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 THE THIEF AND THE HITMAN + aleera

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C. Gabriel Hawking
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MessageSujet: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Lun 27 Jan - 22:45


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E
nfin il la trouvait. La tranquillité d'esprit si ardemment traquée. La paix intérieure si rigoureusement recherchée. Les traits du visage détendus, les yeux clos, il conservait sa posture. Ses bras tendus étaient une invitation silencieuse, ses lèvres scellées, une convocation au silence. Le souffle de la brise légère se glissait tendrement sous son fin vêtement, caressant son corps de sa fraîcheur tardive sans parvenir à lui tirer le moindre frisson. Les notions de chaleur ou de froid étaient devenues inconnues à son corps d'albâtre. Seuls subsistaient quelques stigmates des douleurs infligées par le passé ; les cicatrices d'un entraînement trop acharné ou les scarifications d'une victime trop habile. Envolé le reste, évaporés, les sensations de douleur. Détaché des émotions, épargné des sentiments, Gabriel ne connaissait plus ni l'innocence d'un enfant, ni l'amour d'un parent. Le bien, le mal, la peur, le bonheur. Tout autant de notions oubliées. Tout autant de futilités.
La machine de guerre façonnée par un tendre créateur.
La victime d'un destin tracé d'avance.
Immobile face au jardin aménagé, à l'ombre d'un pommier squelettique, l'homme restait attentif. Le moindre bruissement des feuilles, le moindre gazouillis d'un moineau, le moindre bruit éveillait son attention. Les paupières toujours fermées, le visage toujours hermétique, il se délectait de ce moment précieux, de cet instant rare. Les quelques secondes qui clôturent la chute de la journée et marquent les prémices de la nuit. Entre lumière et obscurité ; entre blanc et noir. L'unique minute du jour où ce sentiment agréable et perturbant venait le posséder de toute sa puissance. Quelques soixante secondes d'harmonie complète pour son esprit malmené ; quelques soixante secondes de totale ataraxie. Un instant bien à lui.
Un chat cracha, un autre gronda dans un miaulement effarant. Camille ignora cette bataille animale, oublia cette quête de pouvoir et de virilité. Métaphore bestiale sur la vie humaine ou sur tout autre existence terrienne. La guerre des clans, les conflits des hommes ne le regardaient pas. Il leur accordait, quelques fois, un regard hautain, parfois un soupire méprisant. Souvent moins, jamais plus.

Le silence s'effaça pour laisser place à la vie américaine. Bruyante, désordonnée. Un soupire s'échappa et Gabriel rouvrit ses yeux turquin. La minute s'était écoulée, les soixante secondes avaient été emportées par les sables du temps. Seule son âme sombre restait ; défiant la ville de Baltimore par les ténèbres qui l'enveloppaient. Son demi-sourire en coin résonnait comme une provocation au soleil qui se couchait à l'horizon, son regard dépourvu d'empathie comme un challenge à la lune qui se dévoilait. Mais rien ne paraissait vouloir lui répondre, si ce n'est les sanglots incessants d'un chien abandonné, quelques rues plus loin.
Il baissa les bras, joignit ses longs doigts pâles dans son dos, laissant la robe de chambre s'entrouvrir sur son torse rachitique et blafard qu'une nouvelle caresse du vent vint lécher avec tendresse. Les pans du vêtement de soie s'envolèrent quelques instants avant de se rabattre sur les mollets du jeune homme.  Un tintement singulier fut murmuré à ses oreilles, porté par le souffle de la brise passagère. Il ferma les yeux, se laissa bercer par le cliquetis familier des clés qui s'entrechoquaient, esquissa un sourire en entendant la porte se refermer dans un claquement fameux. Une mélodie qui faisait parti de son quotidien ennuyeux et qui marquait, chaque fois et de façon inéluctable, le même fait divers.
La tête légèrement baissée, les prémices de son sourire flottant toujours sur ses lèvres, Gabriel patientait. Droit, les mains toujours croisée dans le dos mais les yeux à présent ouverts, il attendait la remarque de son colocataire de longue date qui le ferait se retourner, une brimade sarcastique sur le bout de la langue. Les pas de Jayson se rapprochaient, légers comme s'il eût été capable de flotter à quelques centimètres du sol, s'arrêtèrent devant le balcon.  Mais lorsque la voix s'éleva, ce n'était pas pour lui. Ses sourcils épilés se froncèrent et il fit volte-face. Juste à temps pour apercevoir l'ombre de Jayson disparaître. Pas suffisamment tôt pour distinguer une autre silhouette. Il reste une envolée de secondes sans bouger, pensif avant de s'ébrouer. L'heure n'était pas à la rêverie éveillée, mais aux sarcasmes méprisants.
Il eut un geste rapide avant de s'élancer d'un pas lent dans le corridor. C'était la première fois que Jayson ne lançait pas la réplique et si, d'ordinaire, cela ne pouvait qu'être synonyme d'une seule raison, Gabriel était animé par d'étranges raisons. Comme une curiosité au fond de son abîmée qui lui soufflait qu'il devait s'inquiéter de ce silence parlant.

Son épaule rencontra l'encadrement de la porte et s'y appliqua lentement. Ses bras se croisèrent, son sourcil s'arqua et son visage se transforma en une moue surprise. Avant qu'un réel étonnement ne se peigne et n'étire ses traits impassibles d'ordinaire. Là où devrait se tenir, selon ses calculs, Jayson, se dressait en réalité une jeune personnes aux courbes plus avenantes et, surtout, plus féminines que son comparse. Sans un mot, il l'observa plusieurs secondes, plusieurs minutes, avant de se manifester. Un raclement de gorge pour dénoncer sa présence sournoise avant d'avancer de quelques pas jusqu'au milieu du salon. Son visage avait recouvré sa fermeté et son pas était devenu celui d'un prédateur affamé. « La chambre de Jayson est de l'autre côté du couloir. » Il s'arrêta, toujours impeccablement droit, à quelques cinq ou six pas, peut-être, de la jeune demoiselle. Qu'elle soit une invité du plus charmeur des deux garçons n'était pas une surprise, qu'elle ne soit pas déjà une femme comblée par le désire dans les bras du bellâtre, en revanche, en était une. Mais ce qui intriguait le plus Gabriel, à cette seconde exacte, était davantage le fait qu'elle se tenait devant les objets de valeur qui ornait le meuble. « Vous cherchez quelque chose, peut-être ? » hasarda-t-il avec sa voix qu'il réservait à son personnage de professeur maladroit.

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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mer 29 Jan - 3:24


   
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“You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.”
― Abraham Lincoln



Aleera a toujours été fasciné par les self-made-men. Ces hommes (et femmes) partis de rien mais qui, seuls, ont réussi à se hisser au sommet et accomplir leur rêve. Ou du moins accomplir les objectifs qu’ils se sont fixés, et de repousser par la suite leurs limites. Cependant il fallait se rendre à l’évidence, personne n’a jamais réussi vraiment tout seul. Il y a des visionnaires, des personnes tenaces, douées et intelligentes. Mais pour réussir ils ont pu s’appuyer sur d’autres personnes compétentes. Et c’est là leur grand mérite : savoir  bien s’entourer. Et il n’y a pas de meilleure manière de s’assurer le concours d’autrui que de faire en sorte qu’il ait à cœur de vous aider. C’est là qu’on devrait parlé de la notion d’ami. Être sociable était un jeu d’enfant pour la blonde, depuis sa plus tendre enfance elle était habituée à être entourer de personnes plus ou moins puissantes dû aux soirées à l’Ambassade de Grande Bretagne qu’organisait sa mère, elle savait comment attirer l’attention, se montrer souriante et charmante, démontrer son intelligence sans pour autant être arrogante, faire naître un sentiment de curiosité chez ses interlocuteurs lui permettant par la suite de les recontacter pour faire plus amples connaissances. Et ceci lui avait servi, dans sa profession de faussaire. Savoir bien s’entourer était la clé du succès. Elle avait donc repris ce schéma, avait été très sélectif surtout à ses débuts - c’était difficile de rentrer dans ce genre de milieu surtout quand on ne connaissait personne, il fallait sortir de sa zone de confort, la méfiance ne l’avait pas quitté pendant des mois, elle en était presque venu à devenir paranoïaque - et elle l’était encore aujourd’hui.

La blonde pouvait cependant distingué ses contacts en deux différentes catégories - oui, contacts, si on parlait réellement d’amis, Aleera n’en avait pas vraiment, elle n’avait pour l’instant jamais donné une totale confiance à quelqu’un persuadé que personne n’en valait vraiment la peine et sachant pertinemment qu’elle ne risquerait pas d’être déçue ou de se faire trahir. Sa position de Conservatrice et Restauratrice au Baltimore Art Museum lui avait permit de rentrer en contact avec des gens pour le moins riche - l’art est hors de prix - mais surtout influents (Cela va de paire avec être riche généralement). Flatter l’égo de ce genre de personnes était chose aisé, elles aimaient pensé que leur argent serait bien dépensé et qu’elles aidaient à faire connaître au grand public des artistes extraordinaires. Mais même si l’argent l’intéressé - elle aimait son confort - c’était surtout pour de futurs connexions. Et c’était maintenant qu’arrivait en ligne de mire la seconde catégorie. Tout le monde le savait, ceux qui étaient riches, faisaient aussi tout en leur pouvoir pour le rester et garder leur train de vie. Surtout leur train de vie. Elle intervenait à ce moment là : tous convoités quelque chose, généralement d’une grande valeur, pas forcément disponible de manière légale, mais ils avaient les moyens pour l’obtenir et Aleera les capacités de leur faire plaisir en acquérissant ce bien tant convoité. Disons simplement que la blonde rendait service contre une contrepartie monétaire même si maintenant c’était plus pour le challenge que cela posait que pour le besoin d’argent.

En résumé, la jeune femme aimait bien s’entourer, mais surtout de personnes riches, intéressantes et potentiellement pouvant devenir ses clients. Et c’est pour cela qu’elle était là, maintenant. Chez Jayson Hawking. Comment était-elle en arriver là ? Comme elle le faisait souvent, il s’agissait d’une connaissance d’un ancien client. Un client avec lequel Aleera avait fait plusieurs travaux de grandes envergures et qui était plutôt généreux quand il récompensait un travail bien fait. C’était rare de tomber sur eux, ils étaient du genre discret mais elle ne doutait pas qu’il ne fallait pas être dans les parages si le contrat n’était pas respecté. Ce mystérieux client lui avait donc parlé de Jayson au détour d’une conversation et la conservatrice avait été curieuse, ne reconnaissant pas le nom. Et ce client n’était en contact qu’avec les meilleurs. Les personnes dans l’ombre étaient celles qui détenaient vraiment le pouvoir et c’était impossible qu’elle passe à côté de cela. On l’avait cependant prévenu que ce Jayson était plutôt volage - comme la plupart des hommes dans ce milieu - et même si elle ne s’abaisserait pas au niveau d’une call-girl pour pouvoir peut être savoir ce qu’il avait à offrir, elle pouvait toujours jouer l’intéresser pour se rapprocher un peu de lui. Aucun doute qu’il s’en rendrait compte à un moment ou à un autre, on arrivait à cette position sans voir les intentions des autres, mais elle espérait que lorsqu’il s’en rendrait compte, elle se serait frayé un chemin et serait devenue une connaissance agréable. Pour l’instant son ‘plan’ n’allait pas plus loin par manque d’informations du sujet.

Ils avaient été mis en contact, s’étaient donné rendez-vous dans un bar, avaient discutés un peu pour faire connaissance et avaient décidés de continuer dans un endroit plus calme. Aleera avait vu le potentiel de cette rencontre, et savait qu’elle risquait peut être de se trouver dans une situation inextricable mais parfois il fallait prendre des risques, et elle pensait que le jeu en valait la chandelle. Elle était donc maintenant chez Jayson, arborant une chevelure rousse voulant montré un aspect unique et voulant imprégner l’esprit de Jayson étant donné que peu de personnes possédait cette couleur. L’homme lui avait montré d’un signe de main le salon de réception, lui disant de faire comme chez elle quand son téléphone portable avait sonné, et voulant régler cela en privé.

D’un pas lent, la rousse s’avança dans le séjour décoré avec goût, le son de ses chaussures à talons étouffées par le magnifique tapis persan au sol. Son regard se posa rapidement vers un meuble ancien détenant plusieurs objets de valeur. C’était quelque chose qu’elle ne pouvait s’empêcher de faire lorsqu’elle rentrer pour la première fois dans une pièce, identifier ce qui avait de la valeur. Ça et les différentes sorties possibles pour s’échapper après le possible larcin. Aleera se rapprocha, son regard vert se posant sur chaque artéfacts, ses mains effleurant presque tendrement chaque objets... avant qu’un raclement de gorge la fasse sortir de sa fascination et la fasse se retourner vers le bruit de l’interruption.

Là, à l’encadrement se tenait un homme, artistiquement intéressant aux yeux de la jeune femme. Son visage était pâle, de hautes pommettes semblant graver dans le marbre, des yeux bleus/gris presque impassible, des lèvres roses et fines, des cheveux noirs corbeaux faisant ressortir la pâleur irréelle de sa peau. Une véritable œuvre d’art, et encore elle n’avait pas fait l’inventaire du reste du corps de bellâtre qu’elle pouvait facilement distinguer avec la robe de chambre à moitié ouverte de l’homme.

« La chambre de Jayson est de l'autre côté du couloir. » Les informations concernant donc le caractère volage de son hôte venait donc d’être vérifier. Elle n’était cependant pas au courant d’une autre personne vivant dans les lieux. Elle espérait tout de même que Jayson n’avait pas l’habitude de faire tourner ses conquêtes, parce que même si elle n’en était pas une - de conquête - la rousse n’ayant pas l’intention de se faire harceler par le reste de la maisonnée... Quoique ? « Ce n’était pas ce que je cherchais. » Répondit-elle simplement, son regard planté dans celui de l’homme, son visage neutre, légèrement curieux. « Je ne faisais qu’admirer cette magnifique collection. » Elle prit précautionneusement dans ses mains ce qui semblait être un œuf de Fabergé. « Dommage, cela aurait été une véritable acquisition si celui-ci avait été un vrai.» Continua-t-elle en approchant son visage plus près de l’objet semblant faire l’inventaire du peu de défauts de l’objet. « Un excellent faux, presque indécelable... Presque.» Aleera sortit finalement de ses pensées et reposa délicatement l’objet là où elle l’avait pris avant que son attention ne revienne sur son interlocuteur. Ses mains lissèrent doucement sa robe de designer grise pourtant impeccable. « Puis-je vous demander qui vous êtes ? » Demanda-t-elle finalement ne pouvant décemment pas continuer à l’appeler dans sa tête, l’homme ou le bellâtre.

 

 
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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mar 11 Fév - 17:26


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ares étaient les êtres capables de se montrer suffisamment intéressants pour attiser un semblant de curiosité, ou de sentiments quelconque qui pouvait s'en approcher, chez Gabriel. Peut-être avait-il déjà été intrigué par quelques savants du siècle précédent ; aucun, toutefois, n'était parvenu à captiver son attention de façon véritable. L'éphémère était une caractéristique plus que présente chez le britannique aux yeux de glace. L'être humain, l'homme dans sa grande généralité, avait quelque chose de banal et de monotone qui le rendait futile et pour le moins terriblement ennuyeux dans l'esprit du jeune homme. Toujours cherchait-il le pouvoir, toujours désirait-il l'inaccessible. C'était une quête interminable et éprouvante dont Gabriel se passait volontiers. Marginal aux yeux du peuple, détaché du reste de la population, il n'accordait d'importance qu'aux valeurs qui lui avaient été inculquées et à nulle autre. Son âme n'était que ténèbres et s'il savait feindre les sentiments, il ne les comprenait guère.
Une machine parfaitement dressée.
Et s'il recherchait, tous les jours, à retrouver une paix intérieure qui lui avait été arrachée, sans doute était-ce pour mieux devenir Cruauté lorsque les circonstances l'exigeaient. Incarner le Mal, devenir le Mal, était pour lui devenu un quotidien de plus dans une vie ponctuée par quelques crimes commis de temps à autre. Il était né pour se transformer en arme, avait été entraîné pour le rester. Mais, à l'instar des autres humains, il lui arrivait d'être tourmenté par des démons antérieurs et imaginaires. Les doutes le prenaient alors, tournoyant et virevoltant dans son esprit, le blessant au plus profond de son âme avec une violence non feinte et insoupçonnée. Camille se souvenait qu'il n'était guère plus qu'un homme et il se mettait en quête de la paix. De ces quelques poignées de secondes qui n'appartenaient qu'à lui. Le contrôle parfait de son corps et de son esprit lui revenait de droit et il retrouvait avec délice ce détachement. Les émotions le fuyaient. Et il fuyait les émotions.
Toutefois, il lui restait difficile de faire taire cette voix curieuse qui, de temps en temps, résonnait en lui de façon répétée. Cette voix qui le poussait à prendre le goût du risque et à relever les défis les plus fous qui lui seraient lancés. Autrefois, cette curiosité lui avait parut mal placée ; aujourd'hui encore, elle continuait de le déranger. Sans tiquer, sans rien laisser paraître, il avait suivit cette idée, cette pulsion folle au fond de lui pour faire face à une créature dont la beauté était sans pareille. Une jeune femme menée dans ces lieux par son irrécupérable colocataire aux mœurs futiles et aussi anciennes que le monde.

Plus que ses grands yeux d'un vert malin, ses cheveux d'un roux flamboyant ou ses lèvres pulpeuse, ce fut sa présence proche des objets de valeur qui intriguait le tueur à gage. La méfiance était de prime avec pareille princesse dans sa demeure. Le visage impassible, les traits faussement détendus et la voix maladroite du professeur de sociologie qu'il était prirent le relais sur sa curiosité naissante. La droiture de son corps et son regard de braise jugèrent la jeune inconnue à mesure qu'elle prenait la peine de lui répondre. Il ne cacha pas une vague surprise, laissant un sourcil s'arquer lentement sans que la moindre émotion ne vienne le trahir. « Cette collection ne vous intéressera plus d'ici quelques minutes. Jayson n'a guère pour habitude de côtoyer des amateurs d'art... » Il laissa le reste de sa phrase s'éteindre prématurément. Le mensonge éhonté avait glissé sur ses lèvres comme une caresse tendre. Le britannique n'accordait à l'art qu'un bref regard, ne comprenant qu'à moitié ce qu'il y avait de si passionnant mais savait toujours apprécié une sculpture, un tableau ou une littérature à sa juste valeur. Jayson, en revanche, se montrait moins critique et usait de sa collection à des fins moins charmantes et moins prudes.
Les yeux de Gabriel se baissèrent sur les mains de l'invité, laquelle tenait une réplique d'un œuf de Fabergé. Un véritable étonnement vint se peindre sur ses traits d'ordinaire si impénétrables et il perdit sa contenance une fraction de seconde. Le temps de sentir quelque chose s'affoler, le temps pour lui de savoir qu'il n'avait pas affaire à une simple conquête de Jayson. Ou bien l'était-elle aux yeux de son colocataire mais pour le tueur à gage, cette inconnue prenait une ampleur intéressante et des plus surprenantes. Ses lèvres pâles s'étirèrent légèrement jusqu'à laisser un sourire en coin percer ce visage de marbre. « Je vois que vous êtes fine observatrice. Rares sont les personnes qui ont réussit à déceler la faiblesse de cette réplique. Même les plus grands spécialistes ont mis plusieurs heures avant de la noter. Seriez-vous du métier ? » Il avait tourné la tête, tendu la main pour attraper un verre dans lequel reposait le diamant Chah, un diamant d'une valeur estimée à près de quatre-vingt dix carats. Les yeux rivés sur le diamant translucide, il resta songeur un bref instant. Sa curiosité piquée, il désirait repousser quelques limites, braver un interdit inexistant, pour en découvrir plus sur cette mystérieuse invité. « Peut-être vous dévoilerai-je mon identité si vous vous montrez capable de me dire si ce Diamant est le vrai. Bien évidemment, il ne suffit pas de me dire oui, ou non. Apportez-moi la preuve que vous êtes une connaisseuse. » Son sourire s'élargit et il tendit l'objet à la jeune femme rousse, laissant l'ouverture de sa robe de chambre s'élargir un peu plus. Lui-même n'avait jamais été en mesure d'affirmer s'il s'agissait d'un vrai ou d'une parfaite copie et Jayson lui dissimulait jalousement la vérité. Un véritable défi était né de cette ignorance et si Gabriel n'était guère enclin à converser avec de parfaits inconnus d'ordinaire, il était bien décidé à user de son sens de l'observation pour couper l'herbe sous le pied de son unique ami.
Les ténèbres desserraient leur étreinte, laissant l'infime part d'humanité revenir à la vie, le temps d'une respiration. Le temps d'un souffle. D'un soupire.

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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mar 11 Fév - 21:42


 
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« Cette collection ne vous intéressera plus d'ici quelques minutes. Jayson n'a guère pour habitude de côtoyer des amateurs d'art... »

Devait-elle prendre cela pour une insulte ? La phrase de Gabriel pouvait laissé penser cela, mais il fallait dire qu’il ne connaissait pas du tout Aleera. D’après ce qu’elle avait pu en déduire du caractère volage de Jayson, ce n’était pas la première fois que le brun mystérieux devait se confronter à de parfaits inconnus dans les murs de ce manoir. Cependant la rousse pensait que Jayson devait quand même avoir un minimum de critères avant de ramener la première venue dans sa demeure. Un homme ayant une certaine classe, et ayant assez d’argent pour être propriétaire de ce lieu plus que sophistiqué ne devait pas se jeter sur la première pimbêche. Ou peut être c’était cela qu’il appréciait, beaucoup d’hommes ne pouvaient se résoudre à fréquenter des femmes plus intelligentes intellectuellement. Ils aimaient avoir le pouvoir, et penser qu’une simple et faible femme pouvait prendre le dessus devait leur être insupportable.

« Vraiment ? » Répondit-elle d’un ton léger en arquant un sourcil avant que ses yeux ne survolent tous les objets de valeur de la pièce lentement. « Il me semble pourtant qu’il trouve assez de temps pour remplir toute une pièce d’objets d’art plus ou moins rare. » Elle laissa son observation en suspens, semblant sous entendre qu’elle avait parfaitement discerner le mensonge peu déguisé qu’il venait de prononcer.

Du coin de l’œil, la conservatrice avait remarqué l’expression de l’inconnu quand elle avait parlé de l’œuf. L’étonnement. L’étonnement était une émotion parfaite pour se démarquer des autres. Si on pouvait étonné quelqu’un, de manière intéressante cela va de soit, on ne pouvait s’empêcher de devenir curieux. Et la curiosité amenait à devoir donc entretenir une conversation plus courtoise dans le but de découvrir la façon dont elle avait pu deviner que cet objet précis était un faux. On pouvait aussi deviner plus aisément son domaine d’expertise ou sa profession. Cela n’avait qu’une fraction de secondes, mais assez pour que qu’Aleera la voit. Si elle était faussaire, il fallait aussi sous entendre qu’elle était une excellente manipulatrice. Cela voulait dire qu’elle devait convaincre, toujours, pour n’importe quoi. Il fallait donc qu’elle montre telle expression à un moment donné pour apporter à son mensonge un semblant de vérité. Et avant de réussir cela, il avait fallu observer des mois, voir des années son entourage pour arriver à reproduire ces expressions au bon moment. Un bon menteur était avant tout un bon observateur. Et la rousse était une excellente menteuse. Le sourire léger de son interlocuteur lui fit comprendre que la conversation allait être plus divertissant qu’il ne pensait au départ.

« Je vois que vous êtes fine observatrice. Rares sont les personnes qui ont réussit à déceler la faiblesse de cette réplique. Même les plus grands spécialistes ont mis plusieurs heures avant de la noter. Seriez-vous du métier ? »

« Cela ne m’étonne guère, c’est une excellente réplique. Presque parfaite. Les vrais spécialistes dans ce genre de domaine sont plutôt rares, je ne m’appellerai pas spécialiste pour autant mais un œil extérieur et peu conventionnel est préférable dans cette situation. Et disons que mon métier requiert ce genre de capacités. » Finit-elle souriante ne dévoilant pas vraiment son métier mais pouvant laisser sous entendre qu’elle était était effectivement dans le domaine de l’art... Entre autre chose.

La jeune femme reconnaissait facilement les personnes qui voulaient jouer un peu. Ce n'était pas forcément un jeu de manipulation, mais avouer que lorsque vous pouvez démontrer à quelqu'un vos capacités supérieures ou leur montrer qu'ils avaient torts, on ne pouvait pas passer à coté. Son regard se posa rapidement sur l'énorme diamant qu'il venait d'attraper et qu'il tendait maintenant en sa direction.

« Oh, mais je n’ai qu’à attendre le retour de Jayson pour savoir votre nom, étant donné que nous sommes des personnes civilisées, il nous présentera forcément si vous êtes présent. » Fit-elle remarquer un brin espiègle, son sourire s’élargissant au fil de la conversation. « Mais c’est vrai que cette façon est beaucoup plus divertissante. »

Diamonds are the girls best friends.

Elle ne pouvait dire non pour examiner un diamant, même s’il celui-ci s’avérer être faux après vérification. Aleera s’approcha d’un pas lent mais légèrement chaloupé vers le mystérieux inconnu avant de tendre ses mains vers l’objet convoité. Son regard d’émeraude s’attarda quelques secondes sur la robe de chambre s’étant ouverte un peu plus après les mouvements de Gabriel pour prendre l’artéfact. S’il était assez à l’aise pour se promener ainsi, elle l’était tout aussi pour le reluquer sans état d’âme. Ses yeux se dilatèrent légèrement devant la peau d’albâtre présente avant qu’elle ne pousse un petit soupir rêveur qu’elle ne tenta même pas de cacher. Ses mains fines se levèrent et s’approchèrent presque à contre cœur vers l’énorme verre contenant le diamant. Délicatement, elle sorti la pierre et l’approcha de ses yeux, la tournant et la retournant rapidement, souffla dessus, le posa sur un journal sur la table près d’eux, semblant ne même plus faire attention à Gabriel. Elle s’avança vers une source de lumière pour mieux observer le diamant, ses yeux à quelques centimètres de la pierre, semblant chercher quelque chose de précis avant d’avoir un hoquet de surprise la faisant lever les yeux vers le jeune homme. Son expression montrait clairement son étonnement mais aussi une fascination qu'elle ne pouvait masquer.

« Comment avez-vous eu cette pièce ? » Demanda-t-elle en gardant en main la pierre de manière révérencieuse. « Vu la taille, je dirais qu’il s’agissait du Diamant Chah... du véritable diamant. Lorsque j’ai soufflé dessus la buée s’est dissipée rapidement car un diamant conduit merveilleusement la chaleur. Sinon, la pierre serait resté brumeuse pendant quelques secondes. Il brille de tous les cotés et non juste au dessus comme la plupart des contrefaçons qui se focalisent moins sur les côtés.  La complexité intérieure du diamant rend impossible de voir clairement au travers, parce que la surface du diamant réfracte la lumière. Pour la même raison, vous ne pourrez pas voir à travers un vrai diamant. C’est pour cela que je l’ai posé sur le journal sur la table et qu’on ne pouvait pas distingué les lettres. Aucune rayure sur la surface, un vrai diamant ne se raye pas. L’absence de bulles d’air m’indique que ce n’est pas seulement du verre, les reflets sont dans les tons gris et non arc-en-ciel pour un faux et pour finir il présente aussi quelques défauts mineurs, des occlusions, dont seuls les vrais pierres possèdent. » Résuma-t-elle rapidement sans respirer en montrant les différentes étapes qu’elle avait effectué avant de s’approcher plus près de Gabriel semblant extatique. « Où l’avez-vous eu ? Aux dernières nouvelles, il était en Russie. »

Oui elle était curieuse, pour la simple et bonne raison qu’un client Russe justement lui avait demandé ce même bijou. Et que cette mission aurait pu aboutir seulement en vérifiant l’objet avant de le voler, elle s’était rendu compte qu’il s’agissait d’un faux.
Jayson et le mystérieux inconnu étaient devenus plus qu’intéressants maintenant.


 

 
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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Sam 15 Fév - 16:29


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entir était devenu un réflexe quotidien. Le soleil levant le voyait enfiler son costume de professeur malhabile et timide, laissant une maladresse excessif et un ton hésitant changer toute la personne qu'il était. Il mentait en prétendant être un autre, il mentait en se mouvant par de petits pas rapides. Il mentait quand il respirait cet air pur qui enveloppait le Professeur Camille Hawking. Sa licence de sociologie et les très épais manuels de psychologie qui hantaient la vieille bibliothèque du Manoir Hawking à Plymouth l'avaient aidé à faire de cet art le sien. A devenir une seconde nature. Sans doute d'autres l'exerçaient mieux que lui, Jayson devait probablement en être, mais, jusqu'à présent, jamais les soupçons ne s'étaient porté sur cet étrange professeur d'université. Néanmoins, il lui avait toujours parut plus aisé de devenir une autre identité plutôt que de prétendre connaître quelque chose d'inconnu. Les petits mensonges étaient, pour lui, un obstacle véritable aussi n'en usait-il que de façon ponctuel. La délicieuse jeune femme qui se dressait devant lui semblait remettre en doute cette capacité. Gabriel ne répliqua pas immédiatement, préférant suivre son regard parcourir l'ensemble de la pièce. Peut-être le mensonge aurait-il gagné en crédibilité s'il n'y avait pas autant de tableaux ou de précieuses sculptures ? « J'ai dis qu'il ne côtoyait pas les amateurs d'art, pas qu'il n'en n'était pas un, » précisa-t-il sur un ton légèrement amusé. Lui-même fut surpris par sa voix dans laquelle transperçait les prémices d'une curiosité inassouvie et d'un amusement débutant.
Une attitude peu courante pour une jeune femme d'exception.
Un sentiment rare mais déjà connu ; une impression de connu.
L'invité lui donnait cette envie de repousser quelques limites, d'outre-passer sa rigidité naturelle pour se laisser aller à un semblant de détente. Elle avait sur lui le même effet que Jayson.
Les tergiversions sur cette déstabilisante constatation s'arrêtèrent aussi tôt que l'inconnue prononçait le nom de l’œuf de Fabergé. Le rideau de mensonge s'était décroché brutalement pour laisser place à une franchise véritable dans ses propos. Une curiosité mise à vif pour en apprendre plus sur cette étonnante personnalité qui lui faisait ainsi l'honneur de converser en sa compagnie. Loin des étudiantes frivoles qui l'entouraient le reste de la journée, cette jeune femme dévoilait un caractère atypique et fascinant. Il l'écoutait avec une attention toute particulière, sans laisser ses traits changer d'expression. C'était à peine si son regard légèrement argenté vrillait de cette invité de marque. Puisqu'elle avait été en mesure de découvrir la supercherie de l’œuf, elle ne pouvait qu'en savoir davantage encore. « L'art sous toutes ses formes est donc votre quotidien... » La phrase, à peine murmurée, ne s'était pas réellement adressée à la mystérieuse inconnue.

Avant de laisser de vulgaires présomptions ternir son opinion vis-à-vis de la Princesse, Gabriel fut pris par une irrésistible envie de vérifier ses dires. Le diamant du Chah, une acquisition qui datait déjà de quelques années, objet de discorde entre les deux colocataires. Seul Jayson en connaissait l'origine véritable, refusant de mettre son homme de main dans le secret. Loin de se laisser abattre, le tueur à gage avait fait de cette ignorance un objet de défi. Et la créature qui s'offrait à lui était son ticket gagnant. Elle attrapa le diamant lentement. Sans doute un brin trop pour l'homme d'action qui baissa le regard vers elle, les sourcils légèrement froncés ; l'ombre d'un sourire sarcastique étira ses lèvres pâles lorsqu'il s'aperçut qu'elle laissa ses yeux d'un vert absinthe s'attarder sur son torse rachitique. Profitant de ces quelques secondes d'inattention, Gabriel laissa son propre regard électrique détailler le visage de poupée fragile de son interlocutrice. Nul n'aurait put mentir sur le sujet de sa beauté, pas même un cœur aussi glacial que lui, mais ce furent l'intensité de ses yeux qui happèrent le jeune homme. Son âme plongeait dans l'abîme de ces iris émeraudes ; son esprit entièrement hypnotisé par le noir de ces pupilles. Son sourire railleur s'agrandit un peu plus.
Jayson lui avait tenu un ravissant discours sur les petits détails du corps humain. Sur les réactions humaines sur le désire naissant.
L'instant irréel reprit son cours. Gabriel, impassible, la laissa prendre le diamant dans ses doigts délicats et lui accorder une observation minutieuse. Elle lui fit subir une batterie de test sous le regard interrogateur du tueur à gage. L'incompréhension se mêlait à la perplexité dans son regard. Il ne comprenait pas tous les gestes et toutes ses manières. Mais il se taisait et continuait d'observer. Alors qu'elle lui faisait de nouveau face, il ne dissimula un air fasciné, pas plus qu'il ne put retenir une flamme admirative briller dans son regard froid. « You're rather good, » laissa-t-il tomber au bout de longues minutes silencieuses. Un compliment comme il n'en faisait jamais, d'une voix au fond de laquelle se bousculaient émerveillement et intérêt. Il laissa un nouveau s'installer, tendant simplement la main pour qu'elle y dépose le diamant de Chah. Puis ses épaules se soulevèrent. « Les dernières nouvelles sont donc en retard. »
Un nouveau sourire était apparut sur son visage. Mais celui-ci ne dissimulait ni sarcasme, ni ironie, ni aucun autre sentiment de ce genre. Il paraissait amusé mais surtout véritable. « Je suis Gabriel. » Il tourna le dos à la jeune femme pour aller reposer le diamant et son verre sur le socle qui lui était destiné. S'il ne donnait son nom entier, il ne lui mentait pas en lui donnant son principal patronyme. Peut-être était-ce parce qu'elle l'avait rencontré chez lui qu'il ne désirait se cacher derrière le masque du professeur, ou peut-être était-ce parce qu'il sentait chez elle un petit quelque chose de mystique. « Puis-je me permettre de demander à quelle princesse ai-je à faire ? » Il avait fait volte-face pour continuer à la suivre du regard tel un prédateur. Le petit jeu avait pris fin et il doutait avoir des talents susceptible d'intéresser la ravissante et intrigante jeune femme qui se tenait devant lui pour qu'elle le mette, à son tour, dans la situation de proie.

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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Dim 16 Fév - 0:07


 
The Thief and The Hitman



No great artist ever sees things as they really are. If he did, he would cease to be an artist.
- Oscar Wilde





Son regard vert resta sur le visage de l’inconnu toujours sous la bonne surprise qu’elle venait de découvrir. Ce diamant. Ce diamant valait une fortune. Ce n’était pas une spéculation, elle le savait de source certaine. Comment cette magnifique pierre était venue en possession des deux hommes étaient un véritable mystère. Aleera savait maintenant que lui et Jayson n’était pas juste dans le milieu des affaires ou quelque chose du genre. Bien évidemment, elle avait fait quelques recherches avant de venir au rendez-vous fixé et elle n’avait pas trouvé grand chose de concret, ce qui en disait long. Ce n’était pas des amateurs, qu’importe la branche et le domaine dans lesquels ils étaient. Elle même n’avait pas vraiment de réputation dans le milieu, elle ne travaillait que si une personne de confiance la mettait en contact. Son travail était bien entendu parfait en tout point, elle était méticuleuse et soignée, un peu narcissique aussi il fallait avouer, tous faussaire dans son genre signait leurs œuvres tel un artiste.

Et chacun avait un surnom.  Le commanditaire de son tout premier job l’avait surnommé ‘The Temptress’ par que selon lui, on ne savait pas qui choisir en fin de compte entre l’objet convoité au départ et elle quand on la rencontrait en face à face. Apparemment elle était tellement charmante qu’on en oubliait le but de sa venue.  Ce surnom lui était resté quand il avait continué à parler d’elle ainsi dans le milieu, et elle n’avait pas été contre. Et c’était rester. Et c’était aussi pour cela que personne ne connaissait son véritable nom. Trop risqué. Inutile de se faire balancer si quelque chose ne se passer pas comme prévu. Quoi qu’il en soit, tout cela pour dire que le fait d’avoir une réputation était très surfait. Au contraire, si on la faisait travailler avec quelqu’un d’inconnu qui semblait bon dans son domaine, et qui était discret, elle savait qu’il devait être l’un des meilleurs.

Cependant la rousse ne s’attendait par à rencontrer une autre personne que Jayson. Et même si celui-ci semblait assez intéressant, son côté volage maintenant certifié la dérangeait un peu. Aleera n’était pas le genre de femme a se laisser traîner par le bras et présenter tel un objet de décoration. Non. Sa fierté et le seule fait d’être une femme accompli dans tous les domaines qu’elle touchait l’empêcher d’être juste une poupée de porcelaine qu’on a juste pour impressionner ses convives. Elle n’était vraiment pas de nature soumise et adorait avoir le dernier mot. Et l’homme en face d’elle, bien qu’un peu effacé en apparence, l’intéressait un peu plus. Sûrement le côté mystérieux. Elle sentait aussi qu’il n’était pas blanc comme neige. Et inutile d’ajouter que la conservatrice était toujours attirer par les personnes plus ou moins dangereuses.

Elle put à présent observer le regard admiratif à peine dissimulé qu’il lui donnait. Elle sentait qu’il ne devait pas avoir souvent l’occasion d’être réellement lui même après les premiers instants de leurs rencontres. S’il avait été a priori froid, distant voir un peu rude, il s’était rapidement dérider. Peut être avait-il remarqué qu’Aleera ne tomberait pour son masque pourtant parfait. La jeune femme eut un sourire fière d’elle en réponse, se contenant de soutenir son regard azur. Son regard. Ses yeux étaient si clairs, dans les tons bleus et gris aciers. Elle arrivait presque à se refléter dedans. A quoi pouvaient-ils ressembler en plein soleil ? Est-ce qu’ils s’assombrissaient ou au contraire devenaient encore plus translucides qu’ils ne l’étaient ? Stop. Ne parlons plus de ce regard.

« You're rather good »

« Merci. Je le suis toujours. » Répondit-elle d’un ton sous entendant beaucoup de choses, mais surtout amusé du compliment.

'You're not so bad yourself' ne sortit cependant pas de ses lèvres.
Narcissique. Un peu. Juste un peu.

Et elle pût enfin mettre un nom sur le visage de l’apollon.
Gabriel. L’archange considéré comme le messager de Dieu. Un nom biblique qui lui allait à merveille. Elle devait se l’avouer, s’il avait eut un prénom un peu plus commun, elle en aurait été terriblement déçue.Une personne aussi charismatique et mystérieuse que cet individu ne pouvait décemment pas porté un patronyme que n’importe qui d’autre aurait pu porté. La jeune femme retint un sourire en pensant qu’il s’agissait aussi du saint patron des ambassades et des diplomates, quelle ironie. Évitons tout de même d’associer ce beau spécimen avec sa génitrice, elle s’en portera mieux.

Venait-il de l’appeler princesse juste à l’instant ? Son regard d’émeraude se fit un peu plus perçant que d’ordinaire cherchant l’ironie de l’appellation. Elle ne se rendit pas vraiment compte du changement  d’attitude qu’elle venait d’opérer. Elle s’était légèrement redressée, le dos droit, la tête haute, le menton levé, le regard inquisiteur. On sentait qu’elle jugeait sans se cacher. La conservatrice n’était pas du genre à se faire si on essayait de se moquer d’elle. Parce que oui, le nom affectif avec lequel il l’avait appelé pouvait aussi être dénigrant. Seulement voilà, son attitude ne montrait en rien une quelque conque moquerie.

« I’m far from one...»

Une princesse pouvait être différentes choses mais l’impression que cela laissait pour elle, c’était un être faible, dont on devait toujours s’occuper, qui ne savait pas faire grand chose de ses dix doigts, qui ne donnait pas son avis, et qui n’était là que pour faire jolie. Voilà ce qu’elle sous-entendait en disant qu’elle était loin d’en être une. Après s’il l’avait dit pour exprimer son potentiel pour gouverner diverses personnes et ayant une beauté sans égales...

« Aleera. Ravie de faire cette rencontre inattendue.»  Se présenta-t-elle à son tour en levant doucement la main pour une poignée de main comme elle en avait l’habitude à cause de son travail, sourire aux lèvres maintenant Elle aurait pu se présenter sous Docteur McPherson mais ça aurait pu paraître arrogant. « Conservatrice-Restauratrice au Baltimore Museum of Art » Ajouta-t-elle dans un petit rire pour lui faire comprendre qu’il avait raison précédemment. « L’art dans tous ces états est effectivement mon quotidien. »

Et son regard glissa légèrement sur le corps de Gabriel. Il n’y avait aucun mal à flirter.



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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Lun 17 Fév - 14:35


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eut-être restèrent-ils de longues minutes ainsi. A s'affronter du regard. Le bleu se fondant dans le vert, le vert se coulant dans le bleu. Les secondes continuaient-elles de s'écouler dans les sables du temps ou bien avaient-elles terminé leur course ? Le monde ne tournait plus, ou peut-être tournait-il trop vite pour qu'il soit possible à Gabriel de l'apercevoir. L'objet de son attention, la victime de son regard restait haute et imperturbable. Seule, elle se dressait devant lui, s'imposait à ses yeux avec la magnificence d'une statue taillée à même l'argent. L'argent car l'or était un métal bien trop banal pour être suffisamment représentatif ce cette délicieuse vision. L'argent car elle étincelait quand même sous la lumière devenue terne du salon. Resplendissante, elle l'était, avec le diamant entre ses doigts fins. Gabriel n'aurait put jurer qu'est-ce qui avait le plus de valeur à cette exacte seconde ; le diamant, les tableaux qui ornaient les murs ou bien cette reine. Même sans couronne, la silhouette élancée et ses courbes dessinées réclamaient qu'on la respecte. Éduqué dans la bienséance et dans la plus grande courtoisie, le tueur à gage n'avait nullement l'intention de la froisser.
Le compliment suivit de peu. Soufflé du bout des lèvres sur un ton à la frontière qui séparait le suave du rauque, il était sincère et unique. Le voile venait de glisser le long de son visage de pierre, laissant apparaître une véritable admiration ainsi qu'un émerveillement proche de l'enfantin. La machine de guerre n'avait même pas eu conscience d'avoir ainsi laisser tomber son masque de diablotin pour laisser le plus simple appareil l'enlacer. Le sourire de son invité, Jayson n'était maintenant plus qu'un lointain souvenir lentement évaporé, un brin altier peut-être, ne lui fit pas perdre le sien. La réplique, en revanche, qui suivit, permit à l'élargir de quelques millimètres à peine discernables. Sans doute était-elle habituée à se faire congratuler de la sorte, que celui-ci soit une première pour l'assassin ne devait guère plus l'émouvoir que de raison.
Never loose control.

L'infime changement de position de la mystérieuse inconnue laissa à Gabriel le temps de ranger le diamant et de croiser ses mains pâles dans son dos. Le visage hermétique à la moindre émotion, le sourire tombé, l'homme ne tenta même pas de se faire passer pour un innocent sous ce regard interrogateur. Il n'avait nul besoin de prétendre car la vérité était maintenant le maître-mot de sa propre attitude. Peut-être que le petit surnom ne lui plaisait guère. Il pencha légèrement la tête, à la manière d'un chat. Ses yeux clairs cherchèrent à entrer en contact avec ceux, guère plus foncés, de la jeune femme, tentèrent de déceler un quelconque ressentiment. Sans doute n'appréciait-elle pas la comparaison. « You look like one, lady... » Son léger accent britannique s'était fait connaître avec douceur, sans aucune violence pour retomber platement. Il préférait ne pas s'étaler sur la métaphore précédente, certain que la belle comprendrait qu'il ne s'agissait pas plus d'une injure que d'un cynisme éprouvant. A l'instar d'une princesse, elle savait comment se tenir pour occuper tout l'espace présent et devenir ainsi le centre de l'attention. Son timbre de voix délicat et sa beauté rare, bien évidemment, semblaient jouer en sa faveur.
Ainsi il s'agissait de la Princesse Aleera.
Il baissa les yeux pour observer la main tendue. Professionnalisme oblige, il inspecta d'abord ce poignet blanc, ses doigts regroupés avant de l'attraper avec tendresse. Un courant électrique passa entre les deux mains lorsqu'elles se frôlèrent une première fois. Une petite décharge qui intrigua Gabriel sans que son visage ne change d'expression, cependant. Les doigts froids de la jeune femme se firent ensuite prisonniers des siens. Son indexe s'étendit jusqu'à prendre place au creux du poignet offert, son pouce caressa la peau douce de la jeune femme lentement. Le regard toujours ancré dans celui d'Aleera, il semblait à Gabriel que celle-ci prenait lentement les traits de quelques créatures des Enfers. Une démone à n'en pas douter, aux allures angéliques mais qui se révélait incapable de dissimuler la sournoiserie de son regard. « Tout le plaisir est pour moi. » Un nouveau sourire, légèrement machiavélique celui-ci, avait fait son apparition sur ce visage rigide le temps d'une seconde. Le tueur à gage se pencha légèrement, releva la main d'Aleera qu'il tenait toujours prisonnière entre ses doigts. Sans la quitter des yeux, comme désirant sonder son esprit à l'aide de la plus infime de ses réactions, il continua son geste jusqu'à porter cette poigne doucereuse à ses lèvres. Sa bouche effleura à peine cette peau laiteuse, ses yeux d'un gris anthracite ne vrillèrent pas à ce contact presque irréel. « Le mystère entourant votre intérêt singulier quant à notre collection est donc révélé, » ajouta-t-il après ce baise-main quelque peu improvisé.

Le jeu avait débuté. Quand très exactement, Gabriel l'ignorait et, une fois n'est pas coutume, ne faisait mine de vouloir le savoir. Les deux jeunes gens se faisaient toujours face, l'un légèrement courbé, tenant entre ses griffes la patte charmante de son invité. De loin, leurs silhouettes découpées laissait à penser qu'il s'agissait d'un couple d'un siècle passé. De près, il était difficile d'affirmer la nature exacte de cette relation naissante. L'un était le chasseur tandis que l'autre était le gibier. Mais qui, de Gabriel ou d'Aleera, avait le rôle dominant était une question qui demeurait sans réponse.
L'assassin, à moitié dévoilé par la simplicité de ses vêtements mais aussi de la franche sincérité qui s'était peinte sur son visage, se trouvait dans une singulière position. Jamais, il n'avait autant baissé la garde. Le faire devant cette prêtresse à l'air espiègle n'était sûrement pas un choix particulièrement judicieux pour une première. Mais il paraissait mû par une curiosité insatiable, un sentiment étrange d'inconnu à explorer et une impression de déjà-vu incompréhensible. « C'est donc entourée des plus belles œuvres d'art que j'aurai le loisir de vous trouver le plus souvent... Les Princesses aussi, aiment la beauté de l'art, si je ne m'abuse. L'élégance des sculptures ou les peintures ésotériques ne sauraient, toutefois, vous faire de l'ombre, n'ayez crainte. » Il s'était redressé, l'air mi-énigmatique, mi-malin. Jamais, il n'avait dévié son regard, guettant un signe, même quelconque. Dans sa main reposait toujours celle de la princesse qu'il élevait toujours au rang glorieux de ces reines désenchantées. S'il n'était pas avare en histoire, sa licence de sociologie lui procurait au moins le bénéfice de reconnaître des symboles dans l'emploi des mots. La palabre royale n'était pas une coïncidence et Aleera dans son essence-même, lui redonnait tout son sens.


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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Lun 17 Fév - 17:40


 
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Aleera savait qu’elle avait un physique avantageux, et elle en usait plus que nécessaire pour arriver à ses fins. Il n’y avait aucune honte à ça, elle ne se servait que ce que la nature lui avait si généreusement offerte. Il était cependant amusant de remarquer que même si elle n’entrait pas vraiment dans les canons de beauté qu’on pouvait voir dans les magazines, la rousse savait mettre en avant ses atouts. Elle n’était pas très grande, et donc n’avait pas des jambes sans fin. Rien que des chaussures à talons ne pouvaient corriger. Elle n’était pas mince à proprement parlé, mais ses heures de boxe, de yoga et d’escrime la muscler assez pour en donner l’impression. Bien évidemment, elle avait naturellement un décolleté qui pourrait rendre jaloux n’importe quelle femme. Et elle prenait grand soin de garder le visage parfaitement équilibré et harmonieux que lui avait offert mère nature. Quoi qu’il en soit, la conservatrice faisait toujours attention à son apparence. Les premiers regards et les premières impressions d’une rencontre étaient décisifs, qu’importe la situation. Les êtres humains étaient ainsi fait. On jugeait, et rarement on revenait sur la décision qu’on avait prise.

« You look like one, lady... »

Elle pouvait accepter ce compliment venant de la bouche du britannique. Pour la plus simple raison qu’il semblait juste évoquer à voix haute une évidence. La rousse n’était pas étrangère aux doux noms affectueux qu’on pouvait lui donner lors de divers soirées, mais généralement il s’agissait de riches hommes qui semblait juste croire que ce genre de compliment la rendrait plus... docile, quelque soit leurs intentions. Ça devait marcher pour le commun des mortels, ou pour les midinettes qui squatter à ce genre de rassemblement dans le but de trouver un sugar daddy, mais Aleera était bien au dessus ça. Si elle désirait de l’argent, elle pouvait en avoir facilement sans s’abaisser à ce genre de chose. Si elle désirait ardemment un artéfact, il suffisait de manipuler discrètement son propriétaire pour qu’il lui offre ou tout simplement le voler. Si elle n’aimait pas quelqu’un, il était aussi aisé de le savoir même si elle restait courtoise. Mais Gabriel paraissait naturellement enclin à dire à voix haute ce qu’il pensait. Etait-ce le cas tout le temps ou avait-elle eu l’immense privilège de le voir sous son vrai visage ? Il était rare qu’elle laisse complètement tomber son masque, pour l’instant seulement deux personnes avaient eu ce privilège : l’une était morte, l’autre ne lui avait pas vu ou parlé depuis plusieurs mois. Ou peut-être que le sanctuaire que lui procurait son chez lui lui permettait justement d’être lui même. Il faudrait qu’elle voit Gabriel en dehors de sa zone de confort pour pouvoir confirmer ou infirmer cela.

« Tout le plaisir est pour moi. »

Et ce ne fût pas une poignet de main qui accompagna cette voix grave qu’elle appréciait déjà, mais un geste plus cérémonieux qu’elle avait déjà eu l’occasion de recevoir, mais malheureusement mal offert. Lui avait fait baise main parfaitement effectué qu’on aurait pu croire qu’il avait fait cela toute sa vie. Il n’avait pas juste embrasser sa main d’un air tendancieux, il l’avait juste effleuré du bout de ses lèvres fines sans pour autant quitter son regard. Les hommes plus ou moins puissants qu’elle rencontrait de nos jours avaient la faucheuse tendance à vouloir serrer sa main et essayer de lui faire baisser les yeux, habitués à être en position de force. Un traditionnel baise main pouvait rendre vulnérable. Après tout, en se baissant pour attirer une main vers son visage, on se laissait à découvert et ce n’était pas un sentiment que l’on souhaitait éprouver. Aleera n’avait encore une fois pas sentit de moquerie derrière ce geste. Il avait été délicat lorsqu’il avait approché ses longs doigts fins près des siens. Le premier contact physique avait été agréable. Les instincts de la rousse venaient de se confirmer, elle savait qu’elle ne pouvait qu’apprécier l’homme en face d’elle. La jeune femme avait senti cependant qu’il ne semblait pas du genre à faire cela, et pourtant il avait pris sa main presque avec tendresse comme s’il s’agissait d’une chose précieuse. Elle avait aussi discerné l’un de ses doigts s’attardait à son poignet quelques instants. S’il avait cherché à chercher son poul en réponse à son geste il aurait été déçu. Son rythme cardiaque avait été le même malgré sa proximité intoxicante. Cela était facile à gérer, parce qu’elle ne pouvait rien faire pour la dilatation légère de ses iris dont elle n’éprouvait aucune honte. Il fallait prendre cela comme un compliment.

« C'est donc entourée des plus belles œuvres d'art que j'aurai le loisir de vous trouver le plus souvent... Les Princesses aussi, aiment la beauté de l'art, si je ne m'abuse. L'élégance des sculptures ou les peintures ésotériques ne sauraient, toutefois, vous faire de l'ombre, n'ayez crainte. »

Aleera semblait réceptive aux belles paroles énoncées. Ses lèvres pulpeuses s’étirèrent dans un sourire léger mais ravie, mais c’était son regard d’émeraude pétillant qui montrer réellement son plaisir. Les yeux étaient les fenêtres de l’âme n’est ce pas ? Elle se sentait bien en sa compagnie, il ne semblait pas juste être un beau mâle sûr de lui, il avait parlé et s’était tenu tel un gentleman et semblant beaucoup s’amuser avec les mots et sous entendus. La jeune femme bougea doucement les doigts de sa main toujours emprisonnée dans celle de Gabriel, semblant jouer quelques instants avant pour poser son index et son majeur au creux du poignet de celui-ci, son regard toujours ancré dans le sien. voulant guetter la réaction à la réponse qu’elle allait lui fournir.

« Vous semblez parfaitement maîtriser l’art de complimenter les femmes mon cher. Votre entourage féminin doit être aux anges quand vous êtes dans les parages.»
Commença-t-elle d’un ton guilleret avant que sa voix ne tombe dans un registre plus grave et suave. « Seulement si je suis une Princesse, cela signifie que j’ai le privilège que les personnes autour de moi obéissent au moindre ordre que je prononcerai. Si maintenant je vous ordonnais quelque chose, m’écouteriez-vous ? Ou ne m’écouteriez-vous pas faisant ainsi de vous un menteur en m’appelant ainsi ? »




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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Lun 17 Fév - 22:01


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e qui se déroulait, à cet instant, entre les deux adultes était une nouvelle expérience pour le tueur à gage. Le gage d'un nouvel acquis, bénéfique à n'en pas douter, qui le mettait à l'épreuve. Une connaissance de plus, un profit qui lui serait d'une utilité évidente pour ses prochains cours. Car si la chimie des émotions humaines était parfaitement incrustée dans son esprit comme gravée dans du marbre, la pratique lui était, elle, méconnue. Il n'en savait rien et ignorait ses propres réactions face à l'une d'elle. La peur, il l'avait éprouvée quelques dizaines d'années plus tôt et la reconnaissance était ce qui lui permettait de poursuivre le chemin esquissé devant lui par Abraham. Les autres ? Des secrets jalousement conservés. Des mystères aussi difficile pour lui à traduire que le triangle des Bermudes. Jamais il n'aurait pensé qu'une telle occasion s'offrirait à lui. Il tenait là l'unique porte ouverte pour outrepasser les règles de la simple compréhension ; peut-être pourrait-il vivre ce que le commun des mortels ressentaient dans leur quotidien. La peine ressentie au décès d'Abraham n'avait duré qu'une fraction de secondes, l'abandonnant avec son malaise de trop peu, de pas assez. Lui, que les sentiments humains ne savaient atteindre, aurait souhaité connaître plus.
Et voilà que plus se tenait devant lui. Sous sa forme la plus exquise.
La curiosité d'un nouveau monde qui s'étendait à perte de vue, la curiosité de l'autre qui se dévoilait plus intrigante qu'escompté. Les yeux dans les yeux, les deux souffles mélangés l'un dans l'autre, une certaine tension agréable semblait passer entre leurs deux regards accrochés. Il semblait presque à Gabriel qu'il était possible de discerner un fin tissu les reliant. Comme le fil d'Ariane, invisible à l’œil nu mais toujours bien présent entre les deux êtres. Indestructible, bien qu'aucun ne semblait vouloir rompre ce contact visuel d'une intensité frôlant le déraisonnable. La voix de l'assassin s'était faite à l'ambiance qui régnait. Suave, souvent plus murmurée que réellement prononcée, elle se dissimulait de moitié derrière cette sensation nouvelle. Derrière cette nouvelle expérience.

Le débat au sujet de la princesse Aleera prit fin prématurément. Le silence de la belle autorisa à Gabriel une lueur taquine au fond de son regard de glace et l'ombre d'un sourire en coin. Peut-être le laissait-elle remporter ce premier round. Un long silence s'ensuivit. Loin de déranger, il était davantage propice à des présentations plus officielles. L'un comme l'autre ne semblait pas enclin au bavardage inutile ; le tueur à gage commençait à voir se dessiner les premières esquisses d'un tableau. Les points communs avec l'invité de marque se faisaient toujours plus nombreux et s'il était rare, pour lui, de faire face à un tel individu, il se doutait maintenant qu'elle recelait, elle aussi, quelques précieux secrets. Des mystères qu'il ne serait peut-être jamais autorisé à résoudre.
Devant lui se tenait, droite et fière, l'une des plus belles énigmes.
Les plus grands maîtres en matière d'enquêtes n'avaient qu'à bien se tenir. Conan Doyle pouvait réajuster sa veste, Gabriel venait de lui trouver un puissant rival.
Les doigts de la princesse prisonniers des siens, il lui offrit un baise-main sans, toutefois, entièrement toucher sa peau. A peine une caresse du bout des lèvres. Et sans rompre cet échange silencieux qui se déroulait à travers leurs deux regards. Peut-être avait-il laisser ses propres doigts, longs et fins, pâles et froids, s'enrouler autour du poignet de la jeune femme avant de glisser légèrement. A travers l'épiderme, ses doigts rencontraient les veines d'Aleera. Dans le regard de celle-ci, Gabriel pouvait sentir quelque chose de différent. Elle paraissait boire ses compliments, attentive à chacune de ses phrases ; mais dans ses yeux d'un vert rare, des étoiles brillaient. Mille feux ou bien un millier de diamants. Un univers entier ou les profondeurs d'un océan. Au creux de sa paume, il sentit les doigts de la jeune femme remuer, glisser, caresser. Alors que le plus grand froid hivernal et les plus fraîches bourrasques ne lui faisaient plus d'effets qu'une envolée de papillons, un frisson le parcourut. Il le sentit le traverser farouchement avant de disparaître. Peut-être avait-ce duré deux secondes, peut-être moins. Peut-être davantage.

Le sourire qui vint s'afficher sur les lèvres de l'assassin était légèrement goguenard. Rien d'insultant, juste particulièrement amusé par la remarque de la jeune femme. Sans doute pensait-elle qu'il était comme son colocataire ; un tombeur qui ne jurait que par ses conquêtes toujours plus nombreuses. Il n'en était rien, pourtant. Il inspira, arqua un sourcil en relevant légèrement la tête. Il préféra, toutefois, ne pas répondre. La pudeur lui étant aussi méconnue que la honte, c'était la part de mystère qui vivait en lui qui l'interdisait de se dévoiler. Il l'avait déjà suffisamment fait, à son insu.
Son âme décédée était maintenant avivée par une passion sincère.
Son corps n'en laissait rien paraître. Fidèle à l'enseignement qui lui avait été inculqué, rien ne pouvait trahir cette floraison de nouvelles sensations. Ni son visage dont il avait le contrôle parfait, ni son regard auquel il avait donné cette mince lueur amusée. Le reste, quant à lui, semblait à jamais éteint. Un rythme cardiaque faible, maîtrisé par une respiration régulière et profonde. Les arts martiaux rigoureux d’Émilien l'avaient contraint à avoir une parfaite connaissance de son corps et de son environnement. A part ce frisson inexpliqué, rien ne pouvait venir dénoncer la moindre émotion.
Même confronté à l'inconnu, il restait une arme. Rien de plus.
Son sourire s'élargit. Toujours franc, toujours amusé. Ainsi, elle venait de trouver le moyen de le mettre au défi, à son tour. Imperturbable, conservant ses doigts entre les siens, il fit mine de vouloir réfléchir. La réponse était, en réalité, toute calculée. Son attention restait entièrement portée sur la belle ; il ne la relâchait pas. Mais celle qu'il accordait à son corps semblait, elle, amoindrie. Aucune émotion n'était lisible sur son visage, ses traits ne se déformaient guère et aucun frisson n'était revenu donner le moindre indice sur son humanité. Mais un organe dont il semblait avoir oublié la présence, lui, se manifesta. Le temps d'un battement. De cœur, de cil. Alors qu'il paraissait mort depuis de nombreuses années, il venait de cogner. Une fois. Une seule. « Si ma tâche ne consiste qu'à vous écouter, alors il est de mon devoir de le faire. Je vous écouterai, nul doute là-dessus. Obéirai-je, vu que vous ne semblez pas me le demander, je ne pourrai répondre... » Sa voix, rocailleuse et doucereuse à la fois, s'éteignit sur un ton plus léger. Toujours taquin, sans qu'il ne perde son sourire. « Je vous en prie, dîtes donc, je suis toute ouïe, Princesse, » ajouta-t-il après un très bref silence. Le dernier mot, ce surnom qui les opposait tout en les connectant, avait été accentué sur un air de défi. Il relevait le challenge, peu importe ce qu'elle demandait.


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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mar 18 Fév - 15:09


 
The Thief and The Hitman



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Ce moment était rare. Ces précieuses minutes qui venaient de s’écouler était quelque chose de nouveau et d’extrêmement rafraichissant pour la rousse. Les premiers instants d’une rencontre permettait de cataloguer l’individu. De lui apposer une étiquette dont on se tromper rarement. De part l’apparence physique en général, la façon de se tenir, l’emploi de telles paroles au lieu d’autres, les mimiques que l’on exprimer ouvertement ou non sur le visage. Aleera mettait un point d’honneur à être toujours plus ou moins parfaite à tous les niveaux, bien que la perfection était quelque chose qu’on ne pouvait jamais réellement atteindre. Le choix de ses vêtements, de sa coiffure - de la couleur de sa chevelure,  comment elle s’exprimait avec telle personne et différemment avec une autre... Tout était calculé. Son coté perfectionniste laissait peu de place à l’improvisation. Les rares cas où inattendue apparaissait était décevant, une personne voulant donner une impression qui ne lui correspondait pas du tout et qui se voyait des kilomètres à la ronde n’avait rien d’attrayant. Le plus souvent il s’agissait de se montrer mystérieux, car les mystères entourant un individu donnait envie de s’en approchait. De toucher du bout des doigts le jardin secret qu’il ne voulait pas dévoilé. L’attitude de vouloir se montrer mystérieux était bien mal exécuté par contre. Il ne s’agissait pas seulement d’être distant, étrange voire même menaçant. On pouvait toujours essayer ces techniques mais à l’évidence cela était obsolète. C’était juste une manière d’être qui ne pouvait pas être réellement apprise comme une compétence. On pouvait l’imiter mais sur la longueur on pourrait se rendre compte facilement de la supercherie.

Mais l’homme en face d’elle réveillait en elle l’envie d’en savoir plus, car lui ne cherchait sûrement pas à se mettre en spectacle. Il était indubitablement mystérieux sans chercher à l’être. Il n’était pas vraiment habillé pour les circonstances d’une rencontre mais elle pouvait deviné qu’il prenait un peu soin de lui et de son corps. Il parlait peu, mais quand il le faisait sa voix grave remplissait avec aisance la pièce de paroles bien réfléchit. Son visage taillé dans le marbre et ses yeux d’aciers ne donnaient que peu d’informations mais ses lèvres fines s’étiraient dans un sourire semblant vous murmurer ce qu’il pensait. Il était totalement maître de lui même et il le savait. Et c’est ainsi qu’il était plus que tentant d’en voir plus. D’en vouloir plus. La séduction était quelque chose qu’elle exploitait allégrement dans sa vie de tous les jours et dont elle en connaissait presque tous les atouts. La jeune femme aimait être désiré mais il était rare qu’elle soit le sujet qui était charmé. Changer de rôle et être spectateur dans cette situation était captivant. Si Gabriel était aussi volage que Jayson, étant témoin de cet instant indescriptible entre eux deux, il ne devait avoir aucun mal à trouver chaussure à son pied pour la nuit. Elle espérait juste que ce n’était pas chose courante sinon ce beau mystère aurait été bien décevant en plus d’être court.

« Si ma tâche ne consiste qu'à vous écouter, alors il est de mon devoir de le faire. Je vous écouterai, nul doute là-dessus. Obéirai-je, vu que vous ne semblez pas me le demander, je ne pourrai répondre...»

Comment ne pas sourire et avoir une légère moue amusée. Aleera avait l’impression d’être entrer dans un livre du siècle dernier. Peu de personne prenait l’habitude de réfléchir pour énoncer d’aussi belles phrases. Ils mettent cela sur le manque de temps, sur l’impossibilité de paraître naturel dans ce registre de langue, ou juste de paraître trop snob et prétentieux.

« Je vous en prie, dîtes donc, je suis toute ouïe, Princesse, »

Les Liaisons Dangereuses. Voilà le livre dans lequel elle semblait vivre à cette instant. Deux individus semblant s’amuser de la séduction de l’autre, semblant être pleins de secrets, sachant parfaitement arriver à leurs fins... Et maintenant elle le mettait au défi et le voilà qu’il y répondait simplement par l’affirmatif. Que pouvait-elle lui demandé maintenant ? Sa main toujours emprisonné dans celle de Gabriel, et son souffle proche du sien, Aleera ne pût s’empêcher de laisser son regard brillant descendre imperceptiblement sur la bouche parfaitement dessiné de son interlocuteur. Un léger sourire aux coins de ses lèvres ne cachant rien de son sous entendu, la jeune femme détourna tout de même les yeux pour les fixer sur ceux de Gabriel comme pour dire que ça serait trop facile et peu divertissant même si ce n’était l’envie qui lui manquait. Son sourire toujours en place, elle jeta un rapide coup d’œil à tous les œuvres d’arts présents dans la pièce. Bien qu’elle était intéressée par plusieurs artéfacts présents, elle ne fit aucun commentaire à ce sujet. Trop présomptueux et tellement peu courtois.

« Et bien il me semble qu’il est dans les règles de la bienséance d’offrir quelque chose à une Princesse en guise de courtoisie et de bienvenue. Non ? » Commença-t-elle avant de faire mine de réfléchir. « Alors je souhaiterais...» Son regard resta fixé sur celui de Gabriel. «... que vous m’offriez...» Continua-t-elle en s’approchant un peu plus. «... un verre de vin. » Finit-elle semblant se retenir de rire pour évacuer la tension accumulée en se mordillant la lèvre inférieure mais sans pour autant se reculer du corps chaud du bellâtre.




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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mar 18 Fév - 17:35


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S
ilencieuse était la pièce. Un combat, pourtant, ravageait l'esprit déjà tourmenté de Camille. Un véritable ouragan qui détruisait le masque qu'il avait façonné des années plus tôt sans lui retirer le contrôle. Il devenait à la fois le prédateur et le gibier. Il avait suffit d'une présence inéluctablement intéressante et atypique, d'un regard unique pour qu'il laisse tomber le rideau. La brume qui dissimulait les tréfonds de son âme se dissipait avec légèreté à mesure que la conversation avec cette invité laissait le doute planter. Les deux semblaient jouer un double jeu tout en ayant décider d'apposer toutes leurs cartes sur la table. Et si la séduction avait été le jeu de manipulation qui s'était, naturellement, imposée, Gabriel ne parvenait pas à lire plus que ce que la belle daignait bien lui apprendre. Une situation singulière et particulièrement nouvelle pour le tueur à gage qui venait d'endosser le rôle d'ordinaire interprété par Jayson. Le regard sondant, ou essayant de sonder, les plus intimes pensées de son interlocutrice, le tueur à gage s'en sortait à merveille. La jeune femme semblait même penser qu'il était du même naturel volage que son comparse.
Le sourire fleurissant sur ses lèvres peu encline aux expressions faciles qu'il laissait apparaître était le signe qu'il commençait à se complaire dans ce petit jeu. La réceptivité d'Aleera aidant, l'assassin usait des manières qui lui avaient été inculquées dans sa jeunesse pour adopter l'attitude du plus parfait des gentlemen. La sincérité de ses propres, toutefois, indiquait qu'il ne trichait sur les compliments qui venaient ponctuer la conversation. Pas plus qu'il ne fabulait lorsqu'il lui donna ce surnom mitigé de princesse. Le mensonge était un art dont il ne connaissait que trop bien la valeur pour en abuser. Probablement que cette attitude aurait été de plus artificielles tant la jeune femme semblait posséder cette faculté rare de déceler les mensonges. Une capacité qui la rendait, à coup sûr, plus précieuse encore que son savoir sur les œuvres d'art. Rare étaient le conservatrices qui savaient dissimuler la vérité. Quels secrets cette reine mystique pouvait-elle bien renfermer ?

Le défi était revenu à un moment opportun, sans que Gabriel ne l'attende. Alors qu'il avait éprouvé le désire de vérifier ses talents plus tôt, voilà que la belle tournait la situation à son avantage. Un retournement qu'il n'avait put prévoir malgré sa grande méticulosité. De seconde en seconde, elle lui apparaissait plus intéressante et plus riche encore. De quelques palabres prononcées d'une voix d'où perçaient la suavité et un brin de taquinerie, il l'invita à continuer. S'il ne se montrait presque jamais comme étant un amateur de challenge, il restait un adolescent face à des personnages triées. Aleera venait d'avoir le privilège d'entrer dans ce cercle très restreint. Droit mais les épaules détendues, le visage serein et l'air assuré, il l'observa descendre le regard. Un étrange picotement vint le déranger dans l'abysse de son âme déchirée. Quelque chose de désagréable qui lui était jusqu'alors inconnu. Sans parvenir à trouver de quoi il s'agissait, il releva la tête, sans revêtir de masque hautain comme il avait pris l'habitude de le faire et continuait de la regarder. Peut-être son sourire s'élargit-il légèrement à l'idée qu'elle craquerait la première. Et puis il se surpris à baisser les yeux pour essayer d'accrocher, à nouveau, celui de la conservatrice. Alors, il put mettre un nom ce picotement qui l'avait perturbé. Déception. Il y avait, au fond de lui, une petite voix fluette qui avait été déçue qu'elle brise ce contact visuel pour s'attarder sur ses lèvres tristes.
Mais il revint. Après qu'elle eût rapidement observé les œuvres d'art, elle était revenu plonger ses yeux pareil à deux émeraudes dans ceux, saphir, de Camille. Il eut un coup dans la poitrine, sans aucune violence, à peine une douleur. Délicatement, ses lèvres s'entr'ouvrir, laissant un souffle étranglé s'en échapper difficilement. Elle s'approchait. Choisissant avec une fourberie non-masquée ses mots. Il pouvait sentir la chaleur de son corps rejoindre la sienne. Leur deux mains étaient encore jointes. C'était à son tour de dévorer du regard ses lèvres pulpeuses, de donner une attention à ses paroles. Son tour de sentir le reste de la pièce voler en éclat pour se redessiner avant de se mettre à tourner. Elle était collée contre lui, avec son regard brillant d'une lueur taquine.
Et la magie de l'instant disparut.
Gabriel s'aperçut alors qu'il avait retenu sa respiration. « Avez-vous une préférence, pour le crû ? » Il ne s'était pas éloigné, ne paraissait pas vouloir le faire. Pour ne pas avoir à rompre tout contact, il pouvait encore appeler le majordome, lui faire chercher une bouteille dans les profondeurs de la cave. La requête pouvait lui prendre plusieurs dizaines de minutes qu'il lui faudrait alors mettre à profit. Mais, aussi étrange que ce le fût, le tueur à gage finit par reculer d'un pas. Toujours parfaitement droit, il ne lui lâcha la main qu'à l'ultime seconde alors qu'il lui tournait le dos pour aller chercher, dans un meuble avoisinant un buffet, une bouteille de vin. Le verre, il les attrapa dans sur l'étagère qui se trouvait au-dessus et il le remplit de moitié.

Le silence et la pression étaient retombés, laissant à l'assassin le loisir de se reprendre avant de faire volte-face. Le verre dans une main, il s'avança à pas de loups. Ses pieds nus ne semblaient pas fouler le sol tant sa démarche était silencieuse et fluide. Parvenu à la hauteur d'Aleera, il lui tendit le verre dans un geste galant, le tenant par le pied. Il amenait un nouveau contact physique possible, sans le rendre obligatoire. La belle n'aurait plus qu'à choisir elle-même si elle désirait continuer ce jeu de séduction ou si le charme était rompu. « Voilà pour vous, Princesse, » glissa-t-il dans un fin sourire. S'il n'aurait put jurer de ce qui se passait dans l'esprit d'Aleera, il était toutefois prêt à parier que cette séparation physique lui avait été presqu'aussi pénible. Comme si elle avait été obligatoire mais non-désirée.


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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mar 18 Fév - 19:38


 
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Aleera avait le dessus à ce moment précis. Elle le savait.

Le frisson qui avait parcouru la peau pâle de Gabriel un peu plus tôt qu’elle avait ressenti elle même quand elle avait caressé délicatement la paume et le creux de sa main, un léger hérissement qui l’avait convaincu de l’effet désiré qu’elle souhaitait lui faire éprouvé. Ce sentiment de dominance auprès de la gente masculine - lui en particulier- était intoxicant et enivrant. Elle n’avait pas pu en resté là, et c’était pour cela que la rousse s’était encore plus approché de son corps chaud qui l’appelait comme un aimant. Ils étaient mutuellement réceptive au petit jeu de séduction qui s’était installé entre eux sans qu’ils ne rendent compte. La jeune femme était dans son élément et maître du jeu. Elle avait senti la respiration de Gabriel se bloquait légèrement quand leurs silhouettes se touchèrent avec une intimité presque indécente pour une première rencontre. Son souffle brûlant avait titillé sans vergogne la peau d’albâtre comme pour le rendre encore un peu moins en possession de ses moyens.

Qu’il était étrange d’être en arriver là aussi rapidement. Une petite voix au fond de son être lui disait que ce petit jeu pourrait devenir très vite dangereux. Son travail ne lui permettait pas vraiment une certaine intimité avec qui que ce soit. Oh bien sûr il lui était arrivé quelques fois d’avoir des aventures sans lendemain, avec des hommes -ou des femmes- qu’elle sélectionnait soigneusement pour ne pas être importuner par la suite par le peu de conquêtes recrutées, mais il était rare qu’elle s’intéresse à autre chose que leur physique et leur caractère sur le moment. L’homme en face d’elle était différent. Bien qu’elle ai envie d’un contact rapproché avec le bellâtre, elle pensait vouloir quelque chose de plus qu’un exutoire physique. Et c’était cela qui risquait de d’être dangereux. Ses amants passés se comptaient par dizaine - l’époque de l’Université avait été très divertissant - ses véritables amies se comptaient sur les doigts d’une main. Et elle n’avait rien d’autre à part une génitrice lui envoyant une carte deux fois par an. Cela montrait à merveille son manque total d’attache émotionnelle. Alors pourquoi voulait-elle continuer ces regards et ces gestes équivoques si elle savait qu’elle allait peut être le regretter par la suite ? Des tendances masochistes sûrement.

Elle n’avait cependant pas prévu la réaction de Gabriel qui s’éloigna quelques secondes après sa déclaration pour lui servir un verre de vin. Aleera se mordit encore une fois la lèvre inférieure, cette fois-ci déçue mais surtout un peu en colère contre elle-même d’avoir mal joué ce coup là. Elle avait été peut être trop entreprenante, trop rapidement. Elle regrettait déjà la chaleur qui se dégageait de sa peau et qui la fit légèrement frissonner de froid, comme si on lui lâchait un sceau d’eau sur la tête. Rien n’était pire que le sentiment de frustration qui s’était installé tout à coup. Ce n’était pas totalement du rejet mais presque. Et elle ne pouvait terminé cette entretien sur cet échec cuisant. La rousse approcha doucement sa main du verre servi, et la façon dont il tenait le verre ne la fit reculer aucunement de ses objectifs maintenant définis. Elle prit donc soin de s’approcher de lui, et attrapa le verre par la tige, et n’entrant donc pas en contact direct. Ses yeux émeraudes oscillant entre une couleur plus sombre - à cause de sa légèrement frustration précédente - et plus clair -voulant se faire tout de même joueur- restèrent sur ceux de Gabriel quand elle entreprit de boire une première gorgée du nectar offert.

« Excellent, je vous remercie My Lord...»

Son tête se pencha alors légèrement sur le côté tel un chat semblant trouver quelque chose d’intrigant et ses yeux se mirent à regarder quelque chose se trouvant dans les cheveux de son interlocuteur. La rousse avança sa main libre l’objet de son attention pour trouver un simple bout de feuille qui avait trouvé refuge dans la tignasse du brun. Elle prit son temps pour passer ses petits doigts à travers les cheveux soyeux de l’homme, touchant légèrement son crâne dans un simulacre de massage avant de s’attardait quelques secondes sur le creux de sa nuque découverte. Sa main toujours à cet endroit, elle posa ses lèvres pulpeuses sur le bord de son verre de vin rouge encore plein, semblant l’attiser du regard tout en prenant une longue gorgée avant de finalement écarter le petit débris végétal qui était toujours au creux de son autre main.

« Vous sortez dehors sans être habillé My Lord ? »
Taquina-t-elle légèrement en montrant la feuille. « Vous cassez donc parfois le protocole à adopter. »



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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mar 18 Fév - 22:36


aleera&gabriel ❧ the thief and the hitman
I
l guettait de son regard pâle. Un soupçon de réaction, une moue imperceptible. Il eût un sourire en apercevant la belle se mordre la lèvre. Le choix de s'éloigner avait donc été suffisamment judicieux ; la partie pouvait reprendre. S'il avait hésité une fraction de secondes, moins peut-être, entre sonner le majordome et aller lui-même remplir le verre de vin, il était à présent certain que rompre le contact était favorable. Il avait déjà vu Jayson opérer auprès des femmes et s'il se contentait d'observer de loin, veillant à ce qu'aucune d'entre elle ne soit un danger pour son colocataire, il avait aussi noté quelques gestes. Plus que séduire, il fallait devenir vital. Elle devait en redemander lorsqu'il le décidait. Camille devait devenir une véritable drogue. Pour cela, il avait choisit de reculer, de se détacher. Sans prévoir que son propre corps en réclamerait encore. Le verre en offrande, il laissa à la conservatrice le pouvoir mais espérait silencieusement que leurs doigts se toucheraient encore. Il n'en fût rien. Sa main cherchait la réconfort de celle de la jeune femme, son corps désirait la chaleur de la douce. Doucement, le verre lui échappa mais un regard vint le remplacer. Sa main retomba presque lourdement comme si, dotée d'une conscience qui lui était propre, elle désirait montrer sa frustration. Sans bouger, il la vit boire une première gorgée et son regard glissa sur sa gorge blanche. L'assassin eut presque l'impression qu'il lui était possible de suivre le parcours du liquide carmin en observant juste cette gorge immaculée.
Ses yeux bleu cobalt remontèrent lentement. Un instant, il resta interdit à l'entente de ce surnom inattendu. Et puis un sourire étira le coin de ses lèvres. Il était maintenant certain que le jeu reprenait son cours. Sans dériver son regard, Gabriel sentit la main de la jeune femme se lever puis se plonger dans ses boucles brunes. Il retint un grognement sous cette infime caresse alors que les doigts de la belle descendaient sur sa nuque. Un ressentit un courant glacé le traversé avant d'avoir l'impression que la peau lui brûlait à l'endroit exacte où reposaient les doigts d'Aleera sur sa nuque. Peut-être fut-il parcourut d'un nouveau frisson, il n'en était plus certain avec cette presque brûlure au creux de sa nuque. Délicatement, il tourna la tête, s’enivra du parfum de la conservatrice alors que son nez survolait le poignet blanc, laissa ses lèvres frôler la base de la paume de la jeune femme. Qui l'emportait ? Il ne savait pas, ne savait plus.
Pire encore, il ne voulait pas savoir.

La main s'éloigna, laissant apparaître une feuille folle d'un arbre en son creux. Il la suivit d'un mouvement de la tête, son regard redessinant la courbe de l'épaule de la jeune femme avant de remonter le long de son cou qui semblait l'appeler. Puis ses yeux, à nouveau, allèrent noyer leur désespoir de ce contact à nouveau rompu en se plongeant dans l'abîme profonde de ceux d'Aleera. Sombrait-il dans son propre piège ? Il ne lui semblait pas être devenu la victime d'émotions humaines qui avaient toujours été à plusieurs kilomètres de son esprit. « Les protocoles sont parfois esquissés pour être rompus. Ne le pensez-vous pas ? » Le ton adopté était calmé et posé. Une fois encore, la phrase avait été soufflée mais laissait deviner un secret. Un mystère qui, il le savait, pouvait devenir le centre de cette rencontre. Les protocoles étaient une métaphore pour désigner les lois et les rompre revenait à devenir un criminel. Ce qu'il était. Derrière le masque parfait de la conservatrice, il devenait un noir passé aux mœurs peu légales aux yeux de la société ; la réponse d'Aleera pouvait, à elle seule, redéfinir l'ensemble de ce qui était en train de se dérouler entre eux.
Il s'avança d'un pas. Sa main se leva, alla se déposer avec tendresse sur celle d'Aleera qui retenait le verre prisonnier. Lentement, son pouce caressa le dos de sa main avant de l'enlacer. Il se pencha légèrement vers elle, sans lâcher son regard émeraude. L'impassibilité de son visage jurait avec la lueur qui dansait au fond de ses yeux. Sa bouche frôla la joue de la jeune femme d'un baiser retenu. Ses lèvres semblèrent être de feu tant elles lui brûlaient et il croyait laisser un sillon ardent sur son passage. Ses doigts s'emparèrent du verra à pied, le dérobant à la princesse sans couronne pour aller le déposer sans un bruit sur le meuble derrière elle. « Et puis... Ce n'est comme si ce n'était pas profitable à certain, » glissa-t-il dans un murmure suave à l'oreille de la belle. Abandonnant les règles de la société, il revenait sur l'allusion à sa tenue légère et aux différents coups d’œils qu'il avait surpris quelques instants plus tôt.

De nouveau collé contre son invité, Gabriel laissait son souffle chatouiller l'oreille d'Aleera avec un sourire sarcastique. Ses doigts, abandonnant le verre, caressèrent le bras de la jeune femme, ne la touchant que de l’extrémité. Il profitait de cette position favorable, accentuait les caresses avec l'innocence d'un enfant. « I don't think I'm one of them... » La réponse au surnom avait finit par tomber, sombrant dans le déni comme la jeune l'avait fait quelques minutes plus tôt. Était-ce là un simple clin d’œil ou le pensait-il réellement ? Le titre, des plus glorieux pour un britannique tel que lui, ne le dérangeait guère. Mais sa nature de tueur à gage ne lui permettait pas d'en jouir.


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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mer 19 Fév - 1:50


 
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Le jeu avait repris pour son plus grand plaisir.

Elle n’avait jamais perdu la partie quand il s’agissait de badiner ainsi. Ça n’allait pas commencer aujourd’hui. Son corps avait tout de désirable et sa prestance ainsi que sa façon d’être général étaient fait pour attirer les regards sur elle. L’échec n’était pas une option. Par orgueil peut être. La rousse connaissait par cœur les gestes, les non-dits, les subtilités pour rendre les autres fasciner par sa simple présence. La jeune femme pouvait voir que Gabriel était intéressé même sil semblait se retenir. Pourquoi, elle ne le savait pas. Il n’était en aucun timide. Il était sur de lui. Sinon le brun ne se serait pas approcher physiquement d’elle. Il imposait du fait de sa simple présence. Elle ne pût qu’en conclure que ses secrets devaient être imposant à leurs tours. C’était une évidence qu’il en possédait et qui les garder jalousement. Il ne fallait pas être plus observatrice que ça pour s’en apercevoir. Elle reconnaissait les signes parce qu’elle était dans le même cas. Mais elle réussirait à le faire plier devant elle. Même si elle devait se dévoiler plus qu’elle n’en avait l’habitude. Un pas après l’autre, l’un voulait montrait à l’autre une part que peu de personne avait eu le privilège de découvrir. L’appréhension était le facteur le plus déterminant à présent. Quelles étaient exactement les limites fixés par l’autre ? Si elle était trop entreprenante, se renfermerait-il comme une huître ? Si, elle ne continuait pas, penserait-il qu’elle n’était qu’une pauvre aguicheuse comme les autres femmes qui devaient croiser sa route ? Tant de questions.

Aleera sentit de nouveau un frisson le parcourir quand ses doigts fins avaient touchés sa nuque. Chaque contact physique entre eux semblaient donner cet effet aux deux individus. Serait-ce ainsi à chaque fois que leurs peaux s’effleurer. C’était bien parti pour. Son souffle chaud caressa le dos de sa main la galvanisant plus encore. Un simple attouchement-moins que cela même- qui affolait facilement les hormones de la belle. Jusqu’à qu’elle sente enfin le bout des lèvres parfaites du bellâtre la chatouillait dans un approche encore plus intime. La rousse n’avouera jamais à voix haute que sa respiration se bloqua, et que son rythme cardiaque s’affola le temps d’une seconde à ce geste ô combien érotique. Le chat et la souris. Qui était quoi. Elle ne le savait pas, et en vérité elle n’en avait que faire.

« Les protocoles sont parfois esquissés pour être rompus. Ne le pensez-vous pas ? »

Tellement ironique quand on connaissait son occupation. Les règles, les lois étaient faites pour être détourner.. Par envie, par jalousie, par arrogance. On les briser emporté par n’importe quelle émotion humaine.  La rousse en faisait son fond de commerce. Une simple phrase rempli de tant de sous entendus. Peut être essayait-il de lui faire passer un message. Ou peut être pas. Qu’importe. La perche était tendue et ne lui donna qu’un léger plissement des lèvres et un regard voulant tout dire. Elle ne conformait pas aux règles, et elle avait compris que lui non plus. Maintenant il s’agissait d’établir dans quel domaine exacte ces protocoles étaient enfreints. Et il y en avait tellement. Lui ne penserait pas sûrement au vol de grande envergure ou des répliques impeccables qu’elle créaient même si elle avait avouée son occupation. Elle ne penserait pas à une part si sombre venant de lui.

Et il s’approcha finalement d’elle, la faisant s’empêcher au dernier moment de montrer son véritable désir pour plus de proximité pour lui retirer des mains le verre de vin offert, prenant au passage le temps de s’attarder son pouce sur sa paume presque offerte avec délectation. Le baiser qui fût donnait du bout des lèvres sur sa peau pâle et brûlante la fit soupirer imperceptiblement contre son gré. Un geste qui pouvait semblait anodin. Mais pas à cet instant précis. Pas pour elle en tout cas. Le niveau venait de montait d’un cran. Et elle acceptait le défi avec plaisir et abandonnement.

« Et puis... Ce n'est comme si ce n'était pas profitable à certain, »

Sa voix grave, presque sombre, aux accents britannique étaient indéniablement l’un de ses plus grands atouts. Surtout lorsque celle-ci était murmuré à son oreille. Son regard se baissa de nouveau vers la robe de chambre à moitié ouverte de Gabriel à ces paroles, il n’avait pas eu le désir de refermer à son plus grand bonheur.Ses lèvres s’étirèrent dans un sourire faussement timide, la tête penchait sur le côté, détachant son regard émeraude du sien.

« I don't think I'm one of them... »

Lord. C’était la qualification qu’elle n’avait eu aucun mal à trouver pour le décrire après le surnom presque affectueux qu’elle avait reçu. Qu’il soit d’accord ou non à ce sujet n’avait aucune importance. Il l’était pour elle, point final. Mais la balle était à présent dans son camp. Elle profita d’un instant pour passer doucement la main dans sa chevelure, dégageant d’un geste naturel les quelques boucles rousses flamboyantes de sa nuque, la découvrant un peu plus à la vue du brun. Ses épaules de détendirent un peu plus, rendant son cou plus perceptible, au point où on pouvait presque observer sa carotide palpitée d’envie. Envie de quoi au juste. Laissons le décider.

Aleera tendit avec affront sa main pour attraper celle de Gabriel se retournant pour elle face à lui, près, tellement près de lui que le haut de son corps touchait presque celui du brun. Elle porta à la hauteur de ses yeux de jade, semblant observer attentivement le moindre détail de celle-ci. La rousse cajola ses doigts longs et fins comme elle le faisait avec un artéfact précieux. Des doigts de pianiste. On pouvait deviner tellement de choses avec cette seule partie du corps. En imaginer aussi. Sa légère vénération s'arrêta quand elle plongea finalement son regard dans celui azur de son rival du jour.

« I think you’ll make a good one...» Finit-elle par susurrer à voix basse comme dévoilant un secret alors que ses propres lèvres s’avancèrent pour se poser avec douceur sur la paume de celui-ci tel un papillon. On pourrait aussi faire l’amalgame du baise main reçu précédemment. Seulement elle pouvait sentir sous ses lèvres pulpeuses et brûlantes le pouls de celui-ci qu’il ne pourra pas lui caché plus longtemps. Dans un geste audacieux et déterminé, peut être même interprété de vulgaire, la rousse laissa le bout de sa langue goûtait la peau musquée et définitivement masculine qu’elle associerait dorénavant à Gabriel. « My Lord...» Répéta-t-elle après s’être éloigner de quelques centimètres, ses yeux ancrés aux siens, guettant sa réaction.



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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mer 19 Fév - 15:12


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S
on souffle semblait comme guidé. Il suivait une route esquissée à son égard et qui menait à l'épaule aguicheuse d'Aleera. Il se laissait aller, mû par une force inconnue, conduit par une marque de désire sauvage. Il ne possédait qu'une seule envie ; celle de se fondre, à nouveau, avec le soupire chaud de la jeune femme. De ne faire plus qu'un avec lui, se lier dans une éternité que rien ne pourrait briser. L'élégance du geste effectué laissait une part de sensualité s'emparer du tueur à gage. Les deux corps lovés l'un contre l'autre, bouillonnant par un même désire retenu, les yeux dans les yeux, la scène pouvait s’apparenter à un tableau romantique. Mais les acteurs flottaient entre les eaux du réel et du jeu. Les limites s'étaient brouillées pour entièrement s'effacer. L'homme ne parvenait plus à distinguer la réalité ; il se révélait incapable de tracer les frontières de ses propres émotions. Le cœur de glace s'était réchauffé. Le cœur de pierre avait été ré-animé. Alors que les sentiments l'avaient toujours fuit, voilà qu'ils venaient l'enlacer calmement, comme une tendre caresse maternelle. Pourtant, il ne perdait pas entièrement ses moyens. Un instinct jusqu'alors dissimulé par un masque de fer s'était réveillé, mais il restait le seul maître de ses agissements.
Il avait surpris le regard qui en disait long, le léger sourire. La confirmation venait d'être prononcée, implicite et silencieuse. Les deux êtres qui rendaient la pièce vivante subsistaient grâce à l'illégal que leur offrait la vie. De l'argent sale, noircit peut-être, par les déchets qu'ils traversaient pour l'obtenir. Peut-être était-ce une autre couleur qui peignait les billets de la conservatrice ? Le rouge, à l'instar de Gabriel. Métaphore pour tout le sang versé, analogie des vies ôtées sans un regard, sans un sourire et surtout, sans l'ombre d'un regret. Quel pouvait-être la spécialité de la belle ? Un métier où le présent de dame nature, sa beauté, pouvait être mis en avant sans entrer dans quelques obscénités faciles. Il ne l'imaginait pas tuer pour son seul plaisir mais l'idée de la voir porter une arme n'était pas pour le stopper dans sa démarche. C'était, même, plutôt l'inverse. Loin d'esquisser le portrait d'Aleera dans une tenue de cuir des plus clichés et se rapprochant davantage du fantasme masculin, l'assassin n'avait aucun mal à se la représenter dans des vêtements élégants qui soulignaient sa silhouette affriolante, dégainant un glock .19 d'une cachette inespérée.

La tension semblait avoir atteint le point de non-retour. Régnait dans la pièce une ambiance chaude et empreinte d'un désire qui n'était plus tant que ça dissimulé. Résonnait, au creux de l'oreille de la jeune femme, le soupire de sa remarquer susurrée. Il ne chercha pas à masquer, ni à retenir, un fin sourire de conquérant face aux multiples réactions de la belle. Lui-même ne pouvait plus nier qu'il devenait difficile de ne pas laisser un soupire lui échapper. Il eut un geste délicat, des cheveux roux qui s'écartèrent pour lui offrir une vue des plus exquises. Il avait lorgné la gorge d'Aleera, elle lui proposait maintenant son cou opalin. Un morceau de chair immaculé d'où palpitait quelques veines saillantes. Presque malgré lui, Gabriel approcha sa bouche de cette offrande. De nouveau, son souffle chaud alla chatouiller la peau blême de la jeune femme. Ses paupières s'étaient closes. Un courant électrique le traversa lorsque ses lèvres entèrent en contact avec le cou tendre. Le parfum de la conservatrice venait l'envelopper, traçant dans l'abysse de son âme souillée le souvenir indélébile de son odeur légèrement fruitée.
Machinalement, il avait porté sa seconde main à hauteur de la taille d'Aleera. Elle marqua un temps d'arrêt, comme une légère hésitation prude, chaste avant d'aller se nicher. D'abord, timides, les longs doigts se contentèrent de survoler le creux de la taille, descendant pour frôler la hanche alléchante, remontant ensuite dans la plus infinie des lenteurs. La caresse se fit plus réelle, le contact étant plus marqué. Il esquissa le même chemin, traçant un aller-retour brûlant par-dessus les fins vêtements de la reine. Jamais, sa main ne s'arrêta comme si le fait de marquer une pause revenait à annoncer la fin de la bataille. Ses lèvres toujours contre la peau opaline de la jeune femme, Gabriel, les yeux fermés, se délectait des petits électrochocs qui parcouraient son corps. Les frissons qui le traversaient avaient, d'une façon charitable, céder leur place à des courants électriques qui lui donnait l'effet d'être habité par un feu intérieur. La sensation n'était pas véritablement dérangeante ; presque agréable, elle était à peine perceptible. Sans doute était-ce pour cela que le tueur à gage la trouvait perturbante. Ce qu'il vivait en cet instant précieux lui apparaissait comme étant naturel. Mais son cœur de marbre refroidie par un lourd passif exercé n'y était pas habitué et le moindre changement lui semblait considérable.

Sur son autre main couraient les doigts agiles de la belle princesse, tandis que la poitrine de celle-ci était venue trouver réconfort contre son torse squelettique. Sa bouche s'était éloigné, à regret, de l'épaule et du cou offerts, suffisamment entr'ouverte pour laisser une succession de soupirs étranglés lui échapper. A son tour, la conservatrice déposa un baiser électrique au creux de la main de Gabriel. Si le visage de celui-ci paraissait inexpressif, son regard à semi perdu dans une vague de plaisir intense, suffisait pour évoquer toutes les sensations réveillées par ce contact. Au fond de sa poitrine, son cœur venait de rompre les chaînes qui l'entravaient pour cogner. Un battement certain, rapidement suivit par d'autres, plus calmes mais portés par de nouvelles saveurs. Le rappel du surnom lui fit l'effet d'une vive brûlure et l'assassin profita de la proximité pour laisser son indexe redessiner les traits du visage de la jeune femme. Il les laissait parcourir les pommettes cachées d'Aleera avant qu'ils ne s'attardent sur sa lèvre inférieure. Comme s'il voulait effacer le goût qu'il avait pu laisser sur celle-ci, il laissa la caresse s'éterniser, rapprochant, inexorablement, son visage.
Le temps était comme suspendu.
« Princesse... » Fut le murmure qu'il parvint à souffler du bout des lèvres alors que, le regard toujours noyé par le vert des yeux d'Aleera, il continuait de se pencher. Son cœur aussi, avait cessé de battre. Ou peut-être, a contrario, s'affolait-il. Ses lèvres, dans un premier temps, retournèrent se blottir contre la joue. D'un léger mouvement, il traçait ensuite le chemin qu'elles emprunteraient. Ses doigts avaient libérer le passage pour qu'il puisse embrasser le petit nez. Lentement, il descendit. Leurs bouches se frôlèrent dans un baiser volé.
Son regard n'avait pas lâché celui d'Aleera.
Un calme étrange régnait en lui. La méfiance avait cédé sa place. Il était serein. Les cours des événements lui échappaient ; il ne contrôlait plus mais il se savait maître de lui-même. Il s'éloigna légèrement. « The Princess wins, » glissa-t-il d'un ton suave avant d'obéir, aveuglément, à ce que son instinct lui dictait. Ses lèvres trouvèrent celle d'Aleera, les capturèrent doucement, presque avec tendresse. Au creux de la taille de la conservatrice, la main de l'assassin avait cessé de dessiner des allers-tours. Inerte, elle reposait tranquillement.


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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Mer 19 Fév - 19:21


 
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Sa nuque à découvert en offrande n’était pas anodin. C’était un geste de séduction évident, c’était aussi pour abaisser les barrières qui auraient pu encore se dresser entre eux, et montrait une certaine confiance en Gabriel. Après tout, il s’agissait d’une partie intime même si peu de personne ne le voyait ainsi. Un endroit fragile du corps humain. Une simple pression bien calculée et tout serait fini. Abuserait-il de ce privilège ?

Cette pensée fût éclipser quand elle sentit les lèvres parfaitement dessinées du brun s’apposait sur son cou délicat la faisant presque sursauter de surprise. Aleera n’avait pas pensé qu’il aurait accepter aussi vite la perche qui lui avait était tendue. A chaque pas qu’elle faisait en direction, il reculait. Ce schéma en tête, elle pensait qu’il aurait été réticent d’agir ainsi mais il n’en était rien. Et la jeune femme n’allait surement pas l’en empêcher. Sa peau qui se réchauffait doucement répondait avec vigueur aux attouchements donnés. Des frissons lui parcouraient la longueur du corps, son pouls s’accéléra, son souffle se fit beaucoup moins régulier. Sa tête se pencha même encore plus sur le coté plus lui donner un meilleur accès. Elle sentit aussi une petite pression se déplacer avec lenteur le long de son flanc avec une lenteur qui semblait calculée, la faisant cambrer un peu son dos. Le fait qu’elle aurait pu se donner en spectacle ou qu’elle aurait dû ressentir un senti de gêne face aux réactions qu’il provoquait en elle ne lui vint même pas à l’esprit. Celui-ci était trop occupé à se délecter des tourments que le brun lui offrait avec un plaisir évident. Elle avait l’impression d’être une œuvre d’art choyait dans les mains d’un artiste satisfait. Un sentiment qui lui avait été plutôt inconnue jusqu’aujourd’hui.

Elle ne savait cependant pas comment il réagirait à son geste qu’on aurait pu décrire comme obscène, et le visage de marbre de Gabriel ne lui permettait pas de le deviner. Son sens de l’observation d’habitude exacerbé ne semblait pas vouloir fonctionnait. Ses facultés semblaient ne plus vouloir répondre. Le temps d’un battement de cœur, Aleera se demanda si elle n’avait pas été aller trop loin. Et elle serait à coup sûr désemparé si un rejet survenait maintenant. Sa poitrine avantageuse maintenant collée contre le torse de Gabriel, ses yeux de jade cherchant avec abandon la réponse à sa question implicite. Elle ne sortirait pas indemne de cette rencontre. Et ces instants resteraient gravés dans sa mémoire qu’importe ce qui allait suivre.

Et un baiser se posa de nouveau sur sa joue. Suivi d’un autre sur son nez retroussé. Les caresses offerts par ses lèvres ressemblaient à un adorateur vénérant une divinité. ‘The Princess wins’ fût à peine entendu par la belle et elle ne pût que fermer les yeux recevant enfin ce qu’elle attendait depuis le début. La rousse avait eu beaucoup d’expériences dans ce domaine - certaines plus agréables que d’autres - mais rien ne pouvait décrire l’émotion qu’elle ressentait maintenant que ses lèvres étaient frôler à peine celles de Gabriel. Elle avait l’impression de redécouvrir pour la première fois les sensations que pouvaient provoquer le début d’un simple baiser. Elle resta un moment dans la prison de ses bras chauds, profitant avec un désir non dissimulé l'attention portait avant d'éloigner ses lèvres de quelques centimètres du brun, ouvrant à demi ses yeux embrumés.

Aleera semblait presque dans ses pensées, les secondes s'écoulant sans qu'elle ne s'en rende compte. S'amuser était facile. Séduire pour relâcher la pression aussi. S'attacher ne devait pas être une possibilité. Et lui, cette homme en robe de chambre en face d'elle, avait réussit à briser sa petite carapace, à lui donner envie d'en savoir davantage, de le sentir lui davantage alors que peu de mots avait été échangés. Son cœur manqua un battement face aux possibilités qui s'offraient maintenant à elle. Elle se décida cependant rapidement. Se laisser aller maintenant, réfléchir aux conséquences après.

« I’m not really sure I win and you know that...» Finit-elle par murmurer avant que ses lèvres ne s’attachent à nouveau à celle de Gabriel dans un baiser chaste.

Elle s’éloigna de nouveau un peu de la bouche tellement tentatrice du jeune homme. Ses mains fines  s’élevèrent finalement à son tour, montant le long des bras du professeur, sentant la peau ardente en dessous la robe de chambre fine et à moitié ouverte, ne laissant aucune place à l’imagination pour ce qui se trouvait en dessous. D’ailleurs, elle sentit un renflement au niveau de la clavicule de celui-ci. La jeune femme mit un moment pour tracer la longueur de ce qu’elle devina comme une cicatrice. Comment était-elle arrivé ici ?  La restauratrice était entourée toute la journée par ce qui était considéré comme la perfection, et maintenant elle prenait plus de plaisir à trouver des objets ou sujets qui semblaient l’être mais cachant quelques imperfections. Comme Gabriel. Ses mains continuèrent sur son visage presque translucide. Elle traça le coin de ses lèvres fines, ses pommettes parfaitement dessinées, son front dégagé. Ses mains finirent dans la tignasse ébène soyeux.

« Let's loose together, shall we ? »


Et elle posa de nouveau ses lèvres sur celle du brun dans un baiser plus pressant que précédemment. Sa bouche bougea légèrement, attrapant la lèvre inférieure de Gabriel d’un geste joueur avant de faire de même à sa jumelle supérieure.

Elle ne se souvenait plus de la raison de sa visite ici. Et elle s’en fichait éperdument.




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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Jeu 20 Fév - 15:22


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L
'écran protecteur avait volé en éclat. Le mur s'était affaissé, d'abord au ralenti mais la chute accélérée avait été inévitable. Gabriel s'était sentit perdre la partie à l'instant où ce cou d'une blancheur éclatante s'était révélé. Attiré par cette peau qu'il imaginait douce, il n'avait pas sut résister plus qu'une envolée de secondes avant de déposer un premier baiser brûlant. Comme une flamme ardente qui s'échappaient de ses lèvres, il avait eu l'impression singulière de faire rougir les quelques centimètres d'épidermes qu'il touchait. Les yeux fermés pour savourer cette sensation qui rugissait dans l'ensemble de son être, la suite s'était déroulée. Comme dans un rêve, trop vite pour qu'il en garde un souvenir certain. Comme dans un film, trop réel pour qu'il ne doute de son existence. Il s'était abandonné à ce jeu de séduction, de passion peut-être ; renonçait maintenant à la victoire. Les caresses procurées par la conservatrice lui faisait l'effet d'un poison. Il les sentait répandre un sentiment léger et agréable et lorsqu'elles s'arrêtaient, il se surprenait à en vouloir davantage encore. Ces mièvreries n'étaient, d'ordinaire, pas son lot quotidien mais cette soirée était, il le présentait, unique. Jamais aucune autre ne pourrait lui rendre cette âme maladroitement raccommodée.
Peut-être ne le désirait-il pas, d'ailleurs.
Leurs lèvres avaient finit par se trouver. Baiser savoureux, baiser tant espéré. Baiser tant désiré. Plus ardent qu'il l'aurait imaginé, plus riche encore qu'il ne l'aurait pensé. Il n'aurait put donner de mot sur ce qu'il goûtait, n'en éprouvait pas le besoin. Seule comptait la douceur de l'instant, ce contact presque vital. Ils s'éloignèrent, le temps pour elle de murmurer une réponse, le temps pour lui de la dévorer de ses yeux de glace. Elle devenait, sous son regard, plus précieuse qu'un diamant rare, plus fragile qu'une poupée de porcelaine. Et pourtant, il n'en laissait rien paraître. Incapable d'exprimer plus que ce son corps laissait bien se dévoiler. Il sentit les caresses, ne baissa pas les yeux. Pas même lorsque les doigts de la jeune femme survolèrent la cicatrice qui s'imprimait sur sa clavicule saillante. Pas même quand les ongles de la conservatrice effectuèrent le geste qu'il avait lui-même eu plus tôt. Il ne frissonna pas. C'était tout juste s'il osait encore respirer, la tête penchée vers la belle. Il ne répondit pas mais la lueur qui gisait au fond de son regard acquiesçait l'idée. Le pâle reflet de la vérité ; chacun avait succombé à son tour. Aucun n'avait sut conserver son assurance.

Une main toujours délicatement posée sur la taille d'Aleera, la seconde remonta pour attraper sa nuque alors que leurs lèvres se scellaient une nouvelle fois. Moins prude, moins catholique que les précédents. Pas totalement sauvage mais plus spontané déjà. Moins timide. Ardent, Gabriel ne cherchait plus à s'éloigner de cette bouche pulpeuse qui le retenait. Il ne resta plus immobile, son corps réclamant celui de la jeune femme, son être entier désirant plus encore de contact physique. Toute résistance était superficielle ; conscient de cela, il ne chercha pas à renier cette envie. D'une légère pression de la main, il rapprocha le corps d'Aleera contre le sien. Sa tête plongea au creux de son cou, laissant ses lèvres s'éloigner, comme un douloureux déchirement.
Où était-il ? Que faisait-il ? Les réponses s'envolaient, lui échappaient. Et lorsqu'elles faisaient mine de vouloir revenir, il les rejetait. L'esprit ailleurs, l'âme focalisée sur un même centre d'attention. La conscience même du monde n'était plus pour lui. Elle s'était accaparé son attention, ne l'abandonnait plus. Gabriel picora son cou de baisers fiévreux en la serrant toujours un peu plus. Consumé par une flamme bestiale qui gagnait ses veines, il sentait monter en lui une vague d'amusement qu'il n'aurait jamais soupçonné.

Et puis un éclair. Fugace, irréel. Présent uniquement dans son esprit perturbé. Alors qu'il était retourner s'attaquer aux lèvres d'Aleera, il se tendit, presque imperceptiblement. Comme si un courant glacé l'avait traversé, l'obligeant à se raidir. Camille laissa le baiser se prolonger savoureusement avant de s'en décoller. Difficilement. Il n'en avait pas eu envie mais ses sens étaient trop entraînés pour ne pas avoir noté une approche étouffée. Un appel silencieux de la nuit apparente qu'il ne pouvait repousser. La tête légèrement penchée, il laissa son regard dériver sur le visage de porcelaine de la jeune conservatrice, s'attardant une première fois dans ses yeux d'un vert rare avant de descendre se faire charmer par une bouche tentatrice. En lui battait le désire et l'envie. Ses traits marqués par cette lutte intérieure, il s'aperçut de ses doigts qui avaient glissé sur la hanche d'Aleera, prêts à se frayer un chemin pour caresser sa peau opaline d'un tendre effleurement.
Il avait perdu son sourire narquois, perdu l'envie de le retrouver.
Une voix, un monstre peut-être, hurlait. De rage. Sèchement, elle lui ordonnait de retourner contre le corps offert et alléchant. Durement, il bataillait pour ne pas obéir. Il avait gardé une main sur la nuque de la jeune femme. Ses doigts esquissèrent les prémices d'une arabesque délicatement, remontant parfois pour caresser cette chevelure rousse qui semblait prendre feu. Un voile sombre passa devant ses yeux clairs tandis que son autre main remontait sur l'épaule tendre. Un effleurement. Peut-être le jeu revenait-il. Plus tentant encore, plus fourbe encore. « A Princess like you shouldn't loose..., » chuchota-t-il avant de voler un ultime baiser à la belle et de s'éloigner de quelques pas. Ses doigts se délogèrent des cheveux roux, il eut un sourire amer qui voulut naître sur son visage. Puis ses mains se croisèrent dans son dos et il retrouva sa droiture exemplaire.
La réalité l'avait fouetté avec une violence rare.
Ce n'était pas son jeu. Il ne pouvait se permettre ce genre de fantaisie.


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MessageSujet: Re: THE THIEF AND THE HITMAN + aleera   Jeu 20 Fév - 19:09


 
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Aleera s’était toujours décrite comme une femme compliquée, manipulatrice mais surtout très calculée. D’ordinaire chacun de ses gestes, chacun de ses mots avaient derrière quelque chose lui permettant d’acquérir un effet. La rousse en usait pour se faire des connexions dans le milieu, se mettre en valeur et se vendre. Et là c’était tout à fait le contraire qui se produisait. On aurait presque l’impression qu’elle était retombé au début de son adolescence, insouciante pour le futur, se contentant de prendre sans aucun retenue ce qui se présenter devant elle, et à ce moment c’était le corps athlétique et les lèvres chaudes de Gabriel. Quiconque la connaissait aurait été plus que surprise par son attitude dévergondée. Obliger de se restreindre pour tout, c’était peut être la raison derrière son maque de retenu. C’était une merveilleusement façon de lâcher prise. A n’en pas douter. Elle n’était pas étrangère aux rapports intimes, elle l’était tout de même après si peu de connaissance face au sujet de son désir. Elle s’abaissait au désir simple de la chair avec abandon alors qu’elle avait toujours moqué le commun des mortels pour ce fait. Elle était plus qu’hypocrite. Mais ces mains fines qui la touchaient, ses lèvres sensuelles qui caressaient son corps, ce souffle chaud choyant sa peau satinée et cette odeur distinctivement masculine et musqué, étaient un appel au péché. Et elle ouvrait les bras à la damnation sans regret.

Un plaisir intense. Un plaisir qui devait prendre fin. Gabriel devait dû avoir le même raisonnement que la belle, puisqu’il se détacha d’elle après un dernier baiser langoureux comme pour s’excuser de ce qu’il s’apprêtait à faire. Un dernière caresse. Un dernier passage dans ses boucles soyeuses. Il semblait essayer de retenir toutes sensations comme s’il en serait à jamais interdit par la suite. Son regard émeraude ne fit que détailler son expression de marbre, alors que les paumes de main de la jeune femme restèrent quelques secondes sur les pommettes du brun. Cela sonnait comme un signe d’adieu. Le déchirement de deux amants qui ne se reverraient plus. Et ce corps chaud était maintenant hors de sa portée. Il avait reculait d’un pas, les mains derrière le dos tel un enfant pris en faute. La rousse sembla prendre une grande bouffée d’oxygène pour se redonner contenance et laissa à son tour abandonné, ses bras tombant le long de son corps. Déçue. Compréhensive aussi. Ce n’était pas un réel rejet même si c’était blessant. Elle ne détournerait jamais le regard pour montré sa légère gêne face à la scène qui s’était produite. La conservatrice resta la tête droite, le menton levée. Une Princesse comme il l’avait décrite.

Alors que le silence commençait à s’allonger et qu’elle allait faire une quelque conque remarque, une sonnerie de téléphone résonna dans le salon magnifiquement décoré, brisant net tout atmosphère tentatrice encore présente. Un retour à la réalité encore plus brutal. Aleera attrapa rapidement l’objet du délit du manteau qu’elle avait déposé sur l’un des canapé en arrivant pour découvrir un simple message.

« Ouverture certaine pour toi.
Objet dispo pour 24h.
Contact immédiat sous peine de perte du produit.
Max. »


La réalité l’avait vraiment rattraper. La rousse poussa un soupir. Elle avait du travail important maintenant et son esprit était toujours embrumé par les images de ce qui venait de se passer. De soulagement aussi parce qu’elle avait maintenant une excuse pour sortir de cette situation. Sa soirée allait certainement finir avec quelques verres de vin ou d’un alcool plus fort pour essayer de rayer les sensations qui l’avaient parcourus. Même si elle doutait qu’elle arrivait à les effacer aussi facilement avec une gueule de bois carabiné. Aleera leva ses yeux de jade pour jeter un coup d’œil au brun, avant de se mettre en action sans plus attendre et d’enfiler avec grâce son long manteau.

« Il semblerait que je vais devoir me retirer pour la soirée. Un... travail a effectué à la dernière minute.» Énonça-t-elle sous le ton de la conversation comme si Gabriel était presque un inconnu. Il l’était en vérité. La jeune femme n’avait aucune envie de recevoir des commentaires sur leur interaction intime précédente. Elle avait repris son visage de businesswoman non sans difficulté. « Vous allez devoir m’excuser auprès de Jayson pour mon départ précipité, j’en suis désolée. »

Aleera commença à s’éloigner en direction de la porte d’entrée, elle lui tourna alors le dos, froide, mais déterminée à ne pas lui lancer un dernier coup d’œil. Arrivée à l’encadrement, elle eut de nouveau un flash de deux lèvres s’embrassant avec détermination, et des frissons la parcoururent un instant. Tout cela semblait lui dire de ne pas partir comme la voleuse qu’elle l’était, que bellâtre mériter plus de considération que cela. La rousse se tourna donc vers Gabriel, un léger sourire aux lèvres, un sourire presque triste, lui faisant savoir qu’ils n’auraient probablement plus droit à ce genre d’intimité à l’avenir, avant de faire une courbette un brin ironique, telle une princesse pour lui rappeler qu’elle n’oublierait le surnom affectueux qu’elle avait reçu.

« J’espère qu’on aura le plaisir de se revoir. My Lord. »

Et en un clin d’œil, et une brise froide, elle avait disparu.




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