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 Je peux vous aider...?

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Bedelia Du Maurier
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MessageSujet: Je peux vous aider...?    Dim 26 Jan - 16:42


    Ah. Enfin. Pour une fois depuis un certain nombre d’années, je passai une nuit entière et réparatrice. Quand je me réveillai, le soleil était déjà levé et inondait de lumière ma chambre malgré la présence – très utile je l’avoue – de mes rideaux. Parfaitement reposée, je me sentais bien et n’eut même pas besoin d’un café pour avoir l’énergie nécessaire afin de tenir debout. Je me permis même de préparer un thé. De bonne humeur, je mis en route le disque de Beethoven sur un lecteur et la 4e symphonie retentit à travers toute la maison. Tout en me préparant, je fredonnais la mélodie sans aucune discrétion. Je n’avais pas de voisin, heureusement.

    Enfin lavée, coiffée et maquillée, j’enfilais une blouse bleue ciel que j’accordais avec une simple jupe noire avant de retourner dans ma cuisine. Je voulais me servir un petit verre d’Aszu Eszencia, un blanc hongrois, afin de me tenir compagnie au sein de mon cocon de connaissance. Ma fidèle bibliothèque, toujours aussi fournie, était un lieu de calme et de volupté totale. Munie d’une œuvre de William S. Burroughs, j’étais confortablement installée au creux de mon fauteuil en cuir. Au fil des pages, je me laissais transporter par l’univers particulier de cet auteur américain. J’étais dans un autre monde, plus guidée par mon instinct de psychanalyste que de lectrice à proprement parler.

    C’est une sonnerie de téléphone qui me fit revenir de mon voyage et ainsi me faire atterrir dans le dur monde de la réalité. Après trois sonneries symbolisant que mon futur interlocuteur me dérangeait dans ma lecture, je dédaignais décrocher le combiné. Il s’agissait du Dr Lecter qui me demandait, avec toute la politesse qui caractérisait mon collègue, de bien vouloir décaler le rendez-vous de cet après-midi au lendemain, sans pour autant changer l’heure. Acceptant bien sûr, je calai le téléphone avec mon épaule afin de libérer ma main dominante et ainsi pouvoir modifier mon agenda. Une fois que mon patient raccrocha le plus poliment du monde, je fis de même et revenais à mon activité principale, à savoir la lecture du livre que je venais de commencer.

    Mais dès que je me saisis de mon habituel verre, je remarquai sa légèreté. Je baissai les yeux : il était vide. Malheureusement, je venais de finir la bouteille que j’avais débuté hier au soir. Dans ma réserve, il n’y avait plus de blanc, et je n’étais pas dans un état d’esprit propice au rouge. Il était donc temps de faire quelques emplettes. Il ne faisait pas très beau aujourd’hui, alors comme toute bonne Lady, je prévoyais mon parapluie à canne et enfilai mon manteau bleu marine. J’avais bien fait : à peine avais-je parcouru quelques mètres que des gouttes commençaient à tomber du ciel. Mais peu m’importait : aujourd’hui, j’étais tellement paisible que ce n’était pas une simple pluie qui allait me gâcher cette journée.

    En mode Gene Kelly, je traversais la ville à la recherche de ma cave préférée. Cela faisait des années que je le fréquentai et je restais toujours aussi ravie de leurs services. Le responsable le savait, et me sortait le grand jeu à chaque fois que j’y faisais mes achats. D’ailleurs, dès qu’il me voyait arriver sous mon parapluie noir, il m’ouvrit la porte, déclenchant ainsi le petit carillon. Laissant ma protection imperméable dans le lieu spécialement prévu à cet effet, je me recoiffai rapidement et sourit poliment au caviste. Dès que je lui exposai ma pénurie de vin blanc, je voyais son œil s’illuminer d’un coup. M’évoquant une vente privée de Sauternes, il me fit patienter et partit dans un endroit sombre.

    Derrière moi, je pouvais entendre deux voix masculines, semblant un peu perdues au milieu des bouteilles. Quitte à ne pas vraiment paraître aussi distante que je le suis d’habitude, je décidai de prendre la parole et de m’adresser directement aux deux hommes :

    « Excusez-moi, mais vous n’avez pas vraiment l’air à votre aise… Puis-je me permettre de vous aider ? »
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C. Gabriel Hawking
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MessageSujet: Re: Je peux vous aider...?    Lun 3 Fév - 20:50


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ssis dans son fauteuil aux teintes ternies, Gabriel arqua un sourcil. Jayson, pour la sixième fois en l'espace d'une demi-heure, venait de traverser le salon de son pas rapide. L'homme de main posa délicatement son bouquin sur ses genoux, veillant à ne pas perdre sa précieuse page. Mais son ami de longue date ne lui accordait pas un regard, pas un coup d’œil. Dans de grands gestes frénétiques, il ouvrait les placards à la volée, semblant oublier qu'il répétait un geste effectué quelques dix minutes plus tôt. Parfois, quelques injures lui échappaient dans un murmure, d'autres fois, dans un soupire las. Les yeux bleus du tueur à gage restaient rivés sur son Patron, ne vrillaient jamais d'un millimètre, ne laissant aucune émotion émaner de ce regard d'acier. L'incompréhension qui se dressait dans son esprit était absente de son visage et sa posture droite n'aurait put laisser deviner un quelconque sentiment. Impassible alors, il se contentait d'observer la scène sans mot dire. Impassible, il prenait note de chaque infirme détail, méthodiquement, presque machinalement. Impassible, il attendait que le jeu de Jayson cesse pour obtenir quelques curieuses explications.
Une assiette vola par-dessus l'épaule de Jayson. Sa trajectoire effectua un demi-cercle quasi-parfait avant qu'elle n'aille se briser sur le sol avec violence. Gabriel se leva d'un mouvement souple alors que son colocataire menaçait de faire subir le même sœur à sa jumelle. Attrapant le poignet de l'autre d'une poigne ferme et plantant son regard antipathique dans les yeux de son acolyte, il le contraignit à reposer l'assiette. Un silence suivit la scène avant que les pas de Timothy, leur majordome, se fassent entendre à l'autre bout du couloir. « Tout va bien Timothy, vous pouvez retourner dans votre chambre. Josephina nettoiera plus tard. » « Bien Monsieur Hawking. » La réponse du majordome avait à peine plus de force qu'un murmure porté par le vent mais elle résonnait au creux de l'oreille de Gabriel comme une détonation. « C'est une catastrophe, Gabriel. Nous n'avons plus de vin... C'est tout juste s'il nous reste de l'alcool pour tenir le mois. Une catastrophe, te dis-je. » L'homme de main ne répondit pas. Depuis bien longtemps il avait cessé de relever les exagérations de Jayson dès qu'il s'agissait d'alcool. Une leur éclaira soudainement le regard de ce dernier, comme s'il venait d'avoir une idée divine. « Il faut qu'on aille en acheter ! » Et il tira Gabriel à sa suite.

La pluie s'abattait sur le sol à grosses gouttes, s'infiltrant sous le fin manteau du tueur à gage avec une sournoiserie insoupçonnée. Elle venait mordre sa chaire à travers ses vêtements, n'hésitant pas à se laisser couler le long de ses boucles brunes pour tomber sur sa nuque. D'un mouvement sec, il releva le col de son manteau avant de plonger les mains dans ses poches profondes. A ses côtés, Jayson profitait du parapluie sombre d'une passante devant eux pour s'abriter légèrement. Sur le sol, les premières flaques d'eau profitait du moindre défaut des trottoirs pour prendre naissance et s'étendre. Sans les regarder, Gabriel les évitait de son pas de félin, se plaquant parfois contre la paroi ou la vitrine d'un bâtiment et reprenait sa route. Comme s'il n'était rien de plus qu'une ombre qui se faufilait à travers la foule.
La cave à vin se dressa alors devant eux et d'un mouvement ample et rapide, le professeur ouvrit la porte avant de s'y glisser, aussitôt suivit par Jayson. D'un même pas, ils firent le tour des rayons. « Je veux un bon crû anglais. Comme un Gusbourne Estate, peut-être... » Jayson faisait le tour des bouteilles, en attrapait une habilement, lisait avec une attention religieuse son étiquette avant de la reposer. Parfois, il interrogeait Gabriel du regard mais celui-ci haussait alors les épaules. « Hm, que dis-tu d'un Ridgeview ? Treize ans d'âge. Father l'appréciait énormément... » « Tu sais que j'ai toujours préféré un bon Chapel Down. » Jayson leva vers lui un regard dépréciateur, presque offusqué. C'est alors qu'une voix féminine s'éleva, faisant se retourner l'étrange duo. Gabriel lui accorda un coup d’œil rapide avant d'hausser les épaules. L'autre, en revanche, avait déjà retrouvé son charmant sourire de séducteur et, une bouteille de Ridgeview en main, fit un pas vers la femme qui les avait interpellé. « Eh bien, oui, je pense que vous le pouvez en effet. Mon ami et moi ne parvenons pas à nous mettre d'accord sur la bouteille que nous voudrions acheter. Lui préfère le vin blanc et moi le rouge, il est toujours difficile de trouver un point d'entente. Mais vous me paraissez connaisseuse, peut-être saurez-vous nous en conseiller un ? » Légèrement en retrait, Gabriel ne descella pas ses lèvres. A peine eût-il un mouvement de la tête pour appuyer les dires de Jayson.

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Bedelia Du Maurier
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MessageSujet: Re: Je peux vous aider...?    Dim 2 Mar - 14:09

    Le choix. La qualité des produits et des services. La fidélité des clients. Voilà pourquoi cette cave était ma favorite. Les vins étaient toujours exquis, et l’erreur ne pouvait pas être permise. Généralement, je connaissais tous les clients de cette petite mais riche boutique. Toujours les mêmes visages, le même regard connaisseur. Et ce jour-là, au milieu d’une clientèle plutôt monochrome et snob se trouvait deux hommes, qui de plus étaient britanniques. Cette journée promettait déjà de ne pas être banale.

    Il est vrai que ce n’est pas dans mon habitude de m’adresser spontanément à des inconnus. Comme un réflexe de psychiatre, je laisse, la plupart du temps, mon - ou, en l’occurrence, mes interlocuteurs s’exprimer pleinement avant de prendre la parole à mon tour. Mais ce duo avait vraiment l’air d’avoir besoin d’aide. C’est le plus petit qui s’approcha et répondit à mon interrogation avec un charmant petit accent britannique qui me rappelait d’où je venais. Car le fait que je suis née et que je vis actuellement sur le territoire américain ne me fait pas oublier que j’ai grandi en Europe, et que c’est là-bas que mon cœur appartient. Je ne dis pas que l’idée de retourner en Angleterre ne m’a pas traversé l’esprit, notamment lorsque j’ai été attaquée. Mais je ne voulais pas abandonner tout ce que j’avais construit ici, ma vie, mes habitudes pour une terre qui avait dû certainement changer – et risquer ainsi la déception.

    Je remarquai que l’homme au sourire charmeur tenait une bouteille de Ridgeview à la main. Curieux choix. Mais typiquement anglais, cela dit. Cette cave est la seule en ville à en posséder, car il est très difficile de s’en procurer à l’extérieur du Royaume-Uni. Par conséquence, il est assez cher. Mais ce qui me surprit le plus est le fait qu’il choisisse un vin pétillant. En effet, la plupart des gens achètent du champagne, français de préférence pour la qualité. Mais rares sont ceux – à Baltimore tout du moins – à faire le choix d’un Ridgeview. Etait-il du Sussex ? Cela m’était bien égal. Néanmoins, cet homme n’avait pas l’air de quelqu’un de novice dans le domaine de l’œnologie.

    « Préférez-vous les vins effervescents ou tranquilles ? Tout ici dépend de votre goût et de votre budget. »


    Pour être tout à fait honnête, l’argent permettait tout dans cet établissement. Si le client y mettait le prix, le teneur acceptait volontiers de se battre à mort avec un collectionneur afin d’acquérir le précieux Grand Cru Millésimé du début du siècle dernier. Car si les plus demandés étaient gardés précieusement soit en boutique soit dans le repère secret du patron, certaines bouteilles étaient introuvables, excepté lorsque l’on a des relations bien placées dans les petits papiers des vignerons du monde entier. Il m’était arrivé une seule et unique fois de ne pas trouver mon bonheur dans cette ville du Maryland qu’est Baltimore. Je souhaitais une bouteille bien spécifique, et assez rare, surtout dans un pays comme les Etats-Unis. C’est ainsi que j’avais connu cette cave aux merveilles, le seul endroit de la ville où j’avais réussi – avec plusieurs billets et un petit sourire en coin – à me procurer le précieux alcool que je garde presque religieusement au frais dans ma propre cave à vin, la réservant pour une occasion exceptionnelle.

    « Aimez-vous le rosé ? » Demandais-je, non sans une pointe de curiosité.

    Ah, le rosé. Vaste débat qui existe au sein de la communauté d’œnologie. Si le stéréotype du vin mélangé reste malgré tout tenace, j’appréciais beaucoup ces vins, pour la plupart frais et fruités, très agréables en bouche. Et si j’aime déguster du vin généralement avec pour seul accompagnement un livre ou bien une personne que j’apprécie, je n’en reste pas moins qu’une simple amatrice. Loin d’être une œnologue professionnelle, je ne possède que de l’expérience personnelle d’une psychanalyste férue de bonnes choses. Néanmoins, malgré le fait que l’expérience et le goût sont totalement subjectifs, je connais cette cave sur le bout de mes doigts et, en attendant le retour du patron parti chercher mon cru dans sa caverne d’Ali Baba, cela me divertissait de pouvoir aider ce binôme de compatriotes féru de nectars alcoolisés – tout du moins celui qui s’était approché de moi, le plus grand ne dédaignant pas même m’accorder l’un de ses regards.
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C. Gabriel Hawking
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MessageSujet: Re: Je peux vous aider...?    Jeu 13 Mar - 11:44


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ortel ennui. S'il n'avait pas pris son rôle de garde du corps aussi sérieusement, sans doute Gabriel n'aurait-il jamais suivit Jayson dans ses folles envies. Le fils d'Abraham avait une fâcheuse habitude dès lors qu'il s'agissait d'alcool ou de jolies filles et, tel un prédateur, il en oubliait parfois le sens de la réalité. L'homme de main le suivait donc à chacune de ses sorties, ou presque, le pas silencieux et l’œil aiguisé. Il n'y avait jamais eu la moindre plainte sur cette seconde présence quasiment obligatoire. Gabriel devenait une ombre et l'entourage de Jayson finissait irrémédiablement par l'oublier. Une faculté qui lui permettait de prendre l'ennemi au désarroi lorsque, surgissant du néant, il passait à l'attaque comme un félin affamé mais qui lui donnait aussi le luxe de pouvoir se glisser ailleurs. Il observait, d'un regard froid et distant. Il notait, sagement, méticuleusement. Mais plus encore, il retenait. Tout. Le moindre détail, le moindre insignifiant grain de poussière sur une étagère immaculée, le moindre soupire voulu silencieux. Il n'était plus un homme, peut-être même ne l'avait-il jamais été. Ombre, puis arme. Néant puis chaos. Fantôme puis assassin. Il revêtait un masque, enfilait un élégant costume et sa mission accomplie, s'éloignait. Les mains dans les poches, le regard posé sur son Patron. Jayson laissait un court silence s'abattre, puis ses mains se mettaient à valser dans les airs et sa voix résonnait dans un écho infini.
Le vin était une tare, un vice. S'il en appréciait un bon verre lorsque l'occasion s'y prêtait, Gabriel n'en restait pas moins responsable. Il n'en était pas de même pour son colocataire qui, quand les bouteilles de bons crûs venaient à manquer, en faisait acheter une vingtaine. L'homme de main, fidèle à ses habitudes, avait suivit celui qu'il considérait comme un frère jusqu'à la première cave de bonne réputation. Aussitôt, le regard gris de Gabriel dévisagea chaque client et inspecta jusqu'à la plus petite des étagères. De son pas de loup, il s'approchait, caressait de ses yeux électriques les bouteilles sans jamais en touchant. Parfois, il se tournait vers son acolyte, haussait les épaules négligemment, s'amusant sans le montrer de l'exaspération qu'il provoquait. Il s'agissait d'une franche camaraderie, d'une sincère complicité. Et puis une voix, délicate et féminine, était venue rompre leurs chamailleries. Gabriel s'effaça, resta dans l'ombre. Son attention froide était rivée sur l'élégante femme qui s'était envolée à leur secours, son visage, hermétique aux plus infimes émotions, ses lèvres, pincées dans un silence impitoyable.

Le naturel charmeur et les phrases séduisantes de Jayson accueillirent celle qui semblait avoir quelques fameuses connaissances. Il se retourna vers son homme de main, lui adressa un regard éloquent. Gabriel arqua, pour toute réponse, qu'un fin sourcil avant de s'avancer d'un pas lent. Une carrure maigre et longiligne qui n'inquiétait guère plus qu'un vulgaire fil de fer mais un regard de glace dans lequel tempêtait une vague de feu qui impressionnait. « Les effervescents ont toute notre sympathie et si vous vous interrogez, ma préférence se tourne vers un vin pétillant ou, à la rigueur, un vin mousseux. » Il laissa un court silence suivre, s'en s'intéresser au regard amusé de Jayson qui se tenait à ses côtés. Le Patron de la grande Famille, plus habitué au beau discours, préférait se mettre en retrait le temps de quelques réponses. D'aucun n'avait besoin de l'accord de l'autre pour prendre la parole. « Ne vous inquiétez pas pour notre budget, conseillez-nous sur vos propres préférences sans vous souciez d'un prix quelconque. » Il voulut plonger ses yeux de métal dans ceux de leur nouvelle interlocutrice, scrutant chaque parcelle de sa peau claire. Aucun sourire chaleureux, aucune émotion n'était venue donner quelques différences à cette statue de marbre. Jayson posa la main sur l'épaule de Gabriel, un large sourire sur les lèvres. De son autre main, il tenait encore la bouteille de Ridgeview. « Ce que mon camarade veut dire, c'est qu'on vous fait confiance pour la qualité de ce que vous nous conseillerez. »
Le beau parleur avait repris les rennes tendues avec nonchalance par le tueur à gage. Il maîtrisait les mots et leurs sens ; il s'agissait-là de son domaine. Camille avait esquissé une moue presque dédaigneuse et son regard clair s'était déjà envolé. Plus loin derrière, vers d'autres contrées viticoles. Ses connaissances en matière de crûs restaient simples et basiques ; il savourait un tendre nectar blanc, dégustait parfois un délicieux rouge. Rarement, il n'allait chercher plus loin. Sur son épaule menue, il sentit les doigts de Jayson se serrer lentement. Une interrogation. Le rosé. Que fallait-il en penser ? Le silence répondit à la question invisible de son colocataire. Cela suffisait, toutefois, pour qu'il comprenne. « Hum, on m'a toujours présenté le rosé comme étant un vin plus... Féminin mais je dois reconnaître que je ne me montre jamais contre. En connaissez-vous qui en valent la peine ? » Dans le regard de Jayson s'était éclairé une lueur curieuse teintée par un sentiment d'intérêt subit. Gabriel, devenue immobile, écoutait d'un air distrait, retournant vers la source de sa naissance. Les ténèbres.

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Bedelia Du Maurier
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MessageSujet: Re: Je peux vous aider...?    Dim 16 Mar - 15:47

    Satané réflexe. Mais il était trop tard pour faire machine arrière : mon démon de psychanalyste avait sorti deux feuillets et les remplissaient au fur et à mesure de notre entretien, si l’on peut appeler cela comme cela. L’ombre et la lumière. La discrétion et l’extravagance. Ce couple de Britanniques était pour ainsi dire complémentaire. Tandis que l’un me parlait, l’autre glissait son regard d’acier au gré des bouteilles, des clients, des vendeurs, partout. J’avais la sensation que rien ne pouvait lui échapper. La moindre mouche, le moindre clignement d’œil. Pourquoi était-il si méfiant ? Avait-il quelque chose à cacher ? Une chose est sûre : ce n’était certainement pas un plaisir pour lui d’être dans cette cave à ce moment précis. Ne voulant pas paraître impolie en lui faisant l’offense de le lui faire remarquer par un regard trop prolongé, je ne m’attardais peu quant aux traits de son visage. Il portait son masque inexpressif, et je doute que je puisse tirer quelque chose d’un homme tel que lui sur ses gardes.

    Alors je m’efforçais à garder mon regard curieux rivé sur son complice. Celui-ci prenait un visage plus chaleureux, et semblait avoir l’habitude de peser ses mots avant de les débiter à tout va. C’était une qualité que j’appréciais chez mes interlocuteurs, et si en plus notre conversation se portait sur le sujet du vin, nul doute que cette rencontre allait être enrichissante. J’ignorais lequel des deux méritait le plus mon intention, mais ils étaient tous les deux si mystérieux que je ne pouvais m’empêcher de les étudier dans leurs moindres faits et gestes, même le plus infime changement d’expression.

    « Les effervescents ont toute notre sympathie et si vous vous interrogez, ma préférence se tourne vers un vin pétillant ou, à la rigueur, un vin mousseux. Ne vous inquiétez pas pour notre budget, conseillez-nous sur vos propres préférences sans vous souciez d'un prix quelconque. »

    Non sans surprise, le plus grand décida de prendre la parole à son tour. Vraiment complémentaires, sans aucun doute. Il gardait ce masque de glace, me faisant étrangement penser au mien. En effet, pendant les trop nombreux dîners professionnels auxquels j’eus à participer, je m’efforçais à ne pas montrer mon ennui grâce à un visage impénétrable, et rien ni personne n’eut réussi à m’arracher ne serait-ce qu’un sourire sincère ; Si bien que depuis quelques années, mes collègues m’ont affublé du doux surnom d’Ice Queen. Charmant n’est-ce pas… ? Qu’importe. Après tout, je me suis retirée de la profession à présent, je n’ai donc plus à supporter ces réunions si pénibles qu’elles seraient capables de se faire suicider l’homme le plus heureux de la planète.

    « Ce que mon camarade veut dire, c'est qu'on vous fait confiance pour la qualité de ce que vous nous conseillerez. »

    Confiance ? C’était un mot bien fort pour quelqu’un qui connaissait comment les tournures de phrases pouvaient toujours mener à son avantage. Et cela voulait aussi impliquer une certaine responsabilité de ma part. Un bon moyen pour me récompenser de l’effort que j’avais fourni en allant les voir de manière spontanée. Je jetai un coup d’œil rapide en arrière afin de vérifier si mon cru n’arrivait pas encore avant de répliquer :

    « Je vous en remercie, Monsieur. »

    Remarquant que l’homme de lumière tenait encore sa bouteille de Ridgeview à la main, je jugeai bon de lui en proposer un, d’une qualité supérieure cela tombe sous le sens. Ce choix était assez rare, alors je me devais de le respecter. Fouillant du regard le rayon le plus proche, j’avais une idée bien précise de ce que je cherchais, et apparemment, cette bouteille n’était pas ici. Tandis que je changeais d’établi, je remarquais dans le coin de l’œil que seul le plus petit me suivait du regard, curieux de ma trouvaille. Son ami, quant à lui, ne prêtait que peu d’intérêt à ce que je pouvais faire et ne me surveillait que par intermittence, au cas-où j’avais l’intention de sauter au cou de celui qui m’écoutait le plus. L’œil éclairé d’un coup par ma fameuse trouvaille, je tendis la main pour me saisir d’une bouteille qui valait le détour.

    « Ceci pourrait convenir à vos attentes. Il s’agit d’un délicieux Ridgeview Fitzrovia de 2010. »

    En dessous des bouteilles, il y avait toujours des barils de dégustation, pour les découvertes. Je me saisis de l’un des verres gardés parfaitement propre par un employé dont c’était le pain quotidien, et pliais les genoux jusqu’à atteindre le fameux baril. Le verre à vin rempli au tiers, je fermais le robinet, empêchant ainsi le liquide de s’écouler plus. Réitérant l’opération pour le second, bien que l’homme sombre n’avait pas l’air des plus amateurs. Retendant les jambes, je sentis le poids des années pendant quelques secondes avant que celui-ci ne disparaisse à la simple vue des visages concentrés des hommes qui buvaient. Je pris soin de replacer les quelques mèches blondes qui étaient retombées sur mon visage avant de m’inquiéter de l’avis de mes goûteurs du jour.

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MessageSujet: Re: Je peux vous aider...?    Jeu 3 Avr - 13:15


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abitué à être la cible de regards scrutateurs, Gabriel faisait mine d’ignorer les perles bleues de celle qui était venue leur porter secours. Sans doute était-elle, elle aussi, fine observatrice comme le laissait penser l’intensité de son regard et la concentration lisible sur son visage. Sans un mot, retourné dans l’ombre qui l’enveloppait avec une tendresse maternelle, le tueur à gage l’inspecta une nouvelle fois. Elégante, elle portait un masque de bonté qui ne semblait pas naturelle bien que son rôle eût été appris à la perfection. Ainsi devait-elle avoir l’habitude d’aider autrui dans une certaine mesure. Méditant quelques secondes durant lesquelles il fit de cette mystérieuse inconnue l’unique centre de son attention, Gabriel supposa qu’elle pouvait être du domaine médical ou judiciaire. Elle n’aurait pas été le première médecin ou agent fédéral à dissimuler ses sentiments profonds derrière un rideau de fer. Il était, en revanche, surprenant qu’il n’ait jamais entendu parler d’elle grâce aux liens établis par Jayson au sein de l’hôpital et du poste de police. La tête légèrement penchée sur le côté, l’homme de main continuait son inspection silencieuse. Ce deuxième coup d’œil lui permit de repousser l’idée d’un agent de terrain. Elle n’en avait pas le maintien rigoureux mais légèrement sur ses gardes, avec un pied devant l’autre, prête à réagir. Il opta donc pour un docteur.
Jayson avait repris la marche, s’adressant à leur charmante aide avec plus de tact et de délicatesse que son tueur à gage. Laquelle sembla toucher de la confiance qui lui était portée alors qu’ils ignoraient encore jusqu’à l’identité des uns et des autres. L’inconnue lançait quelques regards par-dessus son épaule. Elle ne pouvait craindre d’être épiée, aucune panique n’était lisible dans son regard anthracite ; elle paraissait davantage attendre quelqu’un. Puis elle se mit en quête d’une bouteille. Jayson s’avança de quelques pas, la suivant des yeux alors que Camille restait en retrait, l’attention portée sur les nouveaux clients qui venaient de passer le pas de la porte. Il retint un soupire ennuyé avant de tourner la tête. Son regard de glace rencontra celui, plus foncé, de son colocataire qui lui adressa un sourire. Il arborait un air confiant et fier. Nul doute qu’il s’imaginait déjà en train de déguster le cru, qu’importe sa qualité, qui lui serait proposé. N’était-il pas venu uniquement pour assouvir une envie soudaine et impromptue ?

« Ho, il existe donc un Ridgeview que je ne connais pas encore ? Vous me surprenez, ma chère, » glissa le beau parleur en rejoignant l’élégante interlocutrice de quelques pas. D’un signe de tête, il invita Gabriel à le suivre. Le tueur à gage fit quelques pas, l’air passablement désintéressé. Il n’eut, toutefois, pas le loisir de joindre ses mains dans son dos. Leur mystérieuse interlocutrice lui tendait un verre de dégustation. Jayson tenait déjà le sien et semblait inspecter le liquider d’un œil faussement expert. L’homme de main n’eut guère ce regard mais il attendit tout de même avant de le porter à ses lèvres. Loin d’être un œnologue, Gabriel savait faire la différence entre le goût savoureux d’un vin de qualité et une vulgaire piquette et même s’il n’était guère amateur de Ridgeview, celui-ci avait un goût particulier, qui restait en bouche plusieurs minutes. A ses côtés, Jayson, les yeux à demi-fermés, semblait se délecter de ce précieux nectar. Au moins, il était conquis. Le bout du monde semblait pendu aux lèvres de celui-ci. Doucement, il rouvrit les yeux, une pointe d’admiration dans le regard et un fin sourire fendant son visage. Camille s’empêcha de rouler des yeux en reconnaissant-là l’attitude du parfait charmeur. « Il est effectivement comme je l’espérais. Si ce n’est même mieux. Je ne reviens pas que je ne l’ai jamais goûté jusqu’à présent. » Le tueur à gage laissa l’esquisse d’un sourire trahir son visage impassible. Face à un bon verre de vin et une charmante femme, Jayson ne savait rester de marbre. « Je dois reconnaître qu’il est excellent. Je suis certain que Father l’aurait beaucoup apprécié, » ajouta Gabriel à l’intention de son ami de longue date.
Le choix de Jayson semblait avoir été fait. Il remerciait, d’ailleurs, l’inconnue par un sourire poli et délicat. « Vous nous avez été d’une grande aide. La recherche d’un bon vin a toujours été une étape un peu délicate à cause de nos goûts différents. D’autant plus que vous avez l’air de mieux vous y connaître que nous deux réunis. Je serai ravi de pouvoir échanger quelques avis sur de bons crus en votre compagnie. » Gabriel posa son regard clair sur la carte que son Patron tendait à leur interlocutrice avant de, lentement, le laisser glisser jusqu’au visage de cette dernière. Guettant une réaction. Il n’était pas certain qu’elle apprécie l’audace d’un comportement presque aguicheur, même bien maîtrisé. Mais déjà, le beau parleur semblait être passé à autre chose. Jayson avait délicatement attrapé une bouteille du Ridgeview Fitzrovia et parcourait l’étiquette rapidement. Telle était sa stratégie. De belles paroles, de beaux sourires mais dès lors qu’il donnait ses coordonnées, il tournait les talons et ignorait tout ce qui pouvait lui être dit. Il s’éloignait de quelques pas, sans que Camille ne le suive. L’homme de main fit mine de réfléchir, lança un regard à son Patron et décida que la politesse ne lui avait pas été inculquée pour qu’il n’en fasse jamais l’usage. « Merci pour votre conseil. Si je puis me permettre, et si vous ne le connaissez pas déjà, un Château La Mission Haut-Brion de 2005 pourrait vous plaire. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas. » Son voix, légèrement rocailleuse, semblait rouler dans sa gorge et il laissa une flamme amusée briller dans son regard. S’il était moins démonstratif que mon acolyte, il n’en restait pas moins un être humain. Du moins devait-il l’être aux yeux du monde.


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Bedelia Du Maurier
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MessageSujet: Re: Je peux vous aider...?    Sam 19 Avr - 18:17

    Je remarquais que le brun était aussi intrigué par moi que je l’étais par lui. De son regard d’acier, il me scrutait discrètement et je fis mine de ne rien remarquer, me concentrant sur ma mission du jour : trouver le bonheur qui ravirait les papilles du compagnon du ténébreux brun. Pas peu fière de leur faire goûter ce Fitzrovia que j’avais testé moi-même et qui avait mon approbation, j’observais avec curiosité leurs différentes sensations à travers le visage que les deux hommes arboraient. Le regard mi-clos du beau parleur me ravit et j’estimais que j’avais réussi à trouver un cru qui leur convienne à tous les deux. Je fus également assez surprise que le plus petit des Britanniques n’avait pas eu vent de ce Ridgeview qui conquit de nombreux critiques à travers le monde très sélect des amateurs de bons vins.

    « Vous nous avez été d’une grande aide. La recherche d’un bon vin a toujours été une étape un peu délicate à cause de nos goûts différents. D’autant plus que vous avez l’air de mieux vous y connaître que nous deux réunis. Je serai ravi de pouvoir échanger quelques avis sur de bons crus en votre compagnie. »


    Le plus jeune – ou du moins c’est ce que je supposais – laissa glisser une carte des vins jusqu’à mon visage, chose que je n’attendais pas du tout venant d’un gentleman tel que lui. J’eus un léger réflexe de recul, mais je repris rapidement le contrôle et me saisis de le petit bout de carton avec sang-froid. Avant d’examiner l’objet qui se trouvait dans ma main, je scrutais la réaction de l’audacieux amateur qui était tout simplement en train de parcourir l’étiquette de l’une des bouteilles du cru qu’il et son binôme venaient de déguster. Jayson D. Hawking. Voici l’identité de ce beau parleur. J’imaginais que le plus grand était son frère, étant donné que celui-ci avait parlé d’un certain ‘Father’ qu’ils auraient en commun. Et puis, après tout, cela ne me regardait pas. Tandis que je rêvassais, ce Jayson prenait la direction de la sortie, sans même annoncer son départ à voix haute. Un tel manque de politesse laissait une mauvaise impression envers une personne inconnue. Je rangeais la carte du plus impoli des compatriotes dans la poche latérale de ma jupe. Le plus ténébreux devait s’être aperçu de mon désappointement, car il ne rejoignit pas son acolyte avant de m’avoir prononcé quelques mots :

    « Merci pour votre conseil. Si je puis me permettre, et si vous ne le connaissez pas déjà, un Château La Mission Haut-Brion de 2005 pourrait vous plaire. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas. »

    Dommage qu’il n’ouvrait pas plus souvent la bouche. Sa voix était très belle et je fus ravie de l’entendre enfin s’adresser directement à moi sans que cela soit pour anticiper les propos du second Britannique. En entendant la recommandation de l’Européen, je ne pus réprimer un sourire ; Même si le brun devait en ignorer la raison. Le célèbre Château La Mission Haut-Brion avait déjà sa place dans ma cave personnelle. Malheureusement, je ne possédais pas encore de bouteille de 2005, et il s’agissait d’ailleurs de l’une des rares bouteilles de vin français assez difficile à trouver au sein même des Etats-Unis. Depuis mon dernier verre de Haut-Brion, je m’étais d’ailleurs dit que quand j’aurais l’occasion de partir en Europe, je passerais en France afin d’acheter – et de déguster – les vins que j’aurais manqué en Amérique.

    En parlant de vin français, le patron venait d’annoncer sa trouvaille par un grand soupir de soulagement à travers son établissement, me faisant me retourner brusquement. La bouteille de Sauternes de 2009 était l’une des trouvailles dont le caviste n’était pas peu fier. Affichant un radieux sourire aux lèvres, il me tendit précieusement la bouteille dont je vérifiais l’étiquette, en sachant pertinemment la véracité de la réputation de l’homme. Il restait même quelques grains de poussière sur la surface du verre, arrachant une flamme d’impatience dans mon regard azur. Je voulus adresser quelques derniers mots au frère présumé de Jayson ; Dès l’instant où je me retournais, je me rendais compte que le ténébreux brun était absent. Le vendeur ne semblait pas même être au courant qu’il y avait un homme à côté de moi. Cette réaction m’arracha une légère esquisse de sourire, ce qui surprit le caviste qui ne manqua pas de le souligner…

    « Que vous arrive-t-il chère Dr Du Maurier ? Avez-vous vu un fantôme ? Il est assez inhabituel de vous voir vous comportez ainsi…»


    ‘Ice Queen’, hein… C’était ce que je pensais : ma réputation me précédait. Mais la ville de Baltimore pouvait penser ce qu’elle voulait de moi, ce n’était pas le plus important. Le caviste me connaissait depuis beaucoup plus d’années que je ne le pensais, et savait très bien qu’il n’était pas dans mes habitudes d’afficher un sourire sincère auquel je préférais souvent une moue faussement empathique. Mais là n’était pas le point. Changeant la bouteille de Sauternes de main, je me saisis de ma carte donnée par le binôme et la regardait, imprimant virtuellement le visage des deux hommes dessus. J’irais peut-être leur rendre visite un jour, qui sait ? Baltimore n’était pas si grande que cela après tout… Nos chemins risquaient de se recroiser,un jour ou un autre.


~ THE END ~

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