main forte du brun. Aleera se laissa emmener, dans un mouvement lent et lascive en direction de la porte précédemment mentionné, En y pensant, il s'agissait là d'une image intéressante. Une jolie jeune femme, vêtue de vêtement masculin emprunté, suivant de son plein gré et avec abandon un bel homme, à moitié dévêtu, ne se souciant guère des conventions, après un échange plus ou moins ambiguë. Oui, décidément, elle aimait cet impression.

La porte entrouverte, la blonde ne sortit pas tout de suite, faisant fi du faite que Gabriel soit encore torse nu et peut à la vue du peu de personne qui pouvait se trouver dans les parages. Elle ne fit que fermer doucement les yeux en le remarquant de pencher en direction de son visage avant de sentir un léger courant électrique au niveau de sa joue, au contact des lèvres du brun. Aleera afficha un sourire à mi-chemin entre amusée et déçue. Déçue mais pas tant que cela, parce que bien qu'elle aurait apprécié un autre genre de baiser, cela lui donnait l'impression d'une promesse d'une rencontre future qui pouvait mener à plus, et non d'un coup de folie passagère et d'adieu. Il en était mieux ainsi. La jeune femme finit par ouvrir les yeux, dévoilant une envie contrôlée, plongeant son regard dans celui encore très près de son interlocuteur, avant de laisser un léger souffle chaud s'échapper. Sa main s'approcha avec lenteur de l'objet du délit, frôlant les lèvres du bout de son index, tel un goût d'interdit.

« Douces, cruelles... Aux pétales enflammées, tu rappelles la tendresse... » Commença-t-elle à réciter à voix basse, comme s'il s'agissait d'un précieux secret. « Lisses et roses, hérissées d'épines aiguisées, vengeresses... » Aleera prit son temps pour continuer à tracer ces lèvres immobiles, ses yeux un brin rêveur de ce qu'elle pourrait en faire entre les siennes, tout attrapant de sa main libre, qui était le long de son corps pour attraper celle délaisser de Gabriel. « Ephémère et fragile, tu éveilles en moi le désir, la passion... » On pouvait entendre au son de voix toute la légitimité des paroles dites avant qu'elle ne s'éloigne d'un pas de son prince, de lever avec une lenteur calculer la main attrapée précédemment pour y déposer un doux baiser au creux de son poignet. Elle s'éloigna finalement complètement de lui. Empêchant maintenant tout contact physique pourtant tant demandé. La blonde leva alors à nouveau son regard vers le brun avec un petit sourire en coin avant de finir sa citation. « Ou de ton seul caprice, les détruit avec satisfaction... »

Elle pensait avoir perdu à leur petit jeu encore quelques minutes auparavant, et la conservatrice s'était faite à l'idée, après tout, cette défaite avait eu le même goût qu'une victoire. Peut être que ce n'était finalement pas tout à fait le cas. Et à bien y penser... Perdre contre un tel adversaire n'avait rien d'un calvaire insurmontable.  Aleera resta encore quelques secondes, sourire toujours aux lèvres avant de lui faire un petit clin d’œil joueur, et de sortir de la salle avec un petit rire, telle une enfant ayant trouver un amusement improbable, avant de tourner la tête par dessus son épaule pour jeter un dernier coup d’œil à sa statue grecque.

« J'imagine que nous aurions l'occasion de nous revoir... »

Et elle disparue sans plus se retourner.





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